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 Parlons pour ne rien dire

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Eliza
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Terrien
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MessageSujet: Parlons pour ne rien dire   Parlons pour ne rien dire ClockSam 7 Juil 2018 - 19:34
L’exceptionnelle paroi d’or miroitait toutes les richesses habitant l’intérieur du gigantesque palais d’Héra qu’elle recouvrait. Eliza, seule, observait d’en bas la sangsue qui se dressait face à elle. Une gigantesque sangsue d’or, absorbant quotidiennement l’ensemble des ressources de ses terres et de ses gens. Une perspective qui aurait pu la dégoûter si Eliza avait eu en soi la moindre fibre d’une révolutionnaire rejetant le fatalisme de sa condition. Une perspective qui aurait pu la réjouir si Eliza avait eu en soi la moindre fibre d’une nouvelle noble fraîchement gentrifiée profitant de l’opulence.

Néanmoins, elle n’appréciait s’acoquiner ni avec les uns ni avec les autres. Non. Sa seule véritable pensée fut le triste constat que malgré toutes ses qualités de despote, le maître de ces lieux n’avait que peu de qualités politiques et gérait surement l'économie de son empire comme il gérait celle son palais: avec une abondante luxure qui certes faisait envie, mais cachant une certaine misère, n’était défendue que par six malheureux gardes à peine éveillés ni attentifs et qui finirait par tomber si rien n’était fait.

Il existait nombreuses entrées alternatives et autres “portes de derrières”, si bien que passer par la grande porte haute de plusieurs mètres n’était en aucun cas une nécessité. Mais est-il vraiment digne de la Reine de toutes les Reines d’entrer dans le feutré ? Certainement que non. Pas de son point de vue, non. De toute façon, elle était invitée, n’est-ce pas ? C’est en tout cas ce qu’elle avait ouï dire des paroles du soldat de l’empire dont elle s’était emparée quelques minutes auparavant. Elle se doutait bien qu’il ne s’agissait que d’un bluff. Mais… même en supposant qu’il s’agissait d’un bluff, elle n’avait qu’à transformer le mensonge en une vérité indiscutable. Par le sang... Eliza pris la marche pour entrer dans le palais. Sans même porter son regard sur les gardes, en passant à leurs côtés comme si c’était la chose la plus naturelle à faire dans cette situation. Deux lances se croisèrent pour bloquer sa route, causant un éclat de rire chez les gardes.

“Eh bah, on s’est perdu ? C’est pas chez vous ici ma p’tite dame. Vous m’avez l’air un peu… le garde hésita en la zieutant de haut en bas, avant de se lécher les lèvres... jeune pour déjà avoir des problèmes de mémoire. Va falloir rentrer chez vous, rapidement.”

“Débile, ferma-la! l’interrompit un autre en chuchotant de manière à peine discrète. Celle-ci est pas d’ici, ça se voit. Faut en profiter, regarde moi ça… Dites donc madame, reprit-t-il dans un volume de parole normal, vous arrivez pile au bon moment ! Notre tout nouveau système de défense flamboyant vient d’être fraîchement installé ce matin, vous allez pouvoir nous aider à le tester ahahah.”

“Tout nouveau système de défense ? Oh oh…”


Les yeux d’Eliza s’écarquillèrent en entendant ces mots inattendus, surpassant de loin toutes ses attentes. Une surprise paradoxalement agréable, mais qui venait chambouler ses plans. Elle poussa un soupir amusé en levant la main vers le ciel. Un petit claquement de doigt retentit, et avant que les gardes n’ait même le temps de suivre son bras du regard, les deux gardes lui bloquant la route s'affalèrent au sol, écrasés sous le poids d’un large objet rouge tombé du ciel. Tombé du ciel, à travers les nuages, mais il ne s’agissait en aucun cas d’un heureux présage. Dans le même temps, deux autres soldats sur le côté furent écrasés sur le mur par les deux servants massifs de la belle indésirable. Dissimulés sur le haut des statues qui ornaient l’entrée du palais, ils avaient attendu jusqu’alors signe de leur maîtresse pour agir. Ils tombèrent à leur tour au sol, sonnés. Les deux derniers gardes encore debout, pris de panique, s’imaginant victimes d’un braquage, levèrent les mains en l’air comme pour insister sur leur pacifisme.

“T’aurais pu faire ça propre, Albus. Tu lui a éclaté la moitié de la dentition sur le mur, le pauvre…”

“HEY! JE SUIS PEUT-ÊTRE PAS UN SERIAL CLEANER, MÔA, MÔSIEUR HORACE, MAIS EN ATTENDANT LE TRAVAIL EST FAIT, MÔOOOOOSIEUR HORACE.”

“Calmez-vous les garçons. On a encore du boulot.”

BIEN MILADY | BOSS !”


Eliza s’approcha du pénultième garde, passant son doigt d’une manière semi-sensuelle sur son buste, sa poitrine, sa gorge… le tenant soudainement en joue avec une très courte lame de sang qu’elle venait de former du bout de son doigt.

“Un système de défense, c’est bien ça ? Comme c’est triste… L’automatisation va finir par voler tous vos petits boulots de gardes incompétent. Explique-moi donc comment il fonctionne. Fissa.”

“Notre seigneur a recruté une femme bizarre ! On ne l’a connaît pas, mais il parait qu’elle aime faire des trucs avec des plantes. C’est elle qui s’occupe de repousser tout les intrus ! répondit-il pris de détresse dans un débit soutenu.

“Horace, fais donc un test.”


Horace se saisit d’un des gardes au sol, et comme le plus grand des sportif, réalisa un lancer franc avec celui-ci. Le corps s’écrasa quelques mètres plus loin, passé l’immense portail d’entrée, sans aucun changement. Avançant délicatement sur la pointe des pieds pour passer le portail et entrer dans le domaine, le servant à tête de faucon fut stoppé alors qu’à peine quelques centimètres de son bec n’avait dépassé de la porte, par une migraine insupportable. Il força un pas, puis un second, avant d’être quasiment intégralement recouvert de ronces qui l'affaiblissaient et absorbaient son énergie. A peine eut-il le temps de le remarquer, Horace se débattu comme il pouvait pour tenter d’arracher les ronces qui le saucissonnaient et ressortir aussi rapidement que possible, essoufflé. Sans prendre le temps de s’inquiéter à son propos, Eliza relâcha son emprise sur le garde. Elle recentra son attention sur le large objet rouge que ses serviteurs avaient plus tôt fait tombé sur les gardiens. Le “large objet” était en fait le soldat qu’elle avait capturé plus tôt et qui lui avait promis un entretien avec le seigneur Freezer. Son corps était intégralement recouvert de bandelettes de sang rouge vif, le maîtrisant. Incapable de bouger. Ni de parler. Sa bouche était elle aussi bâillonnée. Elle écrasa son talon sur le front du soldat comme pour l’humilier et assurer sa domination.

“Tu ne m’a pas parlé d’un système de défense comme celui-ci, n’est-ce pas ? Pire, je dirais, il me paraît évident que ce même système nous considère comme des intrus. Tu sais ce que ça veut dire, pas vrai mon chou ?”


Avant même de lui laisser le temps d’essayer de marmonner sous son bâillon, le sang qui couvrait sa bouche et son corps changea de forme pour prendre celle d’un minuscule scarabée ensanglanté, forçant le passage pour entrer dans la bouche du soldat. Le scarabée traversa l’œsophage pour atteindre son estomac. Elle n’était pas le moins du monde amusée d’avoir perdu son temps avec tel troufion mythomane. Mais en réfléchissant à une solution de secours, elle était prête à lui offrir une troisième et dernière chance.   


“Bien. Profites-en bien, je me sent particulièrement clémente aujourd’hui. J’espère pour toi qu’il en sera de même venant de sa part, oh oh oh... ricanait-elle. Mais encore une erreur, et la chose qui vient d’élire domicile à l’intérieur de toi pourra repeindre les murs de ce magnifique domaine dans une couleur cramoisie qui lui siéra bien davantage. Escorte-moi jusqu’à ton empereur.”


En entrant dans le palais, Eliza fut à son tour handicapée par les ronces qui vinrent se manifester pour lui bloquer la route. Mais contrairement à son servant, il relevait de l’évidence que ces ronces avaient sur elle un effet encore pour l’instant relativement supportable, elle qui les détruisaient au rythme où elles surgissaient.

“Les garçons, restez-donc ici jouer avec vos petits copains les soldats. Les grands doivent aller discuter. Amusez-vous bien, et ne faîtes pas de bêtises !”


Alors que la dame de sang disparaissait dans la pénombre de la Grande Porte, les deux servants s'assirent sur les corps encore inconscient de deux des gardiens.

“Raaaah, bon sang… Je voulais savoir ce qui allait se passer moi aussi...”.





A l'issue de quelques minutes de navigation tumultueuse, une voix résonna auprès de la salle du trône.
“Seigneur Freezer ! Mes plus plates et sincères excuses ! Vous avez de la visite.”
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MessageSujet: Re: Parlons pour ne rien dire   Parlons pour ne rien dire ClockDim 8 Juil 2018 - 10:04
Le contrôle, c’est le pouvoir, que ce soit par la sainte force ou par une quelquonque magie, rassembler une population sous sa bannière demandait toujours une extrême cruauté, ou d’être un incroyable menteur. Heureusement, il n’existait pas plus féroce leader que le Cold Freezer, lui qui, de son apparat d’or, avait soumis la pauvre plèbe en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, mettant en place une organisation militaire inhumaine afin d’instaurer un obscurantisme béant au sein des victimes du régime. Esclave, corruption, transformation en monstre ou contrôle mental, l’empire avait su s’entourer d’alliés peu commodes aux capacités rocambolesques pour assoir son emprise d’une main de fer.

Freezer y pensait, simplement installé dans un fauteuil sombre face à plusieurs écrans de contrôle, sirotant sa coupe de vin suffisamment souvent pour qu’on puisse penser qu’il s’agisse d’un besoin vital. Sur les afficheurs, la mise en place des usines et quelques rapports écrits de généraux que le démon du froid n’avait pas l’envie de faire entrer, en sa qualité de Dieu, le Cold aurait pu ignorer ce genre de choses, cependant, il appréciait trop son œuvre pour la laisser à qui que ce soit. En effet, si le fils d’Artic n’avait pas été le seul expansionniste de l’entreprise familial, il en restait sans doute le principal acteur, cet empire était une partie de son être ainsi qu’une représentation de sa propre personnalité : Direct, dominateur, froid. Par conséquent, le maître des lieux se livrer à ce petit exercice lui coutant bien peu de temps, constatant les travaux d’Amaryllis sur l’enceinte du palais, la fameuse barrière naturelle mais aussi le déplacement du tandem Tundra-Zarbon vers la basse ville, ils devaient avoir repérer quelque chose.

Pour le Cold, l’organisation planétaire était une réussite et son talent lui avait permis aujourd’hui d’écouler des jours heureux, le karma ne semblait plus se manifester comme autrefois pour mettre des bâtons dans les roues de Freezer. Fier de la stabilité de son ordre, le tyran se leva de son siège, terminant sa coupe avant de la poser sur une table proche, il se situait dans son bureau, une grande pièce à l’image de l’opulence du précédent Sultan dans un style tout aussi arriéré. Le seigneur galactique avait cependant mieux à faire que d’ordonner une nouvelle décoration, il était maintenant l’heure de se rendre au colisée, lieu atypique de la planète désertique ou se déroulaient des combats dantesques entre les plus sauvageons des combattants mercenaires. Chose qui allait être plus intéressante avec l’arrivée des enfants dans ces fameux matchs à mort, cela valait toujours mieux que de les tuer directement pour cause de rébellion, une fausse bonté et un réel sadisme.

Pour la double porte en bois massif de son bureau, Freezer commençait à parcourir les couloirs quand il fut interpelé par un garde essoufflé, ce dernier n’avait pas de traces d’un quelquonque grief, néanmoins il semblait en alerte, avertissant son seigneur d’une visite imprévue. Dans un premier temps, le démon du froid imaginait revoir son frère Cooler qu’il n’avait pas vu depuis quelques semaines et qui était actuellement et justement au colisée, cependant, l’aura située dans le palais n’était pas la sienne, c’était en fait une force inconnue à l’esprit du dieu autoproclamé. Dans le doute qu’il avait sur sa perception du Ki, Freezer pris le temps de demander au soldat apeuré qui émanait cette fameuse énergie sur le ton sévère et condescendant d’un être qui ne pourra pas voir son match au colisée ce matin.

« Qui est-ce ? »

Tremblant et le regard fuyant face à l’état de son seigneur, le jeune garde répondit sans détour.

« Une femme… Elle… elle n’est pas normale, elle n’est pas d’ici. »

Fronçant son regard, le Cold venait de se rendre compte que l’inconnue devait avoir passer le système anti-intru d’Amaryllis, lui qui était pourtant fiable, cette personne devait donc disposer de grandes ressources, peut être une bonne surprise qui pouvait amuser le tyran. Sans plus un mot et laissant le milicien à son sort, Freezer se dirigea vers la salle du trône, ce dernier se trouvait juste en face de la porte d’entrée, il n’y avait aucun doute sur le fait que l’invitée devait attendre là-bas.  

L’attente ne fut pas longue pour elle d’ailleurs, le souverain d’Héra n’était peut-être pas dans le champ de vision de la dame, mais la voix du tyran parvenait tout de même à ces oreilles par la disproportion de la salle qui permettait de grands échos. Car si la décoration n’avait pas été changée dans le bureau de l’ancien Sultan, il en était de même dans la salle du trône, elle qui était remplie d’objets précieux dorés, de pierres brillantes, de tas de coussins, de sculptures et de draperies millénaires.

« OhOhOhOh »

Le rire faisait écho, les quelques gardes dans la salle ne semblaient eux même pas savoir ou été leur maître avant que ce dernier ne se manifeste par l’arrière de la salle juste après son long rire agaçant. Présenté sous sa forme « Golden », Freezer brillait de mille feux, dégageant une pression impressionnante qui faisait facilement comprendre à l’inconnue se quelle encourait en cas d’affront envers l’hôte de ces lieux. Faisant quelques pas vers la femme en robe marbre, le Cold avait un fin sourire décorant son visage, une mine fière et hautaine en disant long sur son égocentrisme surdimensionné.

« Voilà une visite bien imprévue, qui est-tu ? Tu n’es pas d’ici. »

Pour le moment, Freezer ne cherchait pas à faire prosterner la personne face à lui, non, il voulait en premier lieu des informations, le mystère entourant la femme aux cheveux mi-longs était pour le moment bien nourri : Quels pouvoirs possédait-elle ? quelles étaient ses intentions ? Il était nécessaire de s’assurer des forces et limites de l’intrue pour avoir la meilleur approche possible avec cette dernière.
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MessageSujet: Re: Parlons pour ne rien dire   Parlons pour ne rien dire ClockDim 8 Juil 2018 - 22:33
Aux portes de son but, Eliza se forçait à ne pas chanceler. La force des incessantes perturbations roncières s’étaient révélées bien plus détraquantes qu’elles ne l’aurait imaginé préalablement. Sous-estimer autrui n’était pas dans son habitude. Mais elle comptait d’ordinaire sur un diligent réseau d’informations pour toujours avoir un cran d’avance sur quiconque pourrait se révéler source d’intérêt ou de danger. Les imprévus de cette journée s’étaient multipliés à un taux alarmant, la poussant à agir au mieux avec une planification minime, voire inexistante. Les défenses du palais, qu’elle s’était imaginées fluettes n’étaient en l’espèce pas à prendre à la légère. Même si de ces attaques continues ressortait une certaine délicatesse. La délicatesse d’un assaillant hésitant. La délicatesse d’un être fort d’esprit, mais faible d’âme. En soi, les ronces semblaient à ses yeux plutôt conçues dans le but de dissuader d’entrer que de tuer. Laissent l'arrière-goût d'un sentiment ironique qui portait à croire que les intrus seraient nécessairement achevés… “manuellement”. S'adjoignait à cela un irrépressible et désagréable pressentiment, présage de mauvais augure dans le cœur de celle qui s’était par elle-même invitée en ces lieux. Au point de se demander s’il n'eût pas été plus sage de ne pas pénétrer dans l’enceinte de ce palais. Une pensée qu’elle n’eut que le loisir d’effleurer, mais en aucun cas d’approfondir. L’heure n’était plus aux si. Elle avait été annoncée au despote Freezer.

Un rire distinct fit écho… et enfin, l’hôte de ces lieux se manifesta de face. Son apparence dorée, aussi élégante qu’effarante, brillait plus encore que les murs du palais. Une forme unique, encore inconnue à ses yeux. Il y’a bien longtemps déjà que Freezer s’était bâti une grande réputation. C’était un être ancien, aux nombreux conquêtes. Civilisé, et pourtant tellement barbare. Un prédateur, qu’elle avait pour ainsi dire gardé sous l’objectif de ses jumelles depuis un moment. Le monstre qu’elle avait sous les yeux, lui, Eliza ne le connaissait point. Il s’agissait bien de Freezer, mais il était évident que le démon du froid n’avait plus grand chose à voir avec tout ce qu'elle avait vu et entendu de lui par le passé. Il avait certainement beaucoup évolué en très peu de temps. La capture d’Héra n’avait pas été sans conséquences. Restait à déterminer si le changement dépassait sa seule apparente confiance en soi. Une découverte qu’Eliza préférerait ne pas goûter de première main.
 


La présentation du souverain avait quelque chose de paradoxal. Son attitude transpirait une volonté claire de se présenter comme le seul et unique souverain légitime d’Héra, fier, prêt à punir l’improviste importune. Mais cette même attitude semblait entachée d’un irresponsable iconoclasme. Comme une volonté indirecte de briser les codes solennels qu’aurait exigé le respect dû à son rang. “Qui es-tu”. Ca n’était pas la question qu’un roi poserait à un sujet qui lui serait subordonné.

Eliza y vit une opportunité. Il était désormais incontestable que le soldat, visiblement très simple d’esprit, avait menti. Freezer ne savait donc rien de ses pouvoirs, ni même de sa seule existence. Mais surtout... En voilà un individu qu’il sera facile de satisfaire, s’enjaillait-elle. Il avait par lui-même décidé de niveler par le bas son rang. En prononçant ces mots, il s’était en quelque sorte fendu de se mettre à son égal. C’est en tout cas ce qu’elle estimait. Tout ce qui lui restait à faire était de participer à un bête et vain combat de coq pour signifier qu’elle partageait ses “nobles valeurs”. Et avant que la situation ne s'envenime, de se coucher pour ne pas heurter son égo. Plus que jamais, cependant, le choix des mots se devait d’être aussi rigoureux que judicieux... Déjà partiellement affaiblie par les défenses du palais, elle ne pouvait en plus pas compter sur un sauvetage éclair de ses servants, laissés à eux-même à l’extérieur, se fixant l’un-l’autre comme de pauvres chiens de faïence. Mais de surcroît, sa transformation ocre laisser sous-entendre qu’il n’avait pas la moindre envie de s’amuser avec elle.

La femme mi-humaine, mi-parasite, commença à jouer avec son grand bâton, le faisant légèrement pivoter sur le sol dans un sens, puis dans l’autre,... puis, le souleva de quelques centimètres pour pouvoir rapidement l’écraser sur le parterre du palais avec pertes et fracas. Elle bomba le torse fièrement en prenant souffle. Elle ne pris même pas le pli de présenter le moindre geste de révérence, ayant estimée qu’il avait lui-même brisé le rapport intercastes. En lieu et place, elle porta sa main sur la partie supérieur de sa poitrine, comme pour se désigner noblement avant de commencer à s’exprimer.

“Mes plus sincères salutations, grand souverain d’Héra.”


Ce genre de civilités ennuyait profondément la dame sanguine. Mais elles étaient proportionnellement nécessaires à ce que s’en abstenir serait dangereux.

“Mon nom est Eliza. Je suis ravie de rencontrer le grand Freezer, en tête à tête. Sans même avoir besoin de préparer un entretien, qui plus est ! J’ai été invitée sur votre charmante planète par l’un de vos nombreux et indiscernables sujets, pour y faire une représentation. C’est que je suis une artiste, vous savez, souligna-t-elle un sourire en coin. Votre soldat que voilà, visiblement charmé par mes atouts, a exprimé selon ses dires que vous seriez désireux de me voir ! Comme je le comprends ! Il est vrai que mon chant est réputé comme l’un des plus beaux de l’univers. C’est en tout cas ce que semblait affirmer même votre peuple philistin à l’issue de mon apparition, un peu plus tôt.”


D’une façon à peine discernable à qui n’y prêtait pas attention, la portion basse de la robe d’Eliza commençait à fondre, tel un métal bâtard soumis à de trop fortes températures, se démoulant, s'écoulant, se remoulant,… prenant une couleur écarlate, se répandant sur le sol en avant, contournant le souverain, comme un fleuve guidé par les berges… jusqu’à atteindre les pieds du soldat qui l’avait amenée jusqu’ici. Et en l’espace d’une seconde, comme si rien n’avait jamais eu lieu, tout le sang rebroussa chemin pour revenir jusqu’à sa propriétaire.

“Votre très cher soldat qui, disait-je, m’a amené jusqu'à vous en me persuadant que vous auriez besoin de moi. Néanmoins… Vous n’avez pas l’air de me connaître. Il semblerait qu’il y ai eu un léger malentendu de la part de ce valeureux guerrier. Oh oh, c’est idiot n’est-ce pas ? A croire qu’il ai fait ça pour nous faire perdre notre temps, à tous les deux. Je pense qu’il mériterait une bonne petite punition. Enfin, n’y voyez aucune malice, ce n’est pas à moi de décider du sort de vos sujets.”


Alors qu’elle continuant de parler sans discontinuer, le soldat s'effondra au sol dans une mare de sang émanant de son estomac. Eliza fixait son interlocuteur sans s’en soucier. Un regard mêlant défiance et un semblant d’innocence.

“Après tout, vous êtes l’autorité suprême ici. Vous seul disposez du monopole de la violence légitime, n’est-il pas ? Oh oh oh… Mes plus plates excuses de ne parler que pour rien dire. Mais que voulez vous ? Que je fasse comme tout les autres qui n’ont rien à dire, et me taire ? Ce serait trop facile...”
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MessageSujet: Re: Parlons pour ne rien dire   Parlons pour ne rien dire ClockLun 9 Juil 2018 - 0:22
Malgré toute la puissance de son prétendu statut, le seigneur Freezer, le nouveau et unique Dieu d’Héra, était toujours soumis aux mêmes imprévus que les mortels, à peine avait-il décidé de se rendre au colisée qu’il avait été dérangé par l’inattendue visite d’une inconnue. Cet événement interrogeait donc le Cold sur sa nouvelle condition, finalement, même les êtres supérieurs vivaient les habituelles scènes imprévisibles de la vie mortelle ? Foutaise, décidément il y aura toujours des fous pour défier le démon du froid, qu’importe son rang dans l’échelle sociale ou divine. Folie ou obscurantisme, l’intru n’était peut-être pas un futur adversaire du tyran, bien que la sérénité du palais avait été violée, l’insertion d’Amaryllis dans l’empire, par exemple, avait aussi été réalisée sur une escale inutile et ridicule des tension par quelques meurtres … et de belles paroles. Cependant, le cas de la fleur devait être une exception, c’est pourquoi le fils d’Artic s’était directement rendu dans la salle du trône, n’appelant pas simplement ses gardes s’occuper de la non-désirée, découvrant alors une, visiblement, jeune femme en robe noire qui était vraisemblablement capable de se libérer de l’entrave des ronces invoquées par la dame nature.

Cette étrangère cachait surement un certain pouvoir pour être parvenue sans invitation dans le palais, fixant cette dernière, Freezer avait directement demandé l’identité de la belle ainsi que des précisions sur ses origines. Les apparences sont trompeuses, il n’était pas exclu que cette voyageuse soit en fait un pantin de Démigra, ou un esprit de la nature comme Amaryllis, il était donc de bon ton de savoir qui le souverain avait réellement en face de lui. C’était donc sans présentations que le Dieu doré avait questionné son invitée sans le moindre détour car, il fallait l’admettre, il n’avait pas que ça à faire, puis tout le monde le connaissait ici, sur Héra.

D’un œil vif, le maître des lieux observait attentivement son interlocutrice de son regard hautain, comme il avait l’habitude de le faire, Freezer aimait comprendre la psychologie de ses contacts, il savait ainsi mieux comment les manipuler et les utiliser à son compte, un compte taché de sang et d’or. C’était à l’avantage des plus cupides et cruels, le régime du démon du froid n’était pas juste, il était barbare et impitoyable, une fausse justice, opaque, qui n’invitait que les plus égoïstes ou ambitieux assoiffés de pouvoir. Si la mystérieuse intruse était de ces deux catégories en plus d’avoir des atouts en faveur de Freezer, alors elle deviendrait rapidement une servante, dans le cas contraire elle nourrirait les plantes lors d’une belle soirée de solstice.

Droite en piquet, la dame en robe se présentait, tenant dans ses mains un grand bâton couvert de symboles, ce dernier ne semblait pas être une arme, elle se présentait avec politesse comme si le souverain était un patron de toujours, donnant son nom : Eliza. La suite des paroles de la femme n’intéressait pas trop le Cold, en fait, ce dernier était terriblement déçu de ne pas retrouver le Dieu démon aujourd’hui, il avait réellement pensé que seul lui aurait la malice de tenter une telle invitation, cependant, il se trompait. Sans que la belle ne le comprenne, du moins, sans doute, le visage du tyran s’empli d’une grande indifférence, une amertume ouverte.

Au-delà de la sa déception, le fils d’Artic pris le temps d’écouter cette fauteuse de trouble qui semblait avoir été invitée au palais aux frais de l’Empire, une histoire difficilement crédible dans la mesure ou Freezer n’avait accordé aucune entrée à l’épicentre doré d’Héra. De plus, la dame semblait mettre en avant ses talents de chant, bien qu’appréciant globalement les arts, le seigneur galactique n’avait pas besoin de chanteurs ces derniers temps, plutôt de guerriers ou de gestionnaires pour ses grands travaux, cette dame était donc inutile. C’était donc sans la moindre compassion que le maître des lieux lança sa réponse, juste après les présentations de « l’invitée ».

« Tu oses te montrer face à moi pour porter ce genre d’absurdités ? Serait-ce devenu une coutume que de venir demander là mort à son souverain ? »

Rétorquait le démon du froid paré d’or levant son bras droit vers la femme, prêt à mettre fin aux jours de cette dernière de la manière la moins respectueuse possible, jusqu’à ce qu’elle reprenne la parole, sauvant sa peau l’histoire d’un instant en reportant la faute sur un garde incompétent. Toujours le bras tendu et l’air nonchalant, le tyran écoutait le discours d’Eliza, menaçant cette dernière de mort à chaque instant du bout de son index, un rayon mortel pouvait survenir à la moindre bourde verbale de cette dernière. Cependant, ce n’est finalement pas le démon du froid qui allait attaquer le premier, mais bien elle, cette fameuse Eliza qui dévisageait le messager qui avait précédemment averti son maître de son arrivée, causant, d’une manière ou d’une autre, une explosion au niveau de l’abdomen de ce dernier.

Pour Freezer, il n’y avait aucun doute, interpelé et immédiatement marqué par la stupeur de l’événement imprévu qu’était… l’explosion totale du garde dans une marre de sang, le Cold se braqua, crispé et dégouté d’un spectacle aussi soudain, interrogeant la seule coupable.

« Tu te moques de moi ? N’essaie pas de faire l’innocente, si tu es parvenue jusqu’ici, c’est que tu dois bien cacher ton jeu. »

Freezer abandonna la surprise et la frustration qui s’étaient invitées sur son visage, les troquant contre une nouvelle dose de confiance, ainsi qu’un petit rire, narquois ; Comme s’il venait de se rendre compte qu’il était le seul et unique monarque en ces lieux et qu’il avait toutes les cartes en main depuis le départ.

« Mais qu’importe, si tu veux jouer l’intéressante, l’on va voir si tu sais aussi bien battre le fer que chanter ! »


Aussitôt, comme si tout ceci n’était qu’une scène, plusieurs gardes encerclèrent la demoiselle, ils étaient 12, tous des Héras en armure à l’image de ceux présent à l’entrée, néanmoins, la tache risquait d’être plus ardue car les gardiens du trône sont autrement plus agiles que les imbéciles postés à la porte. Tous les intervenants étaient armés d’épées, des moyens archaïques pour un palais qui l’était tout autant, cependant, l’agilité de ces hommes n’était pas des moindres, il s’agissait ni plus ni moins de la garde prétorienne du palace.

« Comprends-le, je ne veux pas me salir les mains de ton sang, je vais donc être gentil et te laisser deux solutions, la première et de me supplier mon pardon à genou, la seconde et d’affronter mes gardes d’élites et de prouver que tu vaux quelque chose. »

D’un sourire bien plus carnassier, le conquérant n’hésitait pas à marquer une précision supplémentaire, le regard perçant celui d’Eliza.

« Inutile d’ajouter que fuir résulterait d’une mort immédiate. »

Le sourire du tyran s’amplifiait, les protecteurs frappaient leurs boucliers de leurs épées, nul doute qu’ils attendaient un combat, mais peut être que des excuses à la hauteur de l’égo du mégalomane étaient peut-être plus raisonnable ? Quoi qu’il en soit, cette intrusion ne sera pas sans conséquences.

Spoiler:
 




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MessageSujet: Re: Parlons pour ne rien dire   Parlons pour ne rien dire ClockMar 10 Juil 2018 - 22:05
Bon dieu que cet homme savait être rabat-joie, elle en était maintenant sûre. Malgré son extensive introduction, le démon avait l’air détaché, tout juste intéressé. Le regard de la victime d’un jour sans fin, répétant encore et encore quotidiennement les mêmes rencontres. Le terme qu’il avait utilisé la fit tiquer. “Coutume”. La simple idée qu’il puisse l’associer à tous ses vulgaires sujets, comme si sa présence n’avait que pour seul objectif de lui lécher les bottes ou de lui imposer d’inutiles doléances, la rendait nauséeuse. De surcroît, il ne fallut à peine quelques secondes pour que la salle ne se remplisse de gardes prétoriens, l’entourant, prêts à en découdre. 

D’une certaine façon, le jeu d’argent est une métaphore parfaitement adaptée aux événements d’une vie. La vie serait une roulette. Jouer avec assurance est un moyen efficace de rester dans la partie, mais les gains ne dépasseront jamais les risques que l’on a pris: quasiment nuls. Miser trois sous sur une couleur ne saurait jamais amener qui que ce soit à s’enrichir. Miser tout ce que l’on possède, sa vie, son être, son âme sur un seul chiffre, en revanche… Un seul chiffre. Une probabilité de 2,75%. En quelque sorte, un énorme pari, qui si dame chance vous sourit, pourrait être le plus gros tour de force de votre vie entière. C’est dans ce type de jeu que s’était engagée Eliza face au Croupier. Face à Freezer. En des termes plus communs, s’il advenait qu’elle ressorte victorieuse de cet échange peu cordial, elle s'approcherai à vitesse fulgurante de ses objectifs. Mais la défaite serait plus que catastrophique. Inconsidérable.

Pourtant, bien plus que l'inquiétude, c’était un sentiment plus profond auquel Eliza était présentement confrontée… De la déception, du regret. Plus qu’une roulette, la partie à laquelle elle jouait était un Poker. Un Poker où son adversaire gardait 4 As dans sa manche, et où elle avait elle-même défaussé toutes ses cartes. La fuite était impensable, ses servants coincés à l’extérieur. Les ronces l’avaient affaiblie plus que de mesure. Son objectif initial qui était de garder ses pouvoirs secrets l’avait conduite ici, mais elle était maintenant obligée de les dévoiler contre son gré. Il n’y a pas à dire, Freezer sait poser des ultimatum. Surtout quand on est suffisamment imprudente pour se jeter dans la gueule d’un lion qui n’avait même pas baillé faim.

Soit. Qu’il en soit ainsi. Dansons. DANSONS. Jusqu’à la mort, jusqu’à la fin du monde. Quand les villes brûlerons, nous danserons dans les flammes... toi, moi, et nos orgueilleux sourires.




“Te salir les mains de mon sang ? Ah ! Que l’ironie me charme ! s’exclama Eliza. Elle avait arrêté de vouvoyer son interlocuteur, dernière trace du respect qu’elle aurait pu simuler. Rassure-toi, tu apprendra Milord, comme tous les autres. Mon sang est des plus purs. Une eau bénite dans laquelle tu rêvera tantôt de tremper les lèvres…”

A peine eut-elle achevé ses paroles, qu’un des garde s’écrasa la tête la première au sol. D’une extension rapide du Bâton de Râ, Eliza avait saisi ses jambes et l'avait fait basculé en avant. Avant qu’il n'ait le temps de se relever, elle fléchit la jambe. La peau qui la recouvrait se teint subitement de rouge, s’écartelant progressivement, dévoilant le Fémur et le Tibia qu’elle protégeait. Et d’une manière particulièrement fluide, toute cette peau se métamorphosa en un gigantesque Cobra de sang, proportionné à la taille de sa jambe, qui vint planter ses crochets de protéroglyphe dans la nuque du garde, sectionnant une artère. Elle se redressa en jetant un semblant de regard de pitié à sa victime, puis retourna son attention au seigneur Freezer.



Parlons pour ne rien dire Sekhme13
“Bien. Dansons ensemble Darling, je suis sûr que nous aurons pleins de choses à nous apprendre, ne crois-tu pas ? Il est stupide de sacrifier autant de soldats. Et d’autant plus stupide de croire que je suis seule. Oh oh oh ! Ne t’inquiète pas...”

Elle s’esclaffait seule d’une voix aussi féminine que mature, avant de prendre une pause dramatique dans son discours. Son visage,... ou pour être plus exact, sa tête toute entière, se mit à son tour à fondre de part et d’autre, dévoilant le crâne d’un squelette à l’apparence animale. Qui se mit à son tour à s’exprimer, dans une voix toujours féminine, et très clairement reconnaissable comme étant la sienne.

“... ton royaume sera entre de bonnes mains !”

Mais une voix étrangement synthétique, comme s'il ne s'agissait plus en aucun cas de la voix d'un être humain... Qui regardait d'un air hautain les mortels de cette pièce, un sourire vicieux aux lèvres. Si tout cela n’avait effectivement été qu’une partie de Poker, la reine sanguine serait aussi la reine du Bluff. Capable de convaincre le pire des tricheurs qu’elle avait dans ses mains les 0,0015% de probabilité de l’emporter face au carré d'As.


"Elle, qui malmène les pauvres mortels !"


Le squelette tout entier bondit en dehors de sa cage de sang, enfonçant ses deux mains dans la poitrine de deux gardes, perforant leur bouclier, puis leur armure tel une puissante hache de guerre. Sur ses bras osseux, des veines se dessinèrent et grossissaient. Donnant ainsi l'impression qu'il s'agissait de tuyaux, pompant et tirant pour absorber le sang des deux malheureuses victimes pâlissant progressivement. Le corps d'Eliza, tel un large sarcophage vide, ne bougeait presque plus, attendant patiemment le retour de son parasite. Seules quelques mouvements de pulsion régulières venait à rappeler qu'il s'agissait d'un être vivant conscient, mais constitué quasi-intégralement de sang.

Le parasite Sekhmet, à quatre pattes, traversa la pièce en courant comme un insecte fuyard. De ses doigts coulait une traînée de sang gluant, trahissant ses déplacements et sa position. Trahissant un secret qui n'avait aucune vocation à être gardé. Les soldats encore debout suivirent de près le squelette en attendant ses prochains mouvements. La cage thoracique du parasite squelettique brillait d'un rouge vif. C'est là qu'était stocké le sang qu'il venait d'absorber. Il y plongea goulûment la main, farfouillant, essayant de saisir de ses doigts le liquide tant désiré. Et quand enfin les os de sa main en ressortirent... Il tenait effectivement une partie du sang qui débordait de sa poitrine, sous la forme d'une hachette écarlate.

"AIMEZ-VOUS... FAIRE SOUFFRIR LES AUTRES ?"

Son discours était saccadé, comme s'il s'agissait de grossièrement imiter quelqu'un ou quelque chose, ou de répéter un discours qu'il avait déjà trop souvent utilisé. Sans dire mot de plus, Sekhmet lança en avant la hache, s'échouant dans la rondache d'un des guerriers, le faisant reculer d'un pas. Et se servant de l'agilité qui lui était permis par la liberté de ses mouvements, Sekhmet cabriola au-dessus de lui, récupérant la hachette à l'aide de l'équivalent de ses pattes arrière. Un premier coup suffit à arracher le bras armé d'une épée dans une effusion de sang. Le deuxième suffit à l'achever. Le troisième suffit à profiter du sadisme de la situation. Le quatrième, cinquième, sixième, septième, ainsi que tous les autres coups supplémentaires n'eurent que pour seule finalité barbare la jouissance de démembrer celui qui a jamais regrettera d'avoir servi son seigneur en ce mauvais jour. D'un coup sec et violent, le monstre sadique rétracta son arme dans son buste, s'émiettant comme si cette arme de torture n'avait jamais été qu'un immaculé liquide inoffensif.

Ignorant le reste des prétoriens comme s'ils n'avaient pas même été une menace, le parasite revint tel un chat à la course vers son hôte. Alors que les deux corps rentraient en contact, l’être difforme reprenait l’apparence humaine d’Eliza. Comme pour insister sur ses capacités, se faire craindre en profitant du sang qu’elle venait fraîchement d’acquérir… d’un battement de cil, Eliza se rétracta en boule sur elle-même, avant de déployer de larges mais élégantes ails de Faucon lui permettant de flotter à quelques centimètres du sol.


“Prêts pour un encore, mes chéris ?”
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MessageSujet: Re: Parlons pour ne rien dire   Parlons pour ne rien dire ClockMer 11 Juil 2018 - 23:27
Eliza était tombée dans la fosse aux lions, aventurée dans la plus sombre mais pourtant voyante antre de la planète, la belle aux deux facettes avait jouée avec Anubis en personne en provoquant sa rencontre avec l’empereur-Dieu Freezer. Cependant, l’avatar de Sekhmet n’était pas venu pour vendre la peau du lion mais plutôt pour s’en faire un ami, malheureusement, ce n’est pas en jouant de la flute qu’on charme un fauve et en sa qualité de maître d’Héra, le Cold avait des exigences toutes particulières. Effectivement, nonchalant à l’approche de la dame, le tyran fut néanmoins interpelé par sa démonstration de cette dernière à l’égard d’un garde proche, elle avait en l’espace d’un instant réduit la vie de ce misérable à néant dans une atroce attaque sanguine, surprenant.

Cette capacité avait évidemment attiré l’œil du souverain, lui qui était visionnaire de talents pour son armée, il s’était immédiatement demandé si les performances d’Eliza étaient exceptionnelles… Ou si, comme Amaryllis, cette inconnue était une machine de guerre. Néanmoins, si cette intrue avait le mérite de sembler puissante, elle n’en restait pas moins une cruelle impolie, tutoyant le grand et légitime dirigeant de l’univers entier, tutoyer un Dieu ! Qui était-elle pour oser faire ça ? Marquant clairement son mécontentement par une mine alourdie d’arrogance, Freezer fit entourer la malpolie d’une douzaine de combattants de sa protection rapprochée, les anciens janissaires du sultan.

Cependant, cet attroupement ne semblait pas à la hauteur pour la non désirée qui ne portait pas la moindre inquiétude au front de la troupe, elle semblait être fière et assurée de son triomphe, sous les yeux nobles de l’être doré. Croisant les bras, Freezer observait avec attention les mouvements de l’intrue qui semblait capable de jouer avec la matière, transformant une partie de sa jambe droite en reptile de la même taille, faisant chuter les gardes de son bâton et mettant au grand jour la nature réelle de ses pouvoirs. Très rapide, le combat n’était clairement pas à l’avantage de la garde papale qui n’était nullement formée à affronter des adversaires aussi atypiques ; Car tel un diable du désert, la belle se changea en démon, un être squelette au crâne difforme et à la voix spectrale, elle n’était que le mirage d’une innocente reine, elle était en fait un monstre caché sous le sable, vicieux personnage ! Cette directe transformation avait le mérite de faire lâcher un râle de stupeur de la gorge du fils d’Artic qui voyait l’arrogante devenir tempête, neutralisant sans mal plusieurs combats en se mouvant avec une aisance sauvage sur les murs et plafonds.

« Quelle engeance ! »

Sur la moitié de soldats encore debout, plusieurs remarquèrent alors l’étrange sarcophage de sang, un spectacle repoussant que l’on aimerait laisser dans un temple oublié, cependant l’horreur était bien là, indescriptible calvaire visuelle aux pulsions cauchemardesque, un simulât de vie ignoble. Sans peur, l’un des combattants fit plusieurs frappes vers le monolithe bordeaux dans l’espoir de détruire ce dernier et rompre le terrible maléfique qui semblait s’en dégager. Pendant ce temps, les autres guerriers firent mur de bouclier afin de couvrir les arrière du plus téméraire à la besogne de destruction de statuette, bloquant le squelette au sol… mais pas dans les airs.

Néanmoins, le Cold avait vu ce qu’il voulait voir, l’ardeur dans les yeux d’heliodore, son agilité et sa puissance, cette créature était une symbiose fine d’une jeune femme et d’un monstre, bien que le contraste soit important, ils semblaient cohabiter. Honnêtement, Freezer ne savait pas réellement comment appréhender ce résultat final, la transformation radicale de son invitée était suffisamment étonnante pour en être une source de doute, recruter cet être était-il un choix judicieux ? La sauvagerie de l’incarnation de Sekmet n’allait-elle pas détruire tout ce qu’il se trouvait sur son passage ? Abandonnant son regard curieux pour une nouvelle mine dubitative, le tyran était en pleine phase de réflexion, le carnage en arrière-plan, c’était original.

Quelques secondes s’écoulèrent, seul le son des gardes en déroute animait la salle avec les potentiels cris de guerre d’Eliza, heureusement pour les protecteurs du trône, le choix n’allait pas attendre plus longtemps, sans concilliance, Freezer mit fin au combat.

« Il suffit, arrêtez le combat. »

Le son des pas affolés prit fin, le combat déséquilibré était terminé, laissant sans aucun doute la tornade du désert grande variqueuse sous le regard avisé du seigneur galactique qui toisait du regard l’étrange incarnation d’os.

« Quant à toi, je vais peut-être t’épargner, mais avant cela… »

Un petit sourire se dessinait sur le visage du tyran qui était parfaitement conscient de l’impact mental sur son interlocutrice pour ses prochaines paroles.

« Je te demande le plus grand des respects, agenouille toi devant moi. »

En effet, Freezer était catastrophiquement rancunier, il n’appréciait absolument pas le manque de politesse de la combattante, comptant bien remédier à tout cela en la forçant à changer de langage, tout en demandant des informations supplémentaires. Pendant ce temps, les gardiens en armure lourdes se retiraient lentement, certains restaient à leurs postes de garde, d’autres avaient mérités un accès express à l’infirmerie.

« Qu’est-ce que tu es réellement ? »


Le Cold laissa passer quelques secondes, le temps de reprendre une bonne bouffée d’air, le temps de répondre aussi.

« Tes talents en combat semblent peu communs, tu pourrais peut-être m’être utile et travailler dans mon armée secrète. »

Néanmoins, cette dame sanguine semblait moins douée que la fameuse Amaryllis, peut être que Freezer n’avait pas simplement vu le plein potentiel d’Eliza, cependant, ce niveau était suffisent pour prétendre être utile. Malgré tout, il était intéressant de savoir si elle savait faire d’autres choses, peut être de la gestion ou du soin, des banalités de la sorte.

« Que penses-tu de cette proposition ? Au lieu de t’aventurer bêtement dans les plus clairs pièges, pourquoi ne pas me servir ? Tu pourrais obtenir de belles récompenses. »

Ces dernières paroles envahissaient le démon du froid d’une jovialité malsaine, un être présomptueux ayant atteint l’appellation de dieu. Fixant la concernée dans la grande salle vide de bruit et d’âme, l’on peut dire que les prochaines paroles ne seront pas dénuées d’intérêt.



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MessageSujet: Re: Parlons pour ne rien dire   Parlons pour ne rien dire ClockDim 15 Juil 2018 - 20:08
Eliza laissa transpirer une petite goutte de sueur aux mots de Freezer. Satisfaite de sa performance qui, comme elle l’espérait, avait suffi à bluffer le régent. Bluffer dans tous les sens du terme, lui qui semblait maintenant à la fois aussi bien intéressé par ses pouvoirs que désintéressé par l’idée de la faire écarteler. Néanmoins, la satisfaction ne fut que de courte durée, car il était maintenant question de se soumettre à lui. S’agenouiller à ses pieds. Comme la dernière des pécores venue revendiquer ses droits face à un souverain trop bon mais trop imbu de sa personne. Quoique seule cette dernière partie ne fût véridique dans le cas présent.

C’était la meilleure des humiliations qu’il aurait pu lui faire subir. L’empereur Freezer, le grand empereur Freezer, celui qui voulait se prendre pour un dieu tout en ne partageant avec les dieux que leur sadisme; demandait à Eliza, passionnée pratiquante du régicide cherchant à élargir son champ d’action au déicide, de se soumettre à ses pieds. Son sang bouillait.

“M’agenouiller ? Oh oh… C’est qu’il serait presque insistant. J’ai craché sur les pompes du Roi Cold. Je ne vais pas me gratter pour l’un de ses moribonds morveux.”


Elle croisa les bras, et mima de s'asseoir dans les airs alors que les gardes quittaient la pièce. En abaissant le bassin, le gigantesque ruban d’Or et une partie de sa robe changèrent de forme pour devenir un trône à peine plus grand qu’elle-même. Il n’était pas aussi majestueux ni aussi digne que celui qui appartenait à son interlocuteur, mais il était bien suffisant pour manifester son refus catégorique de s’abaisser à s’abaisser.

“Toutefois… Je ne suis pas femme à mordre la main qui me nourrit. Parlez-moi plus de votre précitée armée secrète. Parlez-moi de ces récompenses que vous prétendez pouvoir m’offrir. Peut-être que nous parviendrons à nous entendre. N’est-il pas toujours plus simple de parler, plutôt que de frapper ?”


La dame de sang desserra les bras, et alternativement, croisa ses jambes l’une au dessus de l’autre, toujours assise. Elle s’était remis à le vouvoyer. La première phase de son plan s’était achevée sur une note positive. Le combat de coq était terminé. Il n’était plus nécessaire de débattre sur la moindre égalité ou supériorité. Ce qui était nécessaire eut plutôt été désormais de tirer les plus gros bénéfices possible de son pari sur l’avenir.

“Vous vouliez savoir qui je suis, n’est-ce pas ? Certains auraient tendance à me comparer à ce qu’ils appellent un vampire. Un être qui se nourrit du sang de ses victimes pour vivre. Fort bien. C’est ce que je suis. Mais n’est-ce pas hypocrite ? N’est-ce pas le cas de tout le monde ? Tout le monde se nourrit de plus faible pour survivre. Il serait bien plus juste de me comparer à une Sorcière. Choisissez ce que vous voulez de moi, et ma magie peut vous donner tout ce que vous désirez. Mais même la magie est soumise à de strictes conditions. Les principes d’échange équivalent prévalent toujours, en magie comme en alchimie.


Prêtez-moi le fer, et je saurais semer la discorde dans la plus robuste des armées rivales. Une armée n’est plus rien dépossédée d’un leader charismatique.

Prêtez-moi l’or et la plume, et je saurais rendre votre royaume le plus opulent et le plus productif de tout le système. En pillant et en privant, vous ne deviendrez jamais plus riche que ce que ne peut l’avoir été ceux à qui vous prenez.

Prêtez-moi le sang et les dieux seront à n… votre portée.
Tout cela grâce à cette formidable magie que l’on appelle culture et intellect.


Je suis un électron libre. Je ne prête usuellement allégeance qu’à moi-même. J’existe depuis toujours, mais je n’existe depuis jamais. Vous ne me retrouverez nul part, et pourtant si vous ouvrez les yeux, constatez que je suis partout. J’existe en tout lieu en toute époque. Mais toujours du côté vainqueur. Le vainqueur aujourd’hui pourrait être vous, seigneur Freezer. Et je ne sous-entends pas par là que je me range du côté des meilleurs, non. J’ai la prétention de sous-entendre que c’est moi, qui forge les meilleurs. Je n’ai aucune vocation à jouer les animaux de cirque pour vous. Mes pouvoirs ne sont pas destinés à me démarquer de la masse. Je n’ai pas besoin de ça, j’ai d’autres atouts. Ce n’est pas comme ça que je fonctionne. Ce n’est pas comme ça qu’un stratège opère. Je laisse la bovine brutasserie aux petits tacticiens. Ô, comme je comprends que vous cherchiez à recruter un si bon élément pour une bouchée de pain, oh oh oh.”


Un monologue long et assommant, sans doute. Eliza avait déjà présenté un modicum de ses capacités de combat. Il n’était pas nécessaire de présenter davantage la carte de la bête puissance physique à son interlocuteur, d’autant plus que ce dernier avait visiblement décidé de la contrarier en la comparant péjorativement à une autre. Ignorant toute analogie, elle avait préféré user et abuser du bon mot pour le convaincre qu’elle ferait une alliée indispensable en toutes circonstances, de paix comme de guerre. Tout ça sans avoir besoin de s’agenouiller face au moindre égocentrique. Cependant, elle l’avait elle-même déjà évoqué. “Les principes d’échange équivalent prévalent toujours”.


“Bien sûr, vous vous en doutez. Vous vous en doutez que mes services ont un prix. Et je ne suis pas du genre à brader ma marchandise aux enchères à la criée. Vous parlez de récompenses, mais je n’ai que faire de vos richesses ou de vos armes. Trouvez un véritable présent. Un qui vous démarque de tous les autres dictateurs de cette galaxie miteuse. Et alors. Seulement alors, m’agenouiller devant vous pour vous prêter allégeance sera une possible résultante.”


Enfin la prétentieuse se releva de son siège de fortune, reprenant sa forme et sa posture élégante, insistant d'une certaine façon sur la nécessité de pourparlers.
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MessageSujet: Re: Parlons pour ne rien dire   Parlons pour ne rien dire ClockDim 15 Juil 2018 - 23:58
Freezer n’était pas un bon hôte, à peine la dame sanguine arrivée sur le pas de son trône qu’il avait chargé sa garde prétorienne de la mettre à l’épreuve, elle qui avait traversé le champ de ronces crée quelques temps plus tôt par l’épineuse Amaryllis. Cependant et malgré la générosité de ses offres, le Cold ne pouvait être que déçu par les réactions de son invitée qui préférait réagir de manière ingrate et égoïste, refusant l’altruisme du Dieu doré. Pire encore, Eliza se montrait irrespectueuse au possible, insultant la famille impériale et l’empereur de manière plus directe en le traitant de morveux. Cette remarque était plus que piquante, en fait, c’était une provocation ouverte à la réactivité du monarque, pas de chance pour la belle fauteuse de trouble, le tyran était très susceptible à ce genre de remarques, insulter un être tel que lui relève en effet du suicide. Après les paroles outrantes de la combattante, le regard du Cold se déforma, devenant plus dur, plus hautain, plus sévère, il allait clairement faire payer la non-obéissante de ce qui allait être soit sa prochaine servante, soit son prochain meurtre.

« Oh je vois que tu ne sais pas à qui tu parles. »


Tendant de nouveau sa main droite son invitée surprise, Freezer usa de sa psychokinésie, une magie puissante qu’il maitrisait, imposant une énorme gravité sur le dos de la pauvre hère qui se retrouvait ainsi écrasée, la forçant peut être à placer le genou au sol, sous le regard sadique et satisfait du Cold. Ce sentiment de contrôler la situation, cette impression de puissance absolue, cet apparat d’or, ces éléments faisaient du seigneur galactique un être aussi confiant que dangereux. D’une voix bien plus claire, Freezer allait se montrer plus convaincant maintenant qu'Eliza se retrouvait dans une plus fâcheuse posture que précédemment..

« Il semblerait que tu ne sois pas très maline, tu vas rester le genou à terre, au prochain écart, je t’enverrais dans la prochaine dimension. »


Le Maître des lieux était sincère, il n’allait pas recruter une personne qui ne le respectait pas ou refusait de lui obéir, bien qu’il puisse faire des efforts, Freezer n’était pas du genre à se laisser marcher dessus, au contraire, c’est lui qui menait les règles, il dominait son royaume seul. Normalement clouée au sol, l’incarnation de Sekmet avait toujours l’honneur de pouvoir s’adresser au puissant conquérant d’Héra, une dernière chance pour elle d’écouter son sens de la raison et d’accepter son sort aussi funeste qu’inévitable. Par-là suite, l’intrue se présenta de manière très relevée, se comparant à un vampire, profitant de cette allégorie pour comparer son être un la vie dans sa globalité, une tentative de noyer la question initiale qui demandait plus qu’un surnom. Mais qu’importe, l’identité d’Eliza importait peu du moment qu’elle était serviable et docile, le Cold cherchait des personnages aux qualités diverses pour faciliter la gouvernance de son empire. C’est donc dans le mystère de son identité réelle que la créature faisait promotion de ses capacités, gérance planétaire ou d’assassinat dans de beaux sous-entendus, relevant la curiosité presque effacée du seigneur.

Cependant, Eliza jouait avec les mots comme avec sa vie, ajoutant que malgré son comportement inacceptable, elle refusait de prêter allégeance tout en demandant un présent pour payer ses services, pensait-elle être en position de force dans cet échange ? Pensait-elle obtenir ce qu’elle voulait du Cold ? L’être paré d’or poussait un petit rire, le bras droit toujours tendue vers l’intervenante, sourire fier et sadique aux lèvres, l’heure de la désillusion était arrivée.

« De biens belles exigences, mais tu ne sembles pas comprendre que je suis le nouveau Maître de l’univers, et qu’en conséquence, tout ceux qui ne sont pas de mes loyaux sujets sont mes adversaires. »

Relâchant la pression sur la femme, le démon poursuivis.

« Est-ce que tu es capable de ressentir ma force ? Pense-tu vraiment pouvoir négocier quoi que ce soit en me manquant de respect comme tu l’as fait précédemment ? »

Un second rire, malicieux mais plus contenu et calme, autant dire que cette scène tournait évidement à l’avantage du tyran en cet instant, lui qui avait l’avantage d’avoir un empire, une armée, une puissance inconcevable à l’aube de celle des Dieux.

« Mais je vais te proposer une contre-offre que tu ne pourras pas refuser, vois-tu, je recherche une main gérante sur les projets de construction et de gestion d’Héra, un personnage capable de s’occuper de la bonne organisation de secteurs entiers de la planète, mais également capable de se battre. »

Le Cold fit quelques pas vers Eliza, toujours aussi souriant, sûr de lui.

« Néanmoins, tu ne penses pas sérieusement pouvoir te jouer de moi en me prêtant pas allégeance n’est-ce pas ? Si ce que tu recherches est effectivement un présent, sache que je n’aurais aucun mal à trouver ce que tu désires, cependant, tu dois te ranger sous ma bannière, moi seul. »

Freezer était un égocentrique doublé d’un possessif, tous ses alliés seront sous ses ordres, il était le chef de son empire et chacun des membres de celui-ci devaient lui témoigner le plus grand respect, la mécanique de la peur était essentielle dans l’organisation injuste et violente du tyran. Fixant la demoiselle qui était au sol, ou peut être relevée après la puissante attaque psychokinésique, il termina sur le même ton que précédemment.

« Mais bien que tu saches te battre, comment pourrais-je croire que tu sois capable d’assister la gestion de cette planète ? »

Si Eliza n’avait peut-être pas d’antécédents de gestion planétaire, elle allait devoir innover dans ses démarches verbales, ou simplement mentir au puissant Freezer, quelque que soit sa démarche, c’était au démon du froid de croiser les bras, espérant que cette fameuse joueuse n’était pas trop têtue. Les prochaines réponses de la dame de sang allait déterminer en partie ses chances de survie.




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MessageSujet: Re: Parlons pour ne rien dire   Parlons pour ne rien dire ClockJeu 19 Juil 2018 - 20:00

Je vais le tuer, je vais le Tuer, je vais le tUER, je vais le TUer, je vais le tuER. Nous AlLonS le TUER. Satané égocentrique. Sale race qu’est la sienne, sale race qui n’a de désir que de flatter l’Ego des leurs. Ça n’est pas pour rien qu’on peut vous compter sur les doigts de la main d’un Mudokon, bande de dégénérés congénitaux. Vous n’êtes rien qu’une bande de tarés, qui dans le hasard de l’évolution qu’est la survie de leur espèce, voient un signe de leur ascendance divine. Comme les derniers des indigènes païens du fin fond de Dinaro à qui vous pourriez prétendre apporter la lumière, vous ne voyez pas plus loin que le bout de votre nez. Complaisez-vous à y croire, allez-y. Complaisez-vous à imaginer une épidémie d’ascendance divine, comme si ce vaste terrain de jeu qu’est le nôtre avait été créé pour engranger et abriter des milliards de dieux bâtards. Complaisez-vous à imaginer, je ne sais, qu’il y ai la place pour un trente-sept-milliardième dieu, ou bien que les trente-sept-milliards avant vous n’eût été que quelques hasardeux lunatiques trop éméchés baignant dans leur jus. Moi je le sais. Que s’il n’y a d’épidémie. Ça n’est pas celle de vagues successives, éternelles et répétées de descendances divines. Non, l'épidémie qui ravage notre terrain de jeu, c’est une épidémie d’observation de nombrils. Je ne suis pas plus bête ni plus faible qu’un autre, après tout, alors pourquoi moi je ne serais pas un prince ? Pourquoi moi je ne serais pas un roi ? Pourquoi moi je ne serais pas un empereur ?! Pourquoi moi je ne serais pas un dieu !?! Va donc, Freezer, va. Va, prétendre que tu est un souverain généreux, faisant l’honneur de se sacrifier, qui dans sa toute bonté se jette dans les flammes pour offrir ce qu’il souhaite à quiconque aura décidé de rejoindre ton jeu de faux-semblant en échange d’une bête soumission. Un royaume construit sur les inimitiés est un royaume construit au littoral d’un océan... Un royaume bâti sur des piliers en boîtes de carton au bord d’un océan de trahisons qui s’impatiente de faire des vagues. Ce royaume, je t’aiderai à le solidifier, ne t’inquiète pas. Je t’aiderai à métamorphoser ces piliers de carton en un véritable bunker de Bort. Ce n’est pas comme si tu étais capable de toi-même faire meilleur royaume que cet actuel château de cartes branlant. Aussi antipathique que tu sois, il ne va de l’intérêt de personne que le château de cartes s’effondre. Ni pour toi, ni pour moi. Ni pour ton peuple. Pas même pour tes antagonistes. Créons ensemble un magnifique royaume, main dans la main. Seulement… Tu n’aura juste pas l’occasion d’en profiter dans toute sa splendeur avec les autres. Le savais-tu Freezer ? Les dieux ne peuvent pas mourir. Et pourtant il est possible de les tuer. Une perspective fort amusante. Très chargée philosophiquement. Tu pourra y songer quand tu baignera dans une marre de ton ignoble sang. Je te promets de ne pas te faire l’honneur d’y porter les lèvres… ni de te faire l’affront de t’expliquer ce que ces mots signifient.

Eliza demeurait silencieuse, agenouillée face à son interlocuteur, s’appuyant sur son Bâton de Râ. Un genou à terre serait plus correct que agenouillée. Si la posture était la même, l’intention derrière différait largement. Son visage légèrement incliné vers le sol, son expression faciale totalement indiscernable. Elle pensait. Furieuse. Elle se délectait de chaque mot de Freezer. Elle écoutait ses paroles mais n’entendait rien. Lui aussi, aimait parler pour ne rien dire, se dit-elle en s'enjaillant d’une qualité commune qu’elle s’était proclamée partager avec lui. Et même quand la pression qui s'exerçait sur elle par les pouvoirs de Freezer avait pris fin, elle gardait toujours cette même posture, un genou à terre, l’écoutant dans un silence religieux sans pour autant entendre quoique ce soit. Bien trop obnubilée par ce qu’elle avait à se dire à elle-même. Et quand enfin il se tut…

“Je prête allégeance au grand Seigneur Freezer, et souhaite de tout mon être pouvoir lui louer mes services du mieux que je le puisse.”


La femme toujours agenouillée releva la tête, dévoilant un regard froid mais solennel à son allocutaire, debout devant elle. Elle avait décidé de courber l’échine. Bizarrement. Étrangement. Ses yeux azurs ne cachaient pas le moindre mensonge ni la moindre malice. Comme s’il s’agissait d’une intention sérieuse et irréfragable.

“Mes plus profondes excuses pour l’affront que j’ai pu commettre à votre égard, poursuivait-elle dans un regard toujours aussi sérieux. J'accepte votre offre, quelle qu'elle soit.

Je ne me ferais pas le déshonneur de balbutier que je n’ai pas pensé la moindre chose de ce que j’ai pu dire. Comprenez seulement que j’estime être en affaires avec vous. Il est donc normal pour moi de déterminer quelles sont nos limites communes. Vous connaissez je n’en doute point le Pivot-Curseur. J’ai placé le pivot, il vous revenait de placer le curseur. Merci à vous d’avoir fait cet effort. De telles extrémités n’auront plus à se reproduire, je vous l’en assure.”


Eliza le pensait vraiment. Même si ce n’était pas à l’origine son objectif, elle avait indirectement fini par tester les limites du souverain. Jusqu’où pouvait elle aller avant qu’il ne cesse de la prendre au sérieux. Elle marqua une pause, tel un héraut soulignant l’ouverture à une nouvelle histoire. Elle soupira, repris sa respiration, et toujours un genou au sol, elle continua.

“Sauf votre respect, il me paraît un peu tôt pour vous décrire en des termes tel que maître de l’univers. Non pas que je remette en cause votre réussite. Non pas non plus que je remette en cause vos intentions, auxquelles je souhaite tout le succès possible. Néanmoins… le fait que vous ayez songé à l'éventualité de me recruter signifie qu’il y a toujours marge de progression. Et je le prends avec beaucoup de flatterie, croyez-moi. Que vous estimiez être le maître de l’univers et malgré cela avoir éventuellement besoin de moi, me flatte plus que de raison sur mes capacités.”


La dame sanguine prit le temps de réfléchir une seconde à ce qu’elle allait pouvoir dire à Freezer afin que la réponse puisse le satisfaire. Il attendait d’elle une preuve. Une preuve qui ne pouvait être apportée. Comment faire la preuve du diable ? On pourrait bien prétendre qu’il existe, témoignage à l’appui. Mais un témoignage n’est pas une preuve. Elle pourrait bien prétendre avoir été l’instigatrice de la richesse de la planète Dösatz. Même en admettant que ce fût la vérité, ce n’aurait été rien d’autre qu’une prétention, et en aucun cas une preuve.

“J’ai déjà assisté à la réussite de mon peuple. J’ai géré une armée, j’ai géré des richesses. Une civilisation aujourd’hui disparue. Enfin. En tout cas bien différente de ce qu’elle était de mon époque. Elle n’est plus la mienne. Mais ce n’est pas comme si vous alliez me croire. Ce n’est de toute façon pas ce qui vous intéresse…

L’état général de pauvreté de vos concitoyens.
La concentration de vos efforts économiques dans les secteurs primaires et secondaires alors que Héra ne dispose visiblement du monopole d’aucune ressource rare.
Des échanges vers l’extérieur restreints voire inexistants.
La garde de ce palais, tout juste existante malgré des investissements colossaux en ressources humaines et militaires.
Le désaccord explicite de vos sujets avec votre politique, gardant le silence par crainte.

L’absence de droits de propriété privé, mais le fait paradoxal que vous n’ayez pas entendu parlé de ma présence sur cette planète pour chanter avant ma venue au palais. Ce qui tend à me laisser croire que soit vos citoyens bafouent volontairement vos règles et vos lois, soit vos soldats sont corrompus et ne surveillent pas aussi efficacement que ce que vous aimeriez, à l’image du petit cadavre qui nous a conduit à mener ensemble cette discussion.”


Elle s'interrompit pour pointer de la palme de sa main gauche le bâton dont elle se servait pour se soutenir. Plus précisément, l’oeil béant à sa base, au perturbant regard fixe.

“Certains apprécient le dicton qui affirme que les murs ont des oreilles. Selon moi... pas besoin d’ouïe lorsque l’on voit tout.

Bien sûr, tous ces points ne sont sans doute pas des problèmes pour vous. Je ne saurais me permettre de contester votre régime. Mais vous en conviendrez que je pense avoir mis le doigt sur quelque chose. Des faits, des problèmes. Tenez, prenons mon invitation ici. On touche là à une des limites du pouvoir par la coercition. Il est impossible de vérifier et surveiller les moindres faits et gestes, chaque petit agissement, chaque petite respiration de chacun de vos sujets. Alors pourquoi s'embarrasser à explicitement interdire et obliger, au risque que la populace ignore vos avertissements, lorsque l’on peut se contenter d'inciter ? Vous n’imaginez même pas. C’est fou ce que le Lemming peut être pressé d’aller sauter du haut de la falaise, s’il a l’impression que c’est la résultante de son libre arbitre. Pourquoi contrôler par la force la populace, alors que vous pourriez les entraîner à eux-même exercer le contrôle social par la pression des pairs, sans même qu'ils n'en aient conscience ? Oh oh oh.

Qu’on s’entende bien, j’insiste une fois de plus la-dessus. Je ne vous affirme pas que votre régime est fondamentalement mauvais. La coercition est un outil comme un autre pour un régent, et je ne remet pas plus en cause vos intentions en l’utilisant. Il est utile et nécessaire. Cependant. Vous m’accorderez je l’espère, que comme chaque outil, il n’a jamais plus de deux ou trois fonctions. Et un outil mal exploité n’est jamais plus utile que des gants de boxe à un manchot. Je pense avoir les moyens de vous donner les outils. J’ai les moyens de vous donner les moyens. Et comme vous le dites vous-même. En admettant que mes compétences organisationnelles et administratives ne soit pas de votre goût. Je reste une combattante chevronnée.”


Eliza conclut ses fastidieuses explications, mettant en avant les nombreuses observations qu'elle avait fait d'Héra et du régime Cold, en ces quelques heures à peine depuis son arrivée sur la planète. Il se présentait étonnement difficile à ses yeux de rester concise et compréhensible, sans pour autant niveler par le bas ses interprétations ni se montrer désobligeante à l'égard de Freezer. Un effort qu'elle tentait, tant bien que mal, de surmonter.


Je vais le tuer. J'aimerai. Mais pour l’instant… Faisons... Tabula Rasa. De tout ce qui vient de se passer.
C'est plus sage. Jusque la prochaine...
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MessageSujet: Re: Parlons pour ne rien dire   Parlons pour ne rien dire ClockSam 21 Juil 2018 - 15:41
La terrible vérité éclatait au grand jour dans les yeux de l’imprudente Eliza, elle qui s’était jetée dans la gueule béante du loup Cold, elle qui avait bravée les ronces et les gardes pour se rendre dans sa propre tombe, elle qui se retrouvait à genou, sans solution, sans espoir. Car personne ne pouvait faire plier le tyran doré, lui qui avait déjà soumis dans de héros et de justiciers, tant de fous et d’inconscients, la venue d’une prétendue égale était aussi possible que la chute de son empire. Et c’est bien de ça que la dame de sang se rendait compte, elle ne faisait pas le poids malgré tout ses efforts verbaux, écrasée au sol par la sainte puissance de l’hôte impérial, une pression sans doute aussi douloureuse qu’amer.

Un long silence survint, le début de la remise en question, Freezer fixait la belle qui semblait toujours immuable, les yeux rivés aux pieds du monstre, appuyée par son bâton dans une ambiance presque gênante tant elle était religieusement vide. Mais finalement, elle reprit la parole, d’un ton bien plus neutre, bien plus calme et ainsi plus propice à l’approbation du maître des lieux en jurant allégeance et respect au grand seigneur galactique Freezer. Pour ledit seigneur, le temps se figeait, une grande satisfaction envahissait l’esprit du démon du froid, intérieurement jubilant, il était fier de constater l’éternelle réussite de ses plans de recrutement. En poussant l’interlocuteur au pied du mur, loin de toute exigence, il était possible de les rallier facilement à la cause du Dieu doré et Eliza n’était aujourd’hui qu’une preuve parmi des dizaines d’autres.

Dans les yeux de la nouvelle servante du Cold, Freezer pouvait lire toute l’ampleur de la remise en cause de cette dernière, son cœur ne mentait pas et chacune de ses paroles étaient bues avec malice par le tyran, un sourire large se dessinait sur son visage lui qui était totalement satisfait.

« Voici des paroles bien plus appropriées. »

Commentait le maître de l’univers en poussant un petit rire narquois, écoutant attentivement les excuses de cette dernière qui semblait combler le retard social quelle avait prise par son arrivée suicidaire. Le retournement de situation pouvait même surprendre, la mentalité de la fauteuse de trouble semblait avoir virée de bord, mais bon, le Dieu doré n’allait pas s’en plaindre, comprenant que la dame de sang voulait tout de même une offre sympathique en échange de ses services.

Une demande toute naturelle, mais avant de quelquonques négociations, la représentation de Sekmet désirait mettre au clair plusieurs choses sur la gestion de l’empire, le Cold était preneur de ce genre d’informations, elle qui avait un point de vu extérieur à la scène. Eliza fit d’abord mention de son recrutement, indiquant que le fait que le tyran la recrute était une preuve d’une once de vulnérabilité, chose qui était vraie, Freezer se savait entouré d’incapables qui pouvaient mettre en danger la pérennité de son empire, néanmoins, cela ne rendait pas son statut de maître de l’univers illégitime.  

« Sache qu’avoir des éléments incapables ne remet pas en cause ma puissance, ma notoriété ou mes conquêtes. Néanmoins, pour assurer la durabilité de la gestion de mon empire, j’ai besoin d’élément dans ton genre. »


La suite n’était pas ennuyeuse, pour prouver ses capacités de gestion, Eliza fit référence à un peuple disparu, cela signifiait que la créature était très ancienne, peut être plus que Freezer, fait étonnant. Finalement, Eliza fit un rapport rapide et simple de la situation de l’empire, décrivant plusieurs points noirs dans l’administration Cold, des facteurs tous véridiques, cependant en sa qualité d’empereur, le frère de Cooler ne pouvait pas s’occuper de toutes ces besognes. Finalement, elle fit aussi référence à une potentielle corruption de l’armée, un fait marquant pour une raison des plus simples : L’armée familiale était bien trop volumineuse et bien trop répartie dans l’univers, causant bien souvent des systèmes hiérarchiques basés sur l’appréciation du supérieur en absence de vrais inspecteurs, créant une certaine arrogance dans l’armée.

Pour terminer son rapport qui n’était finalement pas si court, la dame de sang, restait la plus polie et courtoise possible, affirmant ne pas contester le régime et que ce dernier fonctionnait, heureusement, ce sont plusieurs siècles de gestion assidue qui ont permis à l’empire de prendre forme. Les fastidieuses explications enfin terminées, le démon du froid pouvait en réfléchir, les remarques étaient bonnes et justes, l’empereur doré était conscient des faiblesses naturelles de son système impérial, il n’était pas mécontent de la sincérité de sa nouvelle servante. Cependant, ce genre de choses ne peuvent malheureusement pas être gérés par le fils d’Artic seul, il avait besoin du soutien appuyé de gestionnaires assignés à cette tâche.

« Voilà une belle introduction pour justifier ta présence dans les rangs de mon armée, sache que les tâches en attente que tu as citée seront les tiennes. »

Évidemment, Freezer était bon et généreux, ses meilleurs généraux étaient toujours récompensés de manière luxueuse, les richesses de l’empire étant quasiment infinies, il se fichait éperdument de fournir quelques trésors aux personnalités les plus éminentes de son armée. Témoignant donc de son altruisme vénérable, le fils d’Artic repris la parole suite aux clarifications de son invitée, l’air cette fois bien plus conciliant.

« Je sais gratifier comme il se doit mes fidèles serviteurs et comme je suis très généreux, je vais t’accorder un petit quelque chose. »

Freezer émis un autre petit rire très similaire au premier, empli de sa fierté, de sa confiance et de sa malice, levant son index droit vers le plafond, ce dernier était décoré de dessins divers représentant les sultans, mais aussi des structures, des richesses, des dates, des formes, un spectacle visuel.  Ce plafonnier était un vrai trésor décoré et en couleur à l’image de la voute de la chapelle Sixtine de Rome, témoignage éternel du patrimoine culturel de Héra.

« Héra est un monde riche de trésors que les plus grands collectionneurs s’arracheraient, je te propose de nous rendre dans l’une de ces salles aux concessions si appréciées afin que tu y récupère l’artefact de ton choix. »

Une offre incroyablement belle et attrayante, nul doute que le Cold n’avait que trop d’or et de magie, il pouvait bien en accorder à ses serviteurs, la prestation verbale d’Eliza semblait avoir plu au tyran malgré une entrée en matière initialement pathétique. Symbolique, le maître des lieux comptait bien se montrer sympathique à l’égard de la nouvelle venue, elle qui semblait destinée à la gestion partielle de l’administration de la planète. D’un vague geste de bras, Freezer indiquait à la femme à genou de le suivre, il allait directement se mettre en route vers une salle au trésors située sous le palais d’or dans une ancienne cave.

« Suis-moi. »

Plusieurs gardes vinrent automatiquement entourer les deux personnages, 4 gardes d’élites aux armures distinguées qu’Eliza avait affrontée précédemment, le petit cortège était ainsi formé, prêt à se rendre dans l’une des nombreuses merveilles de la planète. Pendant qu’ils traversaient des couloirs plus luxueux et décorés les uns que les autres, le Cold fit déclaration des premières tâches de sa recrue.

« Comme tu l’as soulignée, l’administration fait défaut de performance, je suis depuis longtemps conscient que des groupuscules dans l’armée, que ce soit des rebelles ou des fainéants, ne font pas correctement leur rôle, voir pire, aide l’adversaire. J’ai aussi eu écho de plusieurs hauts gradés qui seraient eux aussi corrompus, sans jamais avoir de noms, ni le temps de les chercher, tu devras donc t’en occuper, je veux que tu purge l’armée des traitres. »  


Une mission digne des purges stalinienne des années 40 ou l’armée avait été purgée des potentiels traitres ou Trotskistes, causant des assassinats et des exécutions au sein même du gouvernement. Cette mission était aussi un excellent moyen de mettre à l’épreuve la dame de sang, si elle était aussi efficace pour parler qu’agir, elle devrait facilement trouver les noms des renégats puis les éliminer, évidement, elle pouvait également et simplement signaler ces derniers pour être assistée des forces loyalistes de Freezer.
Après avoir déambuler dans les couloirs des minutes durant, le petit groupe descendit un escalier étroit venant à une porte aux apparences négligées en pierres brut, un garde ouvrit cette dernière à l’aide d’un simple système de levier, ouvrant le passage et dévoilant un nouvel escalier juste derrière la porte.

Cependant, ce passage menant dans un sous-terrain n’était pas éclairé, les soldats s’équipèrent donc de torches, accompagnant les deux protagonistes dans leur descente. Le décor changeait à mesure que les personnages descendaient, les pierres semblaient de plus en plus grosses et brutes, les marches étaient abîmées, l’air était empli de poussière. Il était difficile d’entrevoir des détails particuliers en raison de l’obscurité ambiante, néanmoins, les murs semblaient ornés d’inscriptions et de dessins aux raisons et messages inconnus, un style totalement comparable à l’Egypte antique ; Peut-être allait-ce interpeler Eliza ?

Quoi qu’il en soit, l’escalier final était fin et donnait sur une gigantesque salle, impossible d’en voir ne serait que le bout ou les bords, il y avait cependant au sol, des montagnes de babioles pour sûr, de l’or, des pierres précieuses et des objets en tout genre. La taille de ce trésor était aussi disproportionnée que le grand hall ou il était stocké, il était impossible de savoir ce qu’il y avait plus loin dans ce qui semblait être une cave, un tombeau ou un temple.

Spoiler:
 
Installé depuis peu de temps sur Héra, le Cold fit confidence de ce qu’il savait.

« Cet endroit est sensé être secret, la porte que mes hommes ont ouverte précédemment avait initialement son levier d’ouverture caché, mais aucun trésor ne peut dormir indéfiniment sous mes pieds sans que je m’en aperçoive. »  

Jetant de brefs regards au sol, le tyran continua.

« Tout ce trésor est à moi, mais comme convenu, je t’autorise à ramasser ce qu’il te plait, je n’ai aucune idée de l’étendue réelle de cet endroit, je ne l’ai pas visité, je te laisse donc libre de recherche l’artefact qui t’assistera le mieux dans tes tâches futures à mes côtés. »

Il était bien probable qu’un artéfact magique existe, un produit incroyable capable de manipuler les éléments, le temps ou au mieux … les esprits. De son coté, le fils d’Artic allait simplement laisser la curiosité de la belle l’emporter ou elle le souhaitait, Freezer et ses gardes la suivrait dans ses explorations les plus farfelue, on peut dire que le tyran était un mauvais père Noel ou il fallait chercher soit même son cadeau dans une pile d’autres qui n’avaient d’intérêt que leur constitution.
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MessageSujet: Re: Parlons pour ne rien dire   Parlons pour ne rien dire ClockVen 27 Juil 2018 - 17:08
La réponse du Cold n’avait rien d’étonnant aux yeux d’Eliza. “Prévisible”, sans aucun doute, serait le terme parfaitement adéquat. “ Tout ce qui lui restait à faire était de participer à un bête et vain combat de coq pour signifier qu’elle partageait ses nobles valeurs. Et avant que la situation ne s'envenime, de se coucher pour ne pas heurter son ego.” C’est en ces mots que son plan avait été énoncé. Et tel un acteur répétant un script déjà écrit, l’hébété prince du froid avait simplement joué son rôle, reproduisant à la lettre la moindre expression, la moindre réaction du script. Le seul regret aura été d’avoir poussé trop loin les railleries. On ne peut jamais que trop sous-estimer la fierté d’un têtu. Mais qu’importe... Les occasions de se venger de l’humiliation d’avoir été contrainte à s’agenouiller ne manqueraient pas. En silence, elle se releva et emboîta le pas du souverain. Tous les problèmes qu’elle avait évoqué sans réfléchir lui étaient désormais pour elle tâche à corriger. Elle réalisait ainsi l’erreur de trop en savoir et de l’infatuation, en s'imaginant la charge de travail à laquelle elle allait être soumise. Un ouvrage de longue haleine. Qui l’occuperait certainement pendant plusieurs mois à venir. Beaucoup de choses étaient à refaire, et à n’en point douter, beaucoup de points délicats qu’il serait difficile à faire reconsidérer. Et nécessiterai certainement de coopérer avec l’armée. Une purge ? Comme si elle disposait du temps et des moyens de surveiller toute une armée... Pourquoi ne pas demander ça aux généraux de son armée ? C’était facilement oublier à quel point despotes apprécient confondre Etat et Armée.  Malheureusement, il semblait évident que s’entretenir avec lesdits généraux serait une incontournable nécessité, compte tenu de sa mission. Hélas… Encore d’autres recherches à conduire et d’autres individus à convaincre. Et s’attendre à trouver une grande bibliothèque recensant les informations dont elle pourrait avoir besoin et plus encore, comme celle de son peuple en son temps, n’était sûrement qu’un pâle et vain fantasme... Que de démarches, que de démarches !

“Bien sûr, répondit-elle alors que Freezer lui exposait l’étendue de ses fonctions, sans mot de plus.

Il aurait été malvenu de ne pas répondre, ne serait-ce que pour acquiescer. Alors elle fit tel qu’il était dû. Mais ses longs et répétés monologues l’avaient fatiguée, tant bien qu’elle n’avait pas plus envie d’articuler quoi que ce soit de cohérent, suivant sans complainte dans les corridors et escaliers sombres son nouveau “maître”.

Le voleur ne peut pas devenir plus riche que ne l’étaient ceux à qui il prend. C’était sa conviction profonde. Ce n’est pas ainsi que l’on créer des richesses. Mais il était clair que ce voleur là avait beaucoup volé. La reine sanguine ne pu s’empêcher de ressentir un étrange cocktail d’émotions en contemplant le contenu que la lumière portée des torches laissait entrapercevoir, alors que les murs de la désordonnée salle des trésors vers laquelle Freezer l’avait guidée se dévoilaient. De l’admiration pour la réussite que représentait la concentration d’autant de richesses en un espace aussi confiné. De la curiosité pour ces babioles qui ressemblaient à s’y méprendre avec celles de son peuple en son temps. De l’envie, d’en avoir autant sous le coude, et pourtant d’agir comme si ça n’était rien de plus qu’une pièce de cuivre. Du dégoût, de savoir que ces richesses thésaurisées n’avaient finalement aucune valeur réelle, ne servaient à rien d’autre que de priver le peuple.  

Ce n’est pourtant pas comme si Freezer cherchait à exhiber ses richesses. Simplement à satisfaire sa convive comme elle l’avait demandé. Mais la vision de la pièce remplie d’or, de pierres précieuses et d'artefacts mythiques suffisait à laisser n’importe qui pantois. Drôle de paradoxe que sont les richesses cachées. Elles qui ne servent qu’à être exposées et briller, mais qui ne s’exposent à personne, dormant au fond de pièces sombres à l’issue d’un dédale de couloirs noirs. Mais une fois dévoilées, c’est comme si elle suffisaient à elles-mêmes pour éclairer la pièce qu’elles habitent.

“Un secret n’a effectivement que rarement pour finalité de le rester définitivement, souria-t-elle aux paroles de son truculent collaborateur, accompagné d’un clin d’œil complice. Bien. N’importe quoi de ce que je puisse désirer peut devenir mien, c’est cela ?”

Sans plus attendre ou réfléchir, Eliza pris la décision de prendre au mot son nouveau et truculent collaborateur, et de se mettre à fouiller la pièce de part en part. Non pas de ses mains comme le sous-entends le terme “fouiller”. Pourquoi se donner tant d’efforts ? En l’espace d’une seconde, le parasite squelette qui vivait en elle se retrouvait exposer, alors que le sang qui constituait son corps se répandait au sol. Les innombrables trésors posés vulgairement à même le sol se soulevaient un à un, comme sous l’effet d’une vague. En y jetant œil de plus près, des centaines de scarabées écarlates soulevaient par en dessous, un à un, chaque petit objet, chaque petite pièce, chaque petite pierre, comme pour l’examiner avec minutie. Des items mystiques, magiques, animiques, cryptiques, astroarchéologiques. Dans tout cet amas. Un seul, unique objet capta son intérêt. Un à un, les scarabées revinrent à leur source, resserrant un à un les liens de la carapace de chair recouvrant le fier parasite. Redonnant apparence humaine à Eliza. A l’exception de son nez. Un dernier scarabée se manifesta enfin, volant, tenant un objet entre ses mandibules. Elle récupéra l’objet en question dans la main, alors que le dernier scarabée termina de compléter son visage, rendant enfin entièrement à la femme ses traits fins. Une clef. Ou fut-ce une clé ? Une clef d’or, orné de pierres précieuses.

Parlons pour ne rien dire Clzo11

Une clef forgée d'or, à la forme élégante similaire à celle d'un papillon, ornée de fragiles pierres de Phosphophyllite, et de quelques pierres de Béryl Rouge polies pour leur donner l'apparence de roses. L'artisanat était fin, et manifestait d'un véritable travail d'orfèvre. Impossible d'imaginer son origine dans cette Bérézina que représentait la salle pleine à craquer de trésors, un fin désordre où il était à peine possible de poser talon. Mais la qualité seule de l'objet suffisait à le rendre désirable indépendamment de la serrure que la clef dorée aurait pu servir à ouvrir.

“Hmmm…”


Eliza exprima vocalement une hésitation. Elle finirait par trouver un moyen d’obtenir les deux biens complémentaires. La clef d’un côté, la serrure de l’autre. A considérer que la “serrure” se trouvait dans la présente pièce, elle finirait au choix par déposséder Freezer de tous ses biens, ou d’accomplir des tâches suffisamment satisfaisantes pour qu’il puisse lui faire d’autres présents. A considérer que la “serrure” se trouvait ailleurs, une telle oeuvre d’art ne pourrait qu’ouvrir un objet de même nature, que ses servants finiraient un jour ou l’autre par retrouver pour elle. L’objet avait attiré son attention, ne reste qu’à trouver une solution. Une solution, elle en trouverait. C’était sa spécialité. Et pourtant…

“Voilà pour vous.”


Eliza tendait désormais le bras vers le Cold pour lui remettre dans les mains la clef. Dans un air débordant de confiance en soi, Eliza repris la parole comme de pour justifier son choix.

“Tout travail mérite salaire, certes. Mais par réciprocité, tout salaire nécessite travail. Vous m’avez prouvé votre bonne foi, à mon tour de vous prouver la mienne. Gardez cet objet de côté, il me… plaît. Beaucoup. Offrez-le moi lorsque vous aurez estimé que ma performance mérite récompense. Cela viendra. Rapidement. Mais surtout, je vous prie de veiller à ce qu’il ne soit pas endommagé. Si bel ouvrage, comme cela serait dommage.

Et maintenant pour quelque chose de complètement différent...”


En un claquement de doigt, une partie des trésors se soulevèrent d’un seul coup en cercle, comme repoussés par une targe. Avant de s’effondrer sur le côté. Dévoilant en dessous deux humanoïdes extrêmement imposants, plus encore que les gardes prétoriens de Freezer.


“BOSS ! Quelle joie de vous revoir après tout ce temps!”


“Ça ne fait même pas une heure qu’on est dehors. Oh. Bonjour monsieur Freezer, réagit avec surprise Horace en s’agenouillant, comme s'il n'avait aucune idée qu'il allait rencontrer le Cold aujourd'hui.


“Aussi peu ?! J’aurais vraiment cru que ça faisait au moins 20 jours… Muahah, quel nigaud je fais. C’est lui le roi ?”


“Laissez-moi vous présenter. Albus et Horace. Mes serviteurs. Pardonnez la rustrerie d’Albus. Il ne connaît pas vraiment les protocoles. Mais je me tiens garante de son sérieux.”



Les gardes de Freezer, visiblement choqués de leur arrivée pour le moins inattendue et hors des réalités de ce monde, se mirent à vérifier de chœur le sol à la recherche d’une trappe en réalité inexistante. Ils se fixèrent les uns les autres d’un regard incompréhensif.

“Je préférais éviter de brusquer notre première rencontre par leur présence, oh oh oh… S’ajoute à cela que… malheureusement, vos défenses s’avèrent étonnamment efficaces, et les emmener avec moi aurait risqué de les tuer. Mais maintenant que je suis considérée comme une invitée ici, ils peuvent eux aussi pénétrer cette demeure sans qu’eux ni moi ne soient attaqués. Amusante connexion, n’est-ce pas ? D’ailleurs, qui est le responsable de ces défenses pour le moins inhabituelles ?”


En terminant sa phrase, elle soupira comme pour mimer fatigue.


"Et surtout... Quelle est la suite ?"
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MessageSujet: Re: Parlons pour ne rien dire   Parlons pour ne rien dire ClockSam 28 Juil 2018 - 14:36
Freezer observait dans un calme religieux le choix de sa nouvelle servante, cette dernière devait se décider à prendre ce qu’elle désirait dans un environnement aussi grotesque qu’inhabituel, une cave remplie de trésors comme l’on pourrait l’imager dans de vieux contes. Mais ici le gardien n’était pas un dragon ou un quelquonque animal mythologique puisqu’il s’agissait d’une créature bien pire encore : L’empereur roi d’Héra, imployable tyran qui ne laissait normalement personne se servir dans de tels réserves, un jour exceptionnel. Usant de ses pouvoirs particuliers, Eliza n’allait pas perdre de temps à fouiller comme le ferait un humain lambda, faisant disparaitre son apparence féminine pour redevenir l’être squelettique qu’elle est initialement sous le regard dégouté et désorienté de la garde. Heureusement cette transformation n’avait pas pour but de simplement effrayé puisque d’une manière ou d’une autre, cela permettait à dame de sang de soulever les trésors, le sang se rependant sur les nombreuses richesses sans pour autant les tâcher durablement. Avec la distance et l’obscurité marquante, le Cold n’avait aucune idée de la procédure réelle de recherche de sa recrue, mais qu’importe, le démon du froid n’était pas curieux au point de s’interroger des moindres fait et gestes de cette dernière.

Le petit manège n’allait heureusement pas durer plus de quelques minutes, l’ensemble du sang qui semblait se manifester sous forme de scarabées revint constituer le corps d’Eliza, les gardes étaient toujours aussi repoussés par la méthode, il faut dire que cela lui retirait de son charme. Mais l’essentiel était qu’elle est retrouvée ce qu’elle voulait, une sorte de clé brillante à la lueur des torches, un curieux trésor à l’apparence magnifique mais à l’utilité énigmatique. Freezer était dubitatif, impossible de savoir quel secret pouvait détenir cette clef, ni quelle serrure elle pouvait ouvrir, un petit mystère que le Cold s’occupera de résoudre plus tard. Néanmoins, le fils d’Artic n’allait même pas avoir à envoyer des espions ou monter des équipes de recherche étant donné qu’Eliza vint d’elle-même à la rencontre afin de lui tendre la fameuse clef. Le dieu doré ne pouvait pas cacher une petite surprise, étonné que sa générosité ne porte finalement sur rien, il n’était pas pour autant déçu, séduit par les paroles coopératives de son interlocutrice. Finalement, Freezer allait devoir conserver cette clef pour elle afin qu’elle puisse réellement la mériter plus tard, une belle preuve de dévouement que le seigneur galactique ne pouvait qu’apprécier, affichant un petit sourire traduisant à la fois sa satisfaction et sa surprise.

« J’apprécie l’intérêt que tu portes à la réussite de tes projets. »

Tel un vautour, le maître des lieux referma ses serres sur le fameux trésor, observant l’air confiant de sa servante, le trésor de cette dernière allait être convenablement bien protéger. Eliza fit ensuite un claquement de doigts, provoquant l’émergence de deux personnages de très grande taille du trésor, l’océan doré fut repoussé par deux être anthropomorphes aux allures de gardiens antiques d’Égypte. Finalement, cette cave refermait peut-être des réels animaux mythologiques. Ainsi, un géant à l’apparence de rapace et un second à l’apparence de chacal se manifestèrent avec une jovialité non dissimulée à la vue d’Eliza qui semblait être leur maitresse.

Freezer était encore une fois surpris, d’où sortaient ces créatures ? Les gardes ne semblaient pas avoir plus de réponses, s’échangeaient des regards partagés entre l’étonnement et l’inquiétude, les deux monstres semblaient joyeux, mais aussi terriblement dangereux. Ainsi, les deux créatures firent leurs salutations, du moins, celle d’un des deux arrivant, l’être chacal était aussi grand qu’impolis. Fronçant son regard, le Cold n’allait pas laisser passer cet affront commençant à tendre son bras droit vers le concerné avant qu’Eliza ne calme la situation en justifiant tant bien que mal la réaction du dénomme Albus.

« Très bien, tu seras donc responsable des faits et gestes de tes serviteurs. Mais d’où viennent-ils ? »

Demandait le tyran en balayant son regard, cherchant une éventuelle entrée secrète, en vain, le lieu était aussi sombre que le néant rendant nulle la visibilité à plus de 6 mètres. La dame de sang justifia alors la présente présence de ses protecteurs désormais qu’elle était considérée comme alliée, une vérité absolue dans la mesure ou elle était maintenant au service de Freezer, interrogeant ce dernier sur les mécaniques de défense du palais. Le Cold poussa un petit rire, les efforts d’Amaryllis étaient donc remarqués et utiles si elles étaient parvenues à empêcher l’entrée dans le palais de telles créatures.

« Ohohoh, ces défenses ont étés mises en place par d’autres de mes serviteurs, celle-ci se nomme Amaryllis, elle est en ce moment même en mission pour éradiquer l’une des bases de la résistance. Tu les rencontreras bien assez tôt. »

Le Cold parlait avec une grande fierté, avec cette agitation il avait oublié que les rebelles vivaient leurs derniers instants, faisant jubiler intérieurement le tyran qui se savait victorieux. Un soupire s’échappa alors du fin visage de la nouvelle gestionnaire, cette dernière semblait dérangée de savoir quel était la suite, son humeur n’allait pas entrer en compte des choix du tyran. Mais même malgré cela, le frère de Cooler était certain que ses prochains ordres allaient satisfaire la dame de sang, commençant à prendre le chemin du retour, suivit par les gardes et sans doute Eliza et ses gardiens.

Pendant cette remontée, le seigneur galactique allait donner ses directives immédiates.

« Vois-tu, comme je te l’ai dit précédemment, je sais que mon armée est rongée par la corruption, je veux que tu retrouves le principal traitre, j’ai reçu quelques informations au sujet de ce dernier, mais rien de bien précis. »

Le Tyran se remémorait ce que lui avait dit ses espions, eux qui avaient réussis à interception des informations, cependant, ces dernières ne révélaient pas l’identité du saboteur, mais au moins quelques données essentielles.

« Il serait haut gradé dans mon armée, et porterait le nom de code « Le taureau de fer », aucune idée de ce que ce nom signifie, je veux que tu le traque et que tu le retrouves. »

Le petit groupe remontait les marches, redécouvrant la lumière du palais d’or et son décor somptueux, poursuivant son avancée vers la salle du trône.

« Quand tu l’auras trouvé, trouve les noms des leaders de la résistance restante, certains sont sur Héra, d’autres dans l’univers entier, tu dois les éliminer. »

Ce fameux taureau de fer devait avoir connaissance des noms en question, autrement, il devait bien avoir un réseau de messagers qui eux aussi savaient traduire les pseudonymes, et finalement, ce traitre devait bien avoir quelques documents remplis d’indices, voir de réponses. Du moins, cette affaire était maintenant du ressors d’Eliza qui allait pouvoir faire ses preuves auprès de son nouveau Maître, Maître qui allait encore donner quelques informations.

« Saches bien évidement, et comme tu l’as mentionné plus tôt, mon armée sera disponible pour t’assister, tu pourras également te tourner vers quelques-uns de mes agents d’élite, je vais t’offrir  un émetteur pour que tu puisses communiquer avec eux. »

Un des gardes prétorien sorti d’une de ses sacoches au niveau de sa ceinture un petit dispositif, c’était une sorte de communicateur holographiques comme l’on pourrait en trouver dans un film SF, l’homme le tendit vers la femme. Le groupe était entre temps arrivé dans la salle du trône, le Cold en bon empereur pris place sur son trône, il avait dit l’essentiel, mais il était probable qu’Eliza veuille plus de renseignements.

« Si tu as des questions, profites en maintenant. »


Déclarait golden Freezer, sa tête reposant sur sa main droite dont le coude était posé sur l’accoudoir.

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MessageSujet: Re: Parlons pour ne rien dire   Parlons pour ne rien dire ClockJeu 2 Aoû 2018 - 18:07
Même Freezer semblait étonné de l’arrivée surprise et transdimensionnelle des servants Albus et Horace. Ils se regardèrent en essayant de comprendre, comprendre comment répondre aux attentes du souverain, qui demandait des explications sur leur entrée. Incertains duquel d’entre eux devrait prendre la parole, c’est Albus qui pris la parole, hésitant.

“Bah… Les sols c’est comme les portes et les murs, ils sont là pour être traversés ? On nous appelle, on rentre ! Non ?”


Leur maîtresse mit sa main devant la bouche comme pour le cacher, mais elle émit un petit rire en réaction à leurs mots. Elle ne s’embarassa pas à donner plus de détails qu’ils ne l’avaient fait eux-même. Surtout parce qu’elle avait l’impression qu’il s’agissait d’une réponse convenable. Une réponse en bonne et due forme, parfaitement acceptable. Et tant pis pour ceux à qui ces mots n’avaient pas suffit à établir une nuance. Le Cold semblait lui bien heureux de s’en contenter, visiblement peu curieux. Son bigotisme, dévot de sa propre sainte personne, était bien plus concentré à s’auto-cajoler et congratuler les résultats positifs de son nouveau système de défense qu’à tenter de comprendre une explication dépassant les frontières établies du cadre. Amaryllis, dit-il. Une bourrasque de mélancolie qui frappait en plein visage. Un nom des plus inhabituels mais à l’étymologie des plus courantes. Donner un nom de fleur, d’un côté, était quelque chose de tristement répandu. La populace semblait particulièrement friand de ce genre de patronymes. De la Rose à la Violette en passant par le Lys. Mais de l’autre côté, prendre le nom de l’Amaryllis ? Une fleur à laquelle on prêtait la qualité de l’orgueil ?  

“A croire que vous en faites la collection, s’exprima vocalement Eliza sans que Freezer ne puisse comprendre le contenu et l’étendue de sa pensée alors qu’ils reprenaient le chemin du retour vers les fantastiques Halles du Palais.


Il n’en existait probablement pas d’autre qui partageait ce nom, c’était une certitude. Freezer exprimait la possibilité de rencontrer bientôt ce personnage, et d’une mission. D’autres de ses serviteurs ? Zarbon et Doria, peut-être ? Les deux étaient de fidèles serviteurs dont la réputation était indissociable de leur maître, c’est la première éventualité qui vint à l'esprit pour Eliza. Il n’était pas à exclure non plus qu’il s’agisse du Commando Ginyu, compte tenu de la mission. Éradiquer une menace rebelle relevait souvent du ressort juridictionnel de leur unité. Néanmoins, ils n’avaient pas fait parler d’eux depuis quelques temps déjà. Ou bien, encore d’autres membres haut-gradés sur lequel elle n’avait pas la moindre information ? Qu’importe. D’autres priorités se dessinaient. Son ressort juridictionnel à elle. Pas celui de chacun du moindre des dégénérés resserrant un peu plus les rangs de l’armée de Freezer. La cible, un “Taureau de Fer”. Pas plus d’informations ostensibles, à l’exception du fait que son petit sobriquet lubrique aurait un rapport avec ses pouvoirs. Et qu'il serait haut-gradé. Un petit jeu d’Essai-Erreur serait une solution rapide au problème. Bien que Freezer semblait trop facilement offrir sa confiance, il était impossible qu’il ne l’accord à des centaines et centaines de personnes différentes. Si sur ses 20 haut-gradés se cachait un traître, torturez-en un, et il avouera ce qu’il sait sur le second. Torturez le second et il vous avouera ce qu’il sait sur le troisième. Et Bis Repetita Placent. Une solution efficace, il est certain, mais très probablement peu satisfaisante pour Freezer, qui ne serait il n’en fait aucun doute que peu désireux que la moitié de ses bras armés dirigeants se retrouvent… précisément, sans bras. Elle trouverait autre chose. Ce n’est pas comme si les solutions manquaient. Si même Freezer était au courant de l'existence de ce traître, et que sa complicité à la rébellion était active, c’est que la question n’était pas tant de savoir de qui il s’agissait, mais plutôt de savoir quand allait-on agir pour s’en débarrasser. En quelque sorte, elle avait seulement été assignée un rôle de coursier. Soit. Il s’agirait d’une occasion rêvée d’obtenir davantage d’informations sur la rébellion. Pas juste pour Freezer, mais aussi et surtout pour Eliza. Par pur principe de précaution. Précaution est mère de sûreté, et sûreté mère de victoire.

Arrivés dans la salle du trône, un garde tendit un bizarroïde appareil de communication. Elle s’en saisit du bout des ongles comme d’un objet sale qu’elle ne voulait pas vraiment toucher, qu’elle plaça d’une manière presque aguicheuse dans sa poitrine volumineuse. Non pas qu’on ait cherché à démontrer l’intégrité de ses atouts physiques. Non pas non plus qu’on eût cherché à charmer qui que ce soit. Elle n’avait seulement et tout bêtement ni poches ni pochette pour y ranger le transmetteur. Il était pour ainsi dire nécessaire d’exploiter tout cet excès de peau.

Elle jeta un regard amusé au garde visiblement gêné, avant d’enfin répondre à Freezer, qu’elle avait longuement écouté afin de ne laisser échapper à son attention aucun détail qui pourrait se révéler central. Il lui demandait si elle avait la moindre question, et pourtant, son discours laissait sous-entendre que ce serait à elle d’aller chercher les réponses d’elle-même. Elle n’en fit donc rien.

“Bien compris. Pas d’Objection. Pas de Questions. Pas de Tergiversations.
J’ose même imaginer que demander si retrouver la marque Mort ou Vif n’est pas utile.
J’ose même espérer que vous ne me tiendrez pas comptant pour une petite malversation à cet égard.
Mais ne perdons pas plus de temps. Je reviendrais bientôt vers vous avec de positives nouvelles, soyez-en certains.”


Sans attendre réponse du souverain, la reine du sang ouvra grand les bras, comme si elle attendait quelque chose. Les deux colosses lui servant de servants se joignirent l’un à l’autre pour la porter à hauteur de bras, la soulevant ainsi un couple de mètres au-dessus du sol. Sans qu'elle n'ai préalablement fait l’effort de s’agenouiller une seconde fois. Elle tolérerai d'y avoir été contrainte une première, mais pas une deuxième et ses suites. Et alors que le trio se dirigeait vers la sortie, elle adressa à Freezer une dernière salutation.

“Je vous remercie pour votre audience, Milord. Cordialement, à très bientôt.”


Le trio tournait le dos au souverain. Elle se retourna vers lui pour lui adresser un signe. De sa main, frôlant du bout des doigts son visage. A tour de rôle, ses yeux, son nez, sa bouche. Caressant brièvement ses lèvres, puis soufflant en avant comme pour lui envoyer un baiser. Accompagnant le geste, toute la peau recouvrant son visage se contractant et s'agglomérant soudainement, dévoilant de monstrueux ossements. Et toute cette peau, prenant la forme d'un surprenant, mignon petit cœur rouge, adressé au régent. Revenant à sa propriétaire ensuite en un instant.
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