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 Le loup à six yeux

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Moka
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Moojuu
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MessageSujet: Le loup à six yeux   Dim 4 Fév 2018 - 22:54





Les gouttes de pluies s’écrasaient sur son museau avec une violence porté par le vent déchainé. Autour de lui, les feuilles bruissaient en immenses tourbillons verts émeraude, les troncs résistaient de toute leur force pour maintenir leur attache au sol. Si Moka n’était pas emporté par la tempête, si il avait jusque là réussi à rester accroché au sol alors que ciel et terre s’embrassaient, s’était par la simple action de sa magie poussé au maximum. Il devrait trouver un abris, il devrais foncer vers un refuge pour se protéger des éléments déchainées. Mais ses mouvements, lents et maitrisés, ne semblaient pas inquiété par la scène shakespearienne qui se jouait autour de lui. D’une de ses mains, il toucha son visage, à elle qu’il tenait tant bien que mal pour que le haut de son corps ne soit pas trempé par le sol boueux. Son épée était planté loin de lui, sa cape n’était plus sur ses épaules. Sous ce châtiment divin, il n’était plus qu’une simple souris tenant dans ses bras la seule chose qu’il voulait tant avoir. Ses poils agglomérés par l’eau cachait les larmes qui roulaient sur ses joues. Pourtant, il lui souriait alors qu’elle tremblait, une plaie béante à l’abdomen duquel s’écoulait un liquide rouge et visqueux, venant irriguer la terre déjà gorgé de bien trop d’eau.

“Tout va bien aller, on va trouver une solution, on a toujours trouvé une solution.” dit il, la voix qui se voulait rassurante. Il attrapa la patte de Koliepa, elle était gelé. Il la rapprocha de son museau et souffla de l’air chaud autant qu’il pouvait. Il savait que si il la déplaçait, la plaie allait empirer, qu’elle allait mourir. Mais il savait aussi que si il restaient ici, elle allait souffrir le martyr, laissant ses forces vitales s’en aller petit à petit. Mais ni lui ni elle ne voulait perdre une seule seconde de ce qui semblait être leur dernière minute.

“On devait arriver à cette fin Moka, tu le sais très bien, dis pas de trucs stupides… On a pu vivre tout cela jusque la, mais tu sais bien que jamais on aurait pu finir main dans la main” avait elle dit, un grand sourire sur le visage. Il connaissait ce regard, ce désespoir couvert par un masque d'indifférence. Elle souffrait, elle souffrait et jamais rien n’aller aller mieux un jour. Moka ne put s'empêcher de plonger la tete contre le torse de la souris qui avait gagné son coeur, son âme et son corps. Il fermait les yeux, sentait son odeur si unique, laissait ses émotions exploser alors que la vérité douce-amère le rattrapait une fois de plus, une dernière fois. Tremblant lentement, elle passa ses griffes dans la tête de son amant, comme pour aspirer en un instant toute la douleur du monde.

Chaque seconde s'éloignait un peu plus de lui, chaque seconde rendait l’inévitable encore plus proche. Sa cape entourait le corps en lambeau de celle qui avait dompté son coeur, il avait tenté d’appliquer des garrots ça et là. Mais il savait que rien n’y faisait que rien ne lui rendrait son visage qu’il allait perdre à tout jamais. Il haïssait son dieu, il haïssait la seule chose qui avait sut le remettre sur pied pendant des moments si difficile de sa vie. Les yeux fermés, la tête collé au torse chaud de celle qui rendait son esprit fou, il sentit qu’elle lachait prise, il sentait qu’elle perdait pied face à ce monde bien trop cruel

“Non non non non non…” dit il en attrapant rapidement le visage de Koliepa, plongeant son regard dans le sien. Leurs yeux se fixaient une fois de plus en sachant que demain serait peut être le dernier jour et il vit ainsi la lueur qui avait éclairé sa vie pendant les dernières années, ce lien si unique qu’il avait réussi à créer rien que par leurs regards. Elle voulut parler, commenca a articuler quelques mots, ce qu’il fit taire par un baiser long, doux et si douloureux. Il ne voulais plus l’entendre, il savait que le moindre mot qu’elle pourrait prononcer allait le rendre plus faible encore qu’il ne pouvait l’être en cet instant. Leurs regard, ce baiser qui semblait ne jamais s’arrêter, voilà pourquoi il luttait, voilà ce qui avait été sa destiné pendant tant d’années. Elle était son étoile le matin et sa lune le soir, sa bulle d’air en plein océan et son oasis en plein désert. Elle était tout pour lui, tout ce qui donnait un sens à ce combat, au bien fondé de manier Tarrazu. Il se décolla sa bouche au prix d’un effort titanesque alors qu’un rictus de douleur frappait son visage. Elle, elle regardait sereinement celui qu’elle aimait, comme si en ce minuscule instant plus rien n’était pareil, comme si enfin son supplice était enfin terminé

“Je suis si désolé de te laisser seul, mais il faut que j’y aille” dit elle alors que ses yeux se fermaient lentement, que sa respiration devenait de moins en moins forte, que ses mains semblaient de plus en plus faible.

“Dis pas ca, on va trouver une solution, je ferais un autre pacte, je tuerais la galaxie entière si il le faut, mais je te ramènerais, tu entends ? Jamais je ne te laisserais partir sans moi, jamais je ne laisserait la mort nous arracher encore plus de moments, jamais je ne pourrais…” mais il s'interrompit alors que les yeux de Koliepa s’étaient définitivement fermés. Elle était morte.

Pendant un moment, il resta sans bouger, à caresser le visage de sa bien aimée, aussi lentement qu’il aimait le faire tant de fois dans le passé. Dans les grandes plaines de ce monde hostile, il n’y avait personne au alentours. C’était une journée ordinaire, une journée que rien n'avait annoncé comme étant la dernière, et il n’était pas prêt. Pourtant… Pourtant… Le bruit de la pluie envahissait son esprit vide, l’odeur de la terre humide emplissait son museau. Des minutes passèrent, des heures aussi. La tempête passa, laissant entrevoir un ciel étoilé magnifique, éclairant doucement cette plaine désormais déchiré par les vents, certains arbres dévastés, d’autre sans plus une seule feuilles accrochés au branches. Mais rien n’y faisait, il ne pouvait pas la laisser seul, il ne pouvait pas encore lui dire au revoir. Alors les heures passèrent. Pendant un long moment, il lui parla, racontant des histoires plus intéressantes que jamais sur les astres et leurs assemblages inventé par le petit peuple. Il posa sa tête à elle sur son ventre, croisa ses bras et se coucha parmi les brins d’herbe alors qu’au loin l’immense soleil rouge venait commencer à éclairer le ciel au dessus de leur tête. Il ne put s'empêcher de laisser son esprit sombre dans un sommeil sans rêve, un sommeil dont il aurait préféré ne jamais se réveiller. Tout cela avait frappé Moka si fort, rien ne semblait pouvoir lui donner de secours face à l’impact.

Le lendemain, alors que la brise du printemps semblait reprendre ses droits sur l’immense étendue d’herbe et de fleurs, il se leva. Debout, sans un mot, son visage dénué d’expression, il commença à creuser le sol pour offrir une sépulture décente à Koliepa. Et pendant toute la journée, il s’occupa de refermer les plaies de celle qu’il aimait, il s’occupa de nettoyer sa fourrure de toute trace de sang et de boue et finit par l’habiller avec les quelques habits de rechange qu’elle avait ramené. Cueillant des fleurs a sa taille, il lui fabriqua une couronne particulière, rite de passage dans l’au delà, puis lui posa sur la tête. Récupérant des planches de bois qu’il découpa grace à son eppée particulière, il put assembler un cercueil grace a un mélange particulier de sève et d’une substance qui suintait d’un rocher non loin de la. Avant de laisser le mettre le couvercle, il la regarda une dernière fois. Son regard était si doux, ses yeux exprimaient un tel calme… Un dernier regard, un dernier adieux à la seule qui n’avait jamais su le comprendre, et il se mit à refermer la tombe lentement. La mort l’avait soigné de l’affliction qui frappait son coeur alors que lui restait toujours sans remède. A l’aide d’un jeu de tige de bois, il réussi à mettre en terre son amante alors que le soleil se couchait enfin. En guise de marque pour les futurs autres passant, il planta l'épée et accrocha le bouclier de Koliepa. Il prononça des mots que personne ne purent entendre, dans une langue perdue, comme un dernier adieux dans une langue si ancienne, et une forme de bouclier se matérialisa autour de la sépulture. Il repris ses affaires qu’il avait laissé sécher après les avoir lavé, enfilant les différentes pieces d’armures qui n’avait pas été endommagé dans le combat de la soirée d’hier et remis tarrazu dans son fourreau. Il se tourna une dernière fois en direction de son amante.

“Ma K, ma si belle K, jamais ton visage ne disparaitra dans mon esprit si enfiévré. Le monde ici bas va être bien difficile sans toi à mes cotés. Mais nous nous y attendions, cela ne pouvait se passer autrement. Nous avons grâce a notre décision réussi à vivre des moments si incroyables que jamais nous n’aurions pu imaginer les vivre. Je te sens toujours autour de moi, je sens mon coeur toujours en harmonie avec le tien, tu vis en cet instant à travers moi. Koliepa, melda tari, mon coeur n’appartiendra jamais à personne d’autre qu'à toi. Et que les inquisiteurs viennent m’embarquer pour hérésie si je n'accomplit pas le rite de la vie sans toi ! Je n’en ai que faire de descendance si ce n’est pas la tienne, je n’en ai que faire de la vie si c’est pour subir ta mort… Tu me manque ma K…”

Il prononça les derniers mots avec la gorge nouée, le regard perdu alors que le vent ébouriffait ses poils si doucement. Le vent, les arbres, le soleil, elle était en tout cela à présent, son énergie partageait celle de la terre. Elle était cette brise, elle était cette odeur autour de lui, elle était ce rayon de soleil qui fusait dans le ciel. Il voulait tant la serrer dans ses pattes, sentir une fois de plus la douceur de sa fourrure blanche. Mais il devait désormais vivre avec le fait que cela resterait à jamais impossible.

Mais au moment même ou il enfilait son sac, qu’il reprenait la route pour Gartigal, cité des écureuils, un portail bleutée s’ouvrit au loin, un portail faisant probablement plus d’une vingtaine de fois sa taille. De là, un immense loup noir, si noir qu’il était presque impossible de déterminer autre chose que ses contours, marqué par trois paires d’yeux rouges sang et luminescent. Moka savait ce qui se passait, il savait ce qu’il allait faire. Il continuait à avancer lentement alors que l’immense créature s’approchait de lui bien plus rapidement, gagnant pas après pas du terrain. Lentement, la souris dégaina son épée.

“Eh bien eh bien, c’est ainsi que tu m’accueille dans ton monde, petit paladin ?” dit l’immense forme noire d’une voix suave, bien trop douce pour l’immense loup qui se présentait bientôt à ses cotés. A ses pattes, la terre sembla prendre des aspects emeraude, brillant dans la nuit qui tombait. Quand Nef Relha arriva devant la petite souris, il s’assit et lui barra la route.

“Tu as tué ma seule raison de vivre, détruit tout mes espoirs, ramené à néant la moindre parcelle de joie que je pouvait espérer avoir... Maintenant, il est temps pour moi de mourir” dit il, calmement, fixant les yeux dans les yeux le dieu qu’il avait vénéré pendant tant d’années. Seconde après seconde, la tension montait alors que le vent était la seule chose qui qu’on pouvait entendre. Les oiseaux s’étaient tut, les animaux semblaient s’être écarté de ce lieu.

Hier, la Tempète.
Aujourd’hui, le Combat Divin.
Rions ensemble, mortels, car il est la.
Le dieu loup est parmis nous, il est venu mourir.


Un mouvement, si bref qu’il était impossible de le voir réellement. Une impulsion, l’un en direction de l’autre. L'épée au poing pour l’un, les crocs sortis pour l’autre, tout cela était si futile, Moka le savait. Nef Relha avait le pouvoir de briser sa nuque en un instant, de réduire son existence à la poussière sans même bouger, de souffler en sa direction et le faire s’envoler en direction de l’espace.

Mais aujourd’hui, Moka ne voulait qu’une seule chose : rejoindre celle qui avait ramené la paix dans son esprit tourmenté.


Moka
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MessageSujet: Re: Le loup à six yeux   Lun 5 Fév 2018 - 22:59





Dans un fracas impressionnant, l'épée rencontra les crocs aussi noir que les ténèbres, la lumières venant affronter l’obscurité de la nuit et celle de la bête. De ce contact naquit une harmonique, l'épée vibrant sur toute sa longueur, venant former une onde sonore qui provoqua une secousse. Sur le visage de Moka, il n’y avait plus rien, ni joie ni tristesse, ni haine ni paix. En cet instant, à ce moment précis, il affrontait ce qu’il ne pouvait vaincre, il donnait à ce monstre le chant des armes, de la douleur et de la haine sourde. Geste calculés, millimétrés, il évita coup de patte sur coup de gueule, virevoltant tout aussi légèrement que le vent. Une première entaille sur le dos de la bête, puis une deuxième, puis une troisième. Le sang coulait, la douleur semblait faire trembler le dieu. Une quatrième entaille puis une cinquième, avec un rythme toujours plus rapide, sous des angles impossible, jouant sur l'angle mort du monstre. Il savait où frapper, il savait quoi faire pour tuer encore et encore ce qui ne pouvait mourrir. Aucune larme sur le visage du paladin, aucun remords dans son esprit à jamais marqué, soufflé par une violente pulsion meurtrière. Dix entailles, vingt, cent, le rythme s'accélérer tant qu’on entendait l'épée chanter à chaque fois qu’elle déchirait la chair de l’immense loup. Il n’était plus que l’extension de son épée, sa pensée avait fusionné avec Tarrazu comme l’exigeait les textes sacrés. Mais si il était devenu une arme vivante, il comprenait qu’il était en train de se faire dévorer, que son âme plongeait dans un abysse dont jamais il ne reviendrait. Au moment même où il eu peur, au moment même où il réalisait qu’il était en train de perdre tout contrôle sur sa rage, son coeur manqua un battement et il fit une erreur. Une simple erreur, voila de dont avait besoin Nef Relha pour faire taire cette attaque et passer a sa propre contre attaque de façon définitive.

Un seul mouvement, une seule griffe. Projeté en avant mais retenu par l’immense patte du loup au six yeux, quelque chose avait en une fraction de seconde remplacé son ventre en un trou béant. Une inspiration, une goulée d’air, il comprenait que la seule chose qui l'empêchait de mourir en une seconde était l’immense flèche noir de jais qui transperçait son abdomen, l’immense griffe était sa condamnation ainsi que son seul espoir de survie, pour quelque minutes encore. La respiration difficile, saccadé, les poumons emplis de sang, il fit tournoyer son épée et coupa net la griffe, la laissant a sa place et se libérant par la même occasion. Il tomba au sol, les jambes tremblantes alors que les crocs de la créature venait immédiatement à sa rencontre. Il n’avait pas la force de riposter comme rpécédemment, il roula donc sur le coté du mieux qu’il put, son immense plaie lui arrachant un hurlement à en faire palir plus d’un. Mais il repartis à l’attaque, fondant cette fois ci au niveau des pattes alors qu’il esquivait attaque sur attaque à nouveau. En moins de deux minutes, sa rage assoiffé de sang s’était transformé en une grande fatigue, une forme dramatique de lutte qui révélait que son monde n’était plus rien. Mais la douleur que son corps ressentait n’était rien comparé à la perte de celle qu’il aimait, celle qu’il allait à jamais chérir, la seule chose qui lui avait donné un but dans cette galaxie injuste.

“Tu m’a pris la dernière lueur que je ne pourrais jamais espérer posséder, tu t’es donné le droit de m’infliger le pire châtiment qu’un être doué de pensée peux ressentir. Tu n'es pas un dieu, tu n'es pas quelqu’un de vénérable. Non, tu es la pire des ordures”  dit il les yeux fermés, esquivant au sol et au tremblement du sol chaque assault de son opposant. Elle était toujours là, caché sous le magma de souffrance, ce coeur si doux qu’il avait pu avoir pour elle. En cet instant, seul les tambours de guerre résonnait dans son esprit, seul les dernières paroles qu’elle avait pu lui dire se répétaient encore et encore. Sa voix, sa douceur, son âme. Elle était son double, son ombre. Il était son double, son ombre. Ils n’étaient qu’un seul et même être, ils l’était toujours en cet instant, alors que Tarrazu tailladait les tendons du loup qui poussa un jappement involontaire. Au sol, les six yeux brillant d’un rouge démoniaque le fixait sans limites. Mais la rage et la fatigue emportait sans limite sa pensée, toujours plus perdu dans les méandres de son esprit. Alors il abattit sa lame, l'enfonçant droit dans le crâne du monstre, s'enfonçant toujours plus profondément. Une lueur plus brillante que jamais se mit à venir de l'épée, éblouissant la souris qui n’avait plus besoin d’y voir quoi que ce soit. La totalité de son énergie, il libéra en cet instant précis toute la magie qui permettait à son corps d’être le paladin du petit peuple, un pouvoir qu’il ne pourrait plus jamais regagner. Son essence même s’écoula de l'épée, la lumière devenait de plus en plus intense, la chaleur intenable, les cris décharnés du loup insupportable. Et pourtant, il maintenait l'épée, il l’enfoncait toujours plus, encore plus loin, plus loin que jamais. Le sol tremblait, un rayon d’énergie vint du ciel éclairer ce qui était jusque là une nuit presque totale.

“Dieu qui m’a tout donné, dieu qui m’a tout pris, jamais je ne cesserais de te pourchasser, jamais je ne te laisserais revenir sur cette terre sans t’infliger au centuple la douleur que tu me fais subir ! Je te hais ! Je te déteste autant que je t’aime ! Je te déteste !”  hurla Moka dans la nuit si brillante, la totalité du corps pris de soubresauts alors qu’il retrouvait la sensation que d’être une simple souris sans pouvoir. Il maintenait sa pression sur l'épée au prix d’un effort qui allait lui demander les dernières sources d’énergie, il le savait, mais il ne pouvait faire autrement désormais. Et quand au bout de quelques secondes l'épée eu vidé toute énergie du pauvre corps du paladin, l’intense rayon s'arrêta aussitot et il s’effondra au sol, respirant aussi fort qu’il le pouvait, le souffle sifflant. Ses muscles étaient pris de légères réactions, tentant en vain de reprendre le contrôle du corps qui était plus qu'à bout. Le loup noir n’était plus, il n’y avait désormais qu’un tas de centre et de scories s’envolant avec les bourrasques de la plaine. Les yeux fermés, brulés par l’intense lumière, les poils roussis par l’immense chaleur, il savait que tout cela n’avait même pas entamé son dieu, que tout cela n’était qu’une rédemption qu’il acceptait de lui accorder. Alors qu’il sentait son esprit dériver sur les berges de la mort, une main douce le saisit, une main au doigts long et fins. Il le sentait poser une main sur son corps, serrant doucement Moka dans un geste protecteur. Une voix, une voix douce et pleine de souffrance.

“Mon pauvre Moka, regarde dans quel état tu te mets.”  murmura t’il, alors qu’il ressentait réellement ce que pouvait avoir la souris sur le coeur. Le paladin savait que Nef Relha était cette fois ci sous sa vraie forme. Il continua alors “Ceci n’est qu’une mauvaise passe, petit être si romantique. Demain, tout ira mieux car nous nous battrons tous les deux” avait il dit.

Un simple couinement, voila la seule chose que pouvait exprimer le coeur, l'âme et le corps brisé de l’Oromos. Un tourbillon causé par le manque d’oxygène emmenait son esprit loin, si haut dans le ciel. Il était impatient de la rejoindre, il ne voulait en cet instant que cela, rien d’autre ne pourrait lui apporter le repos. Mais alors que son corps ne sentait plus rien, que la chaleur semblait s’écouler de lui et partir à la terre, une onde douce, comme une vague chaude vint impacter son esprit, comme illuminé en une seul seconde. Il savait ce qui se passait, il se doutait que cela allait arriver. En quelque seconde, il retrouva le pouvoir de parler, avec assez de force pour murmurer ses pensée à celui qui le sauvait, une fois de plus

“Je vous en supplie, laissez moi mourir ici…”  dit il, les larmes roulant sur ses joues, les émotions frappant son esprit encore plus intensément qu'à la mort de Koliepa. Quand ses muscles purent enfin servir a quelque chose, il se recroquevilla doucement, se mettant en boule, les vêtements en lambeau. Sans ses habits, sans son épée, sans sa dignité, il n’était qu’une simple souris lancé dans un monde impitoyable. Un petit être au grand coeur qui voulait toujours être la pour les autres malgré sa petite taille, voilà ce qu’il avait toujours été et ce qu’il avait toujours voulu être. Mais dans les mains de son dieu, il n’était plus rien, plus rien qu’une simple souris à peine capable de parler et de pleurer. Les yeux toujours fermés, Moka sentis un des doigts caresser doucement sa tête, cherchant à apaiser la douleur qui brûlait le plus profond de son être.

“Atisha, Da'Falon. La mort ne t’apportera rien, pas plus que la vie. Mais tu as encore des gens qui ont besoin de toi.”  dit le dieu tout doucement. Il repris encore plus bas “J’ai toujours besoin de toi, à jamais”

Le paladin pris une grande inspiration, laissa un moment avant de bouger. Son dieu attendis patiemment, sans le presser, qu’il soit enfin prêt à se relever une fois de plus. Il savait que non loin de lui, ses affaires l’attendaient sagement et que son énergie était revenu comme par magie. Toute la force qu’il avait utilisé pour se battre, il semblait que cela n'était rien comparé à l’énergie qu’avait Nef Relha. La douleur, il ne retenait en ce moment précis que la douleur intense que son corps avait ressenti. Après plusieurs minutes, alors qu’il ouvrit enfin les yeux, il se rendit compte que le dieu fourbe était accroupis dans l’herbe regardant doucement son dévot. Moka se remit sur ses pattes et parla doucement, regardant droit dans les yeux son interlocuteur. Son regard avait toujours paru si triste, même quand il souriait, comme en cet instant…

“Ma serannas, hahren. Je suis las de ce petit jeu”  dit il, aussi calmement qu’il le pouvait. Et ce fut la première fois depuis qu’il le rencontra que le dieu parut étonné. Mais de son étonnement il passa calmement à la tristesse puis au silence. Tant que la souris était entre ses mains, il ne bougea pas, parfois écoutant les bruits de la forêt, parfois fixant le paladin en train d’enfiler son armure de cuir neuve. Il descendit, replaçant Tarrazu dans son fourreau, puis il laissa Nef Harel se relever. En lui pulsait toujours la haine et la violence, mais elle semblait contenu, enfermé dans son coeur derrière d’immenses murs érigés pour ne pas être détruits. Il ne voulait plus ressentir cela, il ne voulait plus souffrir ainsi, même si cela lui coûtait de nouveaux souvenir avec sa tendre aimée.

“Soit, je n’emploierais donc plus mon pouvoir pour la ramener d’entre les morts. Je respecte ton choix, je n’irais jamais contre ta volonté.”  dit l’homme à la peau blanche alors qu’il semblait repartir par un miroir brillant qui n’était pas la auparavant. Il avait fait un pacte, un pacte qu’il regrettait à chaque fois qu’il avait été renouvelé : tout les cinq ans, celle qu’il aimait avait le droit de revenir sur ce monde pendant une durée limitée, une période déterminé par rien d’autre que la volonté du dieu fourbe. Cette fois ci, il ne voulais plus jouer, il était bien trop fatigué par tout cela. Alors il repris son chemin, dans un silence qui n’était brisé que par le bruissement des feuilles, le bruissement et feuille et

“Souver'inan isala hamin, in uthenera na revas” dit calmement le dieu.

Moka souria.
“Vir samahl la numin, vir lath sa'vunin”


 
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