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 Des Bips et des Betty Boops

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Quatre
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MessageSujet: Des Bips et des Betty Boops   Lun 9 Juil 2018 - 0:53

Peut-être passerez-vous, en visitant Dösatz, dans une petite ruelle bien rustique, avec comme centre d’attraction une maison pas comme les autres ? En vérité, son apparence ne peut que trahir l'ingéniosité de sa créatrice, car il y a un fort grand nombre de caméras et autres logiciels de sécurités pour empêcher qui que ce soit d’entrer. Peut-être avait-elle peur d’ignobles intrus ? Fort heureusement, l’effraction qu’il y allait avoir dans cette demeure bien protégée n’avait rien d’ignoble. En fait, le magnifique et fortement charismatique personnage qui allait s’introduire peu légalement aujourd’hui dans cet appartement ne pouvait pas être considéré comme un envahisseur si les dispositifs de surveillance ne remarquaient sa présence. C’était ce qui risquait de se produire lorsqu’un doux jazz, si doux qu’il ne pouvait être qu’imaginé et non reproduit, émana de la trompette d’un musicien au visage dépourvu de peau.

Le bel artiste venait de quitter une conversation dont la richesse était négative, pour retourner à son légèrement moins mystérieux agenda. Brandissant un instrument aussi bruyant que brillant, il marchait doucement dans la cour du bâtiment de celle qui devait être un tant soit peu trop paranoïaque. Ses pieds traçaient l’énergie qui allait envahir la machinerie l’entourant. Sans qu’elles soient programmées, ou même construites pour fonctionner ainsi, les caméras se mirent à tanguer d’un côté vers l’autre, oubliant de donner l’alerte ou même d’enregistrer ce qui se passait sous leur focale. En vérité, elles n’étaient pas assez équipées pour filmer l’acteur principal de la scène. Combinant Aster à Armstrong avec un visage conçu par Asimov, il volait comme toujours les projecteurs, qui en oubliaient d’ailleurs de sonner leurs alarmes. Après tout, pourquoi perdre soudainement tant d’entrain ? Un intrus comme ça, ce n’était pas tous les jours. Pouvait-on ressentir de la joie dans ces machines ? Peut-être bien, ou peut-être pas. Si ça se trouve, cela n’était qu’un piratage inventif que le cerveau créateur déguisait comme un simple morceau de musique qui était capable d’enjailler les machines ? Ou bien on ne pouvait que s’adonner à la chose, et arrêter de trop réfléchir ? Après tout, ces robots ne danseraient peut-être qu’une seule fois.

Il arriva bientôt au palier et, posant la trompette à ses pieds alors que la musique continuait d’en sortir sans le souffle de son possesseur, se racla les chaussures sur le paillasson dans un élan de savoir-vivre. Il était bon de ne pas tâcher de ses souliers ensablés le parquet de la scientifique qui allait recevoir une belle surprise cette après-midi. Il était à noter que son manteau noir habituel venait de reprendre place sur ses épaules, et que ce n’était plus le costume violet et vert de “Freddy” qui décorait son corps d’athlète métallique. Ses yeux rouges observaient le monde qui l’entourait. De la machinerie à perte de vue. De belles trouvailles, et des fruits de recherches intensives. Mais, cela ne semblait pas impressionnant quand on ne savait pas à quoi elles servaient. Ni comment elles fonctionnaient. Le manque de description de cet endroit pouvait être handicapant.

L’artiste remit ses gants sur le fer de ses mains froides et pourtant délicates. Il sortit sa canne de sa manche, et en fit un châssis. Il sortit alors une bandelette de ficelle, ainsi que deux aiguilles, et ainsi commença un labeur quelque peu long. Il s’agissait de coudre la toile qui allait servir de support à l’art moins authentique que le meurtre qu’était la peinture. Car quand il ne trouvait pas cible de tuerie, ou bien qu’il n’était pas disposé à accomplir une commande, il se mettait à effectuer des travaux qu’il ne pourrait pas placer dans son curriculum vitae. C’était à dire des dessins qui parfois même n’avaient pas besoin de faire apparaître le rouge. Mais qu’allait-il faire, aujourd’hui ?

Ses jambes étaient croisées et il se mit à réfléchir, laissant les réflexes de ses mains créer la délicate broderie sur laquelle allait se déposer de l’huile. Il lui manquait le blabla scientifique nécessaire à la description des outils qui l’entouraient. À quoi est-ce que tout cela servait ? Probablement à rien, jusqu’à nouvel ordre. Ce n’était que des décorations, destinées à rendre plus de matière au monde construit par un marionnettiste à l’esprit plus fertile que le plus nourrissant des sols. Un monde étrange d’électricité et de chrome. Pouvait-il même montrer quelle était la sensation de se promener dans un monde comme ce dernier, alors qu’il ne lui appartenait pas ? Ses spectateurs raffoleraient probablement de ce genre de descriptions… Ou bien ce ne serait pas le cas ? Après tout, nombreux sont ceux qui semblent laisser tomber la lecture et le fin maniement des lettres. Peut-être que c’était le cas du public tant adoré du masque de fer ? Pire… Peut-être que c’était son guide à lui qui se laissait emporter par un déni de la plume et de l’encre ?… Cela pouvait être bien triste.

Voyaient-ils Quatre ou bien lisaient-ils Quatre ? N’était-il que des mots, ou bien que des dessins ? Ou peut-être était-il en mouvement grâce à un acteur qui tâchait de lui faire honneur ?... Ou bien simplement de se remplir les poches ? Était-il accompagné d’effets spéciaux ou possédait-il potentiellement un physique propre à la tâche ? Après tout, qui sait à quoi ressemblent les spectateurs, lecteurs, écouteurs de ses aventures ? S’il n’était qu’une musique, parvenait-il à être aussi délicat par ses mouvements qu’un violon, et aussi puissant par ses tirs qu’un tambour ? Peut-être une association de plusieurs médiums d’un coup ? Que pouvait-il faire sinon espérer que cela soit un minimum appréciable ? Espérer… cela est un bien grand mot. Cela serait appréciable… mais par quelle partie de la population ? Son audimat sera-t-il grand ou bien petit ? Souhaitait-il vraiment être apprécié par le grand nombre ou plutôt par une fine minorité ? Cela importait-il vraiment ? Il ne savait pas trop. Un désir de popularité ou bien de compréhension de son fin pinceau ? Les géants qui créaient et observaient le monde à leurs pieds agissaient comme ceux d’en bas.

Le voilà devant là où elle devrait arriver à présent, et le masque de fer était prêt à construire son oeuvre. D’un coup rapide, il fit une base. D’un autre, il fit une jointure. D’une adresse rare, il fit un premier contour du personnage représenté. Les poils de son pinceau créés à l’aide de sa canne devinrent soudainement colorés, et il peignit tout aussi prestement le fond qu’il créa la forme. Il semblait bien plus déterminé et plus puissant dans son art que les multiples épéistes qui parcouraient ce monde dans leurs combats. Ses vêtements semblaient prendre le vent, alors que le temps allait au ralenti autour de lui. Peut-être pouvait-on même voir des lignes sur les bords de la caméra, douce méthode d’accentuation du mouvement. En moins d’une minute, il parvint à faire un portrait sans faille du visage certainement surpris par la présence de l’artiste de la propriétaire des lieux. Avec autant d’exagération que lors de la création de son oeuvre, il donna un coup de pied dans l’un des bords du châssis, le faisant se tourner deux fois sur lui-même en provoquant une bourrasque sensationnelle, avant de retomber face à la maîtresse des lieux, montrant avec beaucoup de réalisme le malaise sur sa face. Quatre posa le coude sur l’un des bords de son nouveau portrait, un sourire fier sur le visage, laissant un talon derrière le mollet de l’autre jambe, qui restait droite. Sa main gauche attrapa la forme de son splendide fédora, avant de découvrir le crâne gris du splendide personnage, sur laquelle le 4 rouge était tout aussi invisible que la marque orange qui parfois réapparaissait durant ses moments les plus instables.

”Madame."

Il décolla son bras de son atelier de travail après avoir superbement démontré, en direct, sa supériorité au niveau de l’agilité et de l’aisance des mains, tout en étant présent dans un milieu qui visiblement détectait toute présence d’ADN inconnu. Mais l’acide désoxyribonucléique du masque de fer existait-il ? Après tout, il n’y avait aucun moyen de le savoir. Le personnage en costume noir et aux yeux rouges avait tout pour titiller la curiosité de celle à qui appartenait la maison si tendrement envahie. Aucun passé recensé. Une respiration qui ne dégageait aucun microbe. Un battement par minute presque éthéré. Et un charisme absolument formidable. De ses beaux doigts gantés, toujours immaculés malgré le travail de peinture qu’ils avaient produit, et sans souffrir de tressaillements provenant d’une quelconque fatigue, il attrapa un cigare de sa poche pour le porter à sa bouche. Son châssis propulsa la peinture entre deux trois machines qui tenaient sur les murs, sèche sans avoir pris le temps de se débarbouiller, intacte malgré les mouvements, et toujours aussi exceptionnellement réaliste. Ainsi aurait-elle un portrait dans toute sa splendeur. L’outil multifonction redevint une canne, et de son pommeau sortit une flamme qui alluma l’embout du roulé de feuilles qui tenait dans l’embouchure du premier rôle. Reposant son chapeau sur sa tête, il fit la révérence, avec tout autant de grâce et de charisme qu’avant.

”Je me présente : Quatre. Artiste reconnu, et accessoirement assassin à la solde du Beau Jack. Mais ne vous inquiétez pas… vous lui êtes toujours utile."

Et puis, il n’y avait pas de quoi faire avec un physique aussi ridicule que celui de cette potentielle victime. Son dos était droit à nouveau, et il se mit à faire le tour des environs, regardant un appareil électroménager qui était capable de créer un repas complet pour une à huit personnes, dans le rare cas où sa constructrice aurait du monde à la maison. En vérité, c’était son reflet dans la porte du four qui avait conquis son regard. Un reflet pour le moins inexistant. De la fumée s’échappa de la fente qui faisait office de bouche, créant quelques formes semblables au signe du Nouvel Ordre et établissant, de cette douce odeur d’opium, le territoire du tueur.

”J’ai cru comprendre que vous étiez formidable dans le domaine de la recherche scientifique, ainsi que dans celui de la création d’objets plus étranges et plus brillants les uns que les autres. Un grand intellect pour un être de petite carrure... Mais ne laissez pas cela vous distraire..."

Dans la fumée, il traça quelques signes. Ils ne représentaient rien, hormis deux femmes en train de discuter en buvant du thé. Des détails avaient été ajoutés à une scène sans véritable intérêt. Hormis un, bien précis. Mais il n’était pas temps de l’explorer en ce moment même. Il dessina d’autres personnages. Avec la propriétaire des lieux était un couple d’autres femmes en tenues bien plus ridicules. Ainsi le marionnettiste de son interlocutrice appréciait les personnages de ce calibre physique. Un détail qui pouvait être intéressant. Mais terriblement peu utile dans une discussion comme celle qu’il souhaitait entamer. Il effaça du doigt ses barbouillis dans les nuages sombres, et ces derniers prirent la forme de papillons, avant de s’envoler par une fenêtre ouverte. Le monde allait découvrir bientôt une toute nouvelle espèce d’insecte aux ailes multicolores.

”Votre plan d’attaque sur le clan millénaire des guerriers de l’espace semble avancer à la perfection… Qui sait quelle mèche est en train de s’allumer, et quelle poudrière explosera ? Un bien grand désastre qui ne pourra s’accorder qu’avec la prochaine attaque prévue contre la guilde rouge du mal..."

Parlait-il en énigme par contrainte ou par plaisir ? Il semblait détenir bien des informations. Peut-être même bien plus que celui qui le maniait. Il pouvait s’apparenter au sable qui filait entre les doigts, ou bien à l’eau dans un verre brisé. Son allégeance au Beau Jack paraissait fragile, vue ainsi, mais l’était-elle réellement ? Car, après-tout, ne servait-il pas le Nouvel Ordre dans ses recherches sur le monde supérieur au sien ? Un territoire de recherches bien plus grand que celui qui était connu. Et surtout, une nouvelle potentielle clientèle. Les géants des cieux, tous armés par Hypérion. Le Beau Jack, présent dans tous les coeurs de ses créateurs et de ses fans, ainsi que sur tous les t-shirts et tous les autocollants placés avec amour sur les armes que son entreprise avait vendu. Et parmi eux, Quatre, qui voyait sa toile s'agrandir, et sa palette devenir plus complète.

Il se retourna de nouveau vers sa compagne de chapitre, et posa le pied de sa canne par terre, joignant ses deux mains sur son pommeau. Son regard semblait si froid et pourtant si plein d’émotions. Il la dépassait de sept centimètres. Là aurait été un bon moment de venir directement aux faits. Mais il semblait que l’idée soit venue dans la tête de métal de titiller gentiment son hôte.

”Mes félicitations pour votre future fille, d’ailleurs. Comme quoi, Némor peut servir à quelque chose."

Sa tête parvenait à sourire malgré sa physionomie métallique. En vérité, il parviendrait à captiver n’importe quel public avec un rictus de ce type. Mais que souhaitait-il, véritablement ?






Dernière édition par Quatre le Ven 13 Juil 2018 - 19:44, édité 1 fois
Mercury
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MessageSujet: Re: Des Bips et des Betty Boops   Lun 9 Juil 2018 - 21:16

C'était, quoi, cette merde ?... Sérieusement. J'étais partie pour un habituel historique de mes faits et gestes, relaté à vos pauvres cervelles capricieuses... Mais là, c'était juste... Je comprends rien du tout. Honnêtement, c'est qui, ce mec ?... Ok ok. On va faire l'effort de refoutre un peu tout ce bordel en ordre, veux-tu ?... De base, moi j'étais juste venue chercher 2-3 pièces, pour peaufiner l'apparence de ma Station New-U personnelle. Ouais, t'as peut-être cru que j'allais m'enregistrer sur celles du Beau Jack ? Ha. Me fais pas rire. Pas après mes observations, tu peux en être sûr... À cet égocentrique de première catégorie, je ne confierais même pas une moitié d'écouteurs. Alors ma vie, tu penses bien... La première de mes règles fut fixée il y a fort longtemps, alors que je fus recrutée au sein de l'empire Cold. Ne jamais se montrer dépendante de qui ou de quoi que ce soit. Des murs et des sécurités absolument partout. Une anticipation constante. Une éthique inexistante, dans le cadre d'une survie plus prospère... Alors comprends bien, que voir ce, ce, ce truc là... débouler en plein milieu de mon laboratoire personnel... à me refaire littéralement le portrait, à mon arrivée... Bah oui, ça me la met tout de même plutôt mal !... Mon Trou de Ver se refermant derrière moi et Mokko, mon drone sphérique accompagnateur, une mine bien évidemment surprise trônait à présent, à l'orée de mon visage d'habitude si dédaigneux... Oh mais t'en fais pas pour autant. L'étonnement déjà derrière moi, ce fut bien mes paupières, qui inversèrent leur avancée, se plissant désormais davantage... En toute franchise, reconnaître un danger n'est pas bien compliqué. Il suffit que celui-ci sorte de vos habitudes, de vos connaissances. Bref, qu'il se joue de vos sécurités... Mes nombreux systèmes de détection, pourtant à la pointe, autant dans le domaine de la chaleur, que des ondes sonores et lumineuses, ne m'avaient avertie de la moindre anomalie... De plus, le fait qu'il se montre aussi peu surpris de ma visite, comme de mon apparition en elle-même, au vu de son déballage de peintre du dimanche... m'incite à fortement suggérer que cet énergumène, n'était présent que pour l'avènement de ma modeste présence. Et ça, c'est déjà pas normal en soi. Mais alors, vraiment pas... Il regardait, de surcroit, dans l'exacte direction du précédent Trou de Ver, alors que mon trajet fut pourtant instantané.

" Mokko. Analyse poussée... et de grâce, débarrasse-moi de cette horreur... "

Aussitôt demandé, aussitôt exécuté. Mon robotique accompagnateur ne laissa à peine le temps, à cette grossière toile me représentant pourtant, de s'agencer entre quelques unes de mes inventions, que cette première partit en fumée, d'un tir laser bien placé... Je ne savais pas si cette action avait pu recevoir le mérite de frustrer notre jeune ami, mais, putain, Dieu sait à quel point cela m'aurait fait du bien, au vu de son foutage de gueule actuel et vraisemblable... Ah si si, j'incite. Tout dans sa gestuelle, sa posture, sa façon de s'exprimer, facilement retranscrite à travers sa petite révérence de merde, me poussait à penser qu'il se considérait supérieur au monde lui-même... Une illusion, bien évidemment, car n'importe quel autre scientifique l'aurait été, face à lui. Nous représentons les musiciens de ce monde instrumental, après tout... Et c'est pas une bourrasque, tristement ridicule d'exagération, qui viendrait contester cet état de fait... Croisant les bras, ma sucette bleutée comme à son habitude bien en bouche, je ne tardai à guetter de haut l'intrus... ma tête se levant donc diagonalement et l'un de mes sourcils se arquant, avec désinvolture. Oui, il m'a surprise. Oui, il me perturbe. Oui, il représente un danger. Mais non, je n'éprouve la moindre crainte à son égard. Tout simplement car l'essentiel de mon talent n'est pas retranscrit à travers mes systèmes de sécurités, mais bien d'armements. Je suis capable de reproduire tout ce qui peut être observé au sein de ce laboratoire, sans compter le fait que la majorité des composants nous entourant, ne me sont actuellement plus d'aucune utilité... tant mes projets présents diffèrent d'ingéniosité... D'ailleurs, mais. Attends, je rêve ou il se permet de sortir un cigare, pour venir polluer mon atelier ?!... Faisant preuve d'un calme surprenamment exemplaire, je me contentai de lui adresser un rictus compulsif et de courte durée... Dans 10 secondes, c'est lui, que je fume, si ce connard continue à me manquer de respect, tout en me déballant ses petites pitreries. Seulement, au moment de cette réflexion, ce fut bien mon assistant, qui m'avertit des résultats d'analyses. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils furent, pour l'avouer franchement, des plus atypiques et des moins précis...

" RAPPORT : PRÉSENCE D'UNE ENTITÉ DÉVIANT DES MODÈLES RECENSÉS, À TRAVERS LA GALAXIE. HUMANOÏDE NON-ORGANIQUE. COMPOSANTS ÉVALUÉS SUR L'ÉCHELLE DE DANGEROSITÉ, AU GRADE 3... ALERTE, ALERTE. PRÉSENCE D'OPIUM DANS L'ATMOSPHÈRE. MISE EN APPLICATION DE LA PROCÉDURE, SUR BASE DE LA TECHNOLOGIE À DISPOSITION. MANOEUVRE IDÉALE, EN COURS DE TRAITEMENT... "

Tiens donc... De l'opium... Ca peut être utilisé comme un puissant psychotrope, n'est-il pas ? Bien tenté, petit filou... Non mais, vraiment. Belle tentative de m'enfumer, si j'ose dire... Mais je suis une scientifique, moi, gamin. Tes petits tours de passe-passe ne marcheront pas avec moi... Et donc. Mis à part à un inconnu complet, ou à un magicien de fin de prestation, à qui ais-je donc l'honneur ?... Une interrogation qui ne tarda à se faire valoir, alors que Mokko se permettait déjà de faire léviter un masque à oxygène, jusqu'à moi. Bien sûr, je m'appliquai de ce pas à le revêtir, afin de ne respirer la moindre particule, en provenance de ce produit délirant... Bon, jusqu'à présent, tout de son petit spectacle parvenait à le faire monter dans mon estime... De celle concernant les beaux petits salopards prétentieux, of course. Affublé de plus, d'un ridicule nom mathématique, d'une fonction artistique presque douteuse, même si je devais reconnaître la précision de son travail, comme de... Oh. Oooh, d'accord... C'est un assassin... Ok. Ca justifie pas tout, mais disons que ses guignoleries peuvent au moins s'expliquer par une manoeuvre de déstabilisation, en vue de baisser la garde de la victime, à présent... Pour le bien de la vision que je porte à son intégrité mentale, on va du moins rester sur l'hypothèse prononcée... Je ris, mentalement, lorsqu'il m'affirme bosser pour l'autre con et m'assure que je ne risque rien, si je lui suis encore utile... Mon pauvre garçon, si tu crois que le sort de ma vie dépend de l'aval que vous lui portez, vous risquez d'être déçus. J'en ai mâté de plus gros et ne suis à la solde du Beau Jack, qu'uniquement pour mes intérêts propres... Allez, vas-y qu'il enchaîne sur mes compétences exceptionnelles, dans le domaine scientifique. C'est bien de le reconnaître, mon chou, mais ça ne me fera pas baisser ma vigilance pour autant. Ta petite pique de fin de phrase, n'y aidera également pas... À vrai dire, je ne compte te répondre, qu'à travers mon habituel regard froid, hautain, comme antipathique. À la hauteur de ce que tu représentes réellement, face à ma grande personne... Je commence à me demander si son véritable but consiste à tester les limites de ma patience.

" Mokko... Commande ZK-63... "

J'écoutais bien évidemment sa charmante tirage, mais disons juste que je préférais me préparer à une possible confrontation, si l'issue de la discussion ne venait guère à me plaire... Je sais, oui, je sais... Régler les choses de façon pacifique. La compréhension. Le Self-Control. Les bisounours. Tout ça... Mais j'avais comme un pressentiment. Celui que ce type allait monter crescendo, dans le cassage de couilles. Et je préfère m'éviter pareil avenir. Donc... Les sécurités... La signification de cette commande ? T'inquiète, on y viendra. Pour l'heure, cet assassin, vêtu à la manière d'un détective privé des plus clichés, s'empressa de venir m'annoncer les conséquences de mes actes, concernant ma création qui, BLA BLA BLA ! Pour ta gouverne, mon coco, il n'existe de désastre, qu'en fonction du point de vue qui l'affirme. En d'autres termes... Ce que TU considères comme un désastre. MOI, je le considère comme une aubaine. Une chance supplémentaire, accordée à la science, pour se promouvoir davantage, afin de premièrement faire pencher la balance, d'un côté comme de l'autre... Les guerres ne représentent pas des fatalités, mais des outils, dans la confection de lendemains bien meilleurs. C'est évident. Il suffit juste de savoir gérer ces joutes avec parcimonie... Je retins toutefois la dernière information, que cet esprit dérangé me véhicula. Accorder cette attaque avec un autre évènement, pouvait effectivement accroître les chances de succès. Seulement, cela pouvait également aboutir à l'effet contraire, de par l'équilibrage des forces. C'est pourquoi il me fallait encore étudier la question, afin que l'écart soit suffisamment correct, que pour laisser au développement scientifique une place en or massif, au sein de la tempête résultante de ces confrontations prochaines... Mais ça, valait mieux pas lui en parler, au vu du marché passé avec ma collègue. Tiens ! Parlons-en, d'ailleurs !... Car, à peine le temps de se retourner, face à moi, après son petit tour d'inspection, que mon interlocuteur s'appuya, de ses deux mains, sur sa canne tout aussi excentrique que sa royale personne... Attends. C'est pas fini. Voici que, dans le plus grand des calmes, d'un petit sourire méritant bien 3 baffes de ma part, il me félicita pour la naissance prochaine de ma fille ! Mais c'est formidable, ça !... Sachant que je respecte tout de même suffisamment les capacités mentales de Nemor, que pour ne pas lui faire l'affront de la penser responsable de cette fuite... bah... en toute franchise... la situation s'avère inévitablement plus tendue. Ce gosse... Je sais très bien ce qu'il risquerait, si son existence et surtout ses particularités, venaient à se laisser dévoiler au grand jour... Parce que sa naissance, son transfert en cet univers, ne pouvait signifier que la réussite de mon projet. Et que je ne laisserai rien ni personne se mettre en travers de ce miracle biologique à venir... Mes 12 drones répondant enfin à ma commande à retardement, ils sortirent de mes conséquentes manches et se mirent à flotter dans la pièce, fixant l'énergumène avec insistance.

" Ok. Là, je ne peux décemment plus faire l'effort de sauver ta peau... Je te laisse ton pseudonyme en secondes, pour me dire d'où tu tiens l'information de sa naissance... Dans le cadre d'un refus, je ne peux pleinement t'affirmer que ton cigare sera seul responsable des cendres, en cette salle... Ce, peu importe si l'on bosse pour le même patron... Surtout, à vrai dire... " affirmais-je alors, d'une autorité bien marquée et d'un regard assassin, tandis que je déposai l'une de mes mains sur ma hanche.
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MessageSujet: Re: Des Bips et des Betty Boops   Ven 20 Juil 2018 - 16:11

Le regard du masque de fer était capable de changer, passant d’un vil plissement des yeux à un agrandissement de ses lentilles rouges, offrant à ses interlocuteurs une description visuelle de ses sentiments actuels. En l'occurrence, ce fut la déception qui s’afficha sur le visage de métal alors que tombait en cendre sa dernière création. Un beau portrait de Mercury était retourné à la poussière tandis que celle qui refusait de s’immortaliser dans le médium de l’art prenait un masque pour se défendre des méfaits de l’air pollué à ses alentours. Visiblement, sa connaissance dans la matière des travaux du beau avait autant d’importance que son humilité. C’était une perte de respect que l’on pouvait déceler dans les yeux demi-clos et robotiques de l’artiste, comme lors de la découverte des mauvais goûts de camarades tenus en haute estime. Un mouvement de mâchoire fit tourner le cigare dans sa bouche dont aucune langue ni dent ne sortait.

”Quand bien même vous faites figure d’autorité dans le domaine de la science et de l’artisanat, je vous conseillerais de n’utiliser vos opinions sur l’art qu’en suppositoire… pour enfant, qui plus est.”

Si l’on jugeait la qualité de la peinture en terme de reproduction de la réalité, il était fort possible que la Mercura Lysa, Joconde rose et féline, aurait pu être entreposée dans le Louvre entre deux autres tableaux bien moins intéressants. En terme de coût, elle prendrait un budget Élyséen, et pourrait sortir de la crise n’importe quel peuple incapable d’élire un bon président. Mais après, il y avait toute cette dynamique d’offre et de demande qui devenait fortement ennuyeuse après un certain temps d’écoute, et au final nous ne pouvions que conclure qu’il n’y en avait pas deux, de Quatre. Ce dernier restait toujours sur son trente-et-un face à la première scientifique du nouvel ordre. Dans son trois-pièces sous son seul manteau, le chiffre faisait face à la créatrice de statistiques qui, si elle bénéficiait d’une maigre intelligence sentimentale, devait normalement se sentir odieuse d’avoir fait périr une telle création. Mais elle restait un personnage tout à fait anormal. Il n’y avait pas une goutte de regret dans l’humeur aqueuse qui recouvrait le globe oculaire de la dame aux yeux et oreilles de chat. Ce n’était donc pas un être à caresser dans le sens du poil, mais le masque de fer n’était pas venu pour être ainsi. Elle n’était qu’un caniche dans un corps de guépard, avec une maîtrise du corps digne d’un poisson rouge, et une appréciation de la beauté digne d’une moissonneuse-batteuse.

On pouvait voir la peur grandir dans une petite chose au moment où elle prend une mesure défensive pour ne pas se battre sur le même terrain que son adversaire. En l'occurrence, on pouvait déjà prendre comme légère source d’angoisse le nuage psychotrope qui se répandait dans la pièce depuis la fente de la face d’acier. Elle n’était donc, tout d’abord, pas immunisée à ce genre de trouble mental provenant de l’ingestion de la morphine contenue dans les plantes européennes. Son cerveau, malgré les informations qu’il contenait, n’était donc pas si avancé que cela. Il était fort probable que sa capacité de mémoire soit comparable à celle d’un humain, sans plus. Elle n’avait donc probablement rien de mieux à faire que d’observer des digits de-ci de-là, savoir sans saveur qui parfois usait de lettres en dehors des équations. Euclide remplaçait Homère, et Hawkins remplaçait Hugo. Un véritable gâchis de langage et d’encre. Il n’y avait aucune place pour le génie de l’esprit des vivants dans un monde où il ne fallait que trouver l’astuce et expliquer aux autres comment faire de même. Ce n’était qu’une poursuite de la connaissance sans plus. Pas une amélioration des talents ou du génie inné à un individu. Juste un puzzle qui ne valait rien d’autre que la colle qui reliait les parties.

Enfin, il existait des êtres qui se salissaient les mains dans la peinture et l’encre et d’autres dans l’huile et la rouille de la machinerie. Les doigts fins et délicats de Quatre étaient de ceux à ne pas se salir du tout, tant il était habile. Cela ne les empêchaient pourtant pas de créer. Mais cependant, il fallait un marchepied à tout artiste. Une découverte devait être faite, et Quatre n’avait pas de quoi y accéder. En vérité, on ne pouvait pas vraiment savoir s’il n’était pas en possession des connaissances et méthodes requises pour arriver à son but, ou bien s’il était tout simplement trop dégoûté par la recherche et la mise en pratique de théories pour arriver à son but par la voie scientifique. C’était là qu’entrait l’ogre d’Atanpia qui, malgré son fort caractère et son orgueil trois fois plus grand qu’elle, n’était au final qu’un autre simple sous-fifre, un cerveau pour ceux qui n’ont pas le temps d’écrire sur un tableau des tas et des tas de nombre. Le Chiffre n’était pas bien haut non plus dans la hiérarchie du Nouvel Ordre, mais lui n’était après tout là que pour faire part de son talent et de sa créativité aux fins d’un puissant digne de ce nom. Un être qui valait bien plus que les leaders actuels des différents mondes. Il était peut-être à la cheville du visage d’acier, ce qui était déjà beaucoup, en terme de charisme, et méritait donc de pouvoir gouverner ne serait-ce qu’un peu plus que les autres ce système solaire.

Cependant, le masque de fer se retrouva bientôt encerclé de droïdes de combats, comme s’il était au centre de l’affiche d’un film. La minette avait l’air bien plus branque maintenant que sa progéniture était au centre de la conversation. Un être aveugle et sans poils toujours dans le ventre qui le nourrissait était donc la chose qui permettait de vraiment la titiller. Le cador du meurtre n’était cependant pas bien impressionné par la chose. Il se débarrassa simplement de son cigare en le jetant avec prestance dans une corbeille, avant de se racler légèrement la gorge et de prononcer :

”Cette phrase est fausse.”

Un véritable Coup Critique dans les fils qui reliaient les bases de données des engins de destruction. Les pauvres machines se mirent à réfléchir à ce paradoxe, bien trop pour leur propre survie. La première flamba, puis la seconde, puis la troisième. Bientôt, il y eu douze explosions entre la face méchanique et la scientifique. Si le premier n’avait pas été touché par les débris de la destruction des robots, la seconde en aurait peut-être souffert. Mais qu’importe. Quatre profita du passage d’une étincelle pour rallumer un autre roulé d’herbes européennes, et se mit à sourire tout en tirant une nouvelle bouffée.

”Réfléchissez. Vous êtes seule depuis on ne sait combien de centaines d’années. Votre civilisation est considérée comme défunte, et vous êtes la potentielle seule survivante. Votre faible carrure vous semble inadéquate pour la grossesse. Vous voilà enfin dans une capitale scientifique et vous n’en profiteriez pas ? Et puis, quant à Némor, elle est la figure principale de la science sur cette planète verte, et son nombre de mouflets ne fait que lui offrir une image fertile. Je sais juste à présent que vous avez une gamine, et que l’on peut vous soudoyer sur cela.”

Il sembla y avoir un petit éclat de lumière sortant du cigare du masque de fer alors que ce dernier se retournait en reprenant sa canne par le manche. Son manteau fut propulsé par le vent, effet dramatique absolument nécessaire. Il s’en était allé se placer face à l’espace vide où le tableau s’était positionné bien avant. Quatre avait-il donc tout improvisé ou souhaitait-il juste rester absolument vague sur ses intentions ou bien les informations qu’il contenait ? Il fallait être sacrément fou ou bien stupide pour tenter de sortir des informations peut-être fausses sur la vie privée de la nouvelle grosse tête de Dösatz. Et pourtant, dans tous les cas, cela ne pouvait avoir réussi.

”Veuillez éviter de tenter de m’assassiner quand je vous tourne le dos. Je suis bien capable de résister à ce genre d’attaques. Et vos machines semblent bien moins perfectionnées quand elles viennent à moi. N’est-ce pas là la sensation que vous éprouvez ?”

Il leva ses mains face au mur, avant d’agiter les bras devant l’espace vide. Ses doigts faisaient preuve d’une dextérité incroyable. Ses vêtements cachaient le résultat de son travail. Mais que se passait-il véritablement ? Une forme noirâtre et rectangulaire semblait se former sur le blanc chromatique. Le vent sifflait sous la rapidité de l’acteur qui ne s’empêchait pas d’y aller à pleine vitesse. Bientôt, il s’arrêta et se retourna tout en faisant un pas de côté. Un tableau rectangulaire de cendre s’était retrouvé à l’endroit où il fut détruit. L’artiste passa le bras dessus, et bientôt fut reconstitué un portrait intact de Mercury, cette fois-ci bien plus hargneuse qu’étonnée par la présence du masque de fer. Il poussa légèrement sa création sur le côté, pour l’éviter de pencher.

”Mais ne vous inquiétez pas. Je ne suis pas venu ici avec seule pensée de vous énerver. Voyez-vous, j’ai un travail pour vous. Il me fut dit que vous êtes maudite par une soif de connaissance qui dépasse l’entendement humain. Une faim pour la compréhension du monde.”

Il sortit alors des feuilles de son manteau, documents provenant d’un scientifique torturé dans un vaisseau abandonné de Freezer sur Namek. Les fiches d’Arthur Clark sur les fils qui dirigent le monde. La maison de Mercury se mit alors à fondre, et les deux individus étaient sur le soleil. Mais ils ne se brûlaient pas. Ils n’avaient pas plus chaud qu’autre part, en vérité.

”Il est dit que l’univers est régi par douze particules élémentaires et quatre forces de la nature. C’est bien le cas. Mais il est cependant véritablement conçu par des êtres au delà de notre entendement. Ils sont capables de voir tout ce qui a été conçu et détaillés. Ils peuvent observer ce que chacun des êtres qui se démarquent du décor font. Non pas qu’ils se fatiguent à lire les histoires de tout le monde. Cependant, il sont capables de réécrire la physique à leur guise. Ils sont aptes à reformuler le monde comme ils le souhaitent. Nous sommes peut-être sur le soleil lui-même, ou bien sur un environnement qui qui y ressemble.”

Il pointa alors du doigt l’un de ces êtres éthérés parcourant le monde de ceux d’au-dessus. Son cher lecteur, Invité, qui l’a suivi il l’espère durant ses aventures précédentes. Il serait fort dommage que cela ne soit pas le cas, car Quatre était fort charismatique et important. Du moins c’était le cas aux yeux du masque de fer, qui ne se privait pas de vanter ses mérites dans ses pensées mêmes. Le géant, lui, ne bougeait pas, et sa forme presque invisible était observable par Mercury tout comme par le mystérieux artiste.

”J’ai un marché à proposer. Je vous offre de quoi enrichir vos soifs de connaissances. De quoi voir le monde tel qu’il est véritablement. De quoi devenir un bien plus grand chef de file dans la recherche sur le monde. En échange, vous me faites simplement part de vos découvertes. Car il serait fort dommage de vous donner un avantage quand il est question de ce que je veux connaître.”

Le monde redevint comme il le fut à la base. Nous étions de retour dans le laboratoire de Mercury, maison futuriste dans un quartier rustique. Le portrait à présent ressemblait au visage peut-être terrifié de celle à qui appartenait les lieux. Le chiffre, lui, se débarrassait de la poussière étoilée qui lui collait légèrement au corps. De sa canne, il ouvrit la fenêtre, et toute la fumée du cigare s’en alla d’un coup, légère tornade qui semblait être l’envol d’un oiseau.

”Bien entendu, tout refus sera sanctionné par un oeuf clair. Il serait dommage de perdre aussi rapidement son petit chaton. En particulier si c’est à cause d’une triste affaire d’égo.”

Il se mit à sourire, et ses yeux ronds semblaient aussi froids que la focale d’un caméra.

Mercury
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MessageSujet: Re: Des Bips et des Betty Boops   Sam 21 Juil 2018 - 18:23
Son suppositoire, il peut surtout se le carrer où je pense... Quoi ?! Je suis pas obligée de révéler toutes ses petites remarques déplacées, dès leur émergence. Non mais écoutez-le, sérieusement... à faire sa Drama Queen, juste parce que j'ai cramé l'un de ses tags de rues... Ouais, ok, c'est très joli, très réaliste... bien sûr, que je ne saurais jamais reproduire pareille oeuvre... Sauf que, vois-tu, il y a comme deux détails, me dérangeant particulièrement, dans cette initiative. Oui. Le premier, c'est oser me dessiner lorsque je tire cette tronche là. Le deuxième, c'est plus généralement de le faire sans mon accord... Et c'est qu'il se permettrait presque de me donner des leçons de respect, après ça ! Non mais attends, qu'on se comprenne bien... C'est tout de même pas moi, qui me suis introduise par effraction, chez lui. Si ?... Je te jure qu'à la seconde où j'en ai l'occasion, je lui fous une mandale dont il se souviendra... Peut-être même maintenant, d'ailleurs. Absolument. Car déjà mes drones lui tournaient-ils autour, coulissant leur unique oeil de visée, comme s'apprêtant à prochainement frapper... La suite logique, aurait voulu que j'organise sa crémation. Mais allez savoir pourquoi... à la seconde où cet imbécile déclara mes propos sans consistance, PAF ! Il explosèrent tous... mes drones de combat... sans exception... Ouais ouais, comme ça. Nan, attends... T'as pas l'air de comprendre... Mes drones, disposant d'une coque, composée d'une unique plaque sphérique, en carbyne stabilisé... C'est genre... 40 fois plus résistant que le diamant... Alors, je vais pas te donner un cours de physique maintenant, mon garçon. Mais, une petite explosion interne, c'est de la chiasse... De la bonne grosse merde, en comparaison de ce matériau. Pour ainsi dire, cela ne dispose même d'aucune chance de l'égratigner... Bordel, si c'était ainsi fragile, tu penses bien que je n'aurais pas recouvert ma peau d'une telle trouvaille !... Bah pourtant, sous mon incompréhension totale, le fait établi... Par-delà le masque, j'écarquillai l'oeil gauche, tandis que le droit s'affaissa perceptiblement. C'est rare, que l'on me mette ainsi en défaut. Pour ainsi dire... cela ne m'était encore jamais arrivé... Et pour cause ! Ca viole totalement les lois de la physique. Et pour être responsable de son unification, je peux te dire que ça me la fout assez mal...

Bon, pas le choix, faut trouver une explication, maintenant... Du carbyne, ça peut juste pas se craqueler, les liens sont bien trop solides pour ça. Il faudrait... quelque chose qui altère la matière, un peu comme une sorte d'acide... Cela me rappelait d'ailleurs ma dernière trouvaille. Allez, juste une petite mention, car, tout comme la Glace-Neuf, je compte m'en servir bientôt, pour une nouvelle idée de projet... Puis, ça nous détendra, l'espace de quelques instants, avant de retourner faire mumuse avec notre si cher invité surprise... J'ai nommé... L'acide Suprafluoroantimonique... Une solution gazeuse en mesure de dissoudre absolument tout solide, osant lui barrer la route... Ce n'est pas encore tout à fait prêt, car ma Station New-U m'a pris un certain temps à la conception. Mais... disons que j'en attends beaucoup, dans un avenir proche... Quelque chose d'au moins 2x10 puissance 19 fois plus puissant que l'acide sulfurique, forcément... Je pense qu'on a pas fini de s'amuser, avec mes découvertes. Mais bref ! Quatre ne pouvait avoir utilisé ce genre de procédé, contre mes machines, tout simplement car elles disposaient, tout comme moi, d'une surface superomniphobe. Tout fluide glisse, par dessus, en somme. C'est d'ailleurs la seule façon de stocker ma création sans risque, à vrai dire... S'agissait-il donc d'un certain pouvoir sur la matière, un don d'altération ? Ou bien plus simplement une illusion ?... Non, la dernière hypothèse ne m'aurait pas obligée à protéger mon masque des débris, comme du souffle... Ce type a beau disposer, en tout cas, de la particularité de m'irriter au plus haut point, il me faut reconnaître un intérêt grandissant, le concernant... Je n'arrive pas à déterminer par quel moyen rationnel, il aurait pu parvenir à pareil résultat. Mais possiblement ma vision du terme, s'avérerait-elle trop stricte. Auquel cas cet humanoïde disposerait d'une information, en relation avec le domaine de la physique, dont j'ignore l'existence... Cela me parait fort peu probable, mais ça pourrait expliquer pas mal de choses... Par contre, c'est sérieux, là ? Il se rallume un deuxième cigare, tranquille ?! Non mais, c'est pas grave. J'ai peut-être plus mes drones de combat, seulement il me reste encore mes poings. Et crois-moi que le poids de mes phalanges, sur sa jolie tronche de fer déformé, risque de pas mal l'étonner, lui aussi... Mais pas le temps de lui communiquer mes charmantes réclamations, qu'il enchaina oralement. C'était peut-être mieux ainsi, en rétrospective.

Ainsi donc, il essayerait de me faire croire avoir utilisé une tactique de suggestion, pour deviner l'existence de ma fille ?... Non, mon beau salaud. Ca, j'y crois pas une seconde. Tu sais bien trop de choses que tu ne devrais pas savoir... Je ne dis pas. Le fondement de ses propos repose sur une base pouvant sembler logique, de prime abord. Sauf qu'il n'est pas censé avoir connaissance de mon envie d'avoir un gosse, ni même du fait que sa conception s'avère en cours, et encore moins de la véracité de son genre... Encore qu'il avait 50% de chance de se planter, sur ce dernier point... Non. Tout ça, tu ne t'en assures pas, d'une quelconque affirmation de ma part. Me prends pas à ce point pour une conne. Tu caches autre chose et vaut mieux pour toi que ça en vaille le coup, parce que je ne peux décemment pas laisser en vie quelqu'un d'aussi dangereux, si je dispose de la moindre incertitude, à son égard... C'est pourquoi je ne tentai rien, en l'instant, je me contentais de croiser les bras et de l'observer reprendre sa canne, en causant une bourrasque dramatiquement inutile, mais dont l'origine restait pourtant inconnue... Il doit avoir trouvé un moyen d'altérer la réalité ou de modifier certaines lois physiques. Je ne trouve pas d'autres explications, en l'instant... Bon, par contre, je ne pus m'empêcher de légèrement pencher ma tête de côté, lorsqu'il m'affirma être en mesure de me soudoyer, grâce à ma fille... Franchement, on est d'accord, non ? Ca pue le chantage à venir, ça, right ?... Ben, je vais t'avouer que si cet énergumène peut vraiment jouer à Dieu, ouais, j'ai des raisons de flipper sévère. Mais est-ce le cas ?... Pour le savoir, bah j'ai pas d'autres choix que de subir sa tirade. Non mais, soyons honnête... Si je l'ouvre maintenant, je vais l'insulter. Lui parler mal, déjà... Donc non, j'allais prendre mon mal en patience et ne pas le taper, même si, putain, c'est pas l'envie qui m'en manque... Mais plus j'y réfléchis et plus je me dis que ce laboratoire va plus faire long feu... Il ne se prive pas de me teaser, en tout cas, me rappelant que je devrais me demander la raison du dysfonctionnement de mes drones. Mais tu crois que je fais quoi, depuis tout à l'heure ? Connard ! C'est dingue, ça ! Allez. Allez, ça y est ! Le voilà qu'il recommence à me faire un portrait. Mais j'en peux plus, d'attendre... Affichant une mine agacée, je commençai machinalement à taper du pied et à rouler des yeux. Même s'il ne devait probablement pas s'en rendre compte, au vu de son extrême concentration dans sa tâche présente...


" Ah bah putain... depuis tout à l'heure, y a de quoi le penser !... "

Ca m'a échappé... Comprenez-moi ! Le mec, il me sort qu'il est pas juste là pour me faire chier. Déjà, notez bien que c'était pas SA SEULE pensée !... En gros, il avait tout de même UN PEU envie de se fendre ma poire !... Ensuite, même si ce débectant personnage me dit ça maintenant, l'annoncer dès son arrivée nous aurait évité une perte précieuse de temps, à tous deux... Si ce mec me connaissait si bien, il aurait dû avoir vent de mon caractère et aurait dû juger préférable de ne pas m'irriter, d'entrée de jeu, afin que l'on puisse partir sur des bases saines... Donc déjà, il me semblait pas si transcendant que ça. D'autant plus qu'il ne paraissait pas être au courant de la véritable raison, concernant l'existence à venir de ma fille... ni du fait que je ne pouvais la porter, non pas pour cause d'une faible carrure, mais plutôt d'un manque d'élasticité de ma peau, depuis que je l'ai renforcée... Mais, il a totalement raison, lorsqu'il affirme ma faim à la compréhension de mon environnement... Techniquement, chaque scientifique, se doit d'être gourmand... Juste que, en ce qui me concerne, je le suis bien davantage que la plupart d'entre eux. Ce qui lui plait, visiblement... Probablement pour la même raison que moi. Ouais... Il n'y a pas 36 possibilités, pour posséder une telle soif. On n'utilise pas ce mot par hasard... La malédiction. Elle survient lorsque l'on se rend compte d'un obstacle, que notre mode de fonctionnement ne peut franchir, voire même ne parvenir qu'à aggraver... Reste à savoir dans quel sens il l'entend. Une lassitude par trop plein d'informations ? La réalisation que cette quête parait sans fin ? Ou alors... Le sentiment de se faire limiter, d'entrevoir les barrières de l'enclos ?... Nous sommes libre, tant que nous croyons fermement l'être, après tout... Ne ressentirais-tu pas ton statut comme une malédiction, Quatre ? Si tel est le cas, tout le reste doit te paraître sans importance. Seule doit compter la transgression de cette loi, cette limite, n'est-ce pas ?... Quelque chose sur laquelle tu ne disposes d'aucune emprise. Pour toi, un être en mesure de tricher avec son environnement, ça doit te hanter. Te rendre fou, pas vrai ?... Sans cesse l'impression d'être prisonnier, au bon vouloir de ces dieux. C'est humiliant, comme sentiment. Je le sais, puisque je le vis... Finalement, t'es peut-être plus intéressant qu'estimé premièrement.

" ... Intéressante théorie... La présence d'un plan d'existence en parallèle rejoint la possibilité d'une nouvelle dimension spatiale, transcendant toutes les autres. Et le fait que tu puisses à ce point te jouer de la réalité, donne, je l'avoue, davantage de crédit à l'hypothèse des narrateurs. " commençais-je, une fois notre petit voyage entamé.

Ah parce que je te l'ai pas dit, mais ma maison vient de fondre subitement. Genre on est à la surface d'une étoile, tout va bien... Y a un type un peu louche et effacé qui nous observe... Bref, c'est bon que j'ai le masque, parce que sinon, je pourrais facilement croire à quelque chose de pas net dans son opium... À l'image de son consommateur, tiens... Je l'entends d'ailleurs me faire savoir qu'il peut me partager sa vision, mais si ça consiste à fumer ses cigares, il peut surtout bien aller se les faire foutre. Sa proposition semble toutefois des plus respectables... Il me fournit le moyen et je lui partage les résultats de recherches... Et avec un peu de chance, l'on obtient tous les deux ce qu'on désire. La compréhension nécessaire à notre liberté... Mais, ça semble trop simple. Si nous sommes vraiment codés et constamment dirigés par leur bon vouloir, sans la moindre chance d'agir selon notre volonté propre... alors la seule manière de pourfendre ces limites, c'est avec leur consentement. Il reste à savoir si sommes occupés à avoir cette discussion pour cette raison, ou dans le simple but de nous désillusionner par la suite... En un sens, si tout ceci n'est qu'imagination... plus qu'un support, nous vivons dans leur tête... Possiblement même les obsédons-nous ? Peut-être est-ce à tel point que cela empiète sur toutes leurs occupations ?... L'on parle parfois d'écrivains ou d'acteurs, se plongeant tellement dans leur personnage, qu'ils finissent par en adopter certains comportements, voire même à se formater mentalement, pour en devenir une copie... À l'heure actuelle, il s'agit de ma seule théorie d'échappatoire. Pourtant, il s'agit bel et bien d'une illusion. La même que l'on pourrait se figurer, pour le processus de téléportation... Au final, il ne s'agit toujours que d'une copie, au mieux. D'une destruction suivie d'une création semblable, au pire... Nous ne disposons d'aucune assurance de survie, au niveau de la conscience. Si, bien sûr. Tout est pareil... mis à part ce moi profond. Ce sentiment de vivre, tant que la machine ne perturbe pas son fonctionnement... que l'on meurt à chaque arrêt et qu'une conscience en tout point identique prend le relais, alors que nous sombrons dans un néant dont nous ne pourrions plus jamais avoir conscience...

Mais, si je suis d'abord dans sa tête, avant d'être dans ce qui me semble être mon univers... Alors c'est ce dernier, qui accueille ma sauvegarde. Et non l'inverse. En somme, je suis déjà vivante, puisque je représente une part de sa conscience. Mais lui... est-il vivant ? Ou pense-t-il l'être, de la même façon que je pourrais le croire personnellement, en récitant les mémoires d'un personnage inventé ?... Manifestement, je ne peux pas résoudre ce problème. Je n'aurais probablement pas été créée en ce but, au vu de mes affirmations présentes. À moins que l'on me dirige encore, pour affirmer cela. En revanche... Maintenant revenu dans mon laboratoire flambant neuf, devais-je admettre l'apparition de sa seule et véritable politesse... Quatre ouvrant la fenêtre et me permettant donc d'enfin retirer mon masque... Pouvait-il aller jusqu'à exiger à cette réalité, de lui fournir l'information représentant mes pensées, ou était-ce de trop ? Quoi qu'il en soit, il me semblait désormais clair que ce type ne pouvait représenter un ennemi. Pas avec seulement ce genre de but... Pour autant, je n'appréciais vraiment pas sa façon condescendante de me parler. J'aurais pu me montrer davantage courtoise... faire preuve d'un peu plus de souplesse, de maîtrise, s'il n'avait pas eu le malheur de me pousser à ce point à bout. Sa dernière phrase, c'était un peu la goutte d'eau... Oh, pas exactement. Je n'étais pas si énervée, en l'instant. Non. C'était autre chose... Plus à la hauteur de mon sourire carnassier du moment... Après avoir entendu son petit discours, l'entendre menacer de mort ma fille, si je n'allais pas dans son sens, c'était juste... Comment dire... Terriblement ironique. Cela n'avait même pas le moindre sens. Cela constituerait très certainement la plus grosse de toutes les conneries qu'il aurait pu faire, à vrai dire... s'il ne mentait pas sur son objectif... Ce mec me parle d'égo, alors qu'il n'a rien à envier au mien. Mais surtout, il subsiste une information fondamentale, qu'il aurait pourtant déjà dû comprendre, à la seconde où une personne aussi imbue d'elle-même que moi, se permettait de défendre une autre vie que la sienne... Tremblotant perceptiblement, visage légèrement penché en avant, quelques sons émergeant de mes lèvres, en à-coups, je ne pus me retenir plus longtemps, finissant par me redresser brutalement.


" Ha. Haha... Ahahhhah... Ahahahhah ! AAHAHAHAHAHAHAHHAHHAH ! HHAAHAAHAHAHAHAH ! AHHAH, AHAHAHAAHAAHAHAHAHAH !... Ha, haha... Mon égo ?... Oui. Tu as raison... Mon égo est vraiment surdimensionné... C'est ma force, ma motivation, ce qui me permet de tenir, au beau milieu de cette folie... Mais surtout, la représentation de l'importance que je donne à ma vie, sur celle des autres... Tu sais ce que ça veut dire, Quatre ? Que personne au monde ne compte plus que moi, à mes yeux. Car j'estime que personne ne me dépasse mentalement, comme dans la potentialité de mes objectifs... Alors pourquoi ?... Oui, pourquoi en aurais-je quelque chose à foutre d'un gosse, même de ma conception ?... Tu ferais vraiment une grosse erreur, en le butant... On reparlera de toute cette histoire, lorsque viendra son heure... Si tu le peux vraiment, je serais ravie que tu lui transmettes à elle, ce pouvoir dont tu disposes... Après tout... Toi comme moi... nous sommes déjà dépassés... " lui révélais-je, d'abord hilare, avant de subitement me calmer, mon discours alors seulement ponctué de quelques rares rictus.

" Mais en l'instant, je me dois juste de vérifier si tout ceci n'est pas qu'une immense connerie inventée de ta part... Si tu me mènes en bateau, ou si tu es vraiment sérieux... Si tu survis, considère que j'accorderai au moins un peu de crédit à ton histoire et que je serai même prête à t'aider... L'on dit qu'il existe des choses en dehors des lois connues... Des objets qui existent sans exister. Que l'on ne peut jamais vraiment atteindre, ni même s'en échapper... Prouve-moi que même ça, tu es en mesure de l'altérer, si l'on se trouve bel et bien dans un univers inventé... " le défiais-je, en lui tendant ma sucette bleuté, ainsi qu'en la propulsant lentement en sa direction.

Canines bien visibles, je m'apprêtais à lui dévoiler mon atout. Quelque chose que personne n'avait encore jamais vu. Quelque chose que j'avais gardé secret, tout ce temps durant... Il avait beau avoir détruit mes drones, il me restait encore deux cartes... Demandant à Mokko d'exécuter une commande spécifique, c'est pendant que ma sucette tournait tranquillement sur elle-même, en plein air et sans paraître affectée par la gravité, comme voguant en direction de Quatre... qu'un Trou de Ver réapparu derrière moi... Plongeant ma main à l'intérieur, je ne tardai à me saisir de mon canon à plasma. Le Quasar Beamer... Cela, avant de le pointer en direction de la sucette volante... Mais elle n'était qu'un leurre. Je n'avais pas besoin de la viser. Ca ne serait d'ailleurs pas assez, que pour vraiment le mettre à l'épreuve... En revanche, si je visais mon pot à sucettes... Oui, comme je l'avais déjà précisé, lors de mon premier entretien avec le Beau Jack, je disposais d'un gros pot de salive, où trônaient quelques autres de mes friandises identiques... Mais bien sûr, chacune d'elles représentait bien plus que ça... Cet aspect bleuté, n'était en réalité que le résultat stabilisé de l'énergie sombre et de la matière noire condensées, au contact de la salive des Ogres d'Antapia, pour simple rappel... Et au centre... Ohoh... Mon Joker... Quantical Black Hole. La singularité la plus mystérieuse du cosmos, dont l'existence même reste sujet à débats. Quelque chose dont seul le Rayonnement de Hawking pouvait mettre fin... Mais j'allais à ce moment m'assurer que tous ces Trous Noirs Quantiques disposent d'assez de matière pour grossir, fusionner entre eux et tout engloutir... Bien sûr, une telle action aurait pour conséquence d'annihiler l'entièreté de mon laboratoire. Mais cela n'avait plus la moindre importance, désormais... Ce lieu devenait trop dangereux, au vu de mes alliances et des dangers à venir. Ainsi valait-il mieux s'en débarrasser maintenant et sans en laisser la moindre trace... Quatre allait-il décider de fuir, la queue entre les jambes, me laissant dans l'incertitude de ses capacités ? Ou ferait-il front, pour me prouver être en mesure de faire plier l'une des réalités les plus ancrées en cet univers ? L'on dit que ni l'espace ni le temps, ne disposent d'emprise sur cet astre, tant il déforme à l'extrême ces deux valeurs intriquées, voire en perce le tissu... Tirant finalement la gâchette, une puissante salve émergea du canon et percuta les sucettes, de plein fouet... les engloutissant et causant une percée quasi instantanée, du mur à l'arrière... L'on ne percevait encore rien et pourtant je gardais la pression... Il arrivait... Plusieurs objets et inventions commencèrent donc à voler et à se coller au mur, avant que celui-ci ne se fasse violemment disloquer, à un niveau atomique... par un Trou Noir commençant à étendre son influence, déformant la lumière alentour et faisant déjà glisser mon interlocuteur vers son gouffre. De mon côté, le recul de mon arme devenait juste bien moins important... Mais si je m'attardais, je deviendrais vite un spaghetti, même si le canon y passerait avant, par la spectaculaire force de marée, émanant de la singularité...


" Bonne chance ! J'en ai jamais créé de si gros ! Trop risqué... Mais cette fois, j'ai pas besoin de rester sur place. Je te laisse te démerder avec ça, l'artiste ! Me déçois pas et je tiendrai ma promesse. Bye ! " lui confiais-je, avant de reculer dans le Trou de Ver, en compagnie du Mokko accompagnateur.

Ce jet de plasma cessant enfin, ledit passage se referma aussitôt... Mon Mokko ménager filmerait toute la scène à venir, me la retranscrirait en direct, avant de se voir certainement lui aussi écartelé, par la pression de cet astre à l'allure si intimidante... déformant et détruisant absolument tout autour... J'avais hâte de savoir si Quatre était en mesure de me prouver ses dires, de véritablement s'avérer en état de combattre un tel monstre de la cosmologie... Quelque chose d'aussi fou que ses capacités présumées... En ce qui me concernait... qu'il meure ou qu'il survive, m'arrangeait forcément... car seul un vrai Dieu de la Destruction, pouvait espérer accélérer l'évaporation d'un Trou Noir. L'anti-matière représentait la seule chose en mesure de combattre sa masse. Le reste ne faisait que l'empiffrer davantage et retarder sa disparition naturelle. Étais-tu capable de me surprendre, Quatre ? Ou cette sphère, d'un noir opaque et s'affirmant un peu plus à chaque seconde, cet horizon des évènements, aurait-il raison de toi et de tes convictions ?... C'est quitte ou double. Tu perds ou décide de fuir, t'es un imposteur. Tu gagnes et peux altérer jusqu'à cette réalité, tu m'es imbattable... Fondamentalement, tout n'est que binaire, après tout. Serais-tu un 1, ou rien qu'un zéro, 4 ? Il rugissait en tout cas sa faim, aussi insatiable que notre curiosité, que nos ambitions communes et démesurées... à tous deux... véritables monstres parmi nos pairs, mais aux desseins pourtant bien plus salutaires.



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MessageSujet: Re: Des Bips et des Betty Boops   Sam 29 Sep 2018 - 15:08

S’il y avait quelque chose de fortement désagréable, c’était bien entendu les rires de ceux qui se croyaient comme maîtres de la situation. Non pas parce qu’ils l’étaient véritablement, mais parce que cela empêchait indubitablement toute tentative de leur expliquer avec bonté et éloquence à quel point ils étaient en tort. En d’autre terme, c’était des crétins souffrant d’une idiotie qui les rendait sourds. La stupidité était donc bien capable d’annihiler les cinq sens dont bénéficiait l’être vivant.  Et cette dernière n’était en aucun cas reliée à la capacité d’analyser selon des termes appris cent fois par coeur un phénomène tout en lui subtilisant sa nature incroyable et magique. Ce que certains appellent intelligence n’est parfois qu’une combinaison de capacités de mémorisation et de reproduction des gestes appris. Et cela ne proviendra au final que d’un mélange de volonté et de temps libre. Il n’y a pas de génie là-dedans, simplement de la patience. Et c’était ce qui risquait de se perdre une fois confronté à un être aussi insupportable que la femme-chat aux cheveux roses. Mais fort heureusement, Quatre était bien plus qu’un Léonard de Vinci en terme d’intellect, et bien plus qu’un instituteur de l’enseignement secondaire en terme d’imperturbabilité. Il n’en eut donc absolument rien à faire des tactiques de ricanement de la demoiselle maigrelette. En vérité, l’une des seules choses qui pouvait véritablement l’agacer était le fait qu’elle puisse porter cette énorme blouse scientifique malgré son énorme manque de muscle. Elle ne portait que la peau sur les os et un manteau farfelu sur ce même épiderme. Celui qui dans le ciel avait pensé son physique devait ne pas avoir eu de bases référentielles sur la construction d’un corps biologiques et anthropomorphes. Mais fort heureusement elle quitta rapidement la scène telle la figurante inutile qu’elle était, afin de ne plus motiver de pauvres artistes naïfs à concevoir des horreurs anatomiques.

Elle laissa derrière elle un énorme trou noir, par ailleurs. Si cela pouvait en alarmer plus d’un, le Masque de Fer restait de marbre. Un phénomène tant ancré dans les calculs et la réalité ne pouvait pas être bien dangereux quand il n’y avait qu’un système aisément décodable qui contrôlait ainsi les affrontements entre les marionnettes de ce monde. Acteurs de l’univers entier : si jamais votre adversaire n’est pas un utilisateur d’énergie et qu’il vous lance un projectile au visage, il suffit simplement de compter combien restent en sa possession. S’il est encore capable de vous en envoyer deux autres, prévoyez de dépenser l’un de ces pouvoirs qui ne peuvent être utilisés que trois fois par combat. S’il ne lui en reste déjà plus, sortez votre attaque la plus puissante. Celle de Quatre était une cartouche qui n’était pas comme les autres. Elle était capable d’annihiler toute vie en un instant, ne laissant que la mort la plus magnifique et délicieuse possible pour celui qui avait l’honneur d’être choisi par la trajectoire du tir. Enfin, cela n’était pas le cas aujourd’hui. N’ayant aucune raison de tuer Mercury, le visage de métal hautement charismatique avait simplement gribouillé “x1” sur un bout de boit grand comme un pouce afin de pouvoir se protéger d’une potentielle crise d’égo et d’une volonté de prouver une quelconque supériorité intellectuelle.

Il pressa un bouton sur sa canne, se plaçant dos au trou noir. Le pied devint rapidement un appareil photo dont la caméra se retournait vers lui. Il s’enregistrait tout simplement en train de prouver à la savante que la vérité n’était qu’une illusion. Il prit un air hautain et fit un sourire digne d’un imbécile heureux qui venait de gagner un pari sur l’orthographe d’un mot oublié. Il déplaça dans le plan de son petit film son fantastique morceau d’arbre absolument quelconque alors que la plupart des machines qui l’entouraient se faisaient absorber par la singularité qu’il ne regardait même pas.

”Ceci… est un bout de bois quelconque. Rien de particulier. Je l’ai ramassé dans le parc en venant jusqu’ici.”

Et d’une pichenette, il le jeta en arrière, alors que l’oeil de la caméra englobait encore le phénomène le plus fascinant de la physique quantique. Le petit bâton fut aspirée et le trou noir s’arrêta d’aspirer. Il resta un instant immobile, déchirure dans l’espace temps réduit à l’état de ridicule. La sphère plus sombre que l’abîme se mit alors à s’étirer et à s’agiter, devenant oval puis rond plusieurs fois d’affilée, avant de rebondir un peu dans la salle. Le ballon fit un petit carnage, cassant quelques machines, sans jamais se heurter au magnifique Masque de Fer. Puis il explosa, laissant derrière lui une bouffée de confettis s’éparpillant partout. Quatre tourna la tête un instant, avant de relancer un regard à la lunette d’enregistrements.

”J’imagine que la science ne peut pas tout expliquer. Je vous remercie amplement de l’aide que vous apporterez dans mes recherches.”

Il fit un dernier clin d’oeil avant d’arrêter d’enregistrer la chose. En appuyant sur quelques boutons, il envoya l’enregistrement sur le système ECHO de Mercury. Il ne pourrait malheureusement pas assister à sa réaction, mais tant pis. Il prit le temps de regarder la scène. Tout était détruit, mais passons. D’un claquement de doigt, les tableaux créés de sa main et détruits par la femme-chat se reconstituèrent pour se fixer définitivement sur les murs de sa maison. Avec un peu d’amour, ils gagnèrent une nouvelle propriété : celle de se reconstituer à jamais sur ce béton recouvert de chrome pour moquer celle qui souhaitait s’en débarrasser. Il sortit de sa poche un tas de paperasse qui permettrait à la savante de commencer ses recherches comme le beau marchepied qu’elle serait. Il était probable que les connaissances dépassent son entendement et qu’elle perde la raison, mais cela était bénéfique pour tout le monde. Ou bien elle rejoindrait le club des consciencieux du médium avec son cher patron.

Beau Jack, Beau Jack… Si puissant et pourtant si fainéant. Cet idiot au masque orange ne méritait pas que tu casses la réalité. Lui tenir tête n’apporta peu… Hormis le vif intérêt de ton sbire le plus excentrique.

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Des Bips et des Betty Boops
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