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 Les chroniques d'Etseriel

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Boss Stinger
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Terrien
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MessageSujet: Les chroniques d'Etseriel   Les chroniques d'Etseriel ClockLun 10 Mar 2014 - 23:43


Les chroniques d'Etseriel Ezeria10
Loi 1: Vivre

West tapotait furieusement sur son bureau poli. Encore une journée de plus gâchée, encore une de ces affaires qui vous pourrissent la semaine et pour ne rien arranger, l'affaire se situait à l'autre bout de la planète et demandait l'action immédiate de l'officier en charge de la mission. Bien qu'il ait vécu des affaires difficiles, celle qu'il allait affronter faisait partie du cauchemar de tous les agents de la loi. Il n'avait lu que les deux premiers mots reçus dans son holo-vision et il avait déjà juré en une bonne dizaine de langues : suicide mental. En plus de 40 ans de métier, il n'avait eu que deux autres suicides de même nature et il n'avait pas ce poste. Au moment des deux premiers, il n'était qu'un simple agent de terrain qui se présentait comme assistant de l'inspecteur général, et celui-ci n'avait jamais résolu leurs affaires respectives. Aujourd'hui, c'était lui qui dirigerait cette affaire, comme par hasard le jour après son élection: il était sûr que l'Ordre était derrière tout ca, ils étaient bien du genre à lui faire ce coup depuis qu'il les avait interrompu en plein dans une des séances du conseil pour arrêter une de leurs jeunes recrues. West ne croyait absolument pas à cet empire basé sur la philosophie et le choix le plus réfléchi : cette utopie ne cachait qu'un malaise généralisé dans la population, le malaise de la perfection et ce n'était pas bon à son goût d'être trop propre. L'homme n'était pas fait pour la réflexion mais l'action. Cependant, il devait le reconnaître, les affaires étaient tellement rares qu'un seul poste de police s'occupait de gérer toutes les affaires de la planète, et c'était comme ca partout. Parfois, une station en orbite gérait tout un amas d'étoiles tant la criminalité était basse.

Stanley, toujours aussi furieux, se leva de son siège, sortit de son bureau et partit en direction du tram antigravitique. Il traversa les longs couloirs de l'agence, les bureaux étaient vides et plus personne n'était présent à cette heure de la nuit à part l'homme de ménage et le personnel qui accompagnait West : son assistant personnel et une femme, prenant tous les rendez-vous pour lui. En sortant du bâtiment, il demanda à celle-ci de réserver dans les différentes résidences sur la planète dans le coin de l'accident sa chambre de fonction. Au pire, il pouvait la contacter sur l'instant en urgence, mais il trouvait cela irrespectueux pour l'hôtel: prévenir au dernier moment était son droit mais il savait à quel point cela pouvait poser problème au Hôteliers, pour au moins l'avoir vécu. La nuit était tombée sur l'immense cité-monde, la lumière était diffusée à son minimum et des capteurs lui permettaient de ne s'activer qu'à la présence d'un passant pour éviter un gaspillage d'énergie. Cela offrait un spectacle magnifique à ceux qui ne connaissaient pas ce panorama incroyable: les étoiles brillaient de mille feux, les ascenseurs spatiaux montaient assez haut pour sembler se courber dans le ciel, toujours plus haut et rejoignant les fermes solaires qui , elles, clignotaient dans le vide de l'espace infini. Le tout sans que rien ne bouge, sauf le ciel étoilé et sa valse cosmique. Parfois, si on avait de la chance, on pouvait apercevoir le mythique vaisseau Zeus sortant de la porte de l'éternité pour rejoindre le ravitaillement, spectacle majestueux aux dimensions inimaginables. Petit, comme tous les autres enfants, il avait rêvé de monter dans cette mythique Arche de l'humanité qu'avait été Zeus, de piloter ce Léviathan au confins de la galaxie et d'activer la charge prométhéum sur les ennemis de l'Ordre, pour semer la destruction au profit de l'harmonie. Mais pour un Ezeran, et surtout pour un homme désabusé comme Stanley,  ce ciel était comme d'habitude et en somme tout aussi classique qu'un rosbif réchauffé au macro-ondes accompagné de sa petite bière pan-galactique: un petit plaisir amusant pour passer le temps. L'inspecteur prit place à bord du train au allures d'immense aiguillon d'argent. A l'intérieur, un moniteur lui donna sa place, à l'étage, avec les autres impériaux. Il s'assit et remarqua que les sièges étaient toujours aussi parfait, sans coins pour vous rentrer dans les côtes, aussi élégants que pratiques et remplacés tous les ans. West s'assoupit presque immédiatement, alors que l'appareil fusait dans un silence assourdissant. Lent durant la première minute, il se détacha rapidement de sa torpeur, accélérant toujours plus, sans même qu'on puisse entendre le vent sur l'appareil. Les lumières se mirent alors à défiler, avec une vitesse incroyable, un rythme qui paraissait impossible pour un véhicule terrestre. Mais libéré de toute contrainte de frottement, l'appareil ne faisait qu'accélérer et dévorer la nuit. L'avantage de cette nouvelle forme de transport était que le train pouvait se placer à la verticale sans que ses passagers n'en ressentent la moindre sensation. Les lumières dansaient tout autour des passagers alors qu'on descendait en piqué dans les secteurs les plus bas de la planète,  le monde coulait dans un univers psychédélique, coincé entre le rêve des passagers et la réalité froide de l'Ordre.

Le voyage ne prit pas plus de dix heures et Stanley fut réveillé par une légère décharge par sa montre, lui indiquant l'arrivée imminente à destination. A la droite de son siège, un croissant chaud et un cappuccino étaient servis : deux sucres, autant de lait que de café et une demi cuillère a soupe de chocolat. Il se saisit de la tasse juste après s'être étiré, la boisson était divine : l'avantage de la technologie était bien là : il n'avait pas eu à être dérangé pour le petit-déjeuner, tout avais été rentré dans sa montre. Le croissant était encore brûlant et le wagon embaumait une odeur douce et épicée accompagnée d'une musique calme mais entrainante, réveillant les sens autant que l'esprit. Il salua son assistant, qui lui avait un classique chocolat chaud avec une brioche : son niveau d'accréditation lui donnait un déjeuner de niveau 5, accessible pour la plupart des agents de police, sauf les inspecteurs qui profitaient fièrement du niveau 4, avec un choix plus large et une personnalisation du repas plus vaste. Il partagea son croissant en deux pendant que le jeune lui fournissait les détails de l'affaire : les cheveux en pétard, son réveil avait été plus dur apparemment.

Il explora le dossier qui se modélisa devant lui :

"Donel Sahir, grand scientifique lié à l'Anachronium. Il a rendu utilisable le liquide dans le refroidissement des composants en général, ce qui a rendu possibles les trous de verre. Inspecteur, ce n'était pas n'importe qui, il connaissait personnellement l'Archimagister et travaillait avec lui dès que possible ! J'ai souvent lu ses études sur le sujet des trous de vers et sur la porte de l'Eternité, il a récemment reçu le titre de fils de l'Ordre pour son travail sur notre quatrième lune"

La porte de l'Eternité était un port de saut spatial si grand qu'on lui donnait aussi le titre de "Quatrième Lune d'Ezer", avec un passage assez grand pour que deux Zeus entrent en même temps et partent simultanément dans des directions différentes. Il y avait aussi trois autres portes plus petites, pour le fret et le transport de passagers. Sahir avait eu le titre de concepteur honorifique dans cette affaire, lui et son compagnon qui avait travaillé à la création de l'anneau de saut spatial, permettant le déplacement supra-luminique. La lune abritait plus de 100 000 âmes, simplement embauchées pour la maintenance et le fonctionnement de cette immense machine.

"Apparemment, le suicide mental a eu lieu à son domicile, et a été rapidement décelé par sa femme, le remarquant perdu et déboussolé en rentrant du travail. Elle avait d'abord pensée à une simple fatigue de sa part, mais celle-ci a vite remarqué que c'était plus."

West resta perdu dans ses pensées, et répondit calmement à Divaneel :

"- As-tu déjà été sur une affaire de suicide mental avant? Je sais qu'avec moi tu n'as jamais vu ça mais peut-être avant tu as eu l'occasion d'être confronté à ce genre d'histoires ?

- Il y a eu un total de sept affaires de cet acabit depuis le début de l'ère Anachronique, Inspecteur. Les enseignants nous ont toujours dit qu'on serait chanceux - ou plutôt malchanceux - si on tombait un jour sur ce genre de problèmes, et qu'il valait mieux les éviter comme la peste. Mais pour répondre à votre question, on ne nous a jamais appris la moindre chose, et pour être franc, je suis moi-même un peu perdu..."

Stanley avait oublié qu'il était le seul à avoir vécu deux de ces cas dans une seule vie, ce qui faisait de lui le candidat idéal pour ce genre de situations. Voilà pourquoi il en était aujourd'hui là et il comprit assez vite qu'il allait être classifié comme spécialiste de ces nouveaux délits. Il allait répondre à Divaneel, quand il eut une meilleure idée :

"- Eh bien mon jeune ami, vu que vous devez apprendre, votre mission aujourd'hui : comprendre ce qu'est un suicide mental. Vous me direz à la fin de la journée si vous avez trouvé une quelconque réponse, et je vous éclairerai à ce moment de notre affaire.

- C'est vous le patron, patron."

Le brouillard entourait le train et plus rien n'était visible. Cependant, au loin, il vit que les bâtiment étaient tournés dans le mauvais sens. C'est à ce moment qu'il comprit qu'ils étaient en pleine ascension et qu'ils approchaient de la Tour Impériale. Alors que leur champ de vision était restreint depuis toute la matinée, en un instant, tout se dissipa quand il dépassèrent l'immense nuage qui collait au sol de la planète, transformant l'ambiance sombre et grise de la l'habitacle en une lueur dorée et éblouissante : le soleil d'Ezer frappât fort ce matin-là, et le train se remit en position horizontale. Stan eut un sourire en coin en apercevant son jeune apprenti se coller à la vitre pour observer cette scène digne des plus grands récits. Voguant sur un océan de brouillard, le tram fonçait droit sur l'immense tour depuis laquelle l'empereur dirigeait les Ezeriens, seul bâtiment dépassant de cette purée de pois. Brillant de mille feux, les deux flèches de la tour semblaient monter dans le ciel et atteindre les étoiles, cernées par les trois anneaux de l'Ordre tournant lentement et leur jardins luxuriants se reflétant dans les miroirs de la tour, la colorant d'or et d'émeraude. Cette merveille était le centre de la totalité de l'humanité, là où l'Archimagister prodiguait à tous ses conseils les plus avisés, là où la technologie n'était plus une histoire de prototype mais un véritable outil dans la vie de tous les jours. C'était un lieu fantastique, où le futur était le présent, et ou l'avenir semblait toujours plus merveilleux. Alors que la beauté du lieu ne faisait que se dévoiler, les nuages disparaissaient pour laisser place à une foison de toits végétalisés, d'oiseaux en tout genre volant à basse altitude et de bruits lointains d'une métropole qui s'éveille. Le paysage idyllique laissa bouche bée Divaneel, arrachant un rire à West.

A leur arrivée, ils furent accueillis par des milliers de gens pressés, courant dans tous les sens pour atteindre leur train antigravitique à temps. Alors, tous deux  prirent le métro de la ville en direction de leurs chambres. Une grosse journée attendait les deux hommes, et il allait falloir commencer vite.




Dernière édition par Boss Stinger le Jeu 20 Mar 2014 - 12:07, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Les chroniques d'Etseriel   Les chroniques d'Etseriel ClockMer 19 Mar 2014 - 0:09


Les chroniques d'Etseriel Ezeria10
Loi 2: Respecter l'harmonie, l'Ordre, la nature et l’existence

Le brouhaha et la cohue semblaient ne jamais vouloir s'arrêter. La vie dans le quartier impérial s'apparentait à une fourmilière, chacun dans la case prévu à sa fonction, tel escalator pour tel classe sociale, tel ascenseur pour tel fonctionnaires... Les navettes long courrier atterrissaient non loin d'ici, s'engouffrant dans les entrailles de la planète ou était caché le spatioport. La quatrième Lune venait de cracher une vague d'arrivée de tous les coins de la galaxie, avec à leur bord des dizaines de milliers de passagers, répartis à leur habitude selon leur rang et leur degré d'importance. Les énormes cargos survolaient avec grâce le site d'atterrissage à plusieurs milliers de pieds, attendant leur tour d'amarrage alors que les enfants se collaient aux hublots pour voir de plus près l'immense tour impériale. Suivant le chemin virtuel prévu à cet effet, les autres véhicules antigravitiques prenaient des routes contournant automatiquement le secteur de ces monstres de métal, passant ainsi juste sous les anneaux de l'ordre, dans l'ombre de la tour. Au centre de celle-ci fusait un rayon bleu semblant s'effacer dans la profondeur du ciel, permettant les communications interplanétaires, et éclairant les taxis et autres voitures passant juste à coté d'un bleu profond, presque éblouissant. En dessous, les vélos électriques et gens à pied se disputaient le plus grand nombre, formant une masse compact mais fluide et organisée, aidés par les indications préventives diffusées dans leurs holo-vision et parant ainsi tout risque d'accident et donc de ralentissement. Le taxi qu'avaient pris West et Divaneel voletait doucement au-dessus de cette scène grandiose et chronométré. On pouvait apercevoir ici et là des membres de l'Ordre, prodiguant conseils et recommandations aux badauds, leur offrant leurs services pour leur travail ou même en plein enseignement avec leur Karestan, des apprentis devant apprendre et suivre les enseignements de leur maitre philosophe.


Le taxi prit par l'ouest de la tour et s'en éloigna de plusieurs dizaines de kilomètres, pour arriver dans un secteur de niveau 2, situé sur un immense secteur d'immeubles de niveau 3, extrêmement décorés, ornés de plantes tout aussi exotiques qu'odorantes. Même d'ici on pouvait voir les flèches de l'immense tour impériale et le soleil à son zénith faisait briller les plus hautes fenêtres de la tour avec un éclat sans pareil. La chaleur était juste agréable, permettant d'arborer l'uniforme d'été, bien plus léger à porter. Chemise et d'un pantalon blanc, une cravate noir faisait ressortir les galons accroché dessus indiquant le grade et la classe de l'individu. Le tout était recouvert d'une veste légère tout aussi blanche descendant jusqu'aux mollets. L'ensemble était rayonnant et pouvait être porté avec un chapeau Mafio blanc - se rapprochant d'un Stetson de l'époque terrienne, ce que personne ne savait par ailleurs - le tout avec des lentilles de contraste pour éviter l'éblouissement avec ces vêtements clairs. Divaneel portait la même tenue, avec cependant de la moins bonne qualité. Les deux hommes avançaient ainsi vers l'appartement de niveau 2, et malgré la hauteur de l'immeuble par rapport au niveau du sol (plus de 200 mètres), ils marchaient sur une allée bordée de pins centenaires, de plantes grimpantes et d'autres espèces inconnues sur l'ancienne Terre. Les oiseaux chantaient doucement, simplement interrompus par le bruit de l'air et du moteur électrique des voitures antigravitiques. Un homme s'était donné la mort, mais rien ne semblait avoir changé, à part le poids de l'air sur les épaules de la femme devant eux. Elle semblait jeune malgré les années qu'elle avait soudainement prises avec la situation : les yeux rougis, le regard vague et les cheveux ébouriffés venaient finir de dresser le portrait de cette femme touchée par la tristesse. Tout semblait dichotomique dans cette scène : tristesse et bonheur, chaleur et froid glacial, inspecteur de blanc vêtu et veuve habillée sombre... Les deux hommes s'approchèrent de l'affligée, qui leva les yeux vers eux et se redressa de sa position sur le banc en bas de l'immeuble. Sans bouger ni esquisser la moindre expression à part la dureté, elle parla quand ils furent à son niveau. Elle était glaciale :


"Belle journée n'est-ce pas Inspecteur ? Cela mérite bien de sortir le blanc, même un jour de deuil je suppose."


Gêné et déstabilisé, Divaneel regarda ses chaussures avant de balbutier des excuses. West reprit tout aussi durement que la femme :


"Excusez-nous madame, mais le travail que nous menons nécessite toute notre concentration et notre acuité : nous ne pouvons pas nous permettre de laisser un homicide sans réponse simplement parce que la famille est en deuil et que nous transpirons comme des chiens".


La femme esquissa un mouvement, voulant gifler l'homme pour un tel manque de tact et de respect, mais elle se retint, simplement à cause de son rang : une femme de ce niveau ne se devait pas de craquer mais de montrer l'exemple. Mais West aurait aimé qu'elle réagisse, ce manque de réaction l'exaspérait au plus haut point. Il voulait qu'enfin sa perfection craque et qu'elle dévoile sa véritable identité Ezerienne, celle d'un humain faillible et faible. Tout au plus, la femme foudroya du regard l'inspecteur. Ce à quoi il répondit par un sourire sarcastique.


Elle posa sa main sur le détecteur et ils entrèrent tous trois dans un ascenseur qui leur fit gagner une bonne dizaines d'étage, surplombant le jardin entourant la propriété, pour finalement arriver sur une grande pièce centrale devant faire office de salon. Celui-ci était richement décoré, on pouvait même voir des le premier coup d'œil chez qui nous étions : maquette de la quatrième Lune, plantes au quatre coins de la maison, elle-même à la pointe de la technologie de demain, quartier globalement calme sur la planète... Donel était proche de l'écosphère et cherchait toujours un équilibre parfait entre l'homme et la nature. Une agitation était dans le loft à l'ambiance ouatée, les rideaux étant à moitié fermés sur le soleil de midi. Les policiers scientifiques recueillaient les informations à droite et a gauche, glanant la moindre parcelle d'indice sur ce qui s'était passé. La veuve perdit tout masque en rentrant chez elle, balayant la colère pour redevenir peine et sanglots. Un homme d'âge moyen, ventripotent et encore plus bourru que Stanley West, les reçut et les emmena sur la scène du crime. Après les salutations de formalité (et avoir dit s'appeler Roeni), l'homme décrivit les éléments qu'ils avaient pu découvrir sur l'enquête :

"Donel Sahir, 75 ans, 1ere régénération, grand scientifique de classe 2. Tout le monde le connaît pour ses recherches et sa participation à la quatrième Lune. Récemment, il travaillait sur la pureté de l'Anachronium et recherchait à étendre encore les pouvoirs du liquide. "


Tous savaient que le liquide pur, appelé la Source, était impropre à la consommation, rendant les gens fous et leur faisant perdre toute conscience avant même d'avoir pu imaginer quoi que ce soit et d'avoir utilisé le pouvoir infini d'Etseriel.


"C'est sa femme qui l'a retrouvé, elle a immédiatement prévenu les autorités et a tenté de se calmer. Elle ne l'avait pas vu rentrer la nuit dernière et était partie à sa recherche"


West remercia le policier et le congédia. Il était temps d'observer la scène de plus près. Mais avant tout ...


"Roeni, où est monsieur Sahir?"


"Dans sa chambre, sur le lit monsieur."


"Merci."


Un long couloir bordé de fenêtres illuminent les portes et les murs, donnent un aspect mystique à la scène. Tout au font du couloir se trouve une porte massive à deux battants. L'inspecteur de blanc vétu poussa les deux immenses battants et il ne fut pas surpris par l'air sidéré de son assistant


"Bonjour Monsieur West!  Je suppose que vous êtes la pour mon suicide mental et que vous ne prendrez pas une bonne tasse de thé..."


Tout sourire, l'homme qu'ils avaient en face d'eux les invita alors à prendre une chaise.



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MessageSujet: Re: Les chroniques d'Etseriel   Les chroniques d'Etseriel ClockVen 4 Avr 2014 - 12:04


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Zeus, Planet Cracker
Partie I

Le pond s'agitait, la tension était palpable. Les mécaniciens courait dans tout les sens, suivi des Ingénieurs et des commandant de bord. n ballet majestueux de stress, de n'importe quoi et d'inquiétudes mêlées au doux son de la guerre. Mais Horem Sitarius, lui, était en train d'arriver vers son siège et de  siroter avec délectation un café bien chaud. Il avait toujours eu ce sentiment que le pont du vaisseau était bien trop grand, et dépassait les limites acceptable de la décence. Une salle de deux cent mètres carrés, multiplié par 4 étages de postes de contrôle, de vérifications des données et de gestion de cette gigantesque machine de type Prométhéum. Tranquillement, il s'assis sur ce qui était l'élément central du poste de commande, qui s'activa a la reconnaissance génétique, après un bref par les doigts. C'est alors que la salle démarra vraiment, les postes passant tous a vert, annonçant l'arrivée du commandant sur la passerelle. Tous se levèrent et saluèrent Horem un genou posé a terre : non seulement c'était par convention qu'il faisait cela, mais aussi par respect, Sitarius étant probablement le meilleur commandant de toute la flotte Ezerienne. Et que donne le meilleur pilote dans le meilleur vaisseau? La pire crainte de tous les ennemis. Assis sur le siège, il demanda à ces hommes de se lever, puis le siège se mit a flotter dans les air, entourant le commandant d'un écran holographique en forme de bulle autours de lui. Sur cette interface il était en liaison avec les différents chef de bord : mécanique, pilotage, armement, infirmerie... Horem activa son micro, et se mit en communication sur tout les canaux

" Mes amis, comme vous le savez déjà apparemment vu votre excitation à tous, nous avons reçu l'ordre expresse d'aller chez les Yrodyn pour parlementer avec eux. Vous n'êtes pas sans savoir que c'est probablement un piège de leur part, pas besoin d'être un fin stratège pour le comprendre. C'est pourquoi on nous envoie nous, pour résister à leur embuscade, et répliquer avec le pouvoir des Ezeriens! Vous avez été choisi sur cette mission pour servir le meilleur vaisseau de la flotte sous mes ordres, et j'exigerait de vous une totale confiance, et une obéissance sans faille. J'ai besoin de vous tous pour gagner ce conflit en approche. Et puis qui sait, les aliens veulent peut-être prendre le thé avec nous..."

Un rire léger parcourra l'assemblée de technicien, ingénieur et pilote. Tous démarrèrent leur écrans, et débutèrent leur fastidieux travail. Faire voler un engin de plus de 6000 mètres de long, ce n'était pas une chose aisée, et cela nécessitait une vingtaine d'homme, rien que pour activer les moteurs et les faire fonctionner a faible régime. On opéra les tests avant le départ, activa et désactiva la gravité dans le monstre, vérifiant les systèmes anti incendie, les modules de secours Tout était analysé, jusqu'au rendement des boucliers Alors les voyants sur 'l'écran de Sitarius passèrent au vert les uns après les autre, accompagné d'un ballet de réceptions radio de chaque centre de gestion du vaisseau

"- Moteur paré capitaine !

- Boucliers fonctionnels a 105%, les estimations sont bonnes!

- Gouverne du vaisseau testé et prête aux combat!

- Equipe de soin prête a l'intervention! N'interrompez pas ma partie de carte cap'taine, je suis en train de gagner

- Centre d'hyperespace fin pret a la mise en route

- Centre Anachronique, rendement à 95% chef, arrêtez les lessives, vous consommez trop d'électricité !"

L'ambiance était bonne, et c'était un premier pas vers la réussite de cette mission. Le commandant répondit alors avec le sourire et à tous les postes en même temps

" Alors allons y, cap sur la planète 142-B, centre de l'espace des Yrodyns"

Dans un le silence, les accroches à la porte de l'éternité se défirent, et le vaisseau s'éloigna pour démarrer les manœuvres vers le point de saut. Pendant une bonne dizaine de minutes, l'immense vaisseau s'aligna à la porte, éloigné alors de plusieurs milliers de kilomètres. Les pilotes travaillait avec une simultanéité déconcertante, et ils fournissait un travail plus que remarquable. Le vaisseau reçu un dernier message de la part de la tour de contrôle, annonçant la connexion établis entre les robots de la porte et ceux de Zeus. Passer dans un trou de ver était une opération délicate, si complexe pour un engin de cette taille qu'une pièce de plusieurs milliers de cube devais contenir l'ordinateur qui calculait la trajectoire et la vitesse. Un trou noir restait ouvert jamais plus de deux secondes, alors imaginez 6 kilomètres de vaisseau défiler en quelques secondes. L'alignement était parfait, l'alarme de saut retentis dans le vaisseau, intimant a tous ces passages à s'asseoir et s'harnacher, le passage en hyperespace ne pouvant se faire qu'a gravité zéro. Quand l'alarme pris fin, le silence était complet dans la salle de commande, et les stylos et les feuilles se mirent a flotter au dessus des écrans. Les tasses et autres liquides était rangé le temps de l'opération. Un décompte se fit entendre dans tout Zeus

10
Les machines se firent entendre, leur vrombissement sourd lançant le vaisseau Prométhéum vers la porte de l'éternité avec lenteur.
9
Les réacteurs a fusion Anachroniques se mirent en route, offrant une poussée magistrale en quelques secondes, passant la vitesse de lente a rapide

8
De nouvelles explosions, un nouveau cap de vitesse dépassé. On voit la gouverne s'activer toute seule, alignant le montre vers la porte.

7
L'anneau du trou de ver tourne si vite qu'il devient difficile de le distinguer. Cependant, au milieu commence à se former une masse noire qui grossit avec le temps

6
La totalité de Zeus tremble sauf le siège de Sitarius, maintenu en gravité, flottant délicatement 2 mètres au dessus de son socle. Mais dans son cœur, tout vibre au rythme de la carlingue

5
La vitesse est devenu affolante, la quatrième Lune se rapproche a une vitesse impressionnante. Comme toujours, les reflexes humains font serrer les dents : à une vitesse dépassant maintenant les milliers de kilomètres par heure, se rapprocher autant d'un élément semble du suicide

4
Alerte de vitesse : le vaisseau ne va pas assez vite et sera détruit dans le transfert, alarme souvent entendu par ce type de vaisseau du à sa taille. Comme d'habitude, l'ordinateur prend les mesures adéquat et active la charge bélier du vaisseau pour encore augmenter la vitesse. Alors une explosion magistrale propulsa le vaisseau à une vitesse inouï, doublant la vitesse initiale. Tout défilait si vite que s'en était enivrant.

3
Le trou de ver tournait si vite maintenant que l'anneau était invisible et le trou noir était en pleine formation, agrandissant son diamètre toute les millisecondes. On commença a entrapercevoir au milieu de la lumière : la connexion avec le trou de ver de l'espace non sécurisé de l'empire était effectué. Il ne manquait plus qu'a élargir l'espace dans lequel le vaisseau passerait.

2
Zeus partit en vrille, ce qui faisait qu'on ne voyait absolument plus rien. Maintenant, il fallait se fier aux ordinateurs qui les guideraient vers le passage tant attendu

1
Le trou de ver était ouvert et la bombe pour le refermer était déjà activé. Le tro était désormais dans sa face de fermeture et il lui restait trois secondes a exister

0
L'immense vaisseau s'engouffra dans la geule béante du trou noir a une vitesse incroyable, sortant immédiatement à l'autre bout de la galaxie, a des millions d'années lumières de la. Les systèmes s'étais arrêté un instant en passant a travers de la porte de l'infini, offrant un moment de frayeur intense à Horem, mais ils avaient redémarré. Tout c'était bien passé, et l'équipage applaudissait : si la machine pouvait les entendre, elle rougirait de plaisir. Mais elle répondit avec la froideur d'une IA féminine : "Saut effectué, vous pouvez retourner a vos taches habituelles." La gravité fut réactivé, les boissons rendu à leurs propriétaires et l'activité repris son cours normal.

Horem fit descendre son siège et sortit de la salle de contrôle en direction du tram gravitique. Il fallait faire maintenant le tour des systèmes du vaisseau pour connaitre chaque homme et femme dirigeant les mécaniques du vaisseau, ces "seconds", et vu que l'arrivée dans l'espace galactique des ennemis n'étais prévu que pour demain, Horem avait le temps. Zeus s'était déjà fait surprendre par des ennemis durant la ronde du capitaine, ces ennemis pensant bloquer la direction du vaisseau. Cependant, chaque cinq cent mètres du vaisseau était installé une mini-salle de commandement qui permettait de piloter a distance les membres d'équipage, sans parlé de son interface au bras, donnant accès a un panel d'ordres restreint mais important. La flotte de vaisseau ennemis (plus de 500 chasseurs pirates) ayant pensé batte Zeus avec cette embuscade furent ainsi détruit en moins de 2 minutes.
Les gens saluèrent leur capitaine sur le chemin et leurs discutions étaient plutôt détendues. La flotte Ezerienne était connue pour avoir des hommes et des femmes prêts à tout sacrifier pour la réussite de leur mission, mais aussi parce qu'ils savaient s'inquiéter au bon moment, et se détendre des qu'il le pouvait. Le tram passa dans la chambre Anachronique, ou se passait la réaction chimique provoqant la propulsion du vaissea. Cette énergie quasiment inépuisable permettait a d'immenses vaisseaux de faire des sorties de plus de dix ans sans jamais manquer de carburant. Et vu que Zeus créait son propre oxygène et sa propre nourriture, la vie sur le vaisseau avait été calculé a 430 années, la limite étant fixé l'année ou l'Anachronium n'est plus assez pur pour fournir assez d'énergie au vaisseau. Le fait que le tram passe dans la chambre de réaction était purement esthétique, le combustible réfléchissant la lumière de telle sorte qu'il brillait de milles feux. En sortant de la zone de propulsion, on arrivait a un des jardins à oxygène.

Couvrant plusieurs centaines de mètres, le lieux était si haut de plafond et les écrans si réalistes qu'on se croyait en pleine jungle, sous un soleil agréable et doux. Les piaillement d'oiseaux se firent entendre et un parc en contrebas semblait occupé par une flopée d'ingénieurs revoyant leurs chiffres pour les futurs combats. Non seulement ces endroit fournissait de l'air respirable, mais il permettait aussi de souffler et de se ressourcer sans aller bien loin. Il y avait quatre de des jardins sur le vaisseau, et il apportait assez de ressources pour qu'un des jardins puisse être mis hors service et que l'alimentation de l'air ne soit pas coupé. En sortant de la jungle, le tram pris plusieurs virages et tunels, certains à la verticale, d'autres accrochés au murs latéraux... Horem eu même l'occasion d'apercevoir le hangar principal, accueillant 3 croiseurs léger et une flopée de petit vaisseaux de combat et de reconnaissance. Les portes de sorties était immense, et semblait assez haute pour faire sortir une trentaine de chasseurs à la même seconde.

Finalement, Sitarius arriva a destination, à l'arrière du vaisseau. la vitesse du tram avait permit de traverser le vaisseau en entier en moins de cinq minutes. La chaleur était étouffante et l'air saturé d'humidité mais la propreté était exemplaire. La salle des machines, la plus grande salle du vaisseau, et la plus sécurisé. Enfermé sous plus de 200 mètres de tôles amélioré à l'Anachronium, il était impossible de détruire cette part du vaisseau, qui pouvait en cas d'avarie majeure être entièrement autonome et permettre de vivre pendant un mois pour 2000 personnes. Haute de 2 kilomètres et desservi par des ascenseurs a charge ionique, le lieu était mystique : tout les deux cent mètres, un étage accueillait une centaine d'ingénieurs. Les étages les plus bas était utilisé pour la réparations des vaisseau, les étages au milieu pour les réacteurs, et ceux tout en haut assurait le bon fonctionnement de l'ensemble. Le commandant monta tout en haut, rejoindre le maitre-ingénieur de la mission. En montant, on pouvait voir les énormes turbines des moteurs, des titanesques machines qui faisait non seulement avancer le vaisseau, mais produisait aussi les munitions des tourelles de défense.

En haut, la salle de réunion possédait un dôme donnant une vision du ciel étoilé. Comme d'habitude, les hommes mirent un genou a terre, sauf un homme, la mine sévère, le regard sombre

"Eh, monsieur le capitaine, t'es en retard pour la réunion !"

Alors Sitarius s'approcha, tous gardèrent le silence, la tension montant d'un cran dans la salle. Il repris, sur le même ton dédaigneux

"Tes moteurs m'ont lâché pendant le passage dans le trou de ver, tu sais que je peut te faire envoyer en cour martiale pour mise en danger du meilleur vaisseau de la galaxie ?"

Alors le mécanicien se mit a rire

"Ha! Je savais que je pouvais te foutre la pétoche avec ce coup, Horem. Nous on a bien ri ici"

Alors la tension redescendis quand les deux hommes se firent une accolade amicale. Ensemble, ils parlèrent chiffre, trajectoire, consommation... Des éléments barbants mais essentiels pour la mission. Le commandant activa la connexion avec le pont pour que les pilotes puissent participer à la conversation. Ceux ci étaient deux et travaillait de concert : l'un dirigeant les moteurs principaux et la gouverne de profondeur, l'autre les virages et les moteurs secondaires. Les taches étaient obligatoirement séparé car malgré la taille de Zeus, a pleine vitesse, il était quasiment aussi maniable qu'un chasseur. Pour réaliser cet exploit, les deux pilotes avaient eu une puce greffé sur leur cerveau, permettant une connexion complète entre les hommes, donnant une réaction dans le même laps de temps et de meilleurs réflexes. Cependant, elle n'était activé qu'en vol et en dehors des manœuvres, les deux se détestaient. Apres de longs débats sur les meilleures tactiques offensives et défensive pour les combats a venir, tous les quatre se séparèrent, et reprirent leurs travails. Le soir arrivait a grand pas et il était temps de passer le vaisseau en mode automatique. Tout les calculs avaient été effectué et programmé, ainsi l'IA savait comment réagir en cas de pépins, le temps que les membres d'équipage reprennent leur poste. Horem attendait ce moment avec inquiétude, laisser le vaisseau a des robots ne lui convenaient guère, mais il devait bien se reposer.

Pensant passer une soirée tranquille, il fit harangué par le maitre-ingénieur et le maitre-infirmier, l'emmenant en pleine fête de la capitainerie. Il n'était pas familier des soirée et ne s'y plaisait qu'a moitié, mais pour une fois, il décida de lâcher la bride, le temps d'un soir. Demain, un grand combat aurait lieu, alors il fallait profiter de ces derniers instants d'insouciance, avant l'horreur des morts et des canons.

Sitarius avait bien raison, demain, tout changerait pour lui, son équipage, et pour le HEC-Zeus. Demain, la journée serait longue, interminable...



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