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 No sanctuary, it's a lie. (Solo)

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Alexandriel
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Ange
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MessageSujet: No sanctuary, it's a lie. (Solo)   Mer 28 Mar 2018 - 20:50
The king ruled the country with fairness and benevolence... ~
...And his corrupted heart wished for something that it would not have been able to have if she had not failed.



« Je ne tolère aucun rival, encore moins un mortel ! »

Il fracasse le mur près de lui d’un coup de poing puissant. Astion, premier né des archanges s’impatiente. Grâce à ses dons magiques, il surveille sa jeune sœur Alexandriel. Son cœur souffre et est envahi par les ombres. Depuis un moment déjà, il rage -non pas en silence- de la voir s’amouracher d’un être aussi banal. Lui, il est le conquérant en titre, le Chevalier-Capitaine le plus haut gradé, le Commandant des armées angéliques, le préféré du Souverain suprême des anges. Lui, qui est-il ? Un vulgaire magma qui est censé être un « élu » pour rétablir une sorte d’équilibre stupide dans le monde mortel. En somme, il n’est rien.

L’archange suprême se ravise, il doit être calme pour se présenter devant leur Dieu. Il déploie ses ailes flamboyantes et s’envole à travers les nuages, le cœur lourd d’âpreté.

« Vous m’avez promis un châtiment adéquat pour ma sœur à mon retour Seigneur, et je viens implorer humblement ce qui m’est dû. »

L’homme en armure entièrement faite d’or met un genou à terre. Il baisse la tête en un mouvement d’inclinaison gracieux. Son épée dans sa main droite, dont la pointe rencontre le sol, semble étincelé de milles feux, révélant alors toute la furie dont Astion brûle.

« Mon fils, tu es revenu victorieux de ta croisade, une fois encore, et tu mérites gloire et honneur pour cette conquête. » La voix du dieu tonne comme s’il s’agissait d’une tempête divine. « Je sais à quel point tu aimes ta sœur Alexandriel et je t’autorise à descendre dans le monde des mortels pour aller la chercher et la châtier. » Le sourire d’Astion s’étend sur ses lèvres. « En guise de récompense pour ta victoire, je te laisse choisir la sanction de ton choix. N’oublie pas qu’elle devrait être déchue pour avoir failli à son devoir d’être pure… Cependant, je suis assez âgé pour comprendre que cela ne soit pas une fonction des plus facile à endossé. » Il marque un temps d’arrêt. Leur Dieu est vieux, très vieux. Ce n’est forcément pas le premier cas d’Ange qui failli à ce rôle qu’il rencontre… Après tout, qui peut interdire à autrui les plaisirs de la chaire éternellement ? « Cette fonction sera attribuée à l’un de nos prochains nouveau-nés Archange en remplacement. » conclut-il.

L’archange se lève et bombe le torse, il tape sur son plastron de sa main libre et hoche la tête.

« Comptez sur moi Seigneur, je vais ramener Alexandriel et m’occuper de son cas d’une main implacable. »

/ / /

« Alexandriel !... Alexandriel ! »

La crédule petite archange fait les boutiques sur Dösatz. Elle s’arrête devant toutes les vitrines -ou presque-, colle ses mains dessus comme une enfant et s’extasie devant le moindre truc qui brille.

« Alexandriel ! »

Malgré le brouhaha constant de la foule, son esprit est interpellé par une voix familière. Cette dernière se dirige vers un coin à l’écart de la populace et ferme les yeux afin de se concentrer sur cette voix.

«… Drallos ? » La voix répond favorablement et une connexion mentale puissante se créé entre les deux individus. « Coucou mon frérooo hihi !! Je suis dans un endroit trop cool, il y a plein de lumières et de truc à manger et… »

« Alexandriel, je suis désolé… »

« Bah ? Qu’est-ce que tu as ? »

Ils arrivent à se voir à distance. Alexandriel lève les yeux vers ceux de son frère et se fait percuter de plein fouet par le désespoir. Un sentiment que l’ange de la mort en personne ne montre pourtant jamais…

Elle recule de trois pas, l’air terrifiée. Elle n’ose pas demander pourquoi.

« J’abhorre notre frère Astion plus que tout… et encore plus en ce jour, Alexandriel…Il va venir…. Pour te ramener dans le monde des anges… »

« Quoi ? » hoquète-t-elle. « Mais ! Le Seigneur m’a envoyé ici pour protéger l’élu, il… »

« Tu as failli à l’une de tes fonctions en t’adonnant aux plaisirs de la chaire avec ce dernier, tu savais qu’il y aurait un retour de bâton… Je ne cautionnerais jamais que notre Dieu puisse avoir le droit de nous dire qui nous devons être et ce que nous devons ou pas faire… J’aurais dû te prendre avec moi quand j’ai monté ma rébellion, mais tu étais si jeune et tu voulais rester auprès d’Astion à cette époque, je le comprenais, il te surprotégeait et tu ne pouvais pas avoir le recul nécessaire pour prendre une vraie décision. Tu n’étais qu’une enfant… » Il soupire et s’approche de sa sœur pour la prendre dans ses bras. Elle sent les larmes glacées de son frère qui tombent dans sa longue chevelure.

« Mais… Astion m’aidera, il m’a toujours protégé… »

« Tu ne comprends toujours pas Alexandriel… » Drallos ne sait plus s’il doit rire ou pleurer de sa naïveté. S’effondrer est sûrement le bon terme ici. « Astion ne t’a jamais touché parce qu’il ne voulait pas te brusquer, tu étais si candide… et l’une de tes fonctions était d’être pure, mais maintenant… » Alexandriel sent que la gorge de son frère se noue. « … Je te promets que je te sortirais de là… Un éternel conflit se jouera entre Astion et moi de nouveau et je détruirais le monde des anges s’il le faut… »

Pétrifiée, elle n’entend plus que les gémissements de douleur de son grand-frère. Ses yeux écarquillés voient les choses, maintenant…

« Alexandriel ! » Mais ce n’est plus le même son de voix, cette fois il n’est pas réconfortant. « Enfin je te retrouve ma sœur. Et tu vas venir avec moi ! » … Il est oppressant.

La dernière chose qu’elle voit du lien mental qu’elle entretenait avec son frère Drallos, ce sont ses yeux larmoyants. Mais elle se rappel de son étreinte chaleureuse et elle voudrait s’y noyer pour ne pas affronter la suite.

La main lourde de la « justice » se pose sur l’une de ses épaules dans la réalité. Lorsqu’elle revient complètement à elle, Astion lui fait face. Son air apeuré n’a pas quitté son visage et ses yeux n’osent même pas s’élever pour croiser ceux de son frère à travers son casque.

Evidemment, elle ne dit rien. Le petit archange de pacotille qu’elle fait ne serait pas de taille de toute façon. Son regard se perd une dernière fois dans la foule. Sa main s’approche doucement d’une de ses poches et y sort son émetteur. Timidement, elle l’approche de ses lèvres.

« …Fug…ma… »

« Ne lui parle pas ! » Fulmine-t-il. « Je ne tolérerais plus que tu parles de lui en ma présence dorénavant ! » Il prend l’émetteur et le brise sans le moindre mal. « Tu reviens vivre parmi les tiens Alexandriel, et notre Seigneur m’a chargé personnellement de me charger de ton châtiment. Tu es peut-être ma sœur, mais tu mérites d’être sévèrement punie pour ton affront. » Sa voix perd de la tonalité, au moins il a cessé de s’exprimer en criant. « Allons-y maintenant. Ce monde de mortels ne pouvait que t’apporter des vices, je le savais. »

Les grandes ailes de son frère l’enveloppent et lui-même l’enlace dans son étreinte…. Cette étreinte qu’elle associait à un sentiment de sûreté et de bien-être toute sa vie durant avait bien changé.

Quelques mois plus tard, la rose perd de son éclat autant qu’elle perd ses pétales.

Sa robe est pourtant éclatante d’un blanc pur, quelle ironie. Ses yeux doivent soutenir ceux de tous les autres anges, pourtant elle n’en a pas la force.

« Redresse-toi, souris, et regarde devant toi. Sinon tu connaîtras la colère d’Astion d’une manière encore plus violente que ces derniers mois. »

Un ange lui tient le bras et l’emmène devant l’autel sacré où s’unissent les anges qui eux, n’ont pas le fardeau d’être « Le pure » ou « La pure ». Ceux qui peuvent jouir de la sexualité et de l’amour.

Maintenant, Alexandriel en fait aussi parti, puisqu’elle n’a plus dans ses fonctions d’être Pure.

Sa démarche n’est ni assurée ni joyeuse, pourtant il lui est impossible de faire profil bas. Tout le monde la regarde, dont son futur mari, mais… c’est si difficile de faire semblant, surtout quand, lointainement… elle capte encore une vague connexion mentale avec son frère Drallos, électrisé par une rage folle envers Astion, déchiré par la souffrance de voir sa petite sœur contrainte de vivre ce qu’il lui fait actuellement subir.



« Alexandriel, tu es maintenant l’épouse d’Astion, Commandant des armées, Archange de la justice, Vainqueur du grand tournoi de… »

Cette… abomination lui coupe le sifflet. Pendant que celui qui les unis devant les cieux entiers récite tous les titres d’Astion, Alexandriel sombre. Elle se retient de pleurer, de crier, de s’effondrer, ou de détaler. Si jamais elle faisait quoi que ce soit de la sorte, il irait faire pire que tuer Fugma. Astion est une divinité vivante, que pourrait faire un seul mortel contre sa volonté ?

« …Tu peux embrasser ta femme Astion. »

La phrase la sort de sa torpeur interne. Les anges applaudissent autours d’elle comme des abrutis, ils ne se rendent donc pas compte… Ou bien, ils se savent juste impuissant et trop couard pour protester. Le vieux con qui vient de prononcer leurs épousailles semble heureux, comme s’il n’était au courant de rien de fâcheux.



Naturellement, il ne porte pas sa magnifique armure aujourd’hui. Les femmes maudissent secrètement Alexandriel parce qu’il est, bien sûr, très bel homme. Un cliché vivant, l’être parfait. Il est désiré par d’autres depuis la nuit des temps, et il s’y refusait constamment par amour pour sa fameuse « petite sœur », laquelle est maintenant son épouse.

Accoutré dans ses habits cérémoniels, ses ailes physiques pleinement déployées, il ressemble au Dieu des anges tout puissant en personne. Enfin, personne ne peut vraiment savoir à quoi ressemble leur Seigneur. Seul Astion aurait déjà eu la « chance » de l’appréhender physiquement. Cela dit, tout le monde était ébahi par la splendeur de la moindre parcelle de son physique, à un tel point qu’ils auraient dû l’appelé Hercule.

Son propre frère - même s’ils ne possèdent pas le même sang puisqu’ils sont des créatures de leur Dieu en personne et pas de « parents » comme le veut la logique – la saisie tendrement dans ses bras et mêle ses lèvres aux siennes.

Le dégoût l’emprisonne, et ses stupides réactions physiques naturelles la font rougir – comme si elle appréciait ça. Depuis les quelques jours où il l’avait ramené de force ici, ce n’était pas la première fois qu’il l’embrassait, mais penser de nouveau à ça… L’enfer dans lequel elle s’était faite embarquer par Astion depuis qu’il l’avait forcée à revenir, c’était… comme littéralement mourir.

Elle ferme les yeux et essaie de faire en sorte de ne plus être là. Elle veut que son esprit s’envole loin d’ici, de cette mascarade, des gens qui continuent d’applaudir et de féliciter « les jeunes mariés » comme si tout ça était normal.

Mais le pire est passé… et il reviendra. Chaque soir il la forcera encore. Et comme avant, elle sera prisonnière de la grande tour d’or à observer de loin les mortels – à rêver de leur vie libre et pleines de fantaisies.

« Silence je vous prie. » disait-il, tout pimpant, tout souriant, alors que sa « femme » se devait de lui tenir le bras comme un bon petit toutou. « Je profite de cet événement grandiose pour vous annoncer une nouvelle qui va de pair avec celui-ci… » son sourire s’étend jusqu’à ses oreilles. Les autres femmes jalousent Alexandriel et la foudroie du regard, mais aucune n’ose même chuchoter quelque chose de péjoratif sur elle de peur qu’Astion puisse entendre. « Notre Seigneur m’a fait l’honneur de vous annoncer qu’Alexandriel porte mon enfant. Il sera porteur de lumière et d’espoir et deviendra à l’avenir mon bras droit, ensemble nous irons conquérir pour notre gloire à tous ! »

La honte l’envahit. Comme si c’était de son fait, de sa faute. Alexandriel pâlit malgré elle, mais elle ne peut pas baisser la tête ou s’évader. Tout le monde la regarde. Tout le monde fait du bruit pour célébrer ce « grand événement ».

Son regard s’élève vers les nuages. Laissez-moi mourir implore-t-elle. Mais leur Dieu fait le sourd. D’autres Dieux entendent les complaintes de son esprit à travers le temps et l’espace, mais aucun n’oserait défier la volonté du Dieu de ce monde… Elle est plus seule que jamais. Et les pleurs à distance de son frère Drallos, noyer dans sa haine grandissante, de surcroît, ne lui allège pas le moral... elle le voit serrer ses armes, la tête baissée, impuissant....



Si seulement elle n'était pas née ange. Si seulement elle avait eu le courage de partir avec Drallos lorsqu'elle était enfant ! Si seulement... un jour, elle pourrait revoir Fugma....

Et qu’est ce que ça disait, déjà ?

« Soyez béni, mon Dieu, qui donnez la souffrance - Comme un divin remède à nos impuretés »


(c) sweet.lips
 
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