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Stanley O.
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MessageSujet: Galerie d'écriture   Galerie d'écriture ClockVen 29 Aoû 2014 - 23:03


Dernière édition par Stanley O. le Ven 8 Avr 2016 - 21:36, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Galerie d'écriture   Galerie d'écriture ClockVen 29 Aoû 2014 - 23:06
Papa

On dit que c'est instinctif pour une mère de prêter attention à son enfant. Elles ont porté ce petit être si fragile pendant neuf mois, c'est normal qu'elles y soient attachées ; on retrouve cet instinct chez la plupart des espèces animales d'ailleurs. Mais pour le père, c'est une autre histoire. Il n'a pas eu à porter l'enfant. Pour lui, ce n'est qu'une sécrétion testiculaire et c'est dur de s'attacher à ça. Mon père était quelqu'un de bourru. Je me souviens de sa barbe hirsute et de ses cheveux en pagaille. Il était grand, fort et quelque peu bedonnant. Il ne parlait presque jamais. Il ne disait que l'essentiel, "Je suis rentré", "Va te coucher", "Merci", "Bonjour". Il peut sembler froid mais à mes yeux, il ne l'était pas. C'était mon père après tout, les liens du sang ça rapproche, qu'on le veuille ou non. Il passait ses journées à l'usine et quand il rentrait le soir, il se posait sur le canapé, une bière à la main et il regardait la télévision. Peut importe la chaîne, le programme, il se contentait de regarder en buvant. Je me souviens que je mettais souvent les dessins animés, il ne bronchait pas et continuait à fixer de ses yeux bleus l'écran. Je voulais attirer son attention, mais il ne bougeait pas. Quand ma mère nous hurlait d'aller à table, il se levait en silence et s'asseyait à la même place que d'habitude. Un jour, j'ai voulu lui faire un tour, pour qu'il me remarque, j'ai couru et me suis assis à sa place avant qu'il n'arrive. En rentrant dans la cuisine, il m'a regardé et puis il s'est assis là ou je m'asseyait habituellement. Il n'avait jamais aucune réaction à mon égard quand j'étais enfant. Mais je l'aimais alors ça ne comptais pas à mes yeux. Et pourtant, en grandissant, j'ai, à l'instar de la majorité des individu arrivant à l'adolescence, fait ma crise. J'en avais marre. Je me suis levé de table et je me suis mis à crier sur mes parents. Je leur ai dit des choses qui ne se disent pas. J'ai insulté ma mère. Je lui ai crié quelque chose du genre: "Je te hais ! Tu n'es qu'une pute ! Tu penses tromper ton monde mais tu n'es qu'une salope ! Combien de fois t'as trompé papa ? Hein ? Tu penses que je ne le vois pas ? Que je suis aveugle ?" et j'allais continuer si mon père ne m'avait pas giflé. Je l'ai regardé dans les yeux, et je n'y ai rien vu, pas de colère, pas de tristesse, pas d'incompréhension. Il s'est contenté de me fixer avant de me dire de sa voix rauque et monotone: "Ne parle pas comme ça à ta mère." puis il s'est rassis comme si de rien n'était et a continué à manger. Ma mère, elle, pleurait et demandait pardon à mon père. Lui ne réagissait pas et continuait inlassablement de manger. J'étais secoué par sa claque, il était fort. Il m'a coupé dans mon monologue, mais ma colère, elle, n'était pas parti. Je suis monté dans ma chambre et j'ai hurlé. Et j'ai tapé mon oreiller. J'ai pleuré et je n'ai eu de cesse de me demander pourquoi mon père s'en était pris à moi ? C'était elle la fautive après tout. Mais aujourd'hui, j'ai compris. Il l'aimait. Il l'aimait plus que tout. Il savait sans doute déjà qu'elle le trompait, mais il s'en fichait. La savoir vivre avec lui, sous le même toit, lui suffisait amplement. Ma mère était une femme très belle. Et au vu de mon père, je me suis demandé comment il avait bien pu la séduire. Elle m'a tout raconté, quand ils étaient aux lycée, mon père était un garçon très timide, et, lors d'un bal organisé pour féliciter les bacheliers, ma mère s'est fait abandonner par son cavalier au dernier moment. Lui, n'avait pas de cavalière, et donc, ne pouvait pas participer au bal, il s'était contenté d'attendre devant la salle, assis sur les marches de l'escalier. Elle folle de rage, pris le premier garçon qu'elle croisa et l'improvisa cavalier ; ce "premier garçon qu'elle croisa", c'était mon père. Ils rentrèrent tous deux et il l'invita à danser durant le quart d'heure américain. Elle me racontait ça les larmes aux yeux. Elle me disait que jamais personne ne l'avait regardé comme il la regarda ce soir là. Elle s'était moquée de lui, l'avait traîné dans la boue et pourtant, il était là, dans ses bras, en train de danser, et il la regardait. Elle me racontait qu'il la fixait sans aucune arrière pensée. Il n'était pas obsédait par elle, il n'avait pas envie d'elle juste pour la baiser, il y avait plus. De la passion. J'utilise ses mots, la passion. Devant cette passion, elle fit le premier pas en l'embrassant. Elle me raconta qu'il avait rougi, ce qui m'étonna et me fit rire connaissant mon père. Et pourtant, je n'ai jamais rien vu dans les yeux de mon père. Il m'a toujours semblé déçu, aigri par la vie, épuisé. Même si j'étais trop jeune, ou trop débile pour comprendre, il prenait tout sur son dos. Toutes les conneries que j'ai faite, il payait toujours les pots cassés. Il avait un salaire de misère et pourtant ils nous faisaient vivre ma mère, mon petit frère et moi. Quand j'étais petit, je demandais souvent à ma mère pourquoi papa ne mangeait pas. Elle me disait qu'il n'avait pas faim, ou qu'il avait trop mangé ce midi alors qu'il voulait simplement que nous puissions manger à notre faim. En général, il se partageait les restes entre lui et le chien, quand il y en avait. Et je l'ai même déjà vu donner tout ce qu'il restait au chien. Bref, il se privait pour nous, mais je ne voyais rien. Après la gifle qu'il m'avait donné, je ne lui parlais plus, si ce n'était pour l'engueuler. J'étais con à l'époque, je ne voyais rien. Lui ne disait pas un mot et se contentait de me fixer pendant que je lui criait dessus. Son regard me déstabilisait, du coup, je n'arrivais pas à le fixer plus longtemps qu'une poignée de secondes. Et malgré le fait que je l'engueule il ne bronchait pas. Je lui sortait les pires insanités. Je lui hurlait que j'avais honte de lui, de la misère dans laquelle nous vivions. Que j'avais honte de son travail à l'usine. Je me moquait de lui. Je me prétendait plus intelligent et supérieur à la merde dans laquelle il m'avait élevé. Et lui, ne bronchait pas, se contentait de me fixer. Ce qui me mettait d'autant plus hors de moi. À cette époque, je traînais avec des types que je qualifierais de peu recommandable. Ils n'étaient pas particulièrement violent, mais ils se droguaient à longueur de journée, alors, forcément, je suis tombé dedans à mon tour. Et un jour, j'ai accumulé trop de dette auprès des mauvaises personnes, ils avaient commencé à me passer à tabac mais j'ai réussi à m'enfuir avant qu'ils ne m'amochent trop. J'ai eu le réflexe débile d'accourir chez moi. Le nez en sang, des larmes aux yeux et plusieurs contusions au niveau du visage et du ventre. Je suis rentré, j'ai fermé la porte à clef et je me suis assis contre elle. J'ai commencé à pleurer. Ma mère est arrivée vers moi en me demandant ce qui s'était passé, elle était aussi paniqué que moi. Mon père, lui, regardait la télévision. Il s'est levé et s'est approché de moi. Il me releva d'une main, posa sa bière sur la table près de l'entrée et me tapa dans le dos. "Je m'en occupe". Il n'a rien dis de plus ou de moins. Il a ouvert la porte et est sorti. Il faisait nuit et la pluie était battante. Ma mère me réconfortait et me demandait ce qui s'était passé, mais elle semblait inquiète pour mon père. Car, malgré tout ce qu'elle a fait dans son dos, elle l'aimait. Elle l'aimait elle aussi plus que tout. Au bout d'un moment, il est rentré. Son premier geste a été de récupérer la bière qu'il avait posé. Il ferma la porte et s'assit prêt de nous sur le canapé. Il prit la télécommande et alluma la télévision. J'ai mis quelques minutes à remarquer le sang sur ses phalanges. Ce soir là, il s'était cassé plusieurs doigts à frapper sur mes poursuivants. Ce soir là, j'ai arrêté de traiter mon père comme un minable. Ce soir là, je l'ai compris pour la première fois de ma vie. Je l'ai compris quand il s'est tourné vers moi et qu'il m'a dit: "Tu fais ce que tu veux de ta vie, mais évite les ennuis, c'est mon seul conseil.". J'ai compris que durant toutes ces années, il ne m'ignorait pas, il ne se moquait pas de moi, il écoutait, attentivement, tout ce que je lui disait. Alors que ma mère me posait des question sur mes journées il savait ce qui s'était passé juste en me regardant dans les yeux. Son regard était si déstabilisant. Il avait compris que je me droguais, et il n'avait rien dit. Il avait compris que sa femme le trompait, et il n'avait rien dit. Il avait compris que des types étaient après moi, et il n'avait rien dit. Il ne disait jamais rien, mais il résolvait les problèmes, il les résolvait en silence. Il avait offert des bijoux à ma mère. Il s'était débarrassé de mes créanciers. Il nous avait nourri et logé. Le tout, en silence. Le lendemain, la police frappait à la porte. On ne comprit pas de suite pourquoi. Il allaient l'embarquer. Il n'a pas bronché. Il ma regardé dans les yeux. Il a regardé dans les yeux de mon petit frère. Il a regardé dans les yeux de sa femme. Il caressa le chien. Et il donna à ma mère un morceau de papier. On pleurait tous. Tous sauf lui. Il avait tué ces hommes à mains nues, et il ne regrettait rien. Sa vie avait moins de valeur que la mienne, moi, son fils, moins de valeur que celle de toute sa famille. Les policiers lui demandèrent s'il avait un dernier mot à notre égard. Il se contenta d'un "Je vous aime". C'était la première fois que je l'entendait dire ses mots. Il fut condamné pour trente ans de prison. Il avait tué trois hommes à mains nues, et n'avait pas bronché. Il n'a pas pris d'avocat et plaida coupable. Ma mère pleurait au tribunal. Mon petit frère et moi tentions de rester digne. On se croyait dans un rêve, on avait l'impression d'assister à un enterrement. L'enterrement de mon père et de notre famille. Quelques jours après le procès, je suis descendu voir ma mère dans le salon. Elle regardait la télévision, une bière à la main, le regard vide. Je vais la voir et elle me dit: "Je l'ai vu pleurer". Je n'ai pas compris de suite mais elle a ajouter: "Cette nuit là, celle où il a tué trois hommes, je l'ai vu pleurer. Je suis descendu pour aller me chercher un verre d'eau, et lui n'avait pas bougé du canapé. Il continuait sa routine, il regardait la télévision, buvait sa bière, il ne montrait aucune émotion, et pourtant des larmes coulaient sur ses joues.". Elle me raconta qu'elle était allé le voir et qu'il lui avait de ne pas m'en vouloir, que ce n'était pas de ma faute s'il avait fait ce qu'il a fait. Qu'elle devait me pardonner. Sur le moment, elle n'avait pas compris. Mais elle continua par me dire que tout ça n'était pas de ma faute, même si je sentais que son intonation disait le contraire. Je fini par lui demander le contenu du papier qu'il lui avait remis. Elle m'expliqua que si pendant toutes ces années mon père était le dernier à rentrer le soir, c'est parce qu'il faisait des heures supplémentaires. Et que pendant tout ce temps, il avait placé, petit à petit, de l'argent sur un compte. Des années de petites économies, ça finit par faire pas mal d'argent. Un nombre à six chiffres. Mon père était quelqu'un de bien, même si ce n'était pas mon père. Un jour, ma mère m'a raconté la suite de l'histoire du bal du lycée. Mon père était l'un des plus doués de la classe. Ma mère, pendant les grandes vacances de l'été se rendit compte qu'elle était enceinte de six mois selon les médecins. Elle n'avait rien remarqué car le fœtus s'était logé près de la colonne vertébrale et que son cycle menstruel avait continué normalement. Elle était enceinte de son ancien petit ami, et était aujourd'hui avec mon père. Celui-ci, ne broncha pas, et décida, que plutôt que d'aller à la faculté, d'aller travailler pour les entretenir, elle et le bébé. Il trouva un travail à l'usine, et elle continua ses études dans le domaine de l'art mais à la fin de celles-ci, elle ne trouva pas de travail. Alors elle devint femme au foyer. Aujourd'hui encore, je la surprend en train de peindre dans la cave, quand elle en a l'occasion. Mais elle me raconta que mon père avait renoncé à ce qui été sans aucun doute de grandes et prometteuses études pour un bébé qui n'était pas de lui. Ce bébé, c'était bien évidemment moi. Ils eurent mon petit frère quand ma mère termina ses études. Il avait tout sacrifié pour ma mère et moi. Pour une femme qui l'avait rejeté et un bâtard. Et alors que je lui criait dessus tous les jours de mon adolescence, alors que ma mère le trompait dans son dos, il ne disait rien. Et alors que j'avais des ennuis, il me tira de cette situation au péril de trente années de sa vie. Il n'avait jamais prit ça comme un sacrifice, mais comme quelque chose de naturel. On dit que c'est instinctif pour une mère de prêter attention à son enfant. Elles ont porté ce petit être si fragile pendant neuf mois, c'est normal qu'elles y soient attachées ; on retrouve cet instinct chez la plupart des espèces animales d'ailleurs. Mais pour le père, pour mon père, c'est une autre histoire. C'est une chose bien plus important qu'une simple sécrétion testiculaire, c'était sa vie. C'était la chose la plus importante. C'était sa raison de se lever le matin. C'était de ça qu'il tirait le courage d'aller travailler tous les jours, le dimanche compris. C'était ce qui le poussait à ne jamais prendre de congé. Ce qui le maintenait debout alors qu'il jeunait pour qu'on soit heureux. J'ai mis longtemps à comprendre, mais quand mon père me fixait, alors que je l'engueulais, ce n'était pas pour me déstabiliser. C'était parce qu'il avait le même regard que lorsqu'il regardait ma mère, empli de passion. C'est pourquoi je n'ai jamais pu le regarder dans les yeux très longtemps. Mais ce que j'ai mis le plus longtemps à comprendre, c'est que, bien qu'il ne savait pas l'exprimer par des mots, mon père m'aimait. Il aimait sa famille plus que tout au monde. Il n'avait juste jamais changé depuis le lycée, il était toujours aussi timide. Il parlait toujours aussi peu. Après son arrestation, on a continué à vivre, au bout d'une année, ma mère cessa de pleurer. Il refusait qu'on lui rende visite, sauf une fois par an. Son argent nous a entretenu assez pour que mon frère et moi finissions nos études et trouvions un travail et une maison. Et il en restait toujours assez pour assurer la retraite de ma mère. Quand ma mère n'eût plus à s'occuper de nous, on est allés lui rendre visite. On lui a expliqué qu'il n'avait pas à s'en faire, que nous avions un travail et que la retraite de maman était assuré. À l'entente de cette nouvelle, il pleura et sourit. Nous fûmes si choqué que nous n'avons pu retenir nos larmes. Je ne sais pas si c'est un signe, mais quelques semaines après notre visite, il est mort, dans sa cellule. Une mort naturelle mais prématurée pour son âge. Il est parti dans son sommeil. C'est comme si nous étions la seule chose qui le maintenait en vie. La nouvelle de notre indépendance à tous l'avait libéré et l'avait autorisé à mourir. On dit que c'est instinctif pour une mère de prêter attention à son enfant. Elles ont porté ce petit être si fragile pendant neuf mois, c'est normal qu'elles y soient attachées ; on retrouve cet instinct chez la plupart des espèces animales d'ailleurs. Mais pour le père, c'est une autre histoire.


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MessageSujet: Re: Galerie d'écriture   Galerie d'écriture ClockSam 30 Aoû 2014 - 21:32
Je sais jamais si je dois commenter à la suite des galeries, de peur de "souiller" le topic, donc si tu veux je supprimerais.

Je suis toujours fan de tes écrits, ton style me parle beaucoup, et celui ci n'échappe donc pas à cette vérité. Joli et touchant. Captivant même Wink Y'a toujours ce fond de goût amer et dérangeant qui rend la lecture un brin déprimante mais qui la rend plus intense. Bref, j'aime bien... et malgré que ça soit une fiction, ça put de réalisme. (et dieu sait pourtant si c'est pas facile de me faire adhérer à un personnage paternel.)

Va continuer la fuite. :p



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Merci à Charlo (et Frystia!) pour la signature. DON'T TOUCH THE CHILD !
Awards : Perso le plus romantique 2019, Perso le plus fort 2016, Perso le plus malchanceux 2015, Perso le plus maso 2015

Équipement : émetteur (AM), lunettes de soleil, vaisseau 5p, naginata (lance à lame courbe), dragonball (2 étoiles), capsule maison avec salle de gravité.

Capacités spéciales (ange):
--> Vous pouvez sauver un camarade dans un combat en le téléportant en dehors (sauf si porteur d'une dragonball).
--> Vous pouvez soigner vos camarades en dehors des combats.
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MessageSujet: Re: Galerie d'écriture   Galerie d'écriture ClockSam 13 Sep 2014 - 11:43
merci ceux qui ont pris le temps de lire cet écrit et de le commenter (Tytoon et Light notamment). Pour te répondre Mamie, je m'en fous si tu réponds, tu fais ce que tu veux de tes commentaires, tu es majeure et vaccinée (sauf pour le cancer du sein).

edit:

Sujet

Je ne sais pas, ça commence bien. Déjà, qui suis-je et qu'est ce que je fais ici ? Je n'ai jamais existé et pourtant, je suis là et tout cela semble cohérent. L'univers se créé devant moi, la vie. Du rien naît tous ce que j'ai l'impression d'avoir toujours connu. La couleur, le temps, l'espace. Tout apparaît mais tout a toujours été là nu. Mon œil est ébahi devant cet amas de formes et de sons. Mes mains, cet outil formidable, ma tête. Je devient. Je naît. J'apparais.
Qui suis-je. La lumière envahi mon esprit. Mes yeux s'ouvrent. Le réveil indique 00:37. Je m'agrippe le visage, ma main est froide. J'attrape le paquet de cigarette sur la table basse. La fumée envahi peu à peu la pièce. Je serre la mâchoire et me lève du lit. J'ouvre la fenêtre et la lumière de la nuit vient embrumer l'appartement. Qui suis-je ? Cette question résonne dans ma tête. Je tire la chasse, me dirige vers le lavabo et m'aperçois dans le miroir. Qui es-tu ? La mâchoire abîmée, le nez tordu, une cicatrice sur la joue droite du miroir. Tu es un reflet. Que reflètes-tu ? Qui reflètes-tu ? Tu avances dans le salon. Tu regardes tes pieds. Un débardeur, un caleshort à carreaux, pieds nus. Tu tires sur ta cigarette. Les cendres tombent sur le sol. Sale, moquette d'un temps passé. Tu te baisses et plonge ta main dedans. Tu t'agenouilles au sol. Tu t'allonges. Le ventilateur du plafond ne tourne pas de façon régulière. Tu caresses la moquette, tu as oublié où est ta cigarette. Tu t'enfonces dans le sol. Lentement. Noir. Tout est noir.
Il s'avance dans l'univers. Il a l'impression de flotter. Les arbres, la nature, tout est vert. Au début tout était vert. Il en voulait toujours plus, tout est vert. Il tombe au sol et se relève couvert de boue. Il regarde derrière lui et n'y voit plus rien. Tout disparaît sur sa trace. Le vent souffle sur son visage. 03:54. Il se lève et va vers la cuisine, ouvre le réfrigérateur. Il s'assied sur son lit et change de chaîne. Il boit une gorgée de bière. Un documentaire animalier, non. Un film en noir et blanc, non. Un dessin animé. Oui, c'est ça qu'il aime, il aime les dessins animés. Mais qu'aime-t-il d'autre. Qui est-il ? Le sait-il ? Est-il réel ? Il regarde sa main. Ses doigts ne sont pas droits. Il ferme le poing mais il n'arrive pas à plier toutes ses articulations. Le dos. Les phalanges sont violettes. Le mur est creusé. La colère. Il se souvient de la colère, la rage. Il a mal. L'épaule gauche. Sa main la regarde du bout des doigts. Il sent les hématomes. Il regarde les dessins à l'encre dans son bras, sous sa peau. Il prend peur, se lève et se précipite dans sa salle de bain. Il s'aveugle le visage de l'eau du lavabo et croise à nouveau le regard du miroir. Qui est-il ? Est-il ? Il est là et de l'autre côté. Il est deux et nous sommes lui. Nous sommes moi. Nous sommes toi. Nous ? Nous sommes quoi ? Nous avons toujours été là, nous avons toujours suivi. Nous ne pouvons t'abandonner, mais sommes-nous toi et es-tu nous ? En somme, nous ne pouvons être là que si tu y es, nous sommes donc forcément ce que tu es. Nous t'avons perdu ? Nous te retrouverons quand il le faudra, mais pour le moment, il faut vous réveiller. Vous. Vous là ! Vous êtes le mal béant de cette société ! Vous êtes la chair corrompue. Venez vous repentir auprès de notre Seigneur. Vous n'êtes que des pêcheurs, mais je saurez vous guider selon la voie qu'Il ma demandé de suivre. Votre prophète est arrivé et vous montre la direction de Sa lumière. Vous n'êtes que des païens et vous souffrirez en enfer. Vous ! Vous ! Vous tous vous brûlerez si vous ne vous décidez pas à écouter ce que j'ai à vous dire :
Ils sont là, ils arrivent pour vous. Ils montent les marches de la cage d'escalier. 04:25. Ils sont prêts et ils viennent te chercher. Ils sont dangereux, ils sont plusieurs. Leur haine crache à ta porte. Ils y sont. Y ont-ils toujours été ? Ils sont là pour toi, pour lui. Pour vous et nous. Ils sont là pour ce que tu es, ce que vous avez été et ce que nous serons. Ils sont là pour moi, pour Joshua Bear.


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