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 "How you remind me, my love.. " [PV. Motta]

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Claire
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MessageSujet: "How you remind me, my love.. " [PV. Motta]   Mar 1 Nov 2016 - 14:47


Spoiler:
 

Claire était revenue depuis déjà plusieurs semaines sur Terre, et donc dans les parages de Satan-City - bien que sa maison elle, soit très isolée et éloignée de cet endroit. Cette dernière avait fait la rencontre de Gohan par ailleurs dès son retour sur la planète bleuté, et cette expérience avait permis à la guerrière d'entrer dans une alliance bienveillante - bien qu'elle soit bien entendu toujours alliée à Fugma, de nouveau. Cela lui réchauffait le coeur de retrouver des gens de bien dans les environs, alors que des années de plus en plus sombre provoquaient un obscurcissement de façon inévitable de l'univers. Cette dernière avait d'ailleurs apprit de ce dernier le récent "meurtre" d'une jeune fille à Satan-City, ce qui sonnait bizarre depuis l'arrivée des BF et des nombreux remaniements créé et mis en place par Narumi. Claire elle-même s'était engagé pendant un an en service de nuit à l'armée et n'avait eut que des problèmes mineurs dans la ville, tout était sécurisé, calme, paisible, comme si ces réformes avaient calmés tous les malfrats. Cette dernière avait donc été acquérir des informations suite à sa rencontre avec l'adolescent sur cette histoire des plus singulières. Le mieux placer pour tout savoir n'était qu'autre que Darcia, un riche business-man, ami de Claire, et appartenant à la race des loup-garou. Il lui expliqua avec difficulté qu'il avait découvert que s'était l'oeuvre de sa nièce, Katsura. Il avait pensé dans un premier temps qu'elle était possédée par un démon la forçant à agir ainsi - car la gamine est aussi inoffensive qu'une mouche - mais après avoir inspecté son esprit - grâce au pouvoir que lui confère son oeil gauche - il avait déceler que s'était bien elle - mais pas par sa propre volonté. Une histoire des plus étranges et inquiétante pour l'avenir de cette jeune fille qui devait avoir des problèmes pour se contrôler: puisqu'il l'incident s'était déroulé après que la victime ait embrassé le petit-ami de Kotonoha, qui n'était qu'autre qu'un certain Charlo. Darcia partagea ses souvenirs avec Claire, la guerrière comprit alors qu'il s'agissait de l'ami qui était cher à Gohan ! Décidément, le monde était bien petit. Darcia lui fit part de son inquiétude concernant sa nièce et ses émotions incontrôlées qui l'avait poussé à assassiner cette jeune femme, mais personne n'avait la solution pour ce genre de problème bien trop complexe à gérer.

Les deux amis étaient très proche, c'était la première fois que Claire se faisait de nouveau un ami, après toutes ces longues décennies passé en ayant une vie solitaire. Depuis la perte de Teresa, puis de Raki, et enfin des claymores comme elle qui s'étaient battu pour tuer Priscilla ainsi que de faire cesser les activités de l'Organisation ( ceux qui forment les claymores) la combattante ne s'était pas fait d'amis, n'en voyant pas réellement l'intérêt, ou ne savant tout simplement pas comment s'en faire. Dans tous les cas elle avait bien réussie à vivre sans, son esprit n'étant pourtant pas si individualiste étant donné que cette dernière avait agit toute sa vie pour œuvrer au bien en général,et surtout à la justice - du moins deux notions qui dépendent toujours des points de vues de chacun, mais dont personne n'a besoin de bouquin pour définir les limites du bien et du mal. Bien entendu, elle connu quelques temps où elle fut possédée et œuvra donc involontairement pour le mal - l'important était de se sortir de là; ce que cette dernière avait réussit à faire. Concernant Darcia, il était à la base celui qui l'observait dans l'ombre, puisque les loup-garou savaient qu'Alucard avait prit possession de Claire: s'était leur plus vieil ennemi, et ce dernier avait transformer le physique de Claire afin de la faire ressembler à sa femme qui portait d'ailleurs le même prénom. Lorsqu'elle fut débarrassé du démon qui la possédait, elle fini part côtoyer Darcia, aka le Comte comme les gens l'appellent. Ils avaient liés une amitié certaine, mais comme il disait souvent: " Tu es bien la seule femme qui dort à mes côtés sans avoir envie de coucher avec moi ! " Il disait cela sur son ton enjoué et plaisantin, mais c'était la stricte vérité. Darcia était un homme qui séduisait, intimidait, et attirait comme des aimants les femmes par sa prestance et son air nonchalant. Cependant Claire ne s'intéressait pas à ce genre de chose, et il l'avait d'ailleurs complètement compris en voyant un jour la photo de Motta et Claire que cette dernière conservait sur la table de chevet chez elle. La photo était constamment tourner en sa direction: c'est ce que cette dernière voyait chaque matin en se levant. Darcia comprit alors que c'était une évidence qu'elle ne cherche pas à voir ailleurs, l'amour qu'elle portait à ce dénommer Motta semblait infini: Darcia également avait connu ça, à une époque très lointaine. Il respectait sa dévotion, bien qu'il ne comprenne pas comment cela était possible, puisqu'elle n'avait pas vu son bien-aimé depuis trois ou quatre ans.

Aujourd'hui, Claire donnait un cours de forge directement chez elle, étant donné que sa maison possédait de quoi forger. Oui, la jeune femme avait passé énormément de temps et à plusieurs reprises des longs séjours à Satan-City et s'était intéressée à bien des choses. Notamment donc, à manier l'art de la forge, mais aussi à donner des cours dans des dojo, travailler avec des équipes sportives, enseigner du secourisme et des techniques de self-défense.. et j'en passe. Comme les claymores ne dormaient que très peu (4h par nuit environ) cette dernière devait occuper tout son temps. Après sa grosse période de dépression, à cause de ses pensées continuellement tournées vers Motta - et sa compréhension de sa possession par la suite, se débarrassant d'Alucard - il fallait qu'elle se change les idées. Mais qu'importe ce qu'elle faisait, le visage du colonel la poursuivait inlassablement. Claire s'était fait à cette idée: après tout il était sa plus grande force, tout comme sa plus grande souffrance depuis ce qui s'était passé. Ainsi donc, elle donnait des cours dans sa maison paumée au milieu des bois que personne ne pouvait trouver, ou presque. C'est Darcia qui escortait quelque fois les gens sur le chemin pour les y emmener et les ramener. Oui, même en tant que business man, il semblait très disponible - par le simple fait qu'il engageait les meilleurs agents pour le relayer dans les affaires. Maintenant qu'il était connu et qu'il avait bossé comme un dingue pour arriver jusque là, c'était logique qu'il trouve des solutions pour prendre du repos. Par ailleurs, lassé par sa longue tignasse, cette dernière avait elle-même recoupé ses cheveux. Oui, à son époque les coiffeurs n'existaient pas et chaque Claymore avait apprit à être débrouillard de ce côté-là. Cela faisait du bien de se débarrasser un peu de cette masse de cheveux, même si celle-ci avait fini par s'y habituer - surtout qu'elle ressemblait à son alter ego bien évidemment, Teresa, avec ce genre de longueur. Cette dernière termina donc sa journée en saluant ses élèves et se retira pour prendre une douche. Maintenant elle portait sa deuxième armure, l'armure dite de "discrétion" qui portait bien son nom - étant donné que c'était un peu moins voyant que sa grosse armure habituelle ( celle de ma signature donc). En sortant de la salle de bain, elle prit le temps de s'asseoir près de la photo. La guerrière la contempla un moment, le coeur toujours aussi lourd - et pourtant aussi joyeux en le voyant, lui, près d'elle. La jeune femme reposa son bien matériel le plus précieux, mais l'image de Motta dans sa tête ne la quittait jamais. Par la suite, Darcia revint après raccompagner les gens jusqu'à Satan-City, et ils prirent un verre ensemble. Ils discutèrent de choses et d'autres comme le ferait de vieux amis.

Claire riait doucement, Darcia également. Ils passèrent un moment ici, puis ce dernier entendit un bruit étrange. Darcia avait comme don de lire dans l'esprit des gens, tout comme Claire. Mais son deuxième don était de pouvoir communiquer avec la nature: le vent, les arbres, la terre, comme un chaman le ferait. Les éléments pouvaient lui parler et vice-versa. Ils étaient ses amis, ses conseillers, et l'informait toujours des choses. C'est ainsi qu'une chose chuchoter par le vent sembla retenir toute son intention. " Il est là. Celui qu'elle attend " avait-il entendu. Ce dernier se releva de table et dit simplement qu'il était l'heure pour lui de partir, la claymore acquiesça et le laissa donc partir. Le Comte partie tranquillement, puis se changea en loup et se mit à détaler dans la forêt. Il était bien là. C'était donc lui ! L'armure verte, le bouc, l'insigne bizarre sur son plastron... C'était lui, Motta ! Le loup qui était caché dans la faune observa le guerrier sans un mot. Il n'était qu'un simple loup sous cette apparence après tout, rien d'alarmant même si Motta le remarquait, donc. Il n'était pas loin d'arriver à la maison où se trouvait Claire. Il était là pour la voir ? C'était une coïncidence? Que lui voulait-il? D'après la claymore ils n'étaient pas en bon terme à cause du fait qu'elle avait été possédée... allait-il la tuer ? Que faire ? Le Comte resta un moment cacher dans la faune, ses yeux verrons fixant le guerrier à mesure qu'il déambulait. Ce type avait l'air encore plus impressionnant à voir en vrai que sur la photo - bien qu'on comprenait déjà qu'il était balèze. Darcia savait que Claire n'aurait pas "choisi" de qui elle était tombé amoureuse, le destin les avaient réunis certainement pour de bonnes raisons. La plus probable, - et c'était une idée que partageait Claire et Darcia, qui avait lui aussi été réunis avec une vampire à l'époque où il était pourtant esclave - c'était que ce soient des âmes-sœurs. Il y a toujours une unique personne qui nous suivra durant toute notre vie, en restant toujours plus près de notre cœur que quiconque.. Nul doute qu'il s'agissait là de ce que l'on appelait alors " âme-soeur". Le loup sembla tout de même hésiter sur ce qu'il devait faire, pour une fois - ça ne ressemblait pas vraiment à un homme de son acabit. N'importe quel choix à des conséquences, même le plus petit battement d'ailes d'un papillon à des répercussions dans l'avenir. L'effet papillon.

Le loup qu'était Darcia décida de sortir de sa cachette, il se mit à trottiner à côté de Motta. Il s'imprégnait de son odeur et tentait de sonder son esprit. Le loup levait donc la tête vers le colonel mais ne paraissait pas agressif. Après avoir obtenu ce qu'il cherchait, l'animal continua simplement son chemin, comme si de rien n'était. Mais une voix retentit dans le crâne du colonel alors que le loup partait. " Ne lui fait pas de mal. Claire est redevenue elle-même. "

Cette dernière ne se doutait pas encore que la personne la plus importante de sa vie allait lui rendre visite. Motta avait certainement entendu le moulin à eau ou même vu, puisque de là où il était c'était visible. Une fois aussi profondément enfoncé dans les bois, on pouvait en effet tomber sur la maison de la guerrière. Cette dernière était entrain de finir de ranger du matériel, innocemment: jamais une seconde elle ne se serait douter de revoir Motta, surtout ici.. directement chez elle. C'était évidemment probable qu'il se recroise de manière" plus intime " et pas dans une guerre ou une réunion ou autre, mais la combattante pensait que Motta continuerait au "pire" pour elle son chemin en la méprisant - oui, elle préférait grandement qu'il ne l'a tue pour se soulager et qu'ils " n'en parle plus " - ou au "mieux" qu'il vienne l'accabler de question et de remords. Oui, également dans ce schéma, la jeune femme préférait souffrir mais pouvoir lui montrer, plutôt qu'il ne sache jamais, et continuer à d'autant plus souffrir parce qu'il ne connait pas le fin mot de l'histoire. Cela faisait des années que la claymore vivait en passant TOUTES ses journées sans exception à penser à lui, rien qu'à lui. Aucun autre homme ne saurait se trouver aussi profondément ancré dans son cœur que lui, il était le pilier de son âme et de sa vie entière. La jeune femme avait trouvé la plus belle raison qui soit de rester dans ce monde. Motta était son monde. Toutes ses pensées résonnaient si sincèrement en elle que ça la faisait, chaque fois, quelque peu "vaciller". Suffoquer. Tout simplement parce qu'au fond de son esprit, il y avait cette peur insatiable de ne jamais pouvoir lui expliquer, lui montrer... La présence d'une énergie la tira au dernier moment de ses pensées, et d'un coup, la jeune femme saisis son épée et fit volte-face puisqu'elle était jusqu'alors, de dos.

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Puis son esprit commença à déconner. Complètement. Elle se figea sur place, son expression trahissait un profond choc. Comment ne pas reconnaître l'aura du guerrier qui lui était le plus familier... cette aura unique et puissante qui émanait du colonel. Elle était immanquable. Pourtant elle cru rêvé. Ou que le câblage de son cerveau mal fichu lui jouait des tours. Mais non. N'est-ce pas... il était vraiment juste là. Cette dernière lâcha immédiatement son épée en l’apercevant.

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C'était comme un long froid d'hiver, la chute glaciale d'une histoire que l'on croyait sans fin. Il n'y avait rien d'autre qui aurait pu retourner son esprit comme cela se produisait en ce moment même. Au moment même ou elle l'aperçut, tous leurs souvenirs ensemble défilèrent dans sa tête, comme si son dernier jour était venu. On dit que ça fait cet effet là. Mais dans le cas actuel, cela signifiait plutôt que c'était les seuls véritables souvenirs auxquels elle accordait de l'importance, depuis des centaines et des centaines d'années...Il devait venir avec un tas de reproches, un tas de question. Quoi de plus logique. La jeune femme resta complètement tétanisé pendant plusieurs secondes sur place, incapable d'émettre un son ou de bouger le moindre de ses membres. La claymore fini par récupérer progressivement son sang-froid légendaire: seul Motta pouvait avoir un tel effet sur elle, une telle  emprise. Son regard ne se posa pas encore dans les yeux du guerrier, pourtant. Claire se concentrait pour contenir toutes les larmes de son corps, qu'elle avait déjà tellement pleuré. De plus, elle ne méritait même pas de poser le regard sur lui. Plusieurs idées hideuses et insultantes face à sa propre personne fusèrent dans son cerveau. En ce moment elle se détestait plus que tout ses ennemis réunis. La jeune femme prit une grande inspiration pourtant silencieuse et ferma les yeux. Mais aucun mot n'arrivait encore à sortir de sa gorge, elle devait d'abord l'entendre, lui. Lui et rien d'autre...lui qui était ce sur quoi reposait son entière existence.





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MessageSujet: Re: "How you remind me, my love.. " [PV. Motta]   Ven 4 Nov 2016 - 2:42
Longtemps que Motta n'était pas passé par la planète bleue, il venait tout juste d'arriver en prenant une capsule spatiale en provenance de Vegeta et sa première impression fut la même que la dernière fois qu'il était venu ici. La Terre semblait calme et paisible, ou au moins elle gardait préservés de nombreuses zones que l'humain n'était pas aller prendre pour y construire des villes bruyantes. Ses paysages et ses reliefs variés avait toujours donné au désormais Général l'illusion que ce monde était en paix. Pourtant, le guerrier à l'armure verte n'en savait rien. Il connaissait assez peu cette planète qu'il n'avait visité qu'à de rares occasions. Il ne pouvait donc pas dire avec exactitude si le monde des terriens était en paix. En effet, il y avait eut une grande guerre ici il n'y a pas si longtemps que cela et il fallait vraiment vivre sur cette planète ou avoir un liens très fort, comme en être originaire par exemple, pour savoir tout ce qu'il s'y était passé d'important. Ce n'était pas le cas pour le sayen, qui considérait la Terre comme un monde où il pouvait se reposer, prendre du recul, plus qu'autre chose. Après tout ce qui s'était passé sur Vegeta, il en avait bien besoin.

Oublier la dernière fois qu'il était venu sur Terre, pour un congé que Toma lui avait accordé, lui était impossible. Pour quelle raison ? C'était très simple, ce monde lui rappelait la femme aux cheveux blonds qu'il avait rejoint alors qu'elle se trouvait près d'une cascade en train de se baigner. Cette personne, puissante et magnifique, n'était autre que Claire, la Claymore. Enfin, pour lui il n'y avait pas besoin de préciser ce qu'elle était pour qu'il se souvienne d'elle, puisque dans son esprit ce prénom correspondait forcément à la personne pour qui il avait nourrit des sentiments extrêmement forts, les plus puissants qui soit. C'était il y a quelques années, la dernière fois qu'ils s'étaient trouvés près de cette fameuse cascade et ce jour là Motta lui avait adressé la parole sans aucune arrière pensée. Bien que l'envoûtante créature était nue, il ne s'était approché d'elle qu'avec l'idée de la saluer, sans même se douter que des sentiments étaient nés. On aurait pu penser les sayens sauvages et obsédés mais il s'était montré courtois et gentleman en lui tendant simplement ses habits. En vérité ce qu'il avait ressentit ce jour là n'avait fait que grandir en lui depuis, s'attachant de plus en plus à la guerrière aux yeux dorés. Il l'avait déjà vue, quelques temps auparavant, sur Dösatz, mais c'était vraiment à partir de ce moment là que quelque chose s'était créer sans qu'il ne le soupçonne. Il ignorait lui-même pouvoir ressentir ce genre de chose, et en continuant à la côtoyer ce sentiment s'était transformé pour qu'il voit en Claire la plus belle chose qu'il n'ait jamais connue. Elle était unique et ce qu'il avait partagé avec elle l'était également.

Volant depuis la base de lancement de la planète Terre, Motta se déplaçait dans le ciel sans but précis. Il n'en n'avait pas besoin d'ailleurs, après la guerre de Vegeta qui avait coûté la vie à son supérieur hiérarchique et également ami, beaucoup de choses s'étaient produites. Le Roi Vegeta était lui aussi tombé, face à Sharotto, qui était devenu son successeur et qui avait délégué la moitié de ses responsabilités à Pythar, un autre guerrier sayen. Cela faisait beaucoup de choses à encaisser pour Motta, qui tout d'abord ne savait pas ce qu'il devait faire. Sa décision prise, en acceptant tout ces changements, celui qui avait été promu général par le nouveau souverain estimait qu'il avait bien besoin de se changer les idées. Il se le devait, il en avait parfaitement le droit et personne n'allait l'en empêcher. Alors, son choix pour prendre du recul s'était porté sur la Terre qui, comme évoqué au dessus lui rappelait de bons souvenirs. Même si pour lui c'était des souvenirs un peu trop nostalgique, puisqu'il ne pensait pas pouvoir se remettre en bon terme avec celle qu'il aimait et qui l'avait trahi, lors d'une autre guerre, cette fois-ci sur Kanasa. Malgré cela, il gardait une bonne image de ce temps passé sur Terre, c'était un endroit où il pensait toujours prendre du plaisir et il espérait que ce soit encore le cas cette fois-ci. Après tout, cette planète attisait les convoitises alors elle devait forcément être pleine de surprises. Peut-être que son séjour ici allait être paisible, ou pas du tout, il ne le savait pas mais pour l'heure il se contenta de voler en se demandant ce qu'il allait pouvoir faire. Puis, il décida de se poser. Marcher un peu lui dégourdirait les jambes.

En le voyant se poser on pouvait remarquer qu'il avait choisit un endroit qui rappelait étrangement le lieu où il avait rencontré Claire, ce fameux jour. C'était dans une forêt que le sayen avait décidé de marcher un peu, l'air pure de la nature devait sans doute l'inspirer mais s'était-il rendu compte lui-même qu'il avait choisit un endroit qui lui rappelait Claire ? Non, il avait probablement fait cela inconsciemment. Il avança en profitant du paysage, la vue des arbres, de tout ces feuillages, cette nature, lui donnait un sentiment de plénitude. Le guerrier s'étira un peu, fit quelques mouvements pour se dégourdir tout les muscles. Allait-il entamer un entraînement ? Puisqu'il s'agissait d'un sayen ce ne serait pas étonnant, au contraire. Mais Motta s'arrêta en observant les alentours et décida de ne pas rompre le calme qui régnait dans la forêt. Le combattant continua sa route, cela faisait maintenant longtemps qu'il avançait et tout à coup il sentit une présence dans les environs. Elle était faible et même en jetant un regard partout autour de lui il n'arrivait pas à la distinguer. Mais puisque cette présence n'avait pas l'air de pouvoir l'inquiéter il ne s'en préoccupa pas... Sauf que celle-ci vint jusqu'à lui. Il s'agissait d'un animal : un loup ! Le sayen au bouc s'arrêta et son regard interrogatif se posa sur la bête qui trottinait à côté de lui. Curieusement le loup ne semblait pas agressif alors Motta le laissa faire mais lorsqu'il parti, le sayen entendit une voix lui dire de ne pas "lui faire de mal". Surpris, le général s'arrêta, se demandant d'où ça venait. Il se demanda si ce n'était pas ce drôle de loup, à l'attitude inhabituel, qui lui avait dit ça. Était-ce stupide de penser ça ? Il n'y avait personne d'autres aux alentours... Sauf ce loup et... Claire ! Cela ne l'avait pas frappé au début mais le sayen à l'armure verte ressentait bien une aura au loin mais puisque la Claymore avait changé plein de fois de formes et bien que son énergie lui était familière il ne s'était pas douté qu'il s'agissait de cette femme qu'il avait rencontré seul à seul à la cascade. Le général avait bien senti une force au loin, sans doute aussi un peu cachée ce qui expliquait pourquoi il ne s'en était pas rendu compte tout de suite. Mais ce loup, il avait bien dit son prénom, Claire. Déjà, comment pouvait-il être au courant pour eux ? Qui était-il ? Motta jeta un regard dans la direction dans laquelle le loup était parti mais il ne le voyait plus. Il aurait bien aimé l'interroger mais tant pis. Le guerrier s'était figé quelques instants. Comment était-ce possible ? Claire était vraiment là aujourd'hui ? Quelle coïncidence qu'elle se trouve exactement à l'endroit où il avait décidé de s'arrêter, alors qu'ils ne s'étaient pas revus depuis des années ! Motta avait du mal à le croire, les questions se bousculaient dans son esprit. Puis, il se retourna pour rebrousser chemin mais il s'arrêta de nouveau, regarda dans la direction d'où provenait l'énergie de Claire. Il ne pouvait pas partir sans savoir si c'était bien elle. Mais ses sentiments aujourd'hui étaient très partagés, elle représentait à ses yeux celle qu'il aimait mais aussi celle qui l'avait trahi sans aucun scrupules.

Y avait-il quelque chose au dessus de nous qui décidait de tout ? Le Destin ? On pouvait le croire et dans ce cas là il faisait bien les choses. Motta avait du mal à le croire et resta planté là plusieurs secondes. Puis, il serra ses poings, les sourcils froncés et avança en direction de Claire d'un pas sûr. Il était habité de plusieurs sentiments qui s'entrechoquaient en lui. La colère, l'incompréhension, l'amour... Son visage laissait plutôt transparaître le premier nommé et son pas s'accéléra, il ne pouvait plus attendre. Très vite, il aperçu une petite maison, un moulin à eau... Aucun doute, elle était à l'intérieur de la petite bâtisse. Il s'arrêta encore une fois en observant les lieux, étrangement il n'était plus aussi pressé. Avait-il peur de savoir ce qu'il allait découvrir ? Au final il avait l'impression de ne pas la connaître, elle avait changé tellement de fois d'apparence, d'attitude, qui était-elle finalement ? Une créature envoûtante qui n'avait voulu que le briser ou cette femme qu'il aimait éperdument ? Il ne savait plus. Mais le guerrier prit son courage à deux mains, et si elle voulait le tuer alors il aviserait à ce moment là. Motta ne pouvait plus faire machine arrière, il s'avança et ouvrit la porte sans aucune hésitation, celle-ci grinça pour ensuite dévoilé, de dos, la silhouette de la jeune femme qui se retourna à son tour. Cette posture, ces cheveux blonds, ce regard... C'était bien elle, c'était Claire. Un regard froid et dénué de tout sentiment de la part du général se posa sur la Claymore mais c'était pour le moment le silence qui avait prit toute la place dans la pièce. Claire ne savait semble-t-il pas quoi dire mais le sayen à l'armure verte ne trouva pas de mots pour le moment lui non plus. Il se contentait de la fixer sans changer d'expression, puis il se dévoua pour être le premier à parler. Il n'y avait probablement aucun mot approprié pour débuter cette conversation après tout ce qu'ils avaient vécus. Un simple "Bonjour, comment ça va ?" n'avait pas sa place. Motta décida alors d'être plus direct.

"On ne s'est pas revus depuis très longtemps... Pas depuis que tu as essayé de me tuer en fait. Mais ça tombe bien que tu sois là. J'ai quelque chose qui t'appartiens, je te le rends..."

Un mouvement vif avec son bras droit lui permit de sortir un collier de l'intérieur de son armure. Un pendentif qu'il avait gardé depuis tout ce temps sur lui, comme un souvenir de celle qu'il aimait. C'était celui que lui avait confié Claire ! Mais puisque c'était le symbole de ce qu'ils ressentaient l'un pour l'autre il le lui rendit en lui lançant pour qu'elle l'attrape. Ce médaillon n'avait plus de sens pour lui, il ne savait pas qui était Claire réellement, ce qui s'était passé entre eux ressemblait à un mensonge depuis la dernière fois qu'ils s'étaient vus, sur Kanasa. Dans un combat où elle avait voulu le tuer, affirmée qu'elle était sous son véritable jour et où Motta avait finalement préféré la fuite plutôt que de tuer de ses mains celle qu'il aimait. Ce n'était pas un souvenir qu'il pouvait effacer comme ça, la douleur était trop profonde. Malgré cela, il n'était pas venu ici pour l'éliminer, il lui avait rendu son pendentif et ne comptait pas s'éterniser ici, avec cette femme qui l'avait trahi.



Spoiler:
 

Fiche de Motta
Général des armées sayennes.

Truth:
 


Transformations:
- Gorille Géant
- Super Sayen 1
- Super Sayen 2
- Super Sayen 3

Objets: Armure sayen, détecteur, boules de cristal à 1 et 4 étoiles, 2 senzus, émetteur Alliance Ganshou, cape rouge.
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MessageSujet: Re: "How you remind me, my love.. " [PV. Motta]   Sam 5 Nov 2016 - 13:01
- Je possédais ce collier depuis si longtemps… Son regard était plongé dans le cristal pur qui composait le pendentif. C’était ses premières paroles. Il n’était pas juste qu’une décoration. Une partie de moi vie en ce collier, une partie de nous… il t’était destiné parce que tu es le seul, Motta… Les yeux de Claire se froncèrent pour retenir des larmes. L’étreinte de sa main se resserra sur le pendentif pour le briser. Si tu n’en veux plus parce qu’il n’a plus de signification pour toi, inutile qu’il subsiste encore. Il t’appartenait comme je t’appartiens… toujours.

En l’espace d’un instant, le petit pendentif à l’air si pur venait d’être broyé dans la main de la guerrière. La main de cette dernière se mit à trembler, alors qu’elle ouvrit celle-ci, dévoilant l’infinie quantité de petits morceaux brisés. Cette dernière n’avait toujours pas regardé le colonel. Son regard était fixé sur les restes de ce collier qui était un reflet d’elle-même, et probablement de leur relation. Pour revenir un peu plus en arrière, Claire qui ne savait pas comment lui adresser la parole, n’eut finalement pas à le faire en première puisque son bien-aimé l’avait fait. Il avait été direct et cassant, c’était le moins que l’on pouvait dire, pourtant comment pourrait-elle lui en vouloir ? La claymore se contenta de garder dans un premier temps son silence. Cette situation était impressionnante pour quelqu’un qui aimait sincèrement, il ne faisait nul doute que son cœur s’emballait déjà alors que cette dernière n’avait même pas réellement osé poser ses yeux sur l’objet de ses convoitises. La guerrière avait donc rattraper le collier, portant directement son regard sur les reliefs du cristal dans sa main lorsqu’elle l’eut. Ce pendentif n’était pas tout jeune, il lui avait été confié par Teresa. Cette dernière lui avait toujours dit qu’il contenait une aura pure, quelque chose d’angélique, et qu’il renfermait des sentiments sincères. Ainsi, seule une personne de bien pouvait posséder un tel collier et, le transmettre à son tour à la personne qu’elle aimait le plus et qu’elle jugeait le plus apte à recevoir ce cadeau. Il n’avait rien de si spécial. L’important était le message qu’apportait ce simple collier, ça, c’était vraiment important.

Tellement de choses se bousculaient dans le cœur et dans la tête de la guerrière : et ça devait être l’exacte même chose pour le colonel. Cette dernière brisa le pendentif jusqu’à ce qu’il devienne de la « poussière » de cristal, puis elle déposa les résidu de cette preuve bafouée d’amour sur un meuble, le tour de cou étant toujours intacte. Ses yeux avaient du mal à quitter visiblement pour toujours LA « preuve » qu’ils se restaient fidèles et qu’ils s’aimaient malgré le fait qu’ils avaient chacun inévitablement leurs vies et des choses à accomplir de leur côté. Comment ne pas avoir envie de partir ? Comment ne pas avoir envie de courir très loin, pour se réfugier rien que quelques secondes loin d’ici, pour se croire en « sécurité », pour ne pas être confronter à la dure réalité ? Comment ne pas s’effondrer face à ce qui semblait être inéluctable ? Toutes ces options parcouraient certainement les pensées de toute personne dans une telle position de faiblesse émotionnelle, face à laquelle on ne peut pas combattre. La cause semblait perdue d’avance, Claire savait que quoi qu’elle pourrait dire, Motta avait été blessé dans son égo comme dans ses sentiments : et vu ses premières paroles, cela semblait annoncer déjà la fin.. Quoi qu’elle pourrait lui dire, ce dernier semblait être prêt à camper sur ses positions. Mais la jeune femme ne comptait pas se laisser démonter par l’échec qui se présentait à elle : sa seule raison de vivre encore ici, était entre autre de pouvoir apporter son aide pour des causes juste… mais ça n’est pas ce qui la maintient en vie. La seule raison pour laquelle elle était toujours parmi les mortels c’était lui.

Aimer n’est jamais une chose aisée, il n’est jamais facile de faire comprendre ou faire ressentir ses sentiments à autrui. La vie n’est jamais simple non plus, des choses inattendues nous attendent à chaque coin de rue, et pas toujours des agréables surprises. Claire l’avait apprit à ses dépends, mais au-delà de ça et des misères que cela lui avait causé, la plus grande d’entre toute était de perdre le seul être qui l’animait. La guerrière ferma les yeux un instant et sembla prendre une grande inspiration. C’était une préparation mentale aussi douloureuse que difficile, mais cette dernière s’était déjà préparé mentalement à ça.. Il était temps de mettre en application cette maîtrise du sang-froid, une fois de plus, mais cette fois, pour la chose la plus importante dans sa vie.

- Il y a longtemps, très longtemps de cela, j’ai été une enfant. J’ai vécu sous le joug d’un démon qui avait tué mes parents. Les mœurs de l’époque n’étaient pas celle d’aujourd’hui, les gens étaient encore plus individualistes auparavant, leur seule occupation était de survivre dans ce monde qui ne leur offrait rien.  J’ai été violé, battu, je pensais que les sentiments n’étaient de la poudre aux yeux, tout comme la justice ou toutes les bonnes choses en général. J’étais perdue. Je pensais que chaque enfant qui naissait vivait plus ou moins le même sort que moi, ce qui expliquait leur couardise et leur égoïsme en grandissant. Les adultes humanoïdes ne paraissaient qu’être de la chaire gratuite pour les démons comme celui qui m’enchaînait chez lui. Ce type de démon dévorait les gens et prenaient ensuite leur apparence, ainsi, personne ne pouvait connaître leur véritable nature. Sauf les guerriers et guerrières de l’Organisation, les claymores, ce que je suis devenu. Claire se rappelait pourtant de son enfance comme si c’était hier, malgré qu’elle ait pu oublier d’autres choses qui l’avaient moins marqué. C’est l’une de ses guerrières qui m’a délivré de ma souffrance. Les villages payaient une certaine somme à l’Organisation lorsqu’un démon dévoreur se trouvait parmi eux. Cette femme a trouvé et tuer en un rien de temps la créature. Moi qui pensais qu’elle serait mon bourreau pour toute ma certaine courte vie. Elle eut un bref sourire à cette pensée. Donner de l’espoir à quelqu’un qui n’en éprouve plus est une sensation revitalisante très puissante. J’ai suivi cette femme sans qu’elle ne porte d’attention à ma personne pendant des semaines, jusqu’à ce qu’elle finisse par me prendre en affection et décide de quitter l’Organisation pour vivre avec moi, en tant qu’amie et mère. Malgré sa puissance, c’est sa pitié qui l’a tué… triste sort pour quelqu’un d’aussi généreux qu’elle. La claymore se rappelait dans les moindres détails la mort de Teresa. Impossible de ne pas se souvenir de quelque chose d’aussi choquant. Je suis resté près du corps inerte de Teresa jusqu’à ce qu’un représentant de l’Organisation arrive. Dans ma tête de petite fille, j’ai voulu suivre le chemin qu’elle avait parcourue à tout prix pour honorer sa mémoire : de toute évidence je ne possédais rien ni personne, sauf elle, qui m’avait été arrachée. Le secret de l’Organisation est d’implanter des gênes de démons dans des humains pour les rendre hybride et donc capable de combattre d’autres démons. Le problème de cette technique est que, chaque humain possédant un démon en son sein, fini par se faire dominer petit à petit par les gênes de démon, et se faire posséder par ce dernier. Ce processus est irréversible pour les humains. La jeune femme avait son dos appuyé contre le mur. Motta devait se demander pourquoi elle se mettait à lui raconter tout cela. J’ai donc supplié le représentant de l’Organisation de m’implanter la chaire et le sang de Teresa, ainsi que son propre démon. Pendant des années, je n’ai pas su qu’ils m’avaient implanté les gênes d’un autre démon que celui qui était en Teresa – tout simplement car ils considéraient que sinon, je n’allais pas être assez compétente, étant donné que le démon de Teresa avait déjà été quelque part « consommé » pendant l’existence de cette dernière. J’ai vécu une vie semblable à celle qu’avait pu vivre Teresa, me déplaçant de village en village pour traquer les Yoma, alias les démons dévoreurs de mon époque. Le destin a voulu que je vive la même situation que Teresa avait vécu avec moi : j’avais libéré un jeune homme de l’éprise d’un Yoma qui avait pris l’apparence de son frère et, ce dernier avait décidé de me suivre. Il s’appelait Raki. Je me souviens qu’il cuisinait bien, et que j’ai appris des choses grâce à lui. La jeune femme ne s’arrêtait pas de parler, comme pour expliquer des choses que personne n’avait jamais entendues sortie de sa bouche. Personne ne connaissait son histoire, sauf ceux qui avaient vécu à son époque. Depuis la mort de Teresa, j’ai voulu devenir une de ces claymores non pas juste pour suivre son chemin, mais aussi pour avoir la force nécessaire pour tuer de mes mains sa ravisseuse. Au bout de très longs périples, j’ai réussie à l’affronter et à l’épargnée, chose que je n’aurai pas dû faire. Quelques années plus tard, alors que mon chemin s’était séparé de celui de Raki – il était un homme, il devait vivre ses expériences. Et moi, j’ai fondé un clan hors de l’organisation avec d’autres claymores. Notre but étant d’éliminer de puissants indésirables. Il y en a à toutes les époques, il faut croire… Nous avions décidé de trahir l’Organisation car nous avons appris qu’ils laissaient vivre ces indésirables pour l’argent.

Maintenant, il ne faisait aucun doute que le sayen connaissait déjà une longue partie abrégée de l’histoire de Claire, qui n’avait pas réellement fini de parler pour l’heure. Il devait se demander pourquoi cette dernière lui racontait sa vie seulement là, comme ça – et peut-être qu’au final cela n’avait pas d’importance pour lui, car il ne comprenait pas. Quoi qu’il en soit, Claire avait besoin de lui parler. Était-ce seulement pour le retenir ? Gagner du temps ? Pour pouvoir être encore un peu en sa présence, même s’il la rejetait ? Était-ce donc pour des raisons qui paraissaient si futiles et pourtant démontrant inévitablement l’amour qu’elle lui portait ? Personne ne pouvait vraiment dire ce qui se passait ici. La jeune femme avait appuyé son dos contre le mur, ses jambes étaient légèrement croisés, ses bras eux également. Son regard était perdu dans un néant profond qui n’en était pas réellement un : plutôt le pêle-mêle de ses souvenirs. Ses yeux ne s’étaient toujours pas posés volontairement sur le bel homme à la grande carrure qui était en face d’elle. Claire n’arrivait pas encore à se projeter, à se dire qu’elle avait comme… «  le droit » de pouvoir faire ça. Dans sa tête c’était compliqué. Mais se débarrasser de toutes ces choses en faisant un monologue l’aidait quelque part.

- En réalité, Raki a rencontré Isley, un homme qui était l’un de ses indésirables. Mais il était si gentleman et sympathique d’apparence, qu’il était difficile de comprendre qu’il était capable d’horreur. Cela lui fit rappeler Seishiro, mais elle chassa bien vite cet hideux personnage de son esprit. Ce dernier avait pour compagne Priscilla, la femme que j’avais traqué toute ma vie, celle qui avait profité de la pitié de Teresa envers elle pour la tuer à la déloyale. Ils devinrent donc tous les trois amis et passèrent beaucoup de temps ensemble, Isley apprit à Raki à être épéiste. Et un jour, alors que je traquais de nouveau Priscilla puisqu’elle défendait des indésirables, elle sacrifia son compagnon, Isley, pour se sauver, et tua Raki sans le moindre remords, qui avait été mêlé malgré lui à toutes ces histoires. Cette femme, Priscilla… je l’ai épargnée car je pensais que j’étais meilleure qu’elle en le faisant. Je pensais qu’elle chercherait probablement à se repentir. Mais mon action n’a fait que la rendre plus vicieuse qu’avant.. à elle seule, elle a tué les deux seules personnes qui avaient eu réellement une grande importance pour moi – en plus de mes rares amies claymores. Le fait de l’épargné n’avait fait qu’attiser sa haine envers moi, elle avait donc désiré tout me prendre, et elle a réussie. Claire arrivait à en parler, cela datait de plusieurs siècles, mais cette douloureuse réalité démontrait qu’on ne pouvait pas éviter certaines choses, malgré tout le bon sens que l’on pouvait avoir. C'était aussi ce pourquoi elle n'épargnait plus personne. Toute cette période de ma vie ne représentante que 75 ans dans toute mon existence. Les autres claymores finirent toutes par dépérir, le démon au fond d’elle prenant de plus en plus d’ampleur sur elle. Celles qui n’avaient pas été tué pour la sauvegarde du monde finissaient ainsi : de plus en plus dévoré intérieurement par leur démon. Elles n’étaient plus nombreuses sur la fin, mais elles voulaient mourir en tant qu’humaine, et ne pas se transformer totalement en monstre. Selon leur demande, je les aie donc toutes tués pour qu’elles puissent mourir en humaine et non pas se réincarner en la monstruosité qui sommeillait au fond d’elles. C’était un des souvenirs les plus traumatisants de sa vie. Mais Claire comprenait ce qu’elles voulaient dire : elle-même préférait mourir que de laisser son corps à un démon. Son sang-froid légendaire fut en partie forger par toutes ces expériences et notamment celle-ci. Il n’y a que moi… que moi qui avais réussi à garder le contrôle sur mon démon et à utiliser l’entièreté de ses pouvoirs sans qu’il ne prenne le contrôle de mon corps et de mon esprit. Le processus était simple: quand un démon commençais à avoir de l'emprise sur une claymore, cette dernière devenait laide, ses dents longues et pointues, ses veines ressortaient et des stries jonchaient sa peau. J’ignorais pourquoi moi, je n'avais toujours rien eu de tout cela. J’avais décimé l’Organisation, tués les indésirables – tous sauf Priscilla qui se cacha des siècles suite à sa fuite – tué toutes les autres claymores. J’étais seule dans un monde qui changea année par année, siècle par siècle… j’ai vécu une vie d’ermite solitaire dans laquelle j’essayais d’être là pour les nécessiteux et pour les conflits importants, que ça soit sur Terre ou ailleurs, lorsqu’on eut l’occasion de voyager dans l’espace. Je pensais que j’étais toujours vivante pour me repentir de mes 70 premières années d’existences, du fait que j’avais un démon au fond de moi, ou tout simplement parce que mon rôle ici n’était pas inachevé. J’ai traqué Priscilla jusqu’à la retrouver et la tuer, il n’y a pas si longtemps, au final… J’ai pensé que c’était le fait de lui ôter la vie qui était peut-être « mon but » : ça ne changea rien à ma situation, j’étais toujours ici, comme une âme errante. Je fête bientôt mes 800 ans d’existence, Motta… Je connais des gens encore bien plus vieux que moi ou ayant participé à des choses grandioses pendant une vie toute aussi longue que la mienne… Mais dans toute cette vie, la seule chose qui me semble vraiment extraordinaire, c’est d’avoir pu vivre toutes ces choses avec toi. La seule chose qui a vraiment de l’importance et qui est indispensable à mes yeux, c’est toi. Ce n’est pas une coïncidence si j’ai vécu si longtemps en n’ayant pas de réel but, à part aider les causes qui me semblaient justes. Je suis persuadée que je suis ici parce que tu es l’accomplissement de toute cette vie. Les yeux argentés sortirent du néant pour se poser dans ceux du colonel. Des émotions si fortes traversaient ce regard qu’il était impossible de les manqués. Cela trahissait son air si stoïque de d'habitude. Ce collier m’avait été transmis par Teresa, et elle m’avait dit qu’à mon tour, je le confierai à la personne sur qui reposait toute mon existence, sur qui reposait toute l’importance des choses, du monde… LA personne qui représenterait toute ma vie. Tu es cette personne, collier ou non, tu le resteras… J’ai vécu si longtemps en restant moi-même… jusqu’à ces dernières années, où mon démon s’est enfin joué de moi. Claire n’ajouta rien de plus pour l’instant. Il avait certainement quelques phrases cassantes à lui adresser pour remettre en question le fait qu’elle l’aime, et cette dernière s’y attendait forcément. Son regard ne quittait pourtant pas les yeux si magnifique du colonel… même si c’était certainement les derniers souvenirs qu’elle garderait de lui, cette expression d’incompréhension, mêlée à de la colère, mêlée à de l’amour…





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MessageSujet: Re: "How you remind me, my love.. " [PV. Motta]   Jeu 10 Nov 2016 - 1:42
Maintenant qu'il était devant Claire, Motta avait plus de mal à retenir ses sentiments, qui s'affrontaient en lui. Finalement il avait agit de façon assez impulsive, lui, le guerrier qui savait si bien garder son calme. C'était peut-être dans sa nature, les sayens étaient assez brutaux à l'origine et ils agissaient souvent en fonction de leurs sentiments et la colère était celui qui les guidaient principalement. Par exemple, ce sentiment là pouvait leur servir pour devenir encore plus fort et atteindre les différents stades de transformations auquel leur race pouvait accéder. Alors évidemment, devant Claire et ce qu'elle avait fait la dernière fois qu'ils s'étaient vus, il avait du mal à se retenir. Elle s'était attaqué à ce qu'il avait de plus cher après elle à cette époque là : sa patrie, en tuant ses frères d'armes tombés face à elle. Ce jour là il avait perdu tout ce à quoi il tenait. Le désormais général aurait pu passer outre cet incident si il y avait une bonne raison à tout ça, qu'elle fut forcée d'agir de la sorte par exemple mais à ce moment là elle avait agit de son plein gré. La colère ne pouvait qu'être plus grande avec ce sentiment de rejet qu'elle lui avait donné ce jour là. Elle avait voulu le briser après s'être attaqué à ceux qui lui étaient chers. Comment pouvait-il passer à autre chose aussi simplement ? Cela lui paraissait impossible.

Il aurait pu partir après lui avoir redonner le collier, sans un mot, avec toute la froideur dont il était capable. C'était tout ce qu'elle méritait après ce qu'elle lui avait fait, en lui donnant une leçon de morale qui plus est. Pourtant il était resté, la fixant avec son regard dur, celui de l'homme qui se sentait trahi. Voulait-il voir sa réaction ? Espérait-il sadiquement la voir fondre en larme le cœur brisé qu'il lui rendre le collier ou bien s'attendait-il à ce qu'elle lui jette à la figure une réplique bien pensée ? Il n'y avait en fait probablement rien de tout ça. Le sayen à l'armure verte avait été frappé d'un virus il y a quelques années de cela. Une maladie dont on ne guérit pas du jour au lendemain. C'est celle qui donne chaud, fait battre le cœur de plus en plus fort rien qu'en pensant ou en voyant une personne. Motta n'était pas guérit, même aujourd'hui. Même si la logique voudrait qu'il tourne les talons, qu'il passe à autre chose en laissant cette cicatrice se refermer petit à petit comme s'il s'agissait juste d'un souvenir. Mais malheureusement pour le colonel il ne s'agissait pas d'un simple souvenir, Claire avait été bien plus que ça pour lui et son dilemme maintenant était de savoir ce qu'elle était réellement. Était-elle une illusion ? Pouvait-on s'attacher à une simple illusion d'ailleurs ? Pour Motta tout ça avait eu l'air bien réel. Même après toutes ces années et cette haine il avait toujours ce sentiment qui subsistait, comme s'il y avait toujours quelque chose en quoi il pouvait croire.

Sans s'y attendre, Motta vit le collier qu'il venait de rendre à Claire se faire réduire en pièces par cette dernière, qui ne sembla pas hésiter à détruire ce qui était le symbole de leur amour sous leurs yeux. Tout ça en disant qu'elle lui appartenait, sous-entendant qu'elle était donc toujours amoureuse de lui. Le guerrier avait froncé les sourcils en la voyant agir ainsi, il se demanda un instant si ce n'était pas ironique mais le visage de la Claymore exprimait un sentiment de tristesse qui semblait sincère. Le sayen à l'armure verte ne comprenait pas. Il ne comprenait pas tout comme il ne comprenait pas qu'elle l'ait trahi la dernière fois qu'ils s'étaient vu. Cette femme était mystérieuse et avec elle il ne savait pas, non, il ne savait plus, ce qu'il devait croire. Il s'interrogeait sur ce qu'elle voulait vraiment. Essayait-elle de le manipuler, comme il avait l'impression de l'avoir été ? Il ne savait pas. Elle avait changé tellement de fois de visages, au sens propre comme au figurer. Il ne savait plus. Si ses sentiments pour lui étaient si forts, pourquoi n'avait-elle pas hésité à rejoindre l'ennemi, Majin Vegeta ? N'y avait-il pas un autre moyen ? Aujourd'hui, Motta était aussi perdu que le jour où ils s'étaient vus pour la dernière fois, sur Kanasa. Et si à l'époque ils s'étaient quittés sous un paysage illuminé par les feuilles argentés des arbres qui auraient pu rendre le moment plus romantique, aujourd'hui ils étaient dans une forêt plutôt simple, comme si les artifices de l'époque étaient désormais inutiles.

Silencieux, encore, Motta écoutait Claire qui s'était mise à entamer un monologue. Mais alors qu'il pensait qu'elle allait commencer par énoncer une liste d'excuses elle lui fit un long résumé de sa vie passée. Elle était une guerrière qui avait longtemps vécue et qui avait aussi survécu. Apparemment les aventures avaient été nombreuses et les mauvaises expériences s'étaient enchaînés comme si le sort s'acharnait un peu sur elle. Motta ne savait pas trop quoi penser de ce récit, devait-il la prendre en pitié ? Son passé justifiait-il ce qu'elle lui avait fait subir ? Et d'ailleurs, si ses sentiments étaient vrais, est-ce que cela justifiait qu'elle se fasse souffrir elle-même ? Le guerrier continua à l'écouter alors qu'il aurait pu claquer la porte, s'en aller sans se retourner. Mais il était toujours là, pour avoir des réponses, pour comprendre, pour savoir qui elle était. Mais aussi, et sans doute, parce qu'il voulait encore croire en ses sentiments alors que ceux-ci l'avait peut-être aveuglé, lui infligeant une blessure bien plus profonde que n'importe lequel des traumatismes qu'il avait subit en combat. Il continua à la regarder lui parler de son passé, comme elle ne l'avait jamais fait auparavant, elle qui, tout comme lui, était une personne qui parlait peu. Que lui arrivait-il ? Il semblerait qu'elle ait réellement envie que Motta sache quelque chose. Puis, dans son récit, l'ancien colonel remarqua les passages les plus sombres en prenant connaissance de ce démon qui avait possédé Claire. C'était donc ça ? La Claymore n'était pas elle-même lorsqu'elle s'était attaqué à lui ? C'était bien pratique de sortir une histoire comme ça maintenant. Motta bougea sa tête de gauche à droite par petits coups de temps en temps, ayant semble-t-il du mal à avaler tout ça. Même si elle avait dit tout ces mots sur le ton de la sincérité, Motta n'arrivait pas à y croire aussi facilement. Il avait d'ailleurs remarqué qu'elle n'osait pas le regarder. Était-elle vraiment affectée par cette situation ? Son attitude semblait le démontré. Elle avait l'air d'une femme vraiment désolée. La suite de son discours était destiné à montrer à Motta qu'elle l'aimait toujours, comme si le dernier épisode sur Kanasa n'était qu'une erreur, que ce qu'elle ressentait aujourd'hui était bien vrai, qu'elle ne voulait que lui. C'était touchant, c'était beau... Mais Motta la fixait toujours d'un air interrogatif, il fini par briser son silence à la fin de son monologue.

"Y a-t-il une chance que tu me dises la vérité ? Y a-t-il une chance que tu n'essayes pas de me duper ? Je ne sais même pas si je peux croire chacun de tes mots. J'ai bien peur que, malgré tout, je ne puisse savoir qui tu es réellement."Il s'approcha soudainement d'elle puis, ses mains se posèrent sur chacune de ses épaules, la saisissant pour qu'il la regarde dans les yeux."Tu t'es rangée du côté de mon pire ennemi. Je devrais croire que tu as subi le maléfice de ce démon ? C'est ton excuse ? Comment puis-je tirer un trait sut tout ça et te faire confiance ?!"

On pouvait encore voir que Motta était affecté par ce qu'il s'était passé, il semblait être sur les nerfs, son ton était rapidement monté en lui répondant, ne se rendant même pas compte qu'il venait de toucher physiquement Claire. Lorsqu'il s'en rendit compte il la lâcha directement, reculant d'un pas, toujours en la fixant. Aujourd'hui elle ressemblait à la femme qu'il avait connu la première fois, mais pouvait-il s'y fier ? Serait-ce raisonnable de répondre à ses sentiments en lui pardonnant aussi simplement ? Il était dans le doute. L'histoire de Claire était plausible, et qu'elle lui en fasse part était touchant et démontrait son envie de le convaincre. Mais le guerrier à l'armure verte ne pouvait pas effacer de sa mémoire cette trahison, cet abandon. Motta eut le regard dans le vide pendant quelques instants, toujours en réflexion, puis ses yeux se relevèrent vers Claire.

"Un guerrier de mon rang, sachant ce que tu as fait, devrait te déclarer la guerre sur le champ. Entamer un combat à mort au nom de ceux que tu as fait tombé... Mais je n'y arrive pas. Même si ce serait bien plus facile de régler les choses ainsi. J'en suis pourtant incapable lorsque je te regarde. Tu as toujours quelque chose qui me retiens, sans doute..." Le guerrier parlait là de son cœur, conscient que ce qu'elle représentait pour lui, mensonge ou non, était intact, comme si aucune guerre, aucune querelle, aucun désaccord, ne pouvait le détruire.



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Fiche de Motta
Général des armées sayennes.

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MessageSujet: Re: "How you remind me, my love.. " [PV. Motta]   Dim 13 Nov 2016 - 19:12
Spoiler:
 

On n'est pas toujours conscient des choses. Je veux dire, il est difficile d'être objectif quand on n'est pas dans le corps, l'âme, l'esprit d'autrui. Pourtant Claire s'était imaginé maintes fois la souffrance qu'avait pu enduré Motta - une douleur aussi vive que la sienne sans nul doute. Elle avait passé des nuits, et des journées, des jours, des mois, et des années, à se torturer l'esprit. N'ayant pas besoin grandement de sommeil comme ses congénères Claymores, la jeune femme passait tout son temps à regarder - assise sur le rebord de sa fenêtre - les saisons défilés devant ses yeux, chaque soir lorsqu'elle rentrait. Il y eut d'ailleurs une longue période de plusieurs mois où elle ne vivait plus. Non, Claire était resté là, enfermé dans sa chambre, à admirer la faune du dehors. Son corps n'était plus capable de rien, son esprit était dans le même état. Elle n'avait plus eut la force de se battre ou de se tirer de là, à cette époque. La seule chose qui bloquait l'intégralité de son être était évidemment les événements qui s'étaient produit avec Motta. Cette dernière avait donc passé de longs mois, comme inerte, plongée dans une sorte de transe. Une transe forte en douleur, forte en émotions: il n'était pas rare de la voir pleuré silencieusement. Pourtant cette dernière préférait se noyer dans sa solitude que de s'exposer ainsi à la face du monde, ce pourquoi la jeune femme avait longtemps errer tel un ermite dans sa demeure sans voir personne. Tant de scénarios et de possibilités... tant de choses qu'elle avait vécu dans son esprit, tant de fois... tant de fatalité, et surtout, l'idée de le perdre équivalait à la fin de sa vie.

Ni les plaisirs simples de la vie ni aider autrui, même si cela était gratifiant, ne pouvait réanimer le coeur de la claymore. Il appartenait à Motta et forcément, s'il ne voulait plus d'elle, alors il ne lui restait plus de raison apparente de vivre, encore. Toutes ces décennies pour le trouver, lui, l'être unique qui s'est emparé de l’entièreté de son être... et tout semblait s'être envolé avec ses rêves d'être aux côtés de lui pour toujours. S'il ne désirait plus adonner son âme et son être à elle, tout comme elle le faisait pour lui, alors pourquoi vivre ? La claymore avait déjà tant vécu, tant vu: elle avait profité de la Terre, de ses bienfaits, et des méfaits des "mortels", eut des amis chères, une "mère", un "fils", pu protéger et aider des gens qui le méritaient.... rencontré ce que l'on appelait l'amour absolu. Au final, sa vie avait été bien remplie, et il ne lui manquait plus rien. Motta était le fin mot de l'histoire, " l'happy ending" de cette très longue existence, même s'il ne voudrait plus jamais la revoir. Quoi qu'il en dise, même s'il lui vociférait les pires phrases, jamais Claire n'aurait pu le détester ou ne plus l'aimer. Il représentait tout ce qu'elle désirait, tout ce qu'elle avait attendu de cette vie: des choses concrètes, des sentiments comme on n'en trouve qu'une fois dans toute une vie... l'Amour. Ce sentiment si abstrait qui nous permet de déplacer des montagnes pour l'autre, qui nous permet tous les sacrifices pour le bonheur de l'être aimé. Cette "maladie" si tenace rend heureux son hôte tant que sa moitié est heureuse. C'est donc à double tranchant... un tranchant fatal.

La loyauté de Claire envers Motta était inébranlable. Mais voilà, il arrive toujours un tas de merde dans la vie: que ça soit elle ou d'autres personnages de ce forum, tout le monde fini toujours par vivre de mauvaises expériences avec " le côté maléfique de la force ", n'est-il pas ? Personne n'est à l'abris en tant qu'entité d'être un jour atteint par "ça". Le bien, le mal, toutes ces notions qui ont des limites précises, mais qui parfois changent en fonction des contextes. Est-il si mal de tuer lorsque c'est pour préserver ? Une des grandes questions de notre ère, et pourtant, Goku comme d'autres vous affirmerait que c'est nécessaire. Alors, ne faisant par exception à cette règle, Claire avait elle aussi connue une période sombre dans laquelle son démon se jouait d'elle. Nous avons tous des démons en nous, des démons personnel que nous pouvons contenir mais jamais effacé entièrement: ce pourquoi il réside en chacun du mauvais autant que du bon. L'affaire ici était simplement que le deuxième démon implanté en elle lors de son enfance n'était qu'autre que le Dieu Alucard. Connu de plusieurs races et notamment des loup-garou qu'il avait réduit en esclavage à l'époque de son apogée, c'est un démon capable de se réincarner dans des personnes via plusieurs biais. Il a séparé son âme en plusieurs fragments, dont l'un qui s'est retrouvé en Claire. Ces fragments possèdent sont tous une partie d'Alucard, tel Voldemort est capable de le faire: chacune de ces "parties" de lui possèdent de l'intelligence. Si un de ses fragments reste suffisamment longtemps dans le corps d'un hôte, alors il prend progressivement le contrôle de son corps, jusqu'à exterminer l'hôte de base du dit corps.

Yeux dans le vide. Ces sensations qui l'avait envahi alors que Motta l'avait prise par les épaules... elle les connaissaient bien. Il l'avait secoué légèrement. Son regard restait pourtant ailleurs, mais son air n'en restait pas pour autant neutre, cette fois. Le fait qu'il ait un contacte physique avec cette dernière la "força" à rentrer dans sa tête. Elle sentait tout le poids des sentiments l'accabler. Ses épaules devenaient lourdes: très lourdes... Toutes ces vives sensations, c'était tout ce qu'elle s'était imaginé, mais pas que: tout ce qu'elle avait pu ressentir, ressasser pour se faire du mal, continuellement. Tout ça, elle le savait. Elle le savait... Claire pu voir cette fameuse scène où Motta avait fracassé un bar après leur lointaine rencontre où ils s'étaient affrontés. La jeune femme ne le montrait pas directement mais son regard le traduisait réellement, son expression ne trompait pas: elle était effondrée. Si effondrée qu'elle tomba à genoux au sol, la paume des mains contre la froideur du parquet. Bien entendu... elle s'était tant fait du mal à elle-même en s'accusant de tout, en se rabaissant intérieurement plus bas que terre, en ne se trouvant même pas assez bien pour pouvoir le regarder à l'heure actuelle... depuis toutes ces années... depuis tout ce temps où elle avait tant espéré qu'il y ait une lueur d'espoir, qu'ils se reverraient, qu'il comprendrait... tout était-il donc perdu ?

Spoiler:
 

Yeux dans le vide, encore. Tous ses sentiments qu'elle gardait et remuait au fond de son âme... ils étaient tous venu l'entourer, comme une ombre grandissante et accablante. Son corps ne tenait plus la pression, ses jambes flageolantes avaient lâchés. Maintenant au sol, ses mains se mirent à trembler. Elle serrait les dents alors que celles-ci étaient devenu des canines. Ses yeux prirent leur teinte jaunâtre de prédateur. Pourtant elle resta là, comme une faible créature en position de soumission devant le seul maître de toute sa vie: ce qui était le cas. Il était son univers, il était son roi... Elle n'éprouvait aucune honte à être en position de faiblesse devant celui qu'elle aimait: de toute façon, Claire n'aurait pu faire autrement. Elle ressentait maintenant toute l'étendue de la colère qu'elle éprouvait envers elle-même: ce pourquoi cette dernière avait commencé à se changer en monstre. Bien entendu il ne s'agissait là que du premier et deuxième stade de sa transformation - au vue de la dentition de cannibale - car cette dernière tentait de contenir tout cela. Sa haine envers sa propre personne était si grande qu'on la sentait aisément lutter. Cette dernière prit de grandes inspirations. Son corps commença à se détendre, ses traits également. Les tremblements et spasmes qui s'étaient saisi de son être finirent par s'estomper, puis s'arrêter. Ses yeux revinrent à la normale, ses dents également. Les paroles de Motta raisonnaient dans son esprit comme un écho sans fin.

-Obscurci... par l'autre démon qu'ils m'ont implantés... Alucard. C'était un puissant Dieu qui a réduit en esclavage bien des espèces présentes sur la Terre avant l'apparition de certains mortels. Un fragment de son âme a germé en moi pendant de longs siècles. Alucard réussit à duper ses victimes en mélangeant et corrompant jusqu'au plus lointain de leurs souvenirs.. il fait en sorte de transformer dans un premier temps sa victime en une autre personne qu'elle n'est pas. C'est un procéder vicieux de possession démoniaque, comme il a pu en exister tant d'autre. Je n'ai moi-même pas pu arrêter sa domination sur mon propre corps. Il a fini par gouverner presque l'intégralité de mon corps par ses biais fourbes, il me dirigeait comme un pantin sans que je ne puisse me rendre compte de la manœuvre. Il te fait oublié.. oublié qui tu étais, qui tu es, qui tu as connu. Il modifie tout. Tout ce que tu as été, jusqu'à ce que tu deviennes complètement quelqu'un d'autre. Puis il t'utilise... encore, et encore, jusqu'à ce que tu perdes totalement toute ta personnalité et ton histoire... et quand ce processus touche à son terme, alors il éradique complètement ce que tu es. Ton âme disparaît à jamais, et lui devient le seul hôte du corps. Claire était toujours à terre pendant qu'elle parlait, visiblement trop faible pour se relever maintenant. Grâce à un très vieil ami, Ajito.. souffla t-elle lentement, un petit sourire de compassion se traça alors sur son visage en pensant à lui. Qui m'a fait partagé des souvenirs de mon véritable "moi", de mon véritable passé, j'ai réussit à me tirer des griffes d'Alucard. J'ai pu directement me débarrasser de ce démon terrer au fond de mon esprit en découvrant enfin sa supercherie... Tout cela ne semble pas compliquer à deviner, pourtant, son pouvoir est incroyable. Il peut absolument tout modifier à l'intérieur d'un être pour le faire devenir complètement un autre... jusqu'à totalement détruire tout ce que cette personne fut à la base... annihiler jusqu'à son âme. Cette dernière commença à se relever, mais ses jambes lui faisaient encore un mal de chien. Elle appuya l'une de ses mains contre un mur à ses côtés. Ce n'est qu'une histoire de possession démoniaque, au final. Ce n'est pas le plus étrange dans tout ce que nous observons de ce monde et d'autrui. L'important est que, grâce à l'intervention d'Ajito, j'ai réussie à me retrouver enfin, moi-même. Cette dernière appuya son dos contre le mur et se redressa avec quelques difficultés. Son regard était resté perdu dans le néant le plus total tout du long de ses actions, et de ses paroles. Il y a tant d'histoires étranges me concernant que je pourrais encore te dire, mais rien de plus grave que cette période incontrôlable qui m'a fait m'opposer au seul être qui importe dans ma vie.


Un ulcère, voilà ce que fut cette période de sa vie sous le joug d'Alucard. Rien de plus terrible n'avait pu l'atteindre, rien de tout ce qu'il lui avait fait faire, que son opposition face à Motta. La jeune femme s'était enfin relevée, et avait sur le moment saisis sa longue épée qu'elle avait faite auparavant tombé au sol en apercevant l'élu de son coeur. Sans gestes menaçant, elle tenait maintenant son imposante arme dans sa main droite. Cette dernière la contempla un court moment, puis elle tendit lentement le manche de son épée au colonel. Elle plaça la pointe de sa propre arme contre son abdomen. Le manche de l'épée Claymore résidait maintenant dans les mains du sayen, alors que la pointe de l'arme était collé contre le ventre de la guerrière. Cette dernière leva alors enfin ses yeux pour rencontrer le regard du colonel. On ne pouvait qu’apercevoir toute la dévastation et la détresse qu'éprouvait la combattante au fond d'elle, à travers ses yeux, qui semblaient vide de tout autre ressentis. Pourtant ils gardaient cette lueur qui lui permettait de ne pas sombrer dans la folie... cette même lueur était tout l'amour éternel et absolu qu'elle vouait à Motta. C'était le sentiment le plus fort qui se dégageait de son regard, entourer de toute cette souffrance perceptible et palpable.

- Je ne suis même pas capable de convaincre la seule personne que j'aime en ce monde de la véracité de mes propos... Je n'ai aucun droit de subsister. Ses paroles semblaient tellement dénués de pitié ou d'appréciation envers sa propre personne que cela pouvait paraître terrifiant. Claire semblait se détester, même encore plus que ses ennemis. Je t'aime Motta... Ne l'oublie jamais.

Aimer, puis dépérir...mourir ici ne serait qu'un repos nécessaire et obligatoire pour son échec cuisant. Sa vie n'avait aucun intérêt si elle la menait sans lui. C'était impossible qu'elle continue plus longtemps de survivre ici sans l'étreinte de ses bras.. tout ce qu'elle avait toujours le plus désiré se trouvait dans ces mêmes bras...

Yeux dans les yeux, c'était peut être le dernier regard qu'ils allaient s'échanger... mais elle garderait toujours en tête.. ce même regard qu'il lui avait adressé, la toute première fois qu'ils s'étaient vu.. il y a si longtemps...





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MessageSujet: Re: "How you remind me, my love.. " [PV. Motta]   Ven 18 Nov 2016 - 0:42
La dernière fois que Motta avait vu Claire, dans cette fameuse forêt aux pins d'argent sur Kanasa, l'ancien colonel avait vu son idéal se briser en milles morceaux par cette femme insaisissable. La Claymore était changée, physiquement elle ne ressemblait plus à celle que le sayen avait connu, c'était évident. Il avait d'ailleurs eu du mal à la reconnaître au premier coup, ce n'était pas la première fois d'ailleurs. Mais ce n'était pas juste physique, Claire était douée pour tromper son monde et ses agissements ce jour là avaient prouvé au guerrier qu'elle était capable de changer radicalement, en tout point. C'était perturbant. Pourtant, il était persuadé d'une chose, que c'était bien elle au final, c'était vraiment elle même si elle avait changé d'apparence et plus ou moins de personnalité. À l'époque elle semblait garder un peu de lucidité qui prouvait qu'elle était bien la femme qu'il avait connu. Elle lui avait fait comprendre que comme elle était à ce moment là c'était sa vraie personnalité. Une information qui avait détruit tout ce en quoi Motta croyait jusqu'ici. Avec tout ces éléments, même si elle semblait différente sur certains points elle avait tout l'air d'être réellement comme cette femme changée qu'elle était ce jour là. Comme su c'était en fait sa vraie nature. La seule chose qui n'avait pas changé était son amour pour lui, qui était semble-t-il resté intact. Mais ce « détail » ne l'avait pas empêchée de vouloir le tuer pour de sombres raisons.

Ce jour là, c'était le monde de Motta qui avait été ébranlée, jusqu'à se décomposer petit à petit, au fil du combat et à la suite de sa vie. Elle avait voulu le tuer pour que sa malédiction ne le fasse pas à sa place. Une logique que le guerrier ne comprenait pas. Tout ceci n'avait aucun sens pour lui. Plus que la bataille, qui avait été vaine, tombée à l'eau justement à cause de la volte-face de Claire qui avait réduit en miettes le plan des sayens, c'était surtout le fait de voir cette femme se retourner contre lui qui l'avait affecté. Non, en fait il s'en fichait un peu au final de cette guerre, de ces boules de cristal... Tout ça n'avait pas d'importance s'il risquait de perdre ce qu'il avait de plus précieux. Quelque chose qu'un sayen avait du mal à trouver, encore plus qu'un être humain. Lorsqu'ils s'étaient vus il y a quelques années de cela sur Terre, Motta n'imaginait même pas pouvoir ressentir quelque chose comme ça. C'était inespéré, un cadeau venu de nul part qu'il chérissait depuis. Et tout ça avait volé en éclat, juste le temps d'un combat. Celle qu'il voyait n'était pas celle qu'il croyait aimer. C'était du moins dans ces pensées là qu'il avait dû se tourner. Il n'avait pas eu d'autres choix, et passer à autre chose n'avait pas été facile. Il avait par exemple détruit un bar lors de son retour sur Vegeta pour passer ses nerfs mais sa colère n'avait pas pu s'estomper aussi facilement. Il avait gardé cela en lui en espérant que le temps rendrait la chose plus facile. Motta ne voulait plus la voir, plus entendre parler d'elle. Même lors de la dernière bataille qui avait vu s'opposer les deux camps, la présence de la Claymore était passé au second plan. Pourquoi ? Parce qu'il ne voulait plus rien avoir à faire avec quelqu'un qui l'avait trahi. Il espérait ne pas tomber sur elle, parce que même après tout ce temps, ce qu'il ressentait pour cette femme était toujours intact et qu'il savait que cela risquait de ressurgir. Il était un haut gradé sayen, il ne pouvait pas se permettre de laisser ses sentiments obscurcir son jugement. Et pourtant, alors qu'il pensait avoir tourné la page il était là devant elle, après toutes ces années à avoir espérer ne plus la revoir... Il n'avait pu s'empêcher d'aller contempler son si beau visage.

Claire était devenue un ennemi pour l'armée sayenne, Motta ne savait pas ce qu'elle avait fait durant toutes ces années mais c'était le dernier souvenir qu'il avait d'elle. Un démon avait prit possession de son corps ? Cela justifiait ses actes ? C'était une vérité qu'il avait du mal à accepter, tout ça semblait trop facile, pouvait-il tirer un trait sur la passé aussi simplement ? Cette situation l'avait mit hors de lui. Lui, l'habituel guerrier impassible que rien ni personne ne peut perturber. Il était là et s'était forcément un peu agité, emporté par ses sentiments. Sans s'en rendre compte il avait touché physiquement Claire avant de faire un pas en arrière, plus dans la retenu. Mais cet acte avait semble-t-il eut un effet inattendu sur la guerrière qui s'effondra, à genoux, comme accablée par un maléfice. Sous le regard interrogatif du sayen, qui restait méfiant, Claire sembla être sur le point de se transformer ce qui obligea Motta à se mettre en garde. Un simple contact physique avait réussit à la mettre dans un tel état. Le sayen à l'armure verte observa la guerrière en restant sur ses gardes mais il échappa finalement quelques mots d'inquiétudes.

"E... Est-ce que tu te sens bien ? Qu'est-ce qui se passe ?"

Motta ne se doutait pas que la Claymore était entrée dans son esprit et que de comprendre ses sentiments l'avait bouleversée. Finalement, elle sembla se calmer et elle reprit un long discours expliquant ce qui lui était arrivé. Elle prétendait donc qu'elle n'était plus elle même à l'époque. C'était curieux, même si elle était différente sur beaucoup de points, la Claymore avait l'air pourtant elle-même au fond. Motta grimaça légèrement, il ne savait pas trop comment prendre ces informations, il y avait des incohérences mais peut-être que le démon n'avait tout simplement pas changé complètement Claire. Tout ceci était difficile à comprendre. Motta resta perplexe mais l'écouta quand même finir son discours. Elle avait notamment évoqué un ami du nom d'Ajito qui l'avait aidée à redevenir elle-même. Claire semblait faible pendant tout son discours, comme dévastée, elle ne semblait même pas arriver à se relever alors que le sayen au bouc la regardait, dubitatif. À ce moment là, il ne savait vraiment pas quoi faire, il avait pourtant très envie de la croire mais après tout ce temps c'était difficile.

Finalement, elle se releva après avoir affirmer qu'il était l'homme qu'elle aimait. Motta ne sembla pas réagir à ses propos mais pourtant ces mots ne le laissait pas insensible. Au fond de lui il avait tellement envie de la prendre dans ses bras, de faire comme si rien ne s'était passé et revenir comme avant, à l'époque où ils ne faisaient que prendre du plaisir tout les deux. Mais il resta stoïque, observant une Claire véritablement touchée par la situation qu'elle, ou son démon, avait provoqué. Puis, elle attrapa son épée, Motta se demanda ce qu'elle allait faire avec mais il fut surpris de voir qu'elle lui confia son arme... Et la dirigea contre elle-même. Désirait-elle... Qu'il la tue ? Les yeux du guerrier s'écarquillèrent alors qu'il n'avait toujours pas prononcé le moindre mot. Claire continua à parler, triste de ne pas arriver à convaincre l'homme qu'elle aimait. Ils se regardèrent dans les yeux alors que l'arme de Claire, que Motta avait dans ses mains, était dans une position idéale pour lui perforer l'abdomen. Le sayen avait l'air sérieux mais son regard s'adoucit en voyant la détresse dans les yeux de la belle. C'était poignant, même pour un sayen. Il la fixa, droit dans les yeux, ravalant sa salive devant cette scène émouvante. Elle était donc prête à mourir ? Claire sentirait soudainement des légères vibrations provenant du bout de la lame, puis celle-ci se retira, dirigée par les bras forts du général. Il la brandit devant lui puis la jeta par terre, provoquant un son bruyant presque capable d'interpeller un sourd. Il soupira, se tourna vers la fenêtre qui laissait entrer le jour, puis il reporta son regard sur Claire, mi-froid mi-compatissant.

"Je te l'ai dis... Je suis incapable de te tuer. La raison est simple et n'a pas changée. Ce jour là, je n'ai pas quitté le combat simplement parce que j'étais déboussolé mais parce que je t'aimais. Et la vérité c'est que je t'aimes encore. Je suis même persuadé que je t'aimerais toujours..." Il baissa la tête, ne la regardant plus pendant quelques instants pour laisser un blanc puis ajouta :"Je ne veux pas que tu meurt. Peut-être que je suis stupide d'être encore attaché à quelqu'un qui m'a trahi mais je ne peux pas changer ça. Et je ne le veux pas non plus le changer. Tu es ce que j'ai de plus précieux. J'imagine que tu es la seule qui ait le droit de me mettre dans ces états là, de me briser sans que je puisse t'en vouloir réellement... Tu es aussi probablement la seule à pouvoir reconstruire ce qui a été brisée, alors ne meurt pas, car je mourrais aussi."

Motta resta debout à la regarder, ne sachant pas vraiment comment agir maintenant. Ce n'était peut-être pas correct pour un gradé comme lui de passer outre ce qu'il s'était passé et pourtant il était là et ne pouvait pas faire le moindre mal à Claire. Pire encore il ferait tout pour la garder en vie, car il savait qu'elle était une part de lui. Il l'avait quitté il y a des années et cette partie manquante était enfin retrouvée. Fallait-il encore recoller les morceaux.



Spoiler:
 

Fiche de Motta
Général des armées sayennes.

Truth:
 


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MessageSujet: Re: "How you remind me, my love.. " [PV. Motta]   Jeu 24 Nov 2016 - 15:42
Comment continuer éternellement à rester de marbre devant la seule personne capable de vous brisé, aussi bien que de vous apporter toutes les plus belles choses que " la vie" a à offrir ? La guerrière avait pour la première fois encré ses yeux profondément dans ceux de l'homme de ses rêves. Combien de fois avait-elle pu se réveillé en sursaut, l'ayant imaginé et ayant réellement l'impression de sentir sa présence juste à côté d'elle ? Combien de fois n'avait-elle pas cru perdre la tête en s'imaginant le voir à chaque coins de rue, ressentir son aura près d'elle... Tous ces événements avaient fait en sorte qu'elle craque quelque part psychologiquement, et c'était légitime au vue de la relation fusionnelle que cette dernière entretenait avec Motta. Il était impossible de remettre en question toutes ces choses qu'ils avaient traversés ensemble ou individuellement. Chacun s'était battu pour ce qu'il croyait, pour ses propres valeurs, mais s'ils s'étaient trouvé il y a de cela bien des années maintenant, ce n'était pas un simple hasard. Toutes ces choses qu'ils avaient traversés rien qu'ensemble, tout ces sentiments infiniment profond qui s'emparaient de chacun d'eux lorsque leurs regards se croisaient de la sorte.. il ne pouvait y avoir nul doute sur le fait qu'ils étaient l'âme-sœur l'un de l'autre. Il ne pouvait y avoir plus beau sentiment, plus beau ressenti dans cet univers, c'était là le but ultime de toute personne en quête d'obtenir " le paradis". Le Paradis c'était ça. Son paradis c'était lui, et à quoi bon vivre encore si c'était pour ne jamais pouvoir marcher à ses côtés ? Des trahisons, il y en avait à la pelle dans ce monde, tout comme des histoires de possessions démoniaque, out otu simplement de gens qui basculent d'un côté ou d'un autre " de la force". Si Motta pensait réellement que quelque chose d'important, de profond, avait été brisé parce que Claire avait passé la ligne "maléfique" quelques temps, alors à quoi bon continuer ? N'y avait-il pas de trahison plus grande, plus grave encore, qu'une opposition dans une malheureuse guerre? Le laps de temps où cette dernière avait été possédé et devenu donc "méchante" avait été court comparé au reste de sa longue vie. D'autant plus court qu'il ne s'était au final rien passer de très passionnant lorsqu'elle fut sous le joug d'Alucard, à part une guerre à moitié entamé. Elle n'avait ni perpétrer de génocide. La guerrière était resté quelques temps sous l'emprise du mal mais avait fini par se tirer de là, et n'avait pas réaliser de "grandes choses" au nom des ennemis de Motta ou du bien, heureusement. Alors était-ce si dramatique pour en arriver à de telles extrémités ?

Certes, la claymore avait déjà connu un homme avant Motta. Un homme qu'elle appréciait énormément et ce fut réciproque, mais avoir des sentiments très fort d'attachement pour quelqu'un est au final bien différent de l'Amour, le véritable. Cependant on ne peut se rendre compte de cela que ce fameux jour où on tombe réellement amoureux. Ce pourquoi rien ne pouvait égaler la relation que les deux protagonistes qui se regardaient actuellement, partageaient. Rien ne pouvait la détruire ou se mettre entre-eux, qu'importe les événements. Même si un jour Motta s'opposait à sa bien-aimée dans sa manière de pensée, alors même ce jour-là cette dernière savait qu'il lui serait impossible de ne plus l'aimer. Ils avaient tant parcourue de chemin ensemble et séparément dans leurs vies, mais n'avaient jamais cesser de s'aimer l'un l'autre comme au premier jour. Même s'ils se faisaient la guerre pour toujours, même s'ils s'entre-tuait, la claymore se retrouvait bien incapable de pouvoir aller à l'encontre de ses sentiments pour lui. On ne pouvait jamais réellement effacer quelque chose d'aussi profondément encrer dans notre âme. Avec beaucoup d'efforts et de temps, on peut en quelque sorte "passer outre", mais cela requiert énormément d'intention, d'implication, de volonté, et c'est un chemin aussi difficile que douloureux. Il faut être bien valeureux pour parvenir à "passer à autre chose", même si cet amour restera à jamais graver en nous. Quoi qu'il advienne alors, la claymore quant à elle se disait que même si leur manière de pensée différait dans l'avenir et qu'ils devraient se faire face lors de conflits, rien ne pourrait pour autant venir briser cet amour éternel qu'elle lui vouait. C'était impossible de concevoir qu'un jour elle ne puisse plus l'aimer. C'était une sensation inexplicable et pourtant bien présente... Claire ne voulait alors pas obligatoirement qu'il revienne vers elle. Mais simplement qu'il puisse comprendre. C'était ça, la seule chose vraiment importante ici.

Ses yeux s'embuèrent de larmes à mesure que Motta prononçait ses phrases. Tout ce qu'il disait là,tout ce qu'il dépeignait là, c'était tout ce que pensait et ressentait la claymore au fond d'elle. Ils étaient sur la même longueur d'onde sur la conception des choses de l'amour, de la conception  des choses l'un envers l'autre. Cette dernière se retenait un maximum de s’effondrer de nouveau ou de se laisser aller à pleurer. Pourtant son esprit était en miettes, ça se ressentait sans peine à travers ses yeux si expressif en ce moment, pour changer.

- Motta... Sa voix tremblotait, mais elle tenait bon. Laisse moi te montrer à quel point tes paroles raisonnent en moi.. apportant la plus belle et importante de toutes les vérités de cet univers..

D'un geste non hostile, la main droite de Claire s'avança en direction du visage de Motta. En quoi ce geste pourrait lui apporter des informations "vraies" sur son histoire, ses dires, son passé ? Il était temps que le sayen puisse voir, comprendre, ressentir qui était réellement la femme qu'il aimait.. à peine ses doigts effleurèrent la joue de l'homme de ses rêves, que se dernier se retrouva plonger dans le néant. Il était là, tout seul entourer d'une atmosphère totalement noire. On aurait pu croire qu'il s'agissait d'un sale coup de la claymore, pourtant il se mit à voir un genre de "galaxie de souvenirs" tout autours de lui se mouvoir. Il était acteurs des souvenirs de Claire de façon decrescendo, c'est à dire qu'il voyait ses plus récents souvenirs jusqu'à ses plus vieux.. il y a 800 ans bientôt. Tout était en accélérer pour l'instant mais il était capable de comprendre, ressentir et savoir. Tout cela se stoppa à plus de 800 ans d'existence, puisqu'il vit sa naissance, puis un grand trou noir, et maintenant il se retrouvait être à la place d'une personne.
Il ne pouvait pas faire agir cette personne. Motta n'était là qu'en observateur pour vivre à la place de la personne dans lequel il était. Il voyait tout ses gestes, ressentait ses sentiments, disait ce qu'elle disait, parce qu'il ne faisait plus qu'un avec ce souvenir. Il était observateur du passé mais en résidant dans une personne précise qui n'était qu'autre que Claire. Des longs cheveux blonds, ce regard argenté impassible... et des ailes ! Oui, il était revenu à la base de l'existence de celle appelée Claire. Il y avait beaucoup d'histoires singulière dans ce monde, beaucoup de bizarreries, et la claymore aussi avait une étrange histoire.

Claire était à la base une créature confectionner par un puissant créateur, certainement l'un de ceux qui avait façonné les univers à la base. Le but de cette créature était d'aider les populations mortelles dans leurs conflits, un genre de médiateur qui savait apporter l'ordre et la justice pour faire en sorte que la vie des mortels soit le plus paisible possible. Mais plus " le tout puissant créateur", ou plutôt l'un d'eux, créait des races de mortels, plus ces différentes races finissaient par s’entre-tuer. La créature qu'était Claire à cette époque tenta d'aider les plus juste, tel étant son but. Mais elle devint de plus en plus idolâtrer et puissante. Son créateur créa d'autres êtres similaire à elle mais abandonna bien vite cette idée en prenant peur que ces êtres finissent par devenir aussi puissant que lui-même.

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Ainsi, le créateur qui était à l'origine de la créature qu'était Claire décida de scinder son pouvoir en deux, et donc son existence. Ainsi naquit Térésa exactement 17 ans avant la naissance de la deuxième partie de la créature, qui s'appelle donc Claire. Térésa fut la partie de la créature angélique, elle était donc un ange envoyé chez les mortels pour se mêler à eux et les aider. L'autre partie de la créature représentait son humanité, son côté humain, et naquit donc la petite Claire qui n'était qu'une terrienne. Les deux parties de la créature de base vivaient donc en tant que deux être bien distinct dans le monde mortel et ne se rappelaient pas de leur passé qui les liaient comme étant une seule et même personne. S'en suivit la très longue existence de Claire, sa rencontre "avec sa moitié" Térésa - sans se douter qu'elle était une part d'elle à la base - les années qu'elle avait vécu auprès de sa moitié, puis sa mort... puis la transformation de Claire en claymore, en se faisant implanter le sang et la chaire de sa propre moitié, Térésa.
S'en suivit de très longues et vieilles histoires, comme Claire en avait raconté une partie à Motta. Mais là il revivait toute la vie de la guerrière en étant à sa place. De sa naissance, à la mort de ses parents et sa capture par le fameux Yoma qui la violentait et lui faisait des attouchements... à ses tentatives de suicide à l'âge de sept ans à cause de cette vie épouvantable, jusqu'à sa libération grâce à Térésa qui était venu tuer ce foutu Yoma... en passant par l'horreur, la terreur de la mort de Térésa quelques années après cela, puis à sa vie en tant que claymore, ses moments de faiblesses jusqu'à son ascension. Il pu voir et connaître ses amies claymore, comme elle, que Claire avait dû tué chacune leur tour... parce qu'elles finissaient par se faire dévorer de l'intérieur par leur démon, et pas Claire, qui subsista comme étant la dernière claymore intacte, pas détruite par son démon. Il pu voir que cette dernière ignorait qu'un autre démon avait été placé en elle - de peur que celui contenu dans la chaire de Térésa ne soit trop faible puisqu'il avait déjà été utilisé dans la chaire d'une autre. Il pu connaître les gens d'importance, notamment Raki qu'elle considérait comme son fils, mais aussi évidemment Térésa intimement. Il vivait ses heures de détresse et les rares bons moment que lui avait accordé cette vie. Il vécu son "adolescence" de ses 10 ans à ses 20 ans où elle était enfermé dans les labyrinthes sans lumière de l'Organisation - ceux qui forment les claymores. Il combattu les monstres de se labyrinthe sans relâche en étant à la place de Claire. Il devint une machine à tuer. On lui enseigna comment "tromper" les gens pour ne pas se faire découvrir lorsqu'on était en mission secrète. L'Organisation leur apprenait à jouer des rôles pour se défendre du reste du monde mais surtout pour ne pas se faire repérer.

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Il pu voir cette légende concernant les deux "déesses" Claire et Térésa, une légende que Térésa elle-même de son vivant raconta à sa moitié en ignorant qu'elle était vraie. Une légende qui disait que ces deux êtres n'étaient en vérité qu'une partie d'une même entité. Cela leur valu beaucoup de réputation, de succès, mais les deux femmes ne savaient pas elle-même d'où cela venait. Un jour Claire dans sa vie croisera d'ailleurs la statue des deux déesses, Claire et Térésa, dans la ville où le "mythe" fut né. Motta pu ressentir ses années de solitudes suite à cette vie de claymore, sa très grande solitude, bien qu'elle ait passé le reste de sa longue vie à rencontrer des peuples en essayant de les aider. Il pu quant à lui, voir à l'intérieur, planqué près de l'âme de Claire, le fragment d'esprit d'Alucard qui semblait en "transe", méditant, peaufinant son plan sur des centaines d'années. Il vécu leur rencontre à elle et lui, à travers les yeux de Claire. Ressentant tout cet amour exceptionnel et grandiose l'envahir, rien qu'en échangeant un premier regard dans les tribunes du tournoi à Motta. Il ressentit tout le désir, l'envie, son coeur battre et s'affoler, pour la première fois dans la vie de Claire. Il vit aussi sa relation avec Fugma quelques temps auparavant qui n'avait pas aboutit certainement car ils s'appréciaient beaucoup, mais ne s'aimaient pas réellement. Il avait pu ressentir la différence entre aimer beaucoup quelqu'un sur le plan affectif et "tomber amoureux" comme Claire l'avait été en voyant Motta. Il pu également voir Majin Végéta la menacée entre temps et essayer de la violer et de la tuer ensuite. C'est ainsi que les méthodes de l'Organisation pour apprendre à jouer des rôles pour se sortir de situation merdique lui servit réellement. Elle joua la carte de la fille sympathique et timide avec Majin Végéta qui au final baissa son froc et l'avait trouvé réellement gentille, il ne l'avait donc ni violenté ni tué au final, il s'était radoucit et elle avait pu se sortir indemne de là.

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Puis il vécut toutes ses rencontres depuis que elle et Motta se connaissait, il vécut l’ascension d'Alucard en elle qui commença à modifier ses souvenirs et à tromper son propre esprit au fond d'elle. Il vécut ses mutations physiques comme psychologiques à cause de lui. Il pu voir comment il la contrôlait et se servait d'elle, comme il se rapprochait de son but pour pouvoir exterminer complètement Claire et prendre son corps, et sa place. Il pu voir beaucoup de gens à travers ses yeux, notamment Ajito qui l'aida à sortir de là en lui montrant des images de son véritable passé. Grâce à lui, Claire pu se rendre compte qu'elle n'était plus elle-même, et confronta Alucard au fond de son esprit. Ce dernier fut expulsé de son corps après une discussion qu'ils avaient eu ( voir mon RP solo Renaissance) et à partir de là, Claire retrouva sa véritable personnalité, ses véritables souvenirs, et la première chose à laquelle elle pensa et pensait toujours, c'était Motta. Se débarrasser d'Alucard permis à Claire de pouvoir enfin réellement fusionner avec Térésa, son autre moitié, et elle pu ainsi savoir qui elle était au commencement: c'est à dire cette créature semblable aux terriens, là pour prôner la justice et la bonté. Ce dernier pu également vivre toutes ces longues périodes où elle était resté cloîtré chez elle, à regarder le temps défilé au dehors, se disant que c'était tout ce temps qu'elle ne vivait pas aux côtés de son seul amour, Motta. Il ressentait toute l'importance, toute la souffrance qu'elle endurait à travers ses rêves le concernant. Où elle croyait se réveiller, le sentir à ses côtés. Et se rendre compte que cela ne serait plus jamais possible.
Un très long voyage venait de s'offrir au sayen. Certainement l'un des plus longs de sa vie. Il semblait avoir duré 800 ans et même plus puisqu'il vit ce qu'elle était au départ, une créature semblable aux humains sans l'être. Et c'était ce qu'elle était de nouveau aujourd'hui: entière. Toute cette expérience qu'il venait de ressentir jusqu'au plus profond de ses tripes et de son âme.. c'était certainement l'une des expériences les plus impressionnante dans une vie. Il venait de vivre l’entièreté de la vie de quelqu'un d'autre en étant acteur à sa place.

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Lorsqu'il revint dans le monde réel, Claire était dans ses bras. Les paumes des mains de la guerrière étaient déposé dans le dos du sayen. Le retour à la réalité après avoir vécu tout ça, toute cette vie, devait être très violente. L'avoir contre elle lui permettait d'une part de le maintenir si cela l'avait trop bousculé, et de l'autre.. partager l'étreinte la plus belle et la plus importante de toute sa vie.

L'univers pouvait maintenant s’effondrer. Et il pouvait maintenant partir s'il le désirait, puisqu'il savait...





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MessageSujet: Re: "How you remind me, my love.. " [PV. Motta]   Dim 4 Déc 2016 - 14:42
Lors de leur dernière rencontre sur Kanasa, Claire n'avait pas simplement trahi ceux pour qui elle se battait jusqu'alors, à savoir l'Alliance Ganshou et part extension les sayens qui étaient leurs alliés, mais aussi Motta. C'était surtout cela qu'il lui reprochait et c'était légitime. Comment pouvait-on du jour au lendemain oublier la trahison de l'être qu'on aime ? Après toutes ces années sans la voir il avait logiquement pensé que cette femme qu'il revoyait aujourd'hui face à lui n'était pas celle avec qui il pensait partager sa vie. Il avait cru que tout était faux depuis le début, que cet amour n'avait jamais existé. Comment le blâmer pour ça d'ailleurs ? Le désormais général avait toujours suivis ses principes, jamais sorti du chemin qu'il menait depuis toujours. Il avait toujours fait ce qui lui semblait juste. Pas pour une Justice, que la Claire de Kanasa avait évoqué pour justifier ses actes en mettant en avant que les sayens ne valaient pas mieux que leurs ennemis. Non, Motta avait toujours été juste, pour lui et pour son peuple. Fidèle à ses valeurs, ses principes. Ses choix, sa façon d'agir, étaient toujours dans l'intérêt de son peuple. Les seules choses qu'il avait fait autrement que pour les siens était en faveur de Claire, en lui donnant son cœur. Un cœur dont elle avait tout les droits et qu'elle avait rejeté ce jour là. Alors aujourd'hui, Motta avait toutes les raisons d'être méfiant...

Malgré cet épisode, cette brutale blessure qu'avait subit le cœur du guerrier, Motta n'avait pu mettre fin aux jours de celle qui lui avait donné une raison de vivre avant de la lui retirer. Pourquoi cela ? Parce qu'il y avait au-delà de toute chose ce sentiment qui perdurait en lui. Ce sentiment qui n'a pas changé avec le temps, qui avait continué à y croire et qui était peut-être celui sur lequel le sayen à l'armure verte pouvait le plus compter encore. Alors qu'il s'était forcé à réprimer ce sentiment depuis toutes ces années, il ne pouvait plus le contenir plus longtemps aujourd'hui. La femme qu'il aimait semblait être là, de retour sous ses yeux. Aussi belle et aussi sincère qu'au premier jour. Et, comme cette-fois là sur Kanasa, il lui était impossible de la tuer, ce sentiment qu'il avait contenu tout ce temps reprenait le dessus. S'il la tuait aujourd'hui c'était qu'il ne croyait plus en lui ni en elle, alors tout serait fini et il détruirait cet amour en l'éliminant. Mais en la tuant, comme il le lui avait dit, il mourrait aussi car elle était devenue une part de lui. Continuer à vivre sans elle serait terrible, il deviendrait un être sans âme, continuant sa route sans but. Ce n'était pas la chose à faire et il le savait au fond de lui. Sa place était aux côtés de celle qui lui avait donné une raison de vivre, c'était une évidence qu'il avait ressentit avant d'en prendre conscience et qui ressurgissait au milieu de son esprit embrumé par la tristesse, la colère et l'incompréhension. Mais c'était finalement comme bien souvent dans un combat : c'était le plus fort qui l'emportait.

Les mots du sayen étaient sincères, avec lui c'était toujours le cas. Il était comme ça, Motta. Il ne se cachait pas derrière de belles paroles et paraissait tel qu'il était réellement. Sans supercherie, sans artifice. Et ses paroles réussirent à toucher Claire qui depuis qu'elle avait vu le nouveau général sayen entrer dans sa petite maison était dans tout ses états. La jeune femme semblait dévastée, le guerrier lui resta assez impassible mais l'expression de son visage n'était plus aussi dur qu'avant. Sans doute qu'il ressentait beaucoup de compassion pour celle qu'il aimait et qu'il n'avait pas envie de plus l'accabler qu'elle ne l'était déjà. Il ne l'avait jamais vue ainsi, aussi fébrile et il avait conscience d'en être la cause. Ou du moins que leur situation en était la cause. La Claymore était sincère, il le voyait, mais elle demanda quand même si elle pouvait lui montrer quelque chose. Motta fronça les sourcils légèrement, pas méfiant mais plutôt interrogatif quant à ce qu'elle comptait faire. Puis son visage s'adoucit.

"Vas-y..."

Une réponse brève qui précéda le mouvement de Claire jusqu'au visage de l'homme qu'elle aimait, ce dernier fut entouré d'une atmosphère sombre un peu inquiétante au contact de la Claymore mais il ne s'affola pas. Non, alors qu'il aurait très bien pu croire à un sale coup de celle qui l'avait déjà trahi, il était serein et l'avait laissée faire. Et il eut raison. Motta découvrit une époque qui a existé bien avant sa naissance et compris qu'il était spectateur du passé de la guerrière en étant justement à sa place. C'était une drôle de façon de voir les choses mais ça pouvait être une expérience intéressante. Le guerrier apprit au fur et à mesure l'histoire de son âme sœur, celle qui était née pour aider les mortels à s'entendre et régler leurs conflits malgré leurs différences. Inévitablement, puisque le Destin de Claire était lié à l'âme de Térésa, Motta apprit l'existence de cette autre femme qui ressemblait comme deux gouttes d'eau à celle qu'il aimait. Poursuivant la découverte du passé de Claire, Motta compris que sa bien aimée avait vécue une vie très seule et souvent très triste. Sans doute était-ce le revers de la médaille pour tout ceux qui œuvraient pour le bien. L'ancien colonel comprenait aisément les sentiments de la Claymore en la découvrant de cette manière là, pouvant se rendre compte de qui il était vraiment. C'était un tas d'éléments en plus qui étaient venus compléter le récit déjà bien fournit que lui avait fait Claire tout à l'heure. Il se rendit compte que la femme au visage d'ange était quelqu'un d'important, comme le prouvait sa capacité à se relever de chaque drame qu'elle avait subit. Devoir tuer ses propres sœurs, voir la mort de Térésa qui avait tant d'importance à ses yeux, le combat qu'elle menait chaque jour face au démon qu'elle avait en elle. Claire avait mené une existence à la fois héroïque et tragique, remplit de cruelles histoires et malheureusement avec trop peu de bon souvenirs. En parlant de ça d'ailleurs, Motta se revit au tournoi, la première fois qu'ils se sont rencontrés sur Dösatz. C'était bizarre de revoir les choses ainsi, avec les yeux d'un autre et encore plus de la personne qu'il aimait. Mais il était heureux de ressentir ce qu'elle ressentait ce jour là, parce que lui aussi il avait sentit exactement ça. C'était merveilleux. C'était comme si, à ce moment là il avait ressentit leurs sentiments respectifs. C'était une joie indescriptible et il aurait bien voulu qu'elle ressente ce qu'il ressentait à cet instant... Mais c'était probablement le cas ! En effet, Claire pouvait voir dans l'esprit des gens, en plus de cet incroyable pouvoir de faire voir aux autres son passé. Alors, elle avait sans doute dû savoir ce qu'avait ressenti Motta à ce moment là. C'était un peu la fusion de deux êtres, d'une certaine manière.

Si jusqu'ici, cette histoire avec le démon qui la contrôlait, cet Alucard, était un peu floue pour lui, Motta comprenait désormais tout ce qui était arrivé à Claire. Il avait vécu en accélérer tout les moments clés de la vie de la femme qu'il aimait, il l'avait vue sous toutes ses formes, tout ses visages, toutes ses personnalités... Le démon l'avait modifiée selon ses désirs. Motta en était révolté. Il était complètement abattu de voir que Claire avait fait face à cela toute seule, que cela les avait éloignés l'un de l'autre aussi. C'était terrible. Le voyage de Motta à travers le temps, le passé de la belle, était long, éprouvant, il le ressentait comme elle avait pu le ressentir à chaque moment des 800 ans et plus d'années d'existence qu'elle avait vécu. Un long voyage, donc, semé d'embûche où la guerrière avait pu trouver le repos que rarement et, cela n'avait pas échappé au sayen mais c'était ceux qu'elle avait passé avec lui qui semblait lui avoir fait ressentir le plus de joie. C'était là le meilleur point qu'ils avaient en commun. L'un et l'autre se faisait du bien sur tout les plans, ils n'avaient connus ça qu'entre eux deux. C'était quelque chose de magique, de fort, qu'ils devaient chérir chaque jour.

Lorsque le guerrier à l'armure verte revint à la réalité, il fut un peu déboussolé, ce qui était normal pour quelqu'un qui avait voyagé plus de 800 ans en quelques instants. Ce n'était pas facile à digérer mais cela avait dû être encore pire pour celle qui avait vécu tout ça réellement. Motta remarqua que Claire l'avait enlacé pendant cet échange de souvenirs mais, plus curieux encore, il découvrit que ses bras furent eux aussi autour de la jolie blonde. Il avait dû faire cela instinctivement, sans s'en rendre compte. En remarquant cela il enlaça plus fortement Claire dans ses bras forts, réfugiant son visage dans le cou de la Claymore, à qui il déposa finalement un baiser. Il se redressa et porta son regard sur la guerrière.

"Tu as surmonté trop de choses toute seule... Dis-moi que désormais nous allons affronter ce qui se dressera sur notre chemin ensemble." Sans attendre une réponse de Claire il l'embrassa sur la bouche pendant quelques instants avant de se retirer et de poursuivre."Je ne veux plus te quitter, Claire." Alors que ses bras étaient autour de la taille de la Claymore, il la souleva d'un coup et la posa vivement sur la table de derrière. Il enchaîna avec un baiser, beaucoup plus long que le précédent puis il s'arrêta pour prendre la parole."Nous sommes désormais libres de rattraper le temps perdu. J'espère que tu n'avais rien d'autre de prévu aujourd'hui car j'aimerais passé le plus de temps possible avec toi... Dis-moi, que désires-tu ?"

Motta ne pouvait plus se contenir, l'amour qu'il portait pour Claire rejaillissait tout à coup, il était tout heureux de retrouver la personne qu'il aimait. Leur chemin s'était séparé il y a quelques temps de cela mais désormais ils étaient de nouveau réunis. Et puisque Claire était redevenue elle-même alors Motta n'espérait qu'une chose : qu'ils puissent rattraper le temps perdu.



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MessageSujet: Re: "How you remind me, my love.. " [PV. Motta]   Lun 12 Déc 2016 - 22:18
Imaginez un monde où l'on pourrait montrer ce que l'on a vécu à quelqu'un d'autre. Ce serait un monde où chacun pourrait comprendre l'autre réellement, ressentir les choses de la manière dont cette autre être a pu les ressentir, les voir, les comprendre, et surtout on pourrait vraiment juger d'autres personnes puisqu'on aurait vraiment pu vivre à leur place tous les éléments de leur vie. Tout serait bien plus simple pour que les autres puissent nous croire, ou éveiller leurs sens en percevant tout ce que nous avons personnellement vécu, tellement de portes s'ouvriraient sur le chemin de la confiance, effaçant les inquiétudes de trahison diverses, ou de doutes. C'était un don si pratique que de pouvoir partager tout ça... toute l'essence même de notre vie, permettre à l'autre de vivre, de voir, de sentir à notre place nos réactions et nos émotions face à tous nos souvenirs important durant notre vie. Cela serait tellement plus simple de pouvoir avoir accès à un tel pouvoir en réalité, et pour bien des situations/personnes. Claire possédait là un fabuleux don, et l'avait partagé avec la seule personne à qui elle était capable de s’ouvrir totalement. Elle n'avait plus aucun secret pour lui, et tout ce qu'elle désirait aujourd'hui, c'était de totalement lui appartenir. Motta était le centre même de sa vie, de son coeur, de ses pensées, et même malgré tout ce temps où ils avaient été sans se côtoyer, rien n'avait changé. Tout était comme au premier jour, toute cette attraction envers lui, le rose qui lui montait aux joues lorsqu'elle le regardait, le fait qu'elle ne puisse s'empêcher d'avoir les yeux qui brille en découvrant le moindre trait de visage du colonel... son odeur, ses yeux, ses expressions, sa carrure, ses moindres gestes, tout la séduisait tellement, inlassablement, chaque fois qu'elle le revoyait, c'était l’apothéose de ses sentiments, l'apogée de tout cet amour qu'elle éprouvait à son égard, le paradis sur Terre. Il était là, ce paradis, juste en face d'elle, actuellement dans les bras l'un de l'autre. Motta était sans aucun doute l'amour de la vie de cette très vieille femme, qui avait certes vécu une vie très seule et très longue, et qui également, était loin d'être la seule à avoir vécus autant d’événements tragique ou une vie si seule, mais il était certain que malgré toutes ces années d’errance, cette dernière avait trouvé le seul réel but important de son existence en faisant la rencontre du sayen. Jamais personne n'avait pu prendre sa place, qu'importe les relations qu'elle avait ou aurait pu avoir, il n'y avait que lui depuis le jour où leurs regards s'étaient croisé, et ce, même malgré les années qui les avaient séparé pendant une longue période. Aujourd'hui encore elle l'aimait tellement... d'un amour absolument incontrôlable, quelque chose d'absolue et de merveilleux, ce sentiment qui vous envahit quand vous savez qu'il n'y aura jamais rien de plus beau que la personne que vous sentez contre vous. C'était ce sentiment qui envahissait le corps entier de Claire alors qu'elle était blottit contre le seul, l'unique...

Les larmes lui montèrent aux yeux alors qu'elle sentit l'étreinte du colonel se renforcer autours d'elle. Ici, à l'intérieur des bras de l'homme de sa vie, elle se sentait revivre. Après cette longue période dans la noirceur la plus totale, la dépression, les mœurs de la mort, son coeur se remis à battre de cette façon si irrégulière, et pourtant si agréable. L'amour. Elle sentait l'amour que Motta lui portait se mêler au sien à cet instant, et son coeur s'emballa inévitablement, alors que la claymore se retenait de verser plus de larmes qu'elle n'en avait déjà donné. Sentir les lèvres de Motta dans sa nuque lui donna un frisson qui parcouru son corps entier, tremblotante, dans sa seule position de fragilité entre les mains de la seule personne qui pouvait aussi bien la détruire que faire son unique bonheur. Lorsqu'il se redressa et porta son regard sur la jeune femme, cette dernière ressentit tout le poids de ce regard... le regard de Motta, toujours si ardent à ses yeux, envoûtant, l'écraser, prendre possession d'elle comme une bénédiction plutôt qu'un maléfice. Lorsque ses premières paroles résonnèrent dans l'esprit de Claire, comme un mécanisme programmé, les larmes qu'elle retenait jusqu'ici se mirent à couler le long de ses joues. Pourtant elle souriait. L'homme de sa vie l'embrassa, et un sentiment de bonheur absolu s'empara de celle-ci. Pouvoir avoir la chance de sentir de nouveau le goût de ses lèvres, la sensation si enivrante que cela procurait... était un rêve inespéré. Elle non plus, elle ne voulait plus le quitter. Elle ne voulait jamais plus qu'ils soient si longtemps loin l'un de l'autre pour de tels événements incontrôlés. Tout ce que Claire désirait était de pouvoir enfin être aux côtés de son ange gardien personnel, lui qui était tout à ses yeux..

Alors qu'il la souleva pour la déposer sur la table d'à côté, leurs lèvres se touchèrent de nouveau et leurs langues se mêlèrent, s'adonnant à un baiser des plus expressif et émotionnel qui soit. Claire laissa ses larmes dévaler ses joues, ne se souciant que du bonheur qui envahissait tout son être, le faisant trembler sous ce merveilleux ressentit. Ses mains étaient posées sur les joues de l'être aimé, caressant ces dernières avec beaucoup de douceur. Le sayen retira ses lèvres de celles de son aimée afin de lui glisser quelques mots, de nouveau. Cette dernière ne voyait plus que lui, ici. Dans cette pièce, comme dans le monde, l'univers entier. Elle avait l'impression d'être complètement hypnotisé par l'être tout entier de l'homme qu'elle aimait, comme si plus rien ne pouvait avoir de place dans son esprit, dans son coeur, que lui. Ses yeux brillaient de milles feux, alors qu'elle le regardait dans les yeux. Ses nouvelles paroles tira un sourire naturellement affectueux, doux, à la claymore. Cette dernière ne répondit pas tout de suite. Cette dernière se redressa quelque peu, et s'approcha du bord de la table pour être plus proche de Motta. Ses doigts fins et agiles défirent sans mal les liens qui serraient l'armure du colonel contre son torse. Ses mains s'étaient glissé sous le plastron du colonel. Le premier contact entre ses doigts et la peau brûlante de l'homme qu'elle aimait tant lui fit ressentir de nouveaux frissons, exprimant tout l'effet qu'il lui faisait, toute l'emprise qu'il avait sur elle. Cette dernière glissait ses mains le long du torse de son conjoint, le baignant de caresses sensuelles et douces, alors qu'elle l'obligea à se pencher assez vers elle pour qu'ils puissent échanger un langoureux baiser.

- Tout ce que j'ai toujours voulu est devant moi... Tu es la seule chose qui m'importe dans ce monde, Motta... tu es l'amour de ma vie... quoi qu'il puisse advenir, à présent, sache que je ne cesserai jamais de t'aimer.. même si le temps devait nous séparer de nouveau.. ce que je ressens à ton égard ne pourra jamais disparaître. Tu es toute ma vie.... Je t'aime tellement, Motta... Je t'aime...

Sa voix était comme un doux chuchotement, une brise douce exprimant l'intensité avec laquelle elle ressentait les choses lorsqu'elle était auprès de lui. Cette dernière passa l'une de ses mains derrière la nuque de son aimé et le tira doucement contre elle-même. Motta était maintenant allongé contre Claire, sur cette fameuse table sur laquelle il l'avait précédemment posé. La jeune femme débarrassa le colonel de son plastron pendant qu'ils s'échangeaient des baisers enflammés, se montrant l'un à l'autre à quel point ils brûlaient respectivement d'envie, d'amour, pour l'autre. Ses mains caressaient sans relâche le corps de son conjoint.. cela lui transmettait tellement d'émotions... rien que le fait de pouvoir le toucher, caresser son corps... les larmes avaient cessé de s'écouler de ses yeux, et pourtant, tout cela était si beau qu'il était difficile de se contenir. Ses mains parcouraient maintenant le dos du colonel, elle sentait ses muscles se contracter parfois sous le doux passage de ses doigts... et cela lui faisait un tel effet... comment était-ce seulement possible d'aimer à ce point ? Motta....





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MessageSujet: Re: "How you remind me, my love.. " [PV. Motta]   Ven 23 Déc 2016 - 17:17
Sans s'attendre à ce qu'il le découvre, Motta eut connaissance du monde de Claire, son passé, ses joies, ses peines... Sa longue vie qui avait souvent eut l'air d'un fardeau. En voyant toute cette tristesse Motta se disait qu'il aurait aimer être là à ses côtés, pour l'aider, pour la faire se sentir mieux. Parce que c'était le cas, il l'avait senti en revivant tout ça, l'aimer lui avait été bénéfique. Pour faire parti de ces souvenirs aussi. Après tout, avec sa trentaine tout juste passée, l'ancien colonel n'était qu'une minuscule partie d'une vie comme celle de la Claymore. Elle avait beaucoup plus de souvenirs que lui et il n'en était que quelques images parmi une foules d'autres qui se tenaient dans son esprit. Malgré la petitesse de ce que cela représentait par rapport à la mémoire de la jolie blonde, elle l'aimait quand même. Comme quoi l'amour ne se juge pas forcément sur le temps qu'on a passé ensemble. C'est une question de ressentit. Parfois il arrivait que quelqu'un aime une personne très fort pendant un court laps de temps mais dans le cas de Claire c'était différent. Elle ne semblait pas avoir autant aimer autre chose aussi longtemps que l'homme qu'elle avait retrouvé sur Terre il y a quelques années. C'était quelque chose que le sayen à l'armure verte pouvait aussi ressentir mais ayant vécu bien moins longtemps qu'elle il ne pouvait avoir beaucoup d'éléments de comparaison. Et pourtant, il savait qu'au fond de lui ce sentiment était bien plus fort que tout les autres, qu'il ne ressentirait sans doute jamais ce qu'il ressentait aujourd'hui pour cette femme. Il n'avait pas besoin de temps pour le savoir, tout simplement parce que ce genre d'amour ne se définit pas par le temps. C'est quelque chose d'unique, d'indéfinissable et quand il frappe quelqu'un, cette personne en est marquée à vie.

Ce que ressentait Motta pour Claire était tellement énorme que lui, le taiseux, le sérieux, l'impassible guerrier au calme légendaire avait du mal à se contenir. Il n'y avait qu'elle pour lui faire ressentir de telles choses. Cela faisait tellement longtemps qu'ils ne s'étaient pas vus et là il la retrouvait comme il l'avait vue au premier jour. Aussi belle et incroyable qu'à l'époque. Les choses n'avaient pas été faciles à vivre pour lui après ce qui s'était passé sur Kanasa, il avait dû se contenir en se convainquant qu'il faisait fausse route mais ses sentiments avaient survécus à tout ça car ils étaient vrais. Il avait simplement besoin d'une raison d'y croire encore, d'écouter son cœur. Oui, même un guerrier sayen, cette race aussi agressive et impitoyable pouvait comporter des hommes qui ressentent ce genre de chose. Et quoi de mieux que de voir Claire en personne pour se rendre compte de l'amour qu'ils partageaient ? Il avait besoin de ça, qu'elle lui prouve qu'il n'avait pas fait une erreur en laissant son cœur tombé petit à petit entre les mains de la guerrière. En lui montrant ses souvenirs et en les lui faisant ressentir elle lui avait donné la meilleure des réponses.

Emporté par son élan, le guerrier à l'armure verte avait soulevé Claire et l'avait mise sur la table, sans pouvoir s'empêcher d'y ajouter quelques baisers. Notons tout de même que la Claymore avait bien fait de débarrasser la table, sinon il y aurait eut un peu de vaisselle cassé. Il était tellement éprit d'elle que même après toutes ces années, même en essayant le plus possible il n'avait pu passer à autre chose, tenter d'autres aventures. Il était comme ça, Motta. Exclusif, guidé par un amour qui faisait abstraction de toute autre tentation. Depuis qu'il l'avait vue, dans son esprit c'était elle et uniquement elle. C'était un peu la définition du vrai amour, celui qu'on ne partage qu'avec une seule personne. Il semblait évident qu'elle ressente la même chose, elle aussi elle n'avait sûrement pas pu se résigner à fréquenter quelqu'un d'autre. La guerrière, qui paraissait si forte et si froide en pleurait même, des larmes que Motta était venu essuyer en caressant la joue de la jolie blonde.

"Ne pleure plus. Je suis là pour que tu gardes ton sourire... Et sécher tes larmes quand tu ne pourras plus les contenir."

Alors qu'ils s'échangeaient des baisers, Claire en profitait pour desserrer l'armure du général pour la lui enlever, il sentit les mains de la belle parcourir son corps tandis qu'il faisait de même, lui aussi avait commencé à retirer les habits de Claire. Son armure aussi, ses épaulettes plus précisément, puis son haut fut rapidement ôté, elle se retrouva alors à moitié habillée, avec qu'un sous-vêtement pour recouvrir sa poitrine. Elle l'obligea ensuite à se retrouver au dessus d'elle, ce qu'il fit avec plaisir, il avait cette envie d'être au dessus, d'avoir une vue d'ensemble de l'ange qui était tout pour lui, magnifique en tout points. Ils échangèrent de nouveau un langoureux baiser, signe d'une passion débordante. Il avait ensuite retiré lui-même son haut, en écoutant les belles paroles qu'elle lui susurrait à l'oreille avec sa voix mélodieuse et pour lui répondre, il la couvrit de baisers un peu partout sur son corps désormais dénudé. Puis, continuant sur sa lancée, il enleva petit à petit le bas de la jolie blonde mais avec une envie certaine qui se lisait dans ses yeux, un peu comme lorsqu'on déballait un joli cadeau du papier qui l'entourait. Mais là il s'agissait sûrement pour lui du plus beau cadeau qu'on pouvait lui offrir : sa bien aimée complètement dévouée à sa personne. C'était tout ce dont il désirait, une femme qui lui serait fidèle quoi qu'il arrive, sur qui il pouvait compter et avec qui il pouvait envisager le futur. L'avenir n'avait de valeur pour lui uniquement si Claire en faisait parti, à ses côtés.

"J'ai tant attendu de te voir... Je craignais aussi tellement que tu ne sois plus celle que j'ai aimé. Mais tu es bien là et tu représente tout ce dont j'ai besoin, tout ce que je veux."

En finissant de parler, il avait mit la belle dans son plus simple appareil. Les habits de la Claymore avaient été jetés un peu partout dans toute la pièce, avec une douceur mêlée à une fougue certainement dû à l'impatience de vouloir aller plus loin. Il n'avait rien laissé à la guerrière, même pas un petit soutien-gorge, ni une petite culotte. Elle était là, dessous lui, vulnérable au petit coup de froid. Mais cela ne risquait pas d'arriver, même si les températures avaient baissés à l'extérieur de la maison, dedans il faisait meilleur, et surtout, avec le corps ardent de son conjoint, elle ne risquait pas de sentir la fraîcheur de l'hiver. Il était désormais temps d'avancer un peu dans les événements, Motta avait à son tour enlevé le bas, et ils se retrouvaient donc tout les deux nus, l'un au dessus de l'autre sur la table, qui heureusement était dégagée de tout objet indésirable. Comme si la place était réservée pour qu'ils ne fassent plus qu'un ici et maintenant. Motta avait continué à caresser le corps de la blonde, passant ses mains et ses doigts là où elle apprécierait avant d'entrer dans le vif du sujet. Son envie pouvait désormais être comblée, elle le serait forcément avec une créature aussi magnifique que Claire. Malgré son empressement, le guerrier agissait de manière douce mais sûre, à une cadence parfaite pour lui faire ressentir le plus de plaisir possible. Le sayen s'arrêta quelques instants pour l'embrasser encore une fois, puis il descendit en lui baisant le cou. Ses mains, elles, continuaient de redécouvrir le corps de la Claymore, passant sur ses formes, en glissant partout où il pouvait lui faire des caresses. Soudain, il lui attrapa les poignets pour les plaqués contre la table, et reprit alors le mouvement, pour une nouvelle partie pleine de plaisir.



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MessageSujet: Re: "How you remind me, my love.. " [PV. Motta]   Lun 26 Déc 2016 - 20:08
( Ecchi sous spoiler, merci de ne pas lire si vous êtes incommodés par la lecture érotique. )

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MessageSujet: Re: "How you remind me, my love.. " [PV. Motta]   Mer 4 Jan 2017 - 21:42
Peut-être que le sayen avait été touché par le passé de Claire ? Non, ça c'était une évidence. En prenant connaissance de tout ça, il avait apprit beaucoup de choses sur celle qu'il aimait. Il était heureux d'avoir pu voir à travers ses yeux, c'était une chance incroyable qui lui avait fait comprendre qui était la Claymore réellement, alors qu'il doutait depuis des années. En vérité, au plus profond de lui, il en avait la certitude. Il savait que celle qu'il avait rencontré au tournoi de Dösatz n'était pas juste une aventure. Elle avait juste eu besoin de lui rappeler qui elle était et pourquoi il l'avait aimé dès le premier regard, sans forcément se rendre compte qu'il s'agissait de ce sentiment unique. En lui montrant son passé Claire avait réussit à déterrer le plus beau des trésor, celui que l'on peut partager à deux tout au long d'une vie. Celui qui nous frappe sans crier gare. Ce phénomène si rare et unique, qui survit au temps, à la douleur, aux envies, à la peine, à l'abandon... était désormais entre leurs mains. C'était peut-être la plus belle chose qui soit : prendre conscience de son bonheur. Pour Motta, et comme pour Claire sans doute, c'était comme un nouveau départ. Tout deux avaient vécus des choses assez dure séparément et il se retrouvaient là, face à face, avec ce qu'ils ressentaient de plus fort pour une autre personne. Un amour réciproque, sans égal. Peut-être que c'était pour eux le moment de vivre quelque chose de magnifique, rien que tout les deux, en mettant de côté tout le reste, en ne pensant qu'à eux deux sans se soucier du reste. Le Destin, ou peut-être une force au dessus de tout avait décidé de les réunir ce jour là, de les faire se réconcilier, de leur donner une deuxième chance. C'était probablement le moment pour Claire et Motta de se concentrer sur la personne qui comptait le plus pour eux.

L'ardeur de Motta s'était réveillé, et comment pouvait-il en être autrement, d'ailleurs ? Il était là, seul avec la femme qu'il aimait, certain de savoir qui elle était vraiment. Elle était toujours aussi belle et il ne pouvait plus contenir cette envie animale qu'il avait de mêler leurs deux corps. Claire lui avait tellement manqué... Il avait contenu son envie depuis tout ce temps et n'en pouvait plus. Il se disait qu'il avait perdu trop de temps ces dernières années à essayer de l'oublier, aujourd'hui elle était là devant lui et il ne pouvait se permettre de laisser passer cette chance. Il ne fallait jamais remettre au lendemain ce dont on avait envie plus que tout au monde, surtout pas quelque chose d'aussi important et il le savait. Motta voulait partager des moments avec elle, fini de se poser des questions, il avait de toute façon la vérité en face de lui. Et cette vérité était la plus belle qui soit.

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MessageSujet: Re: "How you remind me, my love.. " [PV. Motta]   Mer 11 Jan 2017 - 15:31
( Ecchi sous spoiler, merci de ne pas lire si vous êtes incommodés par la lecture érotique. )

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Motta
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MessageSujet: Re: "How you remind me, my love.. " [PV. Motta]   Mar 17 Jan 2017 - 22:14
La vie d'un guerrier sayen se résumait bien souvent par des combats et des entraînements, allant des plus monotones aux plus divers. Mais on oubliait de mettre en avant un point qui existait aussi chez eux, autant que chez les humains, même si ces fiers guerriers gardaient bien souvent ça au plus profond d'eux. Je parle bien sûr d'amour. Comme les terriens et de nombreuses autres races qui peuplent l'univers, ils sont capable d'aimer, d'apprécier une personne, leur famille, leur proche... Tout ça semblait évident, mais pas forcément lorsqu'on parle d'un sayen. Pour mémoire, Raditz avait bien menacé son frère Kakarotto de tuer son fils s'il ne se rejoignait pas aux sayens, à l'époque. Et pourtant les sayens ont bien un cœur. Il y a bien entendu des exceptions comme partout mais le fait qu'un personnage comme Vegeta ait pu tomber amoureux d'une terrienne comme Bulma prouvait bien des choses. Motta était un peu pareil, sauf qu'il était moins farouche que le prince des sayens. Le général avait un cœur et comme bien souvent il s'en servait pour agir. Bien sûr il était lui aussi capable de cruautés mais il avait des principes. Ceux qui rentraient dans son entourage, qui comptaient parmi ses proches avaient une importance toute particulière à ses yeux. Il était capable de se battre, de mourir pour eux, comme pour son peuple.

Que dire de Claire ? Parmi toutes les personnes que le guerrier de l'espace avait apprécié durant sa vie, elle se retrouvait tout en haut de la pyramide, comme une reine. La reine de son cœur. C'était peut-être un peu cliché de dire ça mais c'était le cas, Motta avait énormément de considération pour la Claymore, plus qu'il n'en n'avait pour n'importe qui d'ailleurs. Bien sûr en lisant cette phrase vous allez penser à Toma, son mentor, son ami, mais ça n'avait rien à voir évidemment, Motta éprouvait énormément d'admiration pour son ancien supérieur hiérarchique mais c'était un sentiment qui n'avait évidemment rien à voir. Ce n'était même pas comparable. Mais c'était bien normal de voir Claire de cette manière lorsqu'il ressentait ce qu'il ressentait pour elle. C'était un amour qui avait survécu au temps, au doute, à tout. Un amour qui s'était révélé aussi fort que les deux guerriers. Claire et Motta étaient aujourd'hui deux des combattants les plus redoutable de l'univers, en soit ils formaient un couple quasiment indestructible et leur relation renforçait encore cela. Ce n'était pas pour rien que l'ancien colonel avait choisit Claire, par nature les sayens avaient l'habitude de choisir pour compagne des femmes fortes et on pouvait dire que la jolie blonde correspondait à cette description. Elle représentait tout ce dont il avait rêvé, elle était tout ce qu'il désirait et maintenant qu'ils avaient enfin pu se retrouver elle pouvait être à lui, être ce qu'il avait de plus précieux. En fait elle n'avait jamais cessé de l'être, dans son esprit, elle avait toujours été son petit trésor, ce qui lui donnait envie de poursuivre cette vie. Ce n'était pas exagérer de dire qu'elle était la raison principale pour laquelle il continuait de vivre.

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Fiche de Motta
Général des armées sayennes.

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- Gorille Géant
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MessageSujet: Re: "How you remind me, my love.. " [PV. Motta]   Jeu 19 Jan 2017 - 15:38
Ce rêve n’était plus insensé. Il n’était plus cette parcelle d’un être détruit qui rêvasse en s’imaginant des choses qu’il ne pense jamais pouvoir faire, qu’il ne pense jamais avoir la chance de vivre un jour. Le rêve n’était plus rêve, à présent. C’était le but de l’existence pour les esprits qui aiment de façon non-raisonnable, un rêve à réaliser au court d’une existence pour les ignorants. Aimer quelqu’un sans détours et vouloir lui offrir l’entièreté de son être ne pouvait pas juste « être ». Cela se devait d’être plus que juste « ça ». Il n’y a pas de mot pour décrire correctement la dimension de choses que cela inclut, mais ce n’est pas juste un « voilà, je l’aime, je me marie avec lui ». Du moins, pas pour la claymore. Tout cela dépasse le rationnel, l’Amour véritable n’est pas juste une expression, un mot que l’on peut poser là en le comprenant parfaitement, non. C’est une réalité bien plus complexe et qui s’élève au-delà des mortels, et même des êtres les plus divins ou les plus puissants. Ceux qui ne peuvent pas comprendre ces phrases sont ceux qui ne savent pas ce que fait la maladie d’amour. Il n’y a pas de secret ni de définition parfaite de ce phénomène insensé, il n’y a que ressentis et envie de faire ressentir. Il n’y a là que dévotion et envie de vivre pour le bonheur de l’autre. Il n’est pas question d’aimer raisonnablement, cela n’existe pas en amour Il est question d’aimer au point de dédier sa propre existence à combler celle d’une autre âme. Il était là, l’ancien rêve, maintenant c’était une réalité inéluctable, prédite, une réalité qui allait faire en sorte que jamais, jamais plus, leurs esprits, leurs âmes, et leurs êtres ne puissent être séparé, et ce, même si l’un deux meurt. Ils allaient être liés à jamais devant la Terre, la nature aussi, la galaxie, ou plutôt les. Les dieux potentiellement existant, les esprits dans le sens de fantôme s’ils sont là, eux aussi. Personne ne pourrait ignorer le fait que Motta et Claire s’aiment de façon absolue et ce, jusqu’à l’infini.

Nul besoin de décrire encore avec quelle intensité le moindre coup de bassin du sayen la rendait toujours plus dingue de lui. Nul besoin d’essayer de vous faire comprendre que chaque mouvement qu’il faisait la séduisait, encore et toujours, même les plus simples. Nul besoin que vous compreniez cela, un jour j’espère, vous comprendrez toute la grandeur, toutes les proportions engendrées par cette maladie incurable d’Amour. La puissance avec laquelle ce sentiment émerveillait et nourrissait l’être qu’était Claire n’était même pas mesurable. Elle était à lui et bientôt rien ni personne ne pourrait l’ignorer. Le fait qu’il accepte sa demande signifiait qu’il prenait conscience qu’elle tel ses désirs : sienne, pour toujours. Sur le coup, il l’avait embrassé. C’était maintenant à son tour de se lover dans les bras de celui qui était le maître incontesté de son cœur, et bien plus encore. Leurs baisers fougueux démontraient toute l’envie qui sommeillait en chacun d’eux de vouloir ne faire qu’un avec l’autre, et ce même dans le mariage. Bien sûr, ils n’étaient ni l’un ni l’autre du genre à aimer les grandes fêtes en public. Non, il n’était pas nécessaire de jouer la carte du paraître et d’inviter des gens sans intérêt à un événement qui ne concernait qu’eux, et ce sentiment qui les liait, qu’aucun ne pouvait comprendre sans être à leurs places. Claire avait déjà repassé et imaginé une centaine de fois, et même bien plus, dans sa tête les moindres détails. Disons que c’était une femme simple mais qui aimait tout de même donner de sa personne pour être parfaite aux yeux de Motta, en soit, c’était la seule chose qui avait une réelle importance pour celle-ci. Ainsi, cette dernière avait non seulement déjà forgé leurs anneaux d’avance, mais elle qui habitait dans cette forêt, la connaissait maintenant comme sa propre poche. Claire avait longtemps traîné ici, errer tel l’ombre d’elle-même, à la recherche d’un sanctuaire : et il en y en avait un. Ce sanctuaire n’était pas à la portée de tous, tout simplement car il était dans les plus profonds tréfonds de la forêt elle-même, dans un coin qui la reliait presque aux montagnes rocheuses. C’était inexploré maintenant, ce genre de simple forêt, parce que les gens ont tout grâce à la technologie. Ils ne prennent plus le temps d’aller découvrir d’eux-mêmes les richesses et les beautés liés à des endroits inédits. Rien que la maison de la claymore n’était pas facile à dénichée, alors ce sanctuaire d’harmonie et de beauté, il était d’autant plus caché aux yeux du monde, aux yeux des humains et leur manie à tout dégrader.

- Je suis tellement vicieuse comme femme, une fois encore, que j’avais déjà pensé à un lieu pour nous unir… Ou alors je suis juste tellement solitaire que je n’ai rien à faire de mieux que d’explorer cette forêt… Dit-elle, ironiquement, alors que ses yeux brillaient d’une intense lueur de désir d’amour. Je t’ai réservé une petite surprise… tu sais, j’ai tant espéré qu’un jour nous nous retrouvions, j’ai tant espéré secrètement que nous puissions en arriver jusqu’ici… et j’ai nourris cet espoir en m’attelant à faire de ce jour, s’il arrivait, un moment inoubliable à travers nos âmes et ce, même à travers les âges.

Cette dernière se releva paisiblement et en douceur. Ils étaient fatigués de par leurs ébats mouvementés et brutaux sur la fin, mais c’était de la bonne fatigue. Et ce qu’ils allaient découvrir ensemble, main dans la main bientôt, n’était qu’une extension de cette histoire d’amour éternelle. Pour l’heure, la claymore attira doucement son conjoint dans sa salle de bain. L’eau chaude coulait à présent sur leurs deux corps nus, et pourtant ils ne cessaient de se jeter des regards plein d’émotions, ou des caresses pleines de tendresse. L’amour qui émanait de chacun d’eux était un fait accompli, il n’y avait plus besoin de prouver quoi que ce soit. Claire lavait son grand et majestueux général et ne pouvait s’empêcher d’avoir un sourire aux lèvres face à toute la magnificence qu’il dégageait constamment. Il la rendait si folle d’amour et de passion à son égard que s’en était de la folie pure et… incroyablement agréable. Ils passèrent un moment à s’enlacer et se doucher ensemble sous des baignades de caresses et de petites intentions, des baisers volés, des moments heureux… Claire voyait enfin la terminologie de sa longue existence morne et sans réelle intérêt à par endurer des choses. La terminologie de son histoire était la bénédiction qu’on lui avait offerte pour toutes ces décennies à servir la justice et la paix. Elle avait enfin accès à son paradis personnel, qui n’était nul autre que Motta.

Il n’y avait pas besoin d’artifices entre eux. Seul leurs regards échangés et leurs actions l’un envers l’autre parlait si distinctement que l’apparat était superflu. Ils s’étaient habillés après s’être aimé par la chaire pendant de longs moments, et maintenant Claire reprit son épée pour l’accrocher dans son dos. Cette dernière emmena le sac. Oui, « le », parce que c’était celui-là même qui contenait « les petits bouts métalliques » qui allait sceller leur union. Cette dernière offrit à boire et à manger à son futur mari avant d’entreprendre une quelconque marche. Elle prenait toujours plaisir à lui préparer de bons petits plats, surtout sachant qu’en principe les sayens mangent pour un régiment à eux tout seul. Cette dernière s’était donc assuré de prendre soin de son compagnon en lui préparant ce qu’il désirait afin qu’il soit satisfait de toute part, et de ses talents de cuisinière également. Lorsqu’il fut entièrement à son aise de ce côté-ci, et qu’il était de bonne augure pour quitter les lieux, sa compagne lui attrapa doucement la main pour la prendre dans la sienne. Ensemble, maintenant, et depuis plus de huit ans déjà. Bientôt à jamais. Ils entamaient le chemin ensemble tout en marchant l’un à côté de l’autre dans le silence. Mais le sourire non dissimulé de Claire décrivait toute son excitation et toute l’importance qu’avait cet événement au sein de son esprit. Cette dernière respirait l’air comme s’il était nouveau, comme s’il annonçait enfin le valhalla tant espéré, un paradis sur Terre naissait de leur union, et ce jusqu’à sa mort. Leurs morts, et au-delà. Leurs esprits, leurs âmes, allaient être pour toujours l’union la plus respectable et amoureuse possible. Rien qu’à cette idée, son cœur se serrait d’un certain stress inavoué, mais surtout d’un bonheur inestimable.

Ils se retrouvèrent devant ce spectacle, enneigé, digne des Fjords de Norvège. Les lumières des villages étaient percevables d’ici, tout comme les chaînes rocheuses de la Terre. Le ciel, jonchés des plus belles étoiles, n’était pas sans rappeler celles qui chatoyaient dans les prunelles de la claymore. Les couleurs qui décorait cette vue étaient des plus apaisantes, des plus sobres et des plus nobles, tout comme l’onde boréale apercevable d’ici, qui offrait sa présence dans le ciel, au-dessus des villages.

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D’ici, on pouvait apercevoir toute la beauté d’un monde où la nature n’a pas été entaché par le passage des hommes. Quelque chose de pure et de continuel que l’on ne peut briser : tel leur amour. C’est ainsi qu’elle se tourna face à lui, les yeux mouillés, la gorge encore nouée, parce que tout ça allait vraiment se réaliser, ici et maintenant. Cette dernière fit glissé les alliances contenues dans le sac dans la paume d’une des mains de Motta. Elle s’empara délicatement de l’anneau qui lui était à son époux, et lui laissa le soin de garder l’autre. Cette dernière souriait d’une manière si touchée qu’on ne pouvait que lire dans ses yeux, à travers l’expression de son visage aussi, l’ampleur de ce que ce geste, cette symbolique, cette union avait comme valeur dans son cœur. Les vœux de mariage de sa femme étaient ceux-ci :

“  May the road rise to meet you
May the wind be always at your back,
May the sun shine warm upon your face, the rains fall soft upon the fields.
May the light of friendship guide our paths together.
May the laughter of children grace the halls of our home.
May the joy of living for one another trip a smile from your lips, a twinkle from your eye.
And, today, may the spirit of love find a dwelling place in our hearts.


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Ils échangèrent leurs anneaux dans un moment d’émotion intense, sous les yeux du monde vivant autours d’eux et de la beauté du spectacle qui rôdait aux alentours. Il n’y avait plus rien d’autre qui ne pouvait compter que ce moment impossible à effacer. Ils s’embrasèrent et échangèrent ensemble le baiser qui unissait leurs passés, leurs présents, mais aussi leurs avenirs. Un baiser qui liait à jamais leurs existences et leurs vies. Motta et Claire étaient maintenant mari et femme, sans que plus rien ne puisse jamais briser cette relation merveilleuse et infinie qui s’était formé entre eux. La claymore regarda l’horizon de toute beauté en tenant la main de son mari, une dernière fois. Parce que cette dernière avait prévu leur nuit de noce dans un sanctuaire à même dans le dit sanctuaire. Entre autre, Claire avait construit de toutes pièces un endroit où ils pourraient aller, un endroit aussi spécial que leurs sentiments l’un envers l’autre.

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Cela avait l’apparence d’une grotte, et, quand ils entrèrent à l’intérieur, s’en était bien une. Sauf qu’un genre d’igloo était construit à l’intérieur de celle-ci : les pans de murs de la grotte avaient été peint, décoré. Des installations électriques avaient été développés avec le plus grand soin pour rendre cette grotte habitable et l’intérieur assez chaud pour y vivre même dans le plus simple appareil. Il y avait un lit, des vivres, un sol digne d’une maison. Tout cela était le fruit d’un travail en collaboration avec des experts dans ce genre d’agencement. Claire n’avait pas passé plus d’un an à travailler à Satan-City pour rester seule. Cela servait toujours de se faire un peu connaître et de développer des relations, et cela lui avait servi pour mettre au point ce bout de rêve. L’eau de la grotte était telle un jacuzzi, elle était alimentée par des genres de batteries adaptées à l’eau qui chauffait cette dernière. Via toutes les avancées technologiques disponible dans ce monde, on pouvait faire des merveilles. Alors à la fois c’était criant de technologies, et à la fois, criant de simplicité et de beauté. Tout était sculpté dans de la glace qui ne fondait pas grâce à cette même technologie. Il y avait même une cheminée, et une pièce avec un lit douillet en fausse peaux de bêtes. C’était un décor hivernal resplendissant qui se présentait à eux à même cette grotte qui ne payait pas de mine à la base : comme quoi, il ne fallait jamais, grand dieu jamais, juger sur des apparences.

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Une fois qu’il avait pu découvrir l’endroit à ses côtés, cette dernière se tourna avec grande douceur vers lui. Elle déposa la paume de ses mains sur le visage de Motta pour qu’il la regarde et, alors qu’une larme clandestine dévala l’une de ses joues, elle lui adressa avec cette lueur éternelle dans les yeux, les seuls mots dont ils avaient tous les deux réellement besoin :

- Je t’aime, Motta..

Il était le seul et resterait le seul Roi de son être sur la mesure de l’infinie..





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