Partagez | 
 

 Seuls sont les indomptés [flashback fini]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Derk
Namek
Masculin Age : 29
Date d'inscription : 07/06/2013
Nombre de messages : 97
Bon ou mauvais ? : Neutre
Zénies : 370

MessageSujet: Seuls sont les indomptés [flashback fini]   Dim 9 Juin 2013 - 10:10
«Ouvrez!»

Un poing lourd s'abat plusieurs fois sur la porte. A l'intérieur de la maison, on peut sentir les habitants trembler. 23ème jour de front et la ville d'Akobald résiste toujours. Pour un jour encore, deux maximum. Mais on avait dit aux soldats posés sur la planète en guerre que c'était l'affaire d'escarmouches éclairs de quelques jours, une semaine tout au plus. Mais les rebelles étaient mieux organisé que prévu. La capture du Commandant Niddle et sa captivité pendant quatre jours a redonné de l'espoir aux autres cités. Les civils se sont mobilisés et malgré leur force dérisoire et l'obsolète de leurs armes plasmiques, la 407ème division de l'armée de Freezer a peiné à gagner du terrain. Une preuve de courage et de ténacité du peuple eshtaarien, et qui sera oubliée par l'Histoire.

Akobald est la dernière ville avant la capitale et plus grosse ville de la planète: Sekigraad. Une mégalopole portuaire où nombre de rebelles et ce qu'il reste de l'armée régulière organisent les défenses. Il faudra probablement une semaine de combat en plus rien que pour cette ville, mais l'issue ne fait aucun doute. Conscients que leur race est sur le point de s'éteindre, l'évacuation spatiale a débuté. Le blocus de l'armée a pu abattre tous les vaisseaux de grande taille, mais nombre de petits transports peuvent échapper au filtre. Les rapports indiquent toutefois que ces modèles se raréfient et que les places pour les derniers survivants de l'espèce se font rare. La 407ème a prévu d'en jouer pour affaiblir le moral de la population. Un cargo chargé de civils pourra quitter la planète tranquillement en échange de la reddition ou capture de dix figures de proue de la révolution listées dans les rapports des envahisseurs. Une vie contre cent. Le marché sera honoré et il y aura forcément des traîtres parmi eux, à moins que des chefs rebelles ne comprennent que quelques jours de liberté ne valent pas la vie des leurs et que cela les pousse à se rendre. Combien de civils reprocheront aux intraitables de ne pas se sacrifier pour sauver leur vie ? Avec un peu de chance, la pire guerre que connaîtra Sekigraad sera civile. Encore une prise, une ville, et ils pourront marcher vers la capitale.

«Ca suffit.Défoncez-la.»

Le soldat acquiesce et tire dans les gonds de la porte, avant de l'ouvrir d'un coup de pied. Quatre soldat entrent aussitôt l'arme au bras et balayent la pièce visiblement vide.

«Sortez de là!»

Le bruit des goupilles de grenades reliées au système d'ouverture de l'entrée cliquettent au sol juste avant une terrible explosion qui projette gravats et poussière jusqu'au milieu de la rue. Aucune chance d'esquive pour les soldat entrés, ni même pour tous ceux à la périphérie de la maison. Les morts sont six, et les blessés se comptent en dizaines. Le Lieutenant qui avait averti du danger n'a pas été épargné par le piège et peut contempler des morceaux de son bras sur la rue, au milieu d'autres qui ne lui appartiennent pas. Il serre les dents et repousse les secours venus pour évacuer les blessés et les envoyer chez le médecin.

«Laissez-moi! Ne perdez pas votre temps avec moi et occupez-vous des autres. Je veux qu'on ouvre toutes les portes de la ville à l'explosif et qu'on tire à vue sur tout être armé, même si c'est un enfant et même si l'arme est en bois. Je ne permettrai plus à ces sauvages de tuer mes hommes dans un orgueil déplacé.
- A vos ordres Lieutenant Derk.»

Le namek entre dans la zone sinistrée en vérifiant d'abord le pouls des quatre soldats avec son bras restant. Pour eux tout est fini. Le grimace de colère accompagne celle de douleur quand il focalise son énergie dans son membre amputé pour le faire repousser. Un nouveau bras jaillit, couvert de la sève régénératrice qui enveloppe les nameks dès leur éclosion. A peine le temps d'en vérifier la motricité et une présence se manifeste à la cave. Les rebelles sont toujours là. Sanouvelle main balaye les décombres et dégage le passage d'une trappe sous ce qui devait être le tapis du salon. Il l'ouvre et inspecte la pièce sombre taillée dans la roche. Un entrepôt de vivres, comme un bunker de survie, puis un bureau sommaire avec une radio et un lit simple. Un homme y est couché, tenant une large blessure bandée aux côtes d'une main et un blaster de l'autre. Il tremble, il hésite. Le lieutenant Derk annoncé est là devant lui et il sait que son pistolet n'aurait pas meilleure utilité s'il se la braquait contre la tempe. Vu sa blessure, il ne pourrait aller nulle part de toute façon, même s'il se débarrassait du namek. Comme repris d'une lucidité objective, il baisse son arme sans que la demande lui soit faite et s'adosse au mur de pierre en attendant la suite. Derk le regarde un moment, sans rien dire, puis se détourne vers le bureau. Des tas de papiers en vrac, avec de splans. probablement des schémas de bombes et des plans du cadastre pour organiser les défenses de la ville. Des choses sans intérêt.

Ah si, une chose toute de même. Une paire de billets orange. Derk connait ces billets, ils sont des passes pour avoir accès à une capsule individuelle d'évacuation sur Sekigraad. Ce rebelle aurait pu quitter la planète, pourquoi se terrer dans ce trou avec des explosifs et aucune chance d'en réchapper ? Le Lieutenant prend les billets en main et les inspecte. Ce sont bien des places pour survivre.

«Mon billet et celui de ma femme, commente le blessé du calme des gens qui ont accepté leur sort.
- Morte ? Réplique simplement le namek.
- Capturée. C'est presque pareil je crois. En tant que rebelle, son procès ne sera qu'une formalité et Freezer ne gracie personne. Elle sera exécutée.
- Si on devait supprimer toute personne ayant un jour tenté de nous arrêter ils n'y aurait que des planètes fantômes sous l'égide du Roi Cold. Seuls les individus dangereux sont mis hors d'état de nuire. Des individus dangereux sur cette planète, je ne pense pas en avoir croisé beaucoup.
- Tss, insultant, et pourtant vrai. Nos forces viennent de nos armes mais vous, vous avez des guerriers qui peuvent réduire un village en cendre d'un simple clignement d'yeux. Nous n'avions aucune chance la lutte était inégale.
- Et pourtant vous avez lutté.
- Et pourtant nous avons lutté.»

Le Lieutenant pose doucement les billets et se poste à côté du résistant. Sa main s'élève sans qu'il ne parle, le combattant d'Akobald ferme les yeux sereinement et épouse la mort. La main du namek se plaque sur son torse, mais sans lui broyer les os, sans lui envoyer une boule de ki pour le détruire. A la place il sent la brûlure de sa blessure s'éteindre, la chair chatouiller et la fièvre tomber. Bientôt seuls les bandages maculés de sang séchés témoignent qu'il a un jour reçu un éclat mortel un jour plus tôt.

«- Mais..pourquoi ?
- Si on vous le demande à votre sortie, dites que le Lieutenant Derk tient à ce qu'un survivant d'Akobald raconte à ceux de Sekigraad que nous n'avons aucun plaisir à supprimer les habitant s de cette planète. La vraie raison, c'est que je te laisse une chance de filer. Tu vas prendre tes deux billets et offrir celui qui ne te servira pas à un autre réfugié. Que ta femme soit perdue ou non, elle s'est sûrement battue par amour pour toi et pour que tu aies un avenir meilleur. Justifie son sacrifice en sauvant ta vie. Et offre à quelqu'un que personne ne destine à la vie ce second billet. La survie de votre espèce passe avant les choix moraux. une vie est une vie à présent.»

Derk se retourne et regagne l'étage du haut. De son bunker, le résistant peut entendre une série d'explosions, de plus en plus lointaines. Aucun piège ne l'attendra quand il osera sortir, mais les cadavres parsemés en ville témoigneront que tous n'ont pas eu son aubaine. Des gens qu'il connaissait de vue, et qui sont à présent inertes le long de la rue.



**Quelques jours plus tard**

Sekigraad est tombée. L'appât des vies graciées a fonctionné mieux que prévu grâce à une famine grandissante chez les réfugiés entassés derrière les remparts. La 407ème a tenu à saluer l'initiative et l'économie de pertes inutiles dans ses rangs en promettant aux civils qu'ils auraient accès aux navettes individuelles grâce à leurs billets de validation, même sitôt la ville assiégée. Avec cela plus les cargos en échanges des révolutionnaires, une forme cynique de gratitude s'est même installer chez les autochtones. Ceux qui ne désireraient pas quitter le sol eshtaarien pourraient même rester pour reconstruire, moyennant serment d'allégeance à Freezer. Quant au rebelle du bunker, il n'a pas fui comme le Lieutenant le lui avait conseillé. La vue des cadavres a réveillé en lui le besoin de retrouver sa femme, alors il partit prendre d'assaut le quartier de la prison où elle était retenue prisonnière. par un grand coup de chance et de bravoure, il pu la tirer de là sans trop de pertes de son côté et fêta ses retrouvailles avec elle au milieux des ruines de leur ancien chez eux. Dès le lendemain, et en écoutant la confirmation que leur billet serait validé par les soldats, ils prirent la route de la capitale et gagnèrent le spatioport. Le rebelle revit le Lieutenant Derk et le salua le plus discrètement possible, avant de rejoindre son transport.

« Une minute.»

L'eshttaarien se figea tant le ton du namek était sec.

« Contrôle des billets, monsieur.»

Le couple s'observa et obtempéra.

«Votre femme ? Meubla Derk en inspectant les billets qu'il savait déjà valides.
- Oui, nous nous sommes finalement retrouvés. Je tiens à vous remercier pour votre bienveillance, nous aurons toujours un couvert de plus pour vous là où nous nous installerons.»

Derk, surpris, regarde l'homme rendu méconnaissable par l'apaisement et le bonheur de son aimée qui ne le quitte plus, mais remercie en silence le namek d'avoir permis leur retrouvailles.

«Ces billets ne sont pas valides. La tentative de contrefaçon des billets d'évacuation est passible de mort. Soldats, exécutez ces faussaires.»

Le couple croit à une blague, brièvement. Bien vite on les sépare et place contre le mur des exécutés. la sentence est immédiate, les adieux se poursuivront dans un autre monde.

«Soldat !
- Lieutenant oui Lieutenant !
- Je me suis trompé, ces billets sont tout à fait en règle. Donnez-les à deux personnes qui ne s'attendant pas à être sauvées.
- Bien mon Lieutenant. Que doit-on faire des corps de ces deux là ?»

Derk inspecte les victimes, sans honte ni mépris.

«Lui s'est condamné à mort en déclinant la mission que je lui avais confiée. Elle en ne le dissuadant pas de tuer pour lui réserver son billet. Jetez-les dans la fosse commune. Ils ne méritent pas la sépulture des guerriers d'Eshtaar.»
 
Seuls sont les indomptés [flashback fini]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» "Tous ensemble seuls 4 - Ils sont même pas foutus de tuer une chèvre" by Shinichi Shépatroki
» Pourquoi les pommes sont-elles rondes ? (PV - Kallo Hone)
» Pourquoi les nègres sont-ils des xénophobes?
» ILS SONT DEVENUS FOUS! Est-ce que je mène une campagne contre Aristide au Forumh
» Ah bon ? Les Haïtiens sont des canibales !

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
RPGDBZ :: RPG :: Planètes-