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 Le perçois-tu, le parfum de la vérité? [PV Zamasu]

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Amaryllis
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MessageSujet: Le perçois-tu, le parfum de la vérité? [PV Zamasu]   Le perçois-tu, le parfum de la vérité? [PV Zamasu] ClockLun 29 Oct 2018 - 17:59
Spoiler:
 

Une expansion inattendue. Les métropoles avaient le luxe de continuer à grouiller de vie pendant que d'autres citadelles déclinaient à vue d’œil. C'était là la prétention des fourmis qui continuaient à coloniser et à pérenniser chacune des branches qu'ils avaient bien daignées valoriser au cours de leur égoïste ascension. Une bataille pour la vie, une lutte chauviniste de tout instant. Plus ça construit, plus ça peuple; plus ça grouille, plus ça tue. La multiplication était telle que l'insecte dévorait toutes les récoltes, que la Cigale venait à manquer de vivres et que l'Homme était par conséquent amené à tuer son prochain. C'était là les prémices de la Conquête; le seul instant où il lui avait été possible de discerner la véritable nature de chaque être humain. Il est des courageux comme il est des lâches. Et l'histoire d'une ville perdue, noirâtre et grise de non-vie opposait avec une triste certitude ces deux catégories d'Hommes. Une fois le Cerbère laissé seul dans la ville, le temps s'était alors figé. Passée cinq années, elle avait pris la poussière et n'était plus qu'un vulgaire clignement d'yeux dans le cœur des divins. C'était là aussi la triste vérité, mais une vérité que ne partageait pas l'esprit de la Fierté, venue la refleurir et lui accorder une importance éphémère mais inédite.  Depuis peu, la Nature semblait avoir procédé à une véritable Révolution, tant et si bien qu'un premier coup d’œil suffisait à émettre un verdict évident. "Ce n'est pas normal". Et en effet, les faits étaient anormaux. A l'entrée de la ville, quelques graines de pollens dansaient dans les airs, en surnombre par endroit. Dans les rues, une mousse hydratée s'était emparée des murs craquelés à force d'aridité et, enfin, dans les jardins, la couleur doré de quelques brins de blé avait refait surface. Comme encouragées par le retour d'une forme de vie, dans une maison abandonnée, les aiguilles d'une horloge avaient recommencé à caqueter. En cet instant, les derniers rayons du soleil permettaient à l’œil de discerner les couleurs chaudes et les pourtours d'une architecture presque romanesque qui se dressaient vaillamment, preuve d'une prospérité d'antan. Autrefois, la ville avait dû être magnifique, quoiqu'animée par une atmosphère martiale assumée. Tout semblait calme. Paisible. Jusqu'à ce que deux petites voix criardes ne brisent cette paix environnante...

« Tu verras. Ces ruines sont juste fan-dards. Ca passera certainement bien à la caméra et nos viewers n’en seront que plus gâtés. Cette ville est remplie de vestiges, d'objets délaissés, de légendes et tout… On dit qu’une sorte d’esprit ou de sorcière vit ici-même, d’où l’odeur de roses et ce tas de champ bien garni que tu viens de voir. Et quand tu sens une odeur de lavande, ça veut dire que son fantôme est là.
- Mais mec, arrête, tu me donnes des frissons ! »


Une sensation glaciale coula le long de son échine, terrible et menaçante, qui lui fit esquisser une grimace lourde de sens. Cet endroit l’effrayait. Tout l’effrayait, et le blond ne voilait pas son embarras. Il y avait en ces bâtiments inégalement rongés par le souffle du vent une certaine beauté architecturale, digne d'une contemplation déroutante et pourtant pleines de souvenirs. Comme si la destruction allait de paire avec la magnificence. Par curiosité, la main de son collègue arracha les quelques lierres et fleurs qui voilaient les inscriptions sur une statue, d'où une sculpture féminine se dressait depuis un socle. Son nom était barré mais il y figurait « Générale du quatrième secteur ». En relevant, l’on percevait simplement la statue d’une femme qui…Il n’eut pas le temps d’y songer davantage qu’il sentit quelque chose lui pincer la hanche si soudainement qu’il sursauta comme jamais.

- Cet endroit est maudit, je te dis. Maudit ! Bouh !
- Mais t’es débile mec ! »


Au même instant, un bruit fila au lointain et, depuis les cieux, une silhouette signa sa présence. Ébahis, ils se figèrent et sans prévenir, la forme s’immobilisa et quitta les altitudes. Deux ailes écarlates s’ouvrirent alors en grand pour amortir sa chute puis, une fois à quelques mètres seulement du sol, se dissipèrent en un florilège de pétales dansant au gré des brises, élégants, comme un voile qui ne cesserait réellement de la suivre que si elle venait à en donner l’ordre. Enfin, l'Ecarlate quitta pour de bon les bras du vent pour se poser avec douceur et grâce, devant ces deux jeunes gens d’ores et déjà apeurés… Yeux clos, deux prunelles félines et mordorées croisèrent finalement les leurs, à la recherche d’une quelconque once d’audace.

« Bonsoir, messieurs. J’espère satisfaire votre imagination, mais je crains fortement que votre curiosité vous ait mené dans une drôle…D’impasse. »

Frigorifiés, les terriens demeurèrent immobile quelques instants. Toutefois, les gestes de cette Femme leur fit regagner la réalité de leur situation. C'était son regard malin et curieux, sa froide contemplation qui leur intimaient de ne pas rester ici. Qu’ils prirent peur de son allure ou de son armure noircie et creusée de profondes déchirures -cuisante trace d'un combat précédent- importait peu, la finalité restait la même. Un hurlement résonna en ces lieux et ils décampèrent purement et simplement, sans demander leurs restes. Et, tel un chat jouant avec ses souris, Amaryllis les observa pendant quelques secondes s’enfuir lâchement, avec couardise. Une réaction qu’elle abhorrait en tout point et qui, tout à la fois, prenait son sens en cet instant. Alors l’hésitation la gagna et une main joua avec la manche d’une épée en ronce convoquée quelques minutes plus tôt. Au fil de ses pensées, ses doigts tapotaient avec rythme la surface. Un...Deux...Trois. C'était là son minuteur. Il fallait prendre une décision. Poursuivre ? Pas poursuivre ? En temps normal, elle les aurait écrasé. Ou alors, elle aurait cherché à tester leur vaillance, au choix. Mais lorsqu’Amaryllis fit son premier pas en leur direction, une grimace figea ses traits et ses épaules se recroquevillèrent. La fatigue ne l'avait pas totalement quitté, pas encore et c'était là un point à régler. Non sans une pointe d'agacement, elle décida de prendre appui sur l’une des statues de feu-la Grande Place. Et la caméra? Absurde. Ce ridicule petit scoop de fantôme au parfum inexistant ne la concernait que trop peu et sa récente entreprise ne la voyait pas rester ici pour une éternité. Juste le temps de se ménager…Et de porter ses derniers hommages.

D’un revers de la main, Amaryllis balaya ses idées noires, faisant fi des quelques douleurs qui maculaient encore son corps. Bien que fière, la fleur de la Fierté avait la désagréable sensation d'être un papillon auquel on aurait arraché une aile. Lys ne l’avait décidément pas ménagé mais fort heureusement, son séjour sur Terre réglerait son état d'ici peu de temps...Du moins l'espérait-elle. Bientôt, cette destitution porterait ses fruits. Pensive, l'Ecarlate s'approcha de la place déserte et des bâtiments qui avaient perdu leur couleur au bénéfice d'une poussière grisâtre et morne. Une main experte se dressa et exécuta toutefois quelques mouvements afin de redorer le blason de cette ville mi-technologique, mi-florale. La précision fut telle qu'on eut dit un chef d'orchestre. D'un désert plutôt aride, la Régicide redressa quelques plantes ça et là, recréant en son sillage un jardin harmonieux. Des roses, des lavandes, quelques mauvaises herbes aussi, qui rendaient le paysage un rien plus sauvage que si la main de l'Homme s'en était chargée personnellement...Quelques fleurs aux formes et aux prétentions différentes jaillirent ainsi depuis ce sol normalement infertile et, en son centre, au pied de la statue, se dressait bien évidemment la Meilleure des fleurs: une amaryllis. Un sourire satisfait orna ses lèvres rosées, car les lieux avaient désormais regagné une partie de leur beauté d'antan. A l'image d'une tombe qu'on refleurit pour honorer les défunts, ce fut là comme un moyen de se faire pardonner après tant d'absence, de destruction et d'incapacité. Derrière cette création, se dissimulait son espoir, un fragment de vérité, ce qu’elle était, qui elle était réellement. Une utopiste et non pas un monstre sanguinaire.

Une fois son devoir effectué, Amaryllis ferma les yeux et réunit ses forces pour régénérer ses plaies. Bientôt, quelques plantes de Ki semblèrent s’étendre sur elle pour apaiser sa douleur tandis que sur la Grande Place, continuaient à virevolter les corolles de ses ailes dispersées. C’était l’heure. L’heure d’effacer les faiblesses et de faire peau-neuve. Les ruines environnantes avaient le mérite de lui faire revivre des instants précieux, désormais envolés depuis bien longtemps. En silence, Amaryllis médita. Hélas, cela ne dura qu'un fragment de secondes. Bien que le calme et la solitude de ces lieux berçaient désormais une régénération lente, la rousse tiqua. Quelqu'un s'approchait.

Qui que ce fut, son Ki appelait à prendre garde. Tout dans la posture de l'Ecarlate dénotait à la fois assurance et prudence. Ami, ennemi? Probablement des deux en cet instant.
Zamasu
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MessageSujet: Re: Le perçois-tu, le parfum de la vérité? [PV Zamasu]   Le perçois-tu, le parfum de la vérité? [PV Zamasu] ClockLun 29 Oct 2018 - 20:35
La lumière dans la poussière, sans vraiment s’en rendre compte, Zamasu s’était avancé dans le temps, troquant le calme humide mais reposant du terrier secret de Bray pour une journée ensoleillée digne des plus beaux jours que pouvait offrir cette fin d’automne. Le ciel dévoilait les plus beaux rayons, les nuages étaient d’un blanc immaculé ; l’agitation de la faune locale était la seule gêne au calme complet, bien loin de déranger le justicier aux cheveux d’argent, lui qui s’avançait inconsciemment dans un bois bien jeune. Les chênes se disputaient l’espace abondant, les buissons profitaient de la fraicheur de l’ombre ambiante et de nombreuses autres pousses tiraient parti de cette étonnante invasion florale. Emboitant les pas, l’être né de la fusion divine se remémorait ses derniers instants auprès du guerrier de rouille et du prophète à la lanterne, cette joute verbale n’avait pas été sans conséquences pour le Kaioshin. Contrairement à ce qu’un personnage crédule pouvait croire, Zamasu était sorti grandi de cette rencontre atypique. Il avait certes échoué à la reconversion des deux félons qui s’opposaient à lui, mais en contrepartie, il avait affirmé sa puissance et compris que les arguments de sa pitoyable opposition étaient caducs, vides de sens, égoïstes, le voici donc rassuré.

Poursuivant sa marche dans les bois, plongé dans ses pensées, l’immortel ne se rendit pas immédiatement compte qu’il quittait le paysage forestier pour parvenir à un milieu plus urbain, néanmoins, la nature n’avait pas pris les jambes à son coup, bien au contraire. Tout autour du justicier se dressaient des tours de construction Humaine, nombreuses étaient les ruines, mais toutes avaient en commun la domination florale colorée s’étant manifestée par le biais du temps. Voici une chose qui plaisait à Zamasu : la déroute des hommes, eux qui voulaient toujours plus de pouvoir, toujours plus de plaisirs tout en faisant toujours moins d’efforts. Le calcul était automatique, une race aussi égoïste et égocentrique ne permettait pas les utopies qu’ils projetaient sans cesse : Il y avait toujours des morts, des scandales, des pertes ; Mais le pire, c’est qu’ils étaient souvent auteurs de leurs délits. Des irréprochables criminels qui se plaignent de leurs propres mutilations, comment penser qu’une telle façon de penser pouvait mener à la prospérité ? Mais point de scepticisme, l’humanité est sourde et aveugle, elle ne réagit que lorsqu’elle est dos au mur, se rendant compte trop tard que la source du problème était peut-être leur propre comportement. Et ainsi naissent des villes de pierres et de poussière, vestige d’idéaux blessés par l’Humain lui-même ; Fort heureusement, la nature jouait toujours son rôle et soignait chacun des lieux qu’elle recouvrait d’une épaisse couche de verdure.

La cité ne mourrait ainsi jamais, un habitant en remplaçait un autre dans la satisfaction du divin qui la visitait, tout était plus beau, tout était plus calme… Cependant, la voix nasillarde et affolée d’un survivant de cette apocalypse semblait se faire entendre : D’une course désorganisée, deux jeunes irrespectueux venaient troubler la paix instaurée en ces lieux. La fuite apparente les mena face au tout puissant, ce dernier dévisageait ces derniers d’un regard froid et hautain, ses cheveux d’ivoire déformés par le vent circulant entre les bâtisses, sa tenue dansant également pour donner au Kaioshin une prestance distinguée.

« Quel duo d’impétueux, qu’est-ce qui peut bien manifester une telle fougue ? »

Demandait sèchement l’être de lumière aux deux personnages effrayées qui ne semblaient pas rassurées par l’apparence de Zamasu, le blond s’écria, essoufflé.

«   C- C’est la sorcière ! On l’a vu, elle est au centre de la ville ! Mai... »


Son partenaire le prit par l’épaule, lui implorant d’une voix criarde le repli.

« Putain ! C’est l’ange de la forêt ! Il a construit un chalet comme par magie et des chasseurs se sont fait massacrés juste devant ! »

Le second prit conscience de la réputation de leur seconde rencontre.

« Quoi ?! Merde ! On se casse ! »


Le duo prit ses jambes à son cou, disparaissant entre les ruines sous l’indifférence remarquable du justicier, si ces deux personnages n’étaient que des insignifiants lambda, cette sorcière elle par contre attirait la curiosité de Zamasu. Fixant les inconnus maintenant partis, ayant plusieurs secondes hésité à mettre fin à leurs jours pour les faire taire après leur irrespect, le Kaioshin décida simplement de poursuivre sa marche vers le centre de cette citée fantôme. Les pas s’enchainaient de nouveau, le temps s’avançait, il était 11h,12h,13h, le paysage se transformait lui aussi au fil du temps, à la fois par une végétation plus forte dans le bourg, mais aussi par l’action d’un phénomène que le fusionné ne pouvait expliquer. Les fleurs poussaient par bouquets, les arbres arrachaient le bitume, l’herbe s’accrochait sur chaque surface ou la mousse ne trainait pas déjà, une invasion plus rapide encore que celle de la Pologne.

Et alors que la ville semblait devenir un champ de rose décoré de tours de ronces et de grappes, une présence, une aura, une sensation toute particulière pinça le nez du vénérable : Il ressentait la manifestation d’un énergie toute particulière, une forme rare et pure de cœur. Prenant naturellement la direction de cette âme, l’immortel craignait le pire : Un Kaioshin égaré et corrompu, un faux-héros ou un ange du froid, il était fort probable que la lutte de Zamasu vienne entacher ce lieu pré-saint. Traversant la place, le justicier fut témoin du soin apporté à la naturalisation locale et vit un visage ; Un visage au repos, comme endormi et en stase, un visage recouvert de lianes de de ronces, prisonnier d’une armure en robe offrant à l’inconnue un charme singulier. Mais malgré la beauté en sommeil, le protecteur de l’univers était sur ses gardes, brillant alors d’une lueur d’ivoire, c’était sa propre émanation divine qui devenait visible aux prunelles de la fleur. Car oui, l’être né de la fusion s’imaginait un combat, déployant alors ses forces de manière discrète, mais discernable, ainsi, il mettait en garde son interlocutrice du risque encouru à s’attaquer à lui, une couleur pétante digne des fruits interdits.

S’approchant de quelques pas pour être assez proche de la belle, le millénaire ne tarda pas à comprendre que cette femme était probablement en lien avec l’enracinement de cette ville, chose qui ne pouvait pas vraiment déplaire au justicier qui ne voyait là qu’un coup de main à son propre travail.

« Que tu sois maitresse ou prisonnière de ces ronces, ta présence en ces lieux semble corréler avec le changement que j’ai observé dans cette ville. »

Zamasu s’exprimait sur un ton sec, froid, antipathique, rien de follement attrayant ; Il prit d’ailleurs la liberté de se retourner, observant d’un air toujours aussi non-chaland les modifications que l’Amaryllis avait apportée au bourg.

« Ce n’est pas déplaisant de voir la nature reprendre ses droits sur des mortels ingrats. »


Avouait d’un air plus cordial l’être de lumière, se retournant de nouveau vers la fleur, jurant ne pas s’être fait attaquer lâchement, ce serait une bête erreur de sa part.

« Ainsi, tu serais bien celle qui porte le nom de sorcière n’est-ce pas ? »

Voilà qui était un surnom bien peu appréciable pour un personne qui semblait rendre sa gloire à la ville morte, mais dans le fond, cette dernière n’était peut-être qu’une vile usurpatrice, créant de beaux paysages au prix d’un pacte avec des démons, le bien cachait souvent le mal. Averti de ce danger, le Kaioshin ne changeait pas son regard rebutant, traçant quelques pas dans le mélange de bitume et de trésors, perdant son regard dans le lointain tout en sondant l’énergie si distinguée de la dame.

« Qu’est-ce qu’il s’est passé dans cette citée de souffre et de poussière pour que tu mérites un tel surnom ? »

Déclarait simplement le sauveur, lui qui était curieux d’un air dont il ne cernait pas encore la nature, méfiant des réelles intentions de cette dernières ; Si elle venait à se montrer moins vertueuse que le Dieu ne voulait bien le croire, les conséquences pourraient être dantesques.



Amaryllis
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MessageSujet: Re: Le perçois-tu, le parfum de la vérité? [PV Zamasu]   Le perçois-tu, le parfum de la vérité? [PV Zamasu] ClockMar 30 Oct 2018 - 1:24

L’arrivée de cet inconnu sur la grande place marqua un moment d’hésitation pour Amaryllis. Comme pour l’avertir d’un danger certain, de l'existence d'une véritable épée de Damoclès non loin de sa tête, ce dernier signala sa présence en augmentant son énergie perceptiblement. Et quelle surprise, de percevoir un fragment de Création ici-même. S’il n’en avait pas le titre officiellement -cas peu probable au vue de sa puissance-, son Ki en portait au moins sa marque attrayante. Aussi ne se formalisa-t-elle pas de sa venue lorsqu’il s’approcha d’elle pour mieux contempler son travail, constitué par ces centaines de fleurs qui venaient tout juste de croître afin de réanimer cette morte ville. Alors qu'Amaryllis allait tout naturellement se présenter, un premier point la fit tiquer. Avait-elle réellement l'allure d'être prisonnière de ses propres ronces ? C’était bien la première fois qu’elle entendait ce genre d’affirmation, quoique cet Ange d’Héra lui avait à peu près joué cette même facétie. Ce passager ne manquait pas de juger ce qu'il croisait, par ailleurs…Une quasi-condamnation automatique, lourde et pleine de sens, si tant était qu’elle y réfléchissait avec un peu de recul. Ainsi, le timbre de voix porté à l’égard de l’humanité était pour le moins…acerbe à l'écoute. Rares étaient les divins à se prononcer avec autant de véhémence quant aux mortels. Tant et si bien qu’il lui sembla, pour un petit instant de rien du tout, que son mépris fut bien moindre comparé à la sienne. Une part d’elle-même était en réalité touchée d’entendre cette vérité qui lui éclatait en plein visage. Vague effet miroir. "Ce n’est pas déplaisant de voir la nature reprendre ses droits sur des mortels ingrats." Non, ça ne l’était pas et certes, ils étaient ingrats. Mais c’était sa ville, par le passé. Et, d’entre tous les humains et toutes les journées qui lui étaient données de compter, aujourd’hui, il n’y avait peut-être qu’elle qui pouvait bien juger leurs cœurs et leurs vies envolées. Aussi ses mots se firent néanmoins patients, mais ils eurent le mérite de reprendre cette affirmation à sa manière.

"Je répare mes erreurs. Ma seule erreur. Ce n'est pas une tâche aisée, surtout quand chaque personne y met du sien pour saboter mon travail et mes efforts. Malheureusement, la beauté, la vraie, a un prix que l'Homme tend à oublier."

Yeux clos, elle continua paisiblement son œuvre, ne manqua pas de terminer de panser ses blessures quand elle l’entendit la surnommer d’un nom peu élogieux. Ridicule. « Sorcière. » Un froncement de sourcils s’abattit sur son visage jusque-là paisible et une mine pour le moins irrité qualifia parfaitement son état d’humeur actuelle : sur le qui-vive.

"...Comment osez-vous?"


Ses prunelles se rouvrirent pour finalement observer de côté celui qui osait l’insulter. La question fut dure mais la voix n’en demeurait pas moins posée. Inutile d’être devin pour deviner qu’Amaryllis était froissée. Pas suffisamment pour l’attaquer frontalement, mais assez pour le signifier durant le reste de leur interaction.

"Vous n'êtes pas humain... soit. Toutefois, je n'arrive pas à bien cerner votre nature, c'est si confus...et si clair à la fois. Vous avez l’odeur et la marque de la Création, mais je suis bien incapable de deviner d’où vous venez si vous ne vous présentez pas vous-même. Alors…Qui êtes-vous en définitive? J'aime savoir à qui j'ai à faire."  

Un simple rappel de formalité. Le ton ne cachait ni son sérieux ni son cynisme... La nature du nouveau venu était impossible à qualifier pour la Fleur. Mais, bien droite dans ses bottes, Amaryllis s’approcha quelque peu de son vis-à-vis et détailla avec curiosité son visage et sa stature. Une peau verte, des cheveux blancs, une énergie couleur ivoire suffisamment forte pour lui signaler qu’on ne s’attaquait pas délibérément à un tel individu et…Un quelque chose de créatif et de divin qui, sans cette arrivée et une insulte au préalable, l’aurait certainement vu se montrer plus conciliante. Toutefois, n’était-elle pas la Fierté ? Passant une main dans sa crinière de corolles enflammées, la Fleur sembla voiler en revanche son étonnement et feinta une attitude impassible. Des histoires, il y en avait tout un tas, et celle sordide de cette ville la vit se taire brièvement. En conter l’entière version reviendrait à être totalement honnête, à livrer plus d’un secret. Or, être expansive n’était pas dans sa nature. Aussi formula-t-elle une version objective de cette histoire... Avec un goût caché pour un talent relatif de conteuse : bien que calme et hautaine, les festivités étaient dans sa nature.

"L'histoire de cette citadelle n'a rien d'élogieux... Cette grande place était un endroit où les personnes aimaient se réunir chaque matin, chaque journée et chaque soirée pour conter des histoires ou à accueillir les armées. Jadis, la ville était prospère, riche, influente et puissante. Mais la surpopulation et la pauvreté ne l’ont pas toujours aidé à s’affirmer, et les terres s’asséchant, il fallait alors trouver une solution. Alors, l’Homme a fait la guerre dans ses jours de gloire et il a tenté de repousser ses prouesses techniques au détriment de la Nature. Cette première ville a…En quelque sorte, crée un véritable blasphème en se prenant pour Dieu. A cause de ses prétentions, elle a frappé l’un de leurs d’un anathème si lourd qu’il ne pourra qu’en tirer un regret. Peu de temps après, la ville a connu un châtiment divin. Et voilà son état. »

Un regard furtif fut posé sur la statue en son milieu pour finalement s’en détacher abruptement.

« Dans le fond, ces vestiges retracent un cycle qui se répète à chaque fois que je prends le temps de tendre une main à l'Homme. Il implore, il accepte, j'offre mon aide et il finit inévitablement par détruire et s'auto-détruire... Cette histoire m'agace autant qu'elle me rend triste, à dire vrai..."

Finalement, les ronces se dissipèrent. Totalement régénérée, Amaryllis déplaça et planta son épée de Ki d’une main, coupant court à son œuvre en un geste ferme et habile, mais surtout inconsciemment impératif. Au choc de son épée, un nuage de poussières et de pollens se souleva avec autant de brièveté aux premières secondes qu’il ne stagna dans les airs aux dernières minutes. Ce « dieu », quel qu’il fut, avait toute son attention et elle ne comptait pas se laisser juger en silence. La voir à l’œuvre ne signifiait pas qu’elle était dépourvue de griffes et que son existence était dépourvue d’importance.

"Avant qu'il ne vous prenne encore à l'idée de m'appeler sorcière, ou autre petit surnom ridicule des deux humains qu'il vous viendrait à l'esprit d'utiliser, mon nom est Amaryllis, fleur divine et représentante de la Fierté. Et mes dons ne sont pas de la "sorcellerie", ils sont certainement la plus pure des formes de créations."

Un bref instant, l'Ecarlate se dressa face à Zamasu à une certaine distance, sans ciller, naturellement fière. Pas d'attaque frontale, une tenue parfaitement cordiale mais frôlant de très peu l'insolence et la défiance. A cet air sérieux, vint se substituer un mince sourire lorsqu'elle resongea à l'intérêt que portait le dieu quant à sa cause sous attendue.

"Je vous félicite néanmoins de voir ce qui importe le plus. Après tout, il faut bien que quelqu'un se décide à accorder un peu d'attention aux êtres plus fragiles et à offrir un monde aux méritants. Bien peu voit l'importance et la prouesse de voir la nature lutter contre ses vrais oppresseurs..."

Cette fois-ci, l’Ecarlate détacha son attention de son petit monde avant de reporter son regard sur cet étrange personnage détaché, froid, un rien trop taciturne. Une pointe de malice et de défiance ornait les lueurs de ses prunelles mordorées.

"Bien peu."


Ces mots, Amaryllis les pensait sincèrement. Hélas, la volonté et les possibilités n'étaient pas toujours à portée de main, aussi fallait-il parfois pousser le Destin pour faire pencher la balance.


Dernière édition par Amaryllis le Mar 30 Oct 2018 - 22:32, édité 2 fois
Zamasu
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MessageSujet: Re: Le perçois-tu, le parfum de la vérité? [PV Zamasu]   Le perçois-tu, le parfum de la vérité? [PV Zamasu] ClockMar 30 Oct 2018 - 19:01


Bienheureux d’éviter un conflit après sa confrontation idéologique violente de la veille, l’être de lumière portait des paroles qu’il jugeait sages et véridiques à l’inconnue dont il ne connaissait pas même le nom. Pourtant, que ce soit une intuition ou une donnée perdue dans les âges, Zamasu ressentait un certain attrait, une sensation commune et divine à la fois, cette créature qu’il rencontrait n’était assurément pas à ranger dans n’importe quel glossaire. Mais au-delà de son apparence ou de son émanation mystique, la maîtresse des lieux avait le don d’embellir la nature sur son passage et de la faire grandir là ou elle se rendait invisible : Un pouvoir aux gouts du Kaioshin qui appréciait le décor haut en couleur qu’offrait maintenant la capitale verte. Prudent et méfiant, le fusionné se permit tout de même d’accoster la dame de ronces, félicitant l’embellissement local, cette dernière semblait toujours ne faire qu’un avec son œuvre, immobile.

Mais la voix douce de la fleur se fit entendre, la rousse annonçait simplement réparer ses erreurs, ciblant immédiatement l’homme comme un complice de ce gâchis. Vint ensuite l’annonce de la réputation quelque peu détestable de l’interlocutrice de l’immortel, « Sorcière », elle n’aimait pas ce nom, mais qui aurait pu l’apprécier ? La vue trouble, les sourcils froncés, cette dernière relevait le caractère osé de son camarade, ce dernier haussa alors les épaules, un petit sourire aux lèvres, comme satisfait de voir cette once d’irritation chez elle.

« Allons, allons, ce nom n’est pas de moi, j’ai croisé deux mortels bien trop curieux pour ne pas t’avoir pris en filature. »

Baissant les bras, il continua.

« Cette ville ne devait pas compter que des êtres mauvais, mais la majorité bruyante a eu raison des autres. »

Interrogeait le Dieu créateur, jetant toujours des coups d’œil aux alentours, non par peur d’être cible d’une attaque, mais plus par contemplation de son environnement.

La fleur, visiblement moins vexé qu’auparavant par son surnom péjoratif compris que Zamasu n’était pas un être ordinaire, loin du banal humain, ça réflexion était évidement fondée, plus encore, elle parvint à deviner son attachement divin, demandant son identité. Cette curiosité fit sourire de plus belle le justicier, cette inconnue n’était pas commune, cette dernière s’était d’ailleurs levée, se libérant sans mal de quelques ronces, dévoilant son corps si humain à l’éternel. Libre, la créature affichait la totalité de son armure naturelle, ses cheveux en pétales rougeoyantes, son visage fin décoré de coroles et sa certaine identité féminine. Le tout était charmant, cette beauté naturelle différenciait bien cette femme d’un million d’autres, mais ce n’était pas pour exposer ses pétales que la fleur s’était présentée, disons qu’une discussion debout était certainement plus équitable.

Zamasu, toujours souriant, un air quelque peu conciliant -une grande nouveauté-, présenta sa personne d’un clair entrain, la main au cœur, fier de sa stature, fier de son monde.

« Je suis l’élu destiné à sauver le monde du mal qui le ronge. »

Déclarait-il en écartant les bras, faisant briller d’avantage son aura qui dégageait maintenant des émanations de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel.

« Je suis le créateur et le destructeur. »

Un halo d’énergie pure se forma alors dans son dos, brillant intensément sans pour autant éblouir la belle ; Le sourire et l’entrain de Zamasu semblaient grandir à mesure que ses paroles s’enchainaient.

« Je suis le Dieu suprême : Zamasu. »

Faisant disparaitre progressivement son aura et son cerclage saint, le Kaioshin poursuivit, un ton plus calme de nouveau.

« Ta politesse est plus appréciable que celle la majorité, saches que j’en tiendrais rigueur. Mais toi, qui est tu donc ? Ton action dans cette ville semble charitable, mais j’aimerai savoir qui est l’autrice de cette manifestation si particulière. »


En répondant à Zamasu, l’inconnue dévoila son nom : Amaryllis, elle qui était la fleur divine représentant la fierté, voici une personnalité tout à fait rarissime et notable, bien loin des Kaios et autres chefs Nameks. La fleur expliqua ensuite le sort des acharnés de cette ville, autrefois prospère, la ville était redevenue poussière lorsque l’homme, avare de ressources, s’est supprimé de son propre chef en défiant la main de Dieu. Ici, il était clair que la notion divine était bien d’Amaryllis, elle qui s’était occupé du sort des terriens devenus trop dangereux pour la survie de la flore, un combat certainement difficile. Mais dans cet univers ou les uns cèdent à la facilité pour nuire et assouvir les autres, de graves choix doivent être faits, la dame de ronce avait simplement user de sa liberté fondamentale pour appliquer sa loi ; Et comme dans chaque jugement, il y avait un parti perdant.

Zamasu ne pouvait qu’approuver l’action de son interlocutrice, si l’acte de destruction de la ville poussait à avoir des regrets, il fallait se remémorer les conséquences qu’auraient eu l’inaction : D’autres guerriers contre d’autres villes, plus de morts, plus de carnages, plus de souffrance. Ce manège était répétitif, la maîtresse des lieux ne tardait pas à l’avouer, déçue, plaintive et même triste de la situation de l’homme. Les mots de la fière ne laissaient pas l’éternel indifférent, lui qui avait aussi ces mêmes questions, ces mêmes doutes sur les motivations mortelles ; Malgré leurs situations désespérées et désespérantes, ils poursuivaient toujours leurs luttes, le regard embrasé, les mots qui se perdent, des hurlements de guerre…
Inutile.

Pourtant, cette détermination fantôme que j’avais n’avait compris Zamasu lui faisait défaut, lui qui ne comprenait pas pourquoi l’espoir des hommes était aussi grand. Pourquoi ils s’opposaient encore et toujours aux plans de l’être né de la fusion ?  Mais le Kaioshin s’était promis de rester fort, son devoir était de sauver le monde, et si une âme qui se trouvait enfin dans le droit chemin était en peine de réponse, il devait l’aiguiller.

« L’histoire est un cycle qui a tendance à se répéter, l’Homme traverse des phases et évolue, cependant, malgré la culture et la science qui couvrent sa nature, il reste fondamentalement le même, égoïste, égocentrique, avare. Certes, il existe des exceptions et ce pour chaque race, chaque peuple, chaque âge, malheureusement une grande partie des Humains sont toxiques. »

Zamasu marqua une légère pause, observant les faits et gestes de la fleur de feu, orientant la discussion vers le statut de la femme atypique.

« Tu es bien la première divinité que je croise sans qu’elle ne soit parfaitement impure, ton action est noble, j’aurais moi aussi rendu hommage à cet endroit qui a accueilli des êtres bons, cependant, ce combat est nécessaire. »

L’amaryllis s’approcha alors, un fin sourire se dessinait alors sur son visage, peut-être que les propos si incompris du divin étaient finalement capable d’atteindre un cœur au moins. Les deux êtres se faisaient donc face, deux personnages fiers aux attentions finalement proches, la discussion s’était naturellement articulée sur leurs combats et leurs rôles ; Les rendant étrangement similaires. Après quelques instants silencieux, la créatrice félicita Zamasu pour l’intérêt qu’il portait aux vrais nécessiteux, les plantes, les fleurs et la végétation fondamentale, précurseurs de la vie en général, poumons du monde et du temps. Après ces mots, l’immortel se sentait presque gêné, depuis toujours, il n’avait eu comme allié que sa propre personne dans le corps de Son Goku, s’étant habitué à la solitude la plus totale, jamais il n’aurait imaginé s’entendre avec une fleur divine. Mais ainsi étaient faites les choses, et ce sentiment de ne pas être le seul héros de cet univers en péril n’était pas si désagréable, permettant à Zamasu de se conforter en l’idée d’une rencontre mémorable.

« C’est mon rôle à moi, Kaioshin suprême, de protéger notre univers, les autres divinités ne semblent pas avoir conscience de la gravité de la situation, pire encore, beaucoup se sont opposés à moi. »

Mais voilà qu’une parfaite inconnue s’était manifestée, dégageant cette motivation et cette véritable envie de justice, que c’était beau, que c’était rare, que c’était proche.

« Sache que je parcours ce monde à la recherche des criminels du temps, des démons et des êtres mauvais menaçant l’univers. De ma sainte croisade, tu es l’une des rares que je ne pense pas avoir à affronter… »

Après quelques instants d’hésitation, il ajouta.

« … Tu sembles même avoir le cœur assez pur pour m’aider au sauvetage de la vie en général. »

Zamasu parlait en marchant sans trop s’éloigner, comme si c’était un reflexe naturel de parcourir son espace de parole, tournant autour de son petit auditoire sans pour autant le gêner.

« Tu sembles forte, j’ai déjà entendu parler des fleurs divines, pourtant, tu sembles avoir un quelque chose sur quoi je ne saurais mettre un mot. »

Accordait le Kaioshin, lui aussi s’interrogeait sur la totalité de la nature de sa rencontre du jour, après avoir eu ses réponses, il poursuivit encore.

« Saches que ton combat me tient à cœur, j’aimerai en savoir plus sur toi et te voir agir davantage pour sauver le monde, mais une simple estimation de ton énergie n’indique rien de réel sur ta force. »


S’avançant de quelques pas de plus, s’approchant de l’être aux pétales de feu, il semblait pressé de voir les capacités d’Amaryllis.

« Montre-moi l’étendue de ta fierté si singulière qui donne ce nom à cette fleur. »



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MessageSujet: Re: Le perçois-tu, le parfum de la vérité? [PV Zamasu]   Le perçois-tu, le parfum de la vérité? [PV Zamasu] ClockDim 4 Nov 2018 - 16:16

"Et pourtant. J'ai fait la promesse d'élever cette ville et ce monde à son meilleur niveau, et loin de moi l'idée d'y renoncer maintenant que je sais quel chemin je prends. Je n'ai plus peur désormais. Ni des mortels, ni de leur soif de sang."

Zamasu. "Dieu suprême". Voilà un titre qui résonnait tout particulièrement dans son esprit, maintenant qu'il lui était donné de placer une identité sur ce charmant visage...Tout du moins, une fois sa nonchalance et sa maladresse passées aux oubliettes. Aussi l'irritation naissante qui se creusait sur les joues inexpressives d'Amaryllis se dissipa du tout au tout lorsque le fil de leurs mots parurent éclaircir leurs intentions. Oh, qu'ils soient dieux ou humains, la Fleur avait toujours été sujette à une défiance automatique, ce profond mépris pour la passivité et ce goût tout particulier pour se mettre en scène là où on l'attendait la moins. Intriguée, la jeune femme assistait avec patience et intérêt aux salutations de cet inconnu, présenté comme un être divin par son aura, son allure, sa stature ; un tout dont Amaryllis ne pouvait véritablement se défaire. Ou en nier l'existence. Après tout, elle était témoin de cette renaissance et, sans pouvoir se défaire d'une apparition qui prenait désormais possession des lieux, l'éclat qui perlait au creux de ses prunelles dorés brillait désormais au gré de cette présentation. L'or fut alors remplacé par une couleur plus argentée, et le goût pour la liberté par une notion d'ordre. Ce fut là la seule réalité de cette rencontre.

Ce Ki, qu'il était illuminé, maîtrisé et brillant! Brillant oui, comme un miroir reflétant son auréole d'Elu des Univers; brillant, comme une réflection d'une révélation naissante. Cette fierté n'était pas la sienne, mais elle caressait son visage parsemé de discrètes corolles écarlates. Ainsi, sa silhouette se tourna en sa direction, tel une fleur face au soleil. Oh, nier le statut du Shinjin aurait été mensonger, et s'adonner à un tel parjure aurait par conséquent été blasphématoire, cruel et déplacé. L'enjeu était tel que ce n'était ni le goût du défi ni même la soif de paris qui étirait un étrange sourire sur ses lèvres. Face au Kaio auréolé, il demeurait une forme...d'intérêts? Ô, la Régicide reconnaissait entre mille cette attitude, cet honneur, ce goût pour les causes vaillantes, quoique certainement enclines à tous leur faire briser quelques règles de temps à autre...Pour le bien commun, évidemment. Embrasser cette voie était si plaisant qu'elles terminaient inexorablement par aiguiser le verbe, les lames et les motivations des personnalités fortes. Leur talent était souvent insolent, mais qui pouvait bien le leur reprocher? Cette audace, ce respect et cette assurance à sens unique composaient les êtres les plus vertueux; de ceux capables de soulever tout un Monde entier. Jamais Amaryllis n'aurait songé rencontrer, un jour, un être capable de si bien arborer cet étendard. Contrairement à l'aura écrasante, cruelle et parfaitement injuste du petit Cold, cette fierté à l'état pure était une évidence pour le moins rafraichissante.

"Enchantée, dieu auréolé de la Création.", répondit-elle en lui rendant sa révérence. Dieu suprême...Etait-ce réellement possible? De manière générale, une telle estime l'agaçait quand ces petites choses et ces pathétiques faux-dieux s'y soumettaient, ces petits "rien" qui n'avaient de cesse de la tourmenter au nom de leur cupidité. Pour autant, ce n'était pas le cas à l'heure actuelle. Amaryllis percevait en ce comportement une simple formalité qui révélait les intentions et la volonté de l'Eternel en ces jardins. Bien qu’il fut trop tôt pour le juger digne de confiance, une conversation ne faisait jamais de mal… "Un élu donc...Pour être honnête, je ne pensais pas rencontrer quelqu'un comme...toi dans..." Son regard fureta autour d'elle, optant par la même occasion à tutoyer son vis-à-vis cette fois-ci. "Des ruines. Même si je n'ai pas réellement vu de dieu depuis un certain moment..."

Par gêne, ses yeux s'écarquillèrent en bref instant. Habituellement, les enfants d'Adam la sous-estimaient en proclamant ses actes comme étant ceux d'une aveugle, d'une manipulée. Mais "pas impure"? Venait-il vraiment de la considérer en partie...pure d'actions? Pantoise, la fleur recomposa bien vite un masque plus équilibré; de ces lèvres closes et de cet air mi souriant mi neutre qui faisaient d'elle ce défi que l'humanité connaissait tant. Le visage de la Fierté s'était montré sous bien des facettes, mais l'ironie de cette situation était telle que cette rencontre la déstabilisait plus que de coutume. Après Haruka, après toutes les péripéties qui avaient bien jonché sa courte vie à voguer entre humanité d’antan et immortalité, il y avait finalement un être divin qui portait un nom parmi tant d'autres. Mais un nom bien à lui pour autant. A cette réflexion, les lèvres se pincèrent et Amaryllis poursuivit le fil de ses pensées: une partie d'elle-même hurlait que ce n'était pas le moment de se montrer curieuse pour un quelconque autre dieu un peu trop zélé. Pour un dieu venant tout juste de croiser son chemin. Instinctivement, sa main toucha la fleur de Lys qui reposait contre sa clavicule, comme un passe-droit pour le moins distinctif. Ses pensées retournèrent alors vers les événements de la Caverne. Elle ne devrait pas. Pas après ce qu'elle avait fait à Lys.

« Je ne pourrais pas dire si je vaux plus ou moins que les autres dieux, aussi bons ou mauvais soient-ils, mais ce sont là de belles paroles, en provenance d’un dieu de la...Destruction. »

Ce constat la coupa totalement de la brève fascination qu’elle avait pu tenir pendant quelques minutes. De quelques pas, l’Ecarlate recula cette fois-ci sans laisser montrer la moindre faille de peur, trop fière pour s’abaisser à cela. Pourtant, c’était bien un soupçon de crainte et de méfiance qui la faisait agir sur la défensive. Pour l’une des messagères de la Nature, la Destruction était un mal qui terminait par ronger le corps et l’esprit. Une nécessité, et tout à la fois une entité dégénérative en ces dernières années de sombre règne humain, qui avait voué les fleurs divines à une presque extinction. Mais qui était-elle pour juger ? Les mots tenus par Zamasu la renvoyaient en partie à elle-même. A ses prétentions, à ses doutes, à son habituel dualité. Etait-elle de cet acabit ? La lutte que tenait ce dieu la prit alors d'une brève compassion à son égard. Destruction ou pas, croiser le fer avec ses semblables devait être une épreuve. De s'en tenir à un objectif novateur, vrai et juste, sur un chemin que beaucoup tentaient de noircir afin de les voir se détourner de la seule solution. La seule chose qui leur tenait à cœur. Après tout, elle avait réellement initié ce combat à grande échelle avec l'aide du "petit dieu doré d'Héra"...Quelle bien étrange rencontre.

"... Je n'ai pas la prétention de savoir ce que cela fait de s'opposer à ses semblables sur le long terme...Mais je te remercie de sauver ce qu'il reste encore de la flore, tout comme je ne peux que m'excuser du sacrifice auquel tu te soumets en affrontant ces âmes impures. Je n’ose imaginer la difficulté de voir ses frères et sœurs s’opposer à soi." Cinq années, avant qu’elle ne revoie la fleur des Rois pour aussitôt le trahir par nécessité. Cinq années. Un clignement d'yeux pour un être divin ainsi qu’une période de vie pour un être humain. Mais peut-être ne devrait-elle pas empiéter sur la situation de Zamasu. « Je n'ai pas ce souci de mon côté. Les miens ne font plus partis de ce monde. Morts pour la plupart. A cause de l'Homme...Mais aussi à cause de mon aveuglement, de notre passivité. Quant aux fleurs restantes mais blessées au point d’en être endormies à l’heure actuelle, elles ne risqueront pas de me défier de sitôt. Du moins plus maintenant, si cela avait été auparavant le cas…Quelque part, j’en viens à penser qu’être témoin de toutes ces choses est mon châtiment.»

Quoiqu'on put y voir une forme d'aveu, Amaryllis s'avisa de ne pas en dire beaucoup plus. Pourtant, il était clair qu'une certaine amertume l'avait bien gagné au fil des années. Hormis qu'elle ne pouvait ignorer ce dégoût, cette propre culpabilité pour avoir prêté sa loyauté et sa confiance pendant plusieurs siècles au peuple de la Terre, la Fière se gardait bien de le hurler sur tous les toits. Comme un profond désintérêt pour l'humanité et la pieuté de ses mensonges. Un désintérêt néanmoins partagé, visiblement. Habituée à tenir quelques longueurs d’avance par instinct, ce dieu était décidemment une surprise en tout point…Car cette proposition de s’associer de nouveau à quelqu’un pour le bien de la Vie n’était pas anodine, et la réponse qui s’en suivrait n’avait rien d’innocent. Elle avait le mérite d’alimenter un sourire mutin à même ses lippes rosées.

« Et quelle meilleure proposition, que celle d’aider un monde à retrouver son Equilibre et sa noblesse…Mais peut-être que nous nous sommes déjà entraidés involontairement, auparavant. » Entraidés, oui. C’était là le meilleur ton et l’espoir de voir la vie être de nouveau respectée. Sans contrepartie. "Hm, pas plus forte que tu ne l'es actuellement, si ce n'est dans mon domaine bien précis. Sache que je n'ai techniquement aucun autre nom que celui de la fleur que je garde…ce luxe m’est interdit. Néanmoins, en tant que dieu disposant des pouvoirs de création...Et de destruction, un défi comme celui-ci ne peut que retenir mon attention… "

Un rire cristallin résonna avec retenu, un quelque chose de bien rare qu'on peinait à tirer de la Dame aux corolles. Suite à quoi, la brise s'intensifia et Amaryllis délaissa son épée pour intensifier son Ki, de nouveau un brin joueuse et complice à l'idée de démontrer pour de bon et sans embûche ses capacités. Amaryllis ne disait jamais véritablement non à ceux qui partageaient son message, pourvu que la cause soit vaillante et juste. Cette assurance, ce jugement qu’il semblait lui faire porter en désirant évaluer ses compétences était déjà appréciable, en particulier pour celle qui aimait voir l’influence de son message s’étirer de sa main jusqu’au dieu les plus adorablement touchés par un trop plein d'aplomb…

"Mon histoire remonte à très loin, quand bien même ma forme actuelle est...Très récente. Durant l'Antiquité, on prêtait la naissance de mes fleurs aux gouttes de sang provenant du cœur d’une nymphe du même nom...Une nymphe attristée et pourtant terriblement fière de sa beauté. Peut-être un peu trop, c’est ce qui l’a perdu en premier lieu."

Le vent sembla alors balayer sa silhouette, la dissiper et s'en emparer. Bientôt, il ne resta plus d'elle qu'un cortège de pétales suivant leurs virevoltantes sœurs dans les airs. Le vide s’était alors substitué à sa couleur carmine et pour peu que la vision fut le seul sens affûté d'un pauvre hère, il n'y avait pas l'ombre d'une femme écarlate. Mais soudainement, là, derrière Zamasu, quelque chose se fit ressentir, bien loin d’être menaçante et ouvertement malintentionné. Au contraire, cette dernière avait plutôt l'air...encourageante et enivrante. Comme le chant d’une sirène qui cachait les mains des abysses. Pourvues de leurs ongles acérées, celles-ci semblaient pouvoir emporter ce qu’elles abritaient vers des profondeurs inconnues, pourvu qu’elles en ressentent seulement le désir. Et Zamasu pourrait alors le pressentir. En cet environnement refleuri, son interlocutrice ne fut pas tant cette créature qui s’était dressée face à lui que la flore toute entière sur lequel il posait le pied. Pour le moment. L’herbe bougeait, les feuilles tombaient, mais les fleurs demeuraient. Malgré la délicatesse de sa nature, ce n'était pas une entité qu'on défiait habituellement avec beaucoup de légèreté.  la révélation d'une telle habileté ne dura que quelques secondes. Les corolles furent entourées de Ki, se faisant lames tournoyantes par la même occasion et alors chacun devinait sans mal que les auras étaient aussi trompeuses que les apparences. L'Amaryllis, droite dans ses bottes, avait plus l'allure d'une guerrière qu'une ensorceleuse. Cette dernière regagna ses ailes avec une certaine majesté, les pétales devenant ses ailes.

"Puis, par esprit romantique ou par intérêt pour le Beau, l'Homme a commencé à échanger ces fleurs et à les observer avec fascination, en les associant aux âmes les plus fières et les plus élégantes...Ce qui me convenait totalement. Elles ont toujours su dominer subtilement les autres par leur taille et par leur couleur. J'ai pris mon temps pour travailler un semblant de perfection. De toute évidence, plus le temps passe et plus ce monde manque cruellement de teintes."

Un bref instant, ses yeux se perdirent légèrement dans quelques rêveries. Car, quoique l'on en dise, la Fière avait perdu du temps, et se retrouvait maintenant enchaîner à un pacte qui la dépasserait certainement lorsqu'elle devrait revenir sur Héra. Hélas, après tant d'années passées à errer de ville en ville, elle n'avait pas la chance d'avoir en sa possession une puissance infinie et toutes les clefs en main. Et assurément, sa future ascension la voyait contrainte à procéder aux pires deals du monde. Les choses se compliquaient encore davantage, car en tant que mortelle dans une autre vie, quelle place avait-elle à jouer dans ce monde si ce n’était honorer ses anciennes promesses ? Les questions restaient en suspens, elle n’avait pas besoin de talents ou de dons pour savoir qu’elle prenait un chemin fait d’épines. Mais de cela, l'Ecarlate n'avait plus envie d'y songer. Ni même d'en évoquer un simple mot à ce sujet.

"Mais aujourd'hui, je suis encore là en tant que messagère de l'ordre naturel. Ce qui veut dire que peu importe la situation et la gravité d'une cause, je resterai debout et digne. La seule chose que je garde en mémoire, c’est que je suis apparue dans le monde avec la volonté d’apporter ma force à ceux qui le méritent, et mettre un terme aux blasphèmes. Je tire ma puissance de cette considération et de la flore, ainsi  je ne peux vous offrir que ce type de spectacles."

Surgis de nulle part, une lame s'abattit sur le sol, impitoyable, violente et non dépourvue d’une certaine force à l'état pure. La brutalité fut telle qu'un bâtiment céda et que plusieurs ronces et lierres semblèrent en engloutir ses ruines toujours un peu plus, à chaque minute écoulée. Tout cela, par la toute-puissance de ses créations.

"Mais trêve de légendes, ce sont là des histoires dépassées qui ne changera rien aux conflits de ce monde. Et puis, contrairement à toi, je n'ai pas la lourde tâche de gérer l'équilibre entier de tout un monde, d'une planète, et d'un univers...Reste à savoir ce qui t'a amené à réagir en tant que..."Dieu suprême"?"

De ces paroles, il n'y eut pour fin d'un ton sérieux et interrogateur, suffisamment pour lui faire entendre qu'elle attendait elle aussi d'une démonstration de cet état de fait, sans quoi, à défaut de preuve, il lui serait donné de bousculer subtilement l'estime de son vis-à-vis. Elle accentua sa puissance en décuplant sa force et son emprise sur le manche de son épée, celle-ci s’enfonçant toujours un peu plus dans la Terre. L'action eut le mérite de terminer par refleurir élégamment la bâtisse, d'où quelques fleurs blanches commencèrent à prendre possession des lieux. Amaryllis n’était pas certaine du genre de démonstration que Zamasu désirait, mais cela suffirait probablement en guise…d’avant-goût ?
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MessageSujet: Re: Le perçois-tu, le parfum de la vérité? [PV Zamasu]   Le perçois-tu, le parfum de la vérité? [PV Zamasu] ClockMer 7 Nov 2018 - 22:36
Le regard du concerné s’affinait au fil de la discussion, les deux êtres partageaient leurs espoirs et leurs rêves, leurs aventures et leurs choix ; Le chemin de la liberté n’était jamais le plus simple car il nécessitait de plaire à tous ceux qui méritaient d’en profiter. Pour parvenir à cet objectif sain, les prétendants au rôle de sauveurs du monde devaient se montrer courageux, téméraires et forts, bien peu d’entités en ce monde en étaient capable. Mais le hasard pouvait parfois réserver de bonnes surprises à ceux qui les méritaient, au détour d’une simple approche, deux personnalités aux objectifs similaires se confiaient, se confortaient : Si quelqu’un pense comme moi, c’est que je n’ai certainement pas tort. Amaryllis faisait front à son échec, cela le démarquait déjà des autres dieux de pacotilles, elle comprenait le sens de sa promesse envers la citée de poussière et déclarait ne plus avoir peur des mortels. Si cette annonce pouvait être ridicule, elle avait tout un sens, certes, si la majorité des Humains étaient faibles et lâche, une petite partie d’entre eux disposaient d’un pouvoir incroyable, amenant potentiellement à la persuasion d’un justicier, même aguerris.

« Ce sont de sages paroles, un crédo qui devrait faire écho à toutes les oreilles divines. »


Commentait calmement l’immortel en passant à sa propre présentation, révélant son rôle de créateur, mais aussi désormais de destructeur ; Oui, Zamasu était capable de réaliser son utopie en étant suffisamment éminent et puissant pour assumer les deux rôles primordiaux.  C’est paré d’une aura harmonieuse et colorée que le fusionné se présentait finalement, faisant danser les pétales au grès du vent que sa puissance avait timidement agité. En échange d’un si bel acte, la fleur de fierté rendit la révérence, témoignant oralement de son respect pour la place centrale qu’il occupait, cette protectrice de la flore était d’un grand respect, bien loin des perversités d’un vieux Kaioshin et encore plus de celle d’un guerrier de l’espace. Heureusement, le créateur n’était pas le seul qui manifestait son étonnement de voir un être aussi exceptionnel en ce lieu reculé et oublié, Amaryllis témoignait de sa surprise, elle semblait bien impressionnée de se voir considérée comme potentiellement pure aux yeux de Zamasu.

Ce petit signe de la fleur témoignait de sa solitude idéologique, la pauvre se retrouvait comme s’est retrouvé le justicier à l’aura pure : Seul, hais de tous, un supplice qui justifiait ce mérite de sauver le monde. Néanmoins, Amaryllis ne semblait pas apte à ce juger elle-même, affirmant qu’elle appréciait néanmoins l’effort de l’ami de son interlocuteur, le mentionnant de Dieu de la destruction. Si le kaioshin s’était effectivement approprié des pouvoirs de régent de la mort, ce n’était clairement pas pour obtenir le titre de Dieu de la destruction, ces outils étaient nécessaires à sa mission. Car, malheureusement, de nombreux personnages troubles-fait sont immortels, Légion en était une preuve brillante d’intérêt, un être charismatique et animé d’une grande volonté qui, aussi folle soit -elle, avait causé sa perte. Ce chevalier de rouille était tombé dans l’éternel oubli par l’utilisation de ce pouvoir tabou, un interdit qui permettait de changer les fondamentaux du monde, du supprimer n’importe quelle pierre sans prendre en compte les conséquences qui en découleraient. La Maîtresse des lieux recula, elle voulait des réponses.

« Ce pouvoir de destruction est une nécessité à mes plans, certains de mes adversaires sont éthérés, d’autres possèdent cette même capacité, pour sauver le monde, il faut être téméraire, ne s’imposer aucune limite et ne refuser aucun outil. »


Déclarait Zamasu sur un ton assez froid illuminant l’importance qu’il accordait à son combat, ajoutant néanmoins en retrouvant un semblant de sourire ; Cordial, ou amical.

« Lorsque que le monde sera restauré, purifié, il n’y aura plus besoin de pouvoir de destruction. »

En effet, si un monde devient utopique et parfait, il y serait inutile d’y entreprendre une quelquonque disparition, tout pourrait y être conserver ou transformer. L’élu des cieux leva alors les yeux au ciel, perdu.

« Je sais qu’un pouvoir implique de grandes responsabilités, j’en suis conscient depuis des siècles et je n’ai pas agis sur un coup de tête. »


Pas comme certains autres qui se reconnaîtrons.

Dès à présent qu’il fut justifié, Zamasu laissa la parole à l’impératrice naturelle, celle-ci remerciait l’action du tout puissant, ajoutant qu’elle compatissait des épreuves de ce dernier, notamment l’opposition de ses propres alliés. Finalement, elle termina en complétant qu’elle ne subissait pas une telle opposition par le simple fait que les autres fleurs soient endormies, voir mortes, tuées par la perversion des Hommes eux même, encore, toujours. Le soulignement de la passivité des symboles de la flore face aux mortels était un bel écho au monde des Kaio, eux qui avaient aussi payés leur passivité face à Majin Buu qui avait tué la quasi-totalité des Dieux. L’être immortel ne pouvait donc que faire preuve de compassion à l’égard de la femme qui méritait mieux que des ruines.

« Je suis désolé pour les tiens, malheureusement, ce même événement est arrivé dans mon propre monde divin : une création des mortels conçue pour nous vaincre tous a bien failli accomplir sa mission. »

Zamasu soupirait brièvement, il n’avait pas participé à cette bataille décisive, à cette époque, il était bien trop jeune pour faire quoi que ce soit, à peine de parler.

« Je suis dérangé de constater la répétition de ce cercle vicieux entre les entités bienveillantes et les ingrats désireux d’imposer le chaos, les actions des Hommes ne doivent pas rester impunies. »


Était-ce une vengeance ? Non, ce n’était que justice de limiter les pensées belliqueuses des mortels qui s’entre-dévoraient, carbonisaient la nature, défiaient leurs créateurs, il était temps d’ordonner de nouvelles règles afin d’empêcher l’apparition de tels déchets. La charge mentale d’une telle quête était titanesque, les confessions de la fleur n’étonnaient pas le créateur qui en aurait fait de même, cependant, son excès de confiance mêlé à une puissance infinies montaient sa détermination au sommet.

Convaincu de la bonté fondamentale d’Amaryllis, Zamasu émis donc la possibilité d’une alliance, une entraide afin de, cette expression revenait souvent, sauver le monde. Les paroles du divin étaient sincères, malgré la grandeur de ses capacités, le divin restait limité à certaines connaissances, il ne savait pas réaliser toutes les magies, il ne savait pas se dupliquer parfaitement, il ne pouvait pas réaliser là totalité des actions qu’il aimerait entreprendre au présent. La défenseuse de la Terre était donc une parfaite candidate, son esprit et son combat plaisaient au justicier qui parvenait à sentir la véracité des paroles de la dame, l’aide d’une personne pure ne serait certainement pas de refus. La réponse de la belle fut donc toute relative à sa sagesse, elle affirmait que par leurs objectifs proches, les deux personnages s’étaient surement déjà aidés, l’être né de la fusion n’en avait pas idée, néanmoins, c’était effectivement possible ; Elle ajouta ensuite ne pas avoir une force particulière autre que celle liée à son rôle, cependant, une créatrice divine était amplement suffisante. En réponses aux paroles de la fleur, le protecteur de l’univers esquissa un fin sourire fier, haussant les épaules avec malice à la suite du rire de cette dernière.

« Une fleur aussi juste que la tienne peut servir dans le plus noble des combats, j’ai foi dans la pureté de tes intentions à l’égard du monde. »

Terminait le Kaioshin avec plus d’entrain, observant avec attention les faits et gestes suivant de la femme de ronces ; Elle laissa reposer sa lame, racontant l’histoire de son nom, le nom et sa signification pour les Hommes, ces derniers avaient vus juste dans la personnalité de la divinité depuis l’aube de leur civilisation. Puis dans une spectaculaire décomposition de pétales rougeâtre la belle disparue dans le décor, une capacité distinguée qui invita l’immortel à sourire, surpris par la présentation théâtrale de son interlocutrice. Puis, tiré par ce même souffle, Zamasu se retourna, invité par l’esprit floral lui-même à observer la démonstration dans sa force la plus concrète, remarquant que la nature environnante semblait réagir dans une symbiose mémorable aux intentions de leur maitresse. La floraison devenait incandescente, tout devenait une arme, Amaryllis maitrisait ses créations et les liaient à sa personne, toutes raisonnaient avec elle, la laissant réapparaitre sous le feu des projecteurs. Mais bien lui ne n’apparaitre comme précédemment, cette dernière s’était arrangée pour s’embellir d’une paire d’ailes de pétales bordeaux, magnifique, le regard du justicier s’était trouvé changé, bien que la démonstration ne fût pas militaire, elle restait un symbole souveraineté floral.

La suite vint, l’insinuation à la destruction de la flore par l’Homme était évidente, Amaryllis se considérait comme la messagère de la nature contre la menace de ses détracteurs. Usant alors de sa puissance magique pour tirer, et ce en une pétale, un bâtiment entier contre le sol, un témoignage de force qui mettait bien en avant la facilité qu’aurait la fleur à détruire l’Humanité entière si elle le voulait. Mais la protectrice de la nature ajouta ne pas avoir la charge d’équilibrer le monde, peut être faisait-elle référence au fait que sa mission initiale n’est pas la défense absolue de l’univers ? Quel créateur stupide aurait donner un ordre aussi limité à une entité aussi singulière et motivée.

« Il est libre à toi de savoir si tu veux être une messagère observatrice ou un acteur du rétablissement de l’équilibre de toutes choses. »

Une nouvelle invitation claire, dictée par le tout-puissant qui ne parlait plus avec l’arrogance dont il aurait pu faire preuve quelques minutes plus tôt, il considérait simplement que l’Amaryllis était suffisamment respectueuse pour rester dans ses gonds ; pourtant, elle disait elle-même ne plus avoir peur. Mais vint finalement l’interrogation qui finirait fatalement par arriver : L’histoire de Zamasu lui-même, c’était au tour du fusionné de pousser un petit rire détendu quelque peu retenu, cette question était si prévisible, mais nécessaire.

« Mon histoire ne se résume pas à quelques mots, pour en comprendre le déroulement, je vais devoir… t’inviter. T’inviter dans le monde des Dieux. »


Déclarait le Kaioshin en tendant brièvement le bras droit, l’élevant alors vers le ciel sans laisser le temps à la fleur de réagir.

« Tu y comprendras mieux mes dessins et ce que je protège, sache que c’est un honneur de pénétrer le domaine des Dieux, une chance que je te réserve. »

Un fin sourire fier se dessinait maintenant sur le visage du purificateur, les yeux clos un instant, la réjouissance de pouvoir faire comprendre la totalité de son combat et de son message à un autre être était un motivateur puissant. Puis, ses yeux se reposèrent vers ceux de la maîtresse des lieux, elle seule pouvait décider de la teneur de sa curiosité, ou de sa détermination à sauver le monde.



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MessageSujet: Re: Le perçois-tu, le parfum de la vérité? [PV Zamasu]   Le perçois-tu, le parfum de la vérité? [PV Zamasu] ClockVen 16 Nov 2018 - 18:50

Ses yeux mordorés demeurèrent perplexes. Puis Amaryllis haussa un sourcil circonspect. Visiblement, Zamasu était bien moins nonchalant qu’à son arrivée, arborant un sourire conciliant et une confiance relative envers sa petite personne. Quant aux explications, elles faisaient désormais leurs sens, sans pour autant lever le voile sur un mystère absolu. Pourtant, l'Eternel n’avait pas l’air d’être une divinité particulièrement métaphorique, mais ses paroles avaient le mérite de l'embrouiller. « Etre la Destruction pour détruire la notion même de la destruction. » Que voulait-il dire par là ? Etait-ce réellement possible ?  Perdue dans le fil de ses pensées, Amaryllis oscillait entre intérêt et indécision, ses doigts tapotant la surface obsidienne et métallique de son bras en un rythme soutenu. Jamais elle n’avait songé chambouler l’ordre à cette échelle divine. Se présenter en tant que dieu de la Destruction n'avait rien d'anodin et il était certain que cette rencontre n'était pas à prendre à la légère. Un faux pas devant ce dieu, et elle pourrait bien devenir le prochain lapin face à un loup...sauf qu'il n'en avait que le titre provisoirement, d'après ses dires.

« Ne plus en avoir besoin. Que veux-tu dire par là ? Je crois me souvenir que jamais personne n’a réussi à chambouler cet ordre à une aussi grande échelle…Parce que bien peu joue avec la Destruction. Cet…  "équilibre déséquilibré" ne date ni d’hier, ni du jour de ta naissance, mais depuis la nuit des temps. La Destruction, comme la Création, est une chose plus ancienne que toi et moi. Jouer avec elle revient à prendre des risques inconsidérés, d’autant qu’on ne connait rien d’elle, mais qu’elle connait tout de nous. J’espère que tu sais ce que tu fais et que ce jour-là, quand tu auras accompli ta tâche, tu sauras te débarrasser d’elle sans encombre. Je  suppose que ça ne doit pas être une chose...aisée»

Le timbre fut celui d'un conseil. Le Kaioshin ne savait peut-être pas que la destruction terminait par devenir une garce pour quiconque s’acoquinait de trop près à cette Dame. Sans doute aurait-il besoin de surveillance ou d’une main tendue lorsqu'il devrait s'en débarrasser…Mais peu importait pour l’heure, elle n’était pas invitée.. Et il était clair que l'Ecarlate n'était pas de celle à arborer la peau d'un animal de proie. Il suffisait de voir sa stature, de contempler sa fière allure. Le Rouge avait toujours été criante de vérité. Une sincérité qu’elle avait toujours tenté de maintenir sur son visage et de traduire dans chacun de ses gestes. Cette conversation ne faisait pas exception.

« Mais, tant que tu n’agis pas sur un coup de tête…Je ne serais pas de celle à te mettre des bâtons dans les roues. Ce monde a tristement besoin de couleur et ce n’est pas le surnombre et l’absurde de l’humanité qui vont changer ce fait. Beaucoup méritent de périr car ils sont irrécupérables. Rien ne changera si personne ne fait rien et rien ne m'étonne quant aux faits que les dieux soient les cibles involontaires d'une créature aussi basse. »

Irritée, la fleur ne put voiler le mépris et une poigne outrée sur une partie de son armure. Puis elle s’avança, dressa la main et exécuta sa première démonstration. Obéissantes, les pétales revinrent vers leurs propriétaires et, docilement, ses ailes s’étaient reformées. L'expérience prit quelques pas, traînant derrière elle quelques plumes de corolles tel un paon dont la traîne balayait la poussière de la terre à son passage. Zamasu avait vu juste. Le monde appartenait à ceux qui osaient ; cela ne faisait aucun doute. Hélas, la Fierté et la Témérité étaient deux choses bien perdues sur cette petite planète. Cela faisait depuis longtemps que le confort avait terminé par noyer ses invités dans leur fainéantise, en les vouant à la…destruction. Assurément, ce mot revenait trop de fois ces temps-ci. Si l’Homme continuait à reculer de deux bons pas, alors il fallait juste intervenir pour réveiller l’étincelle de courage profondément endormie en eux. Cela, oui, pour espérer les meilleurs résultats. Toutefois, contrairement au jeune Shinjin, que l’allié soit bon ou mauvais, dieu ou homme, finalement cela n’importait peut-être que très peu pour l'heure. Ses pensées s’égarèrent un instant vers Freezer. Cela n’avait pas changé ses souhaits. Le mauvais décimerait d’autres mauvais et de son côté, le bon triompherait sûrement sur une mer de cendres qu’il déplorerait par orgueil. Ce qui comptait au final, c’était la vague de renouveau qui s’en suivrait. Un quelque chose de prometteur. De salvateur, d’exaltant. « On sait ce qu’on perd, mais on ne sait pas ce qu’on gagne. » Il n’y avait que dans ces moments d’incertitude et de victoire que la fleur d’Ego se sentait pleinement vivante.

De nouveau, elle inclina légèrement la tête vers Zamasu, lui accordant un respect se voulant flatteur. Quel individu intéressant, débordant de fierté et de témérité. C’était ce genre de personnalité qui possédait une notion bien à lui de la fierté, virale et tout à fait intéressante…

« Vous pouvez avoir foi en mes intentions. » répondit-elle d’un ton cordial et pour le moins chaleureux. Oh oui, un être fier et pur pouvait toujours avoir foi en ses intentions. Qu’il ait vécu une histoire similaire ainsi qu’une peine et colère grandissantes à l’égard de la bassesse mortelle ne venaient que renforcer un mépris personnel. Partagé aujourd’hui. En un soupir, cette dernière finit par terminer la conversation. « Mais cette ville n’est-elle pas la preuve d’une quelconque…marque d’un rétablissement de l’ordre? J’écoute ce que le monde semble me dire, et j’agis parfois. A petite échelle, vois-tu, car si je suis ici, c’est à cause de l’Homme. Mais j’aime penser que je suis plus qu’une Réponse à leurs actions...Quand bien même je n'ai qu'un impact réel que sur cette planète, pour l'instant. »

D’une part, parce que la vérité était peu flatteuse. A croire qu’un Déluge n’avait pas suffis pour expier leurs innombrables péchés. L’Homme était une triste palette de noir, de blanc et de gris en toute teinte pour cette silhouette florale. C’était là le profond désintérêt de la Dame aux corolles. Désintérêt pour l’Homme, mais pas pour cette proposition. Les yeux ronds et par légère gêne, elle croisa des bras face à la proposition, à la fois flattée et abasourdie par cette proposition. Ou pointe de gentillesse. Elle ne savait plus.

« J’en serais honorée…Mais- »

La pesanteur avait perdu de son influence du tout au tout et son compère s'était alors retrouvé à quelques mètres du sol, s'élevant dans les airs sous son regard interrogateur. Alerte et tendue l'espace de quelques secondes, elle mit quelques secondes à s'adapter à l'entourloupe de Zamasu, et étendant ses ailes -un moyen de favoriser l'élégance à la pratique quand elle le pouvait-, cette dernière se propulsa en direction du ciel, rejoignant l'Eternal dans ses hauteurs. Un temps accordé comme un autre pour réfléchir à cette proposition, bien que l'hésitation fut finalement bien moindre.

b]"J'accepte...mais il faut dire que tu me prends par les bons sentiments. Un milieu déterminant toute chose en cet univers, je serais très curieuse de voir à quoi ressemble ton monde...Un monde de dieux, qui plus est! Le mien est un peu particulier et honnêtement, je ne pense pas qu'il te plairait. Oh, et puis il me faut écouter ton histoire aussi, cela va de soi. Mais es-tu sûr qu'on ne rencontrera pas d'oppositions à cet égard? J'ai cru comprendre que tu n'étais pas en bon terme avec les tiens...sauf si je me trompe? Non pas que je remets en doute tes capacités, mais je n'aimerais pas avoir à me battre aujourd'hui contre des dieux inconnus pour quelques oppositions envers un dieu mi-créateur....mi-destructeur!"

Les yeux rieurs et pétillants de malice, Amaryllis passa une main dans ses cheveux, un peu plus détendue qu'auparavant. Suffisamment pour entamer quelques taquineries et subitement, parler un peu trop. Toutefois,  il résidait encore une question en suspens...

"Je te suis. Où va-t-on?"

Une simple interrogation, quoique la fleur impératrice ne cachait pas qu'elle dépendait pour l'instant des réponses et des gestes du Shinjin.
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