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 [En cours] Coeurs de Fer

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Boss Stinger
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MessageSujet: [En cours] Coeurs de Fer   [En cours] Coeurs de Fer ClockJeu 17 Aoû 2017 - 0:10

La lumière de la bougie éclairait bien trop peu le vieux parchemin alors que la pluie faisait trembler les vitres et que les éclairs illuminaient de façon aveuglante l'intérieur du château. Plongé dans sa lecture, le vieil homme encapuchonné semblait ne pas ce soucier du manque d'éclairage ou du mauvais temps. Son doigt parcouraient les lignes, murmurant au passage ce que son esprit déchiffrait de ce langage étrange. Frénétiquement, il retranscrivait dans une langue gothique les informations qui semblaient les plus importante, ajoutant pas à pas des annotations personnelles quand il semblait s'emmêler les pinceaux. Il virevoltait entre une immense joie ou une colère sourde. Il n'y avait que l'orage grondant qui arrivait à surpasser sa voix, exalté par instant. Autour de lui, des centaines de parchemins, des livres si anciens qu'ils auraient pu appartenir au mages des guerres de l’Ancien Temps. Les couvertures, parfois en cuir, parfois illuminés d'une lumière bleutée, étaient maintenus par de lourds verrous empêchant leur ouverture. Les étagères, qui semblait garder ce qui devait être un précieux héritage, étaient faite d'un bois sombre et brillant. Malgré leur âge, probablement aussi vieux que les livres qui était entreposé la, elles semblaient ne pas bouger, parfaitement droite. Des milliers de livre étaient ainsi entreposé sur ces étagères, dans cette pièce relativement étroite, mais haute de plusieurs niveaux. A chaque étage, deux petits bureaux étaient placé sous les fenêtres pour permettre un meilleur éclairage le jour. Et dans cette tour, au plus haut étage de cette bibliothèque sacré, sur le bureau de droite, le vieillard s'arrêta d'écrire, les yeux brillant d'un nouvel éclat. Posant sa plume dans l'encrier, parcourant tout d'un coup le document avec un plus grand intérêt, sa voix s'accélèra et gagna en intensité. Il montait crescendo, le tumulte de ces pensées faisant s'entrechoquer conclusion hâtives et les déductions logiques. Un livre posé à côté de lui révélait une forme humanoïde superposé d'un pentacle mouvant, comme si des vagues de chaleurs formait cette incroyable illusion d'optique. Et plus l'homme continuait sa litanie, plus le dessin prenait vie, faisant vibrer la bougie, puis la table, puis le sol. Le visage jusque là impatient du vieillard se transforma en inquiétude alors qu'il semblait ne plus contrôler le flux de ces paroles. Il articulait mieux, plus vite, plus proprement. Il chercha à se faire taire, connaissant les conséquences qui allait se produire si il laissait terminer ce mantra. D’un seul geste, il se saisit d’un bâton posé non loin de lui et frappa du sol trois fois. D’un seul coup, une bulle d’un éclat bleutée puissant apparut autour de l’homme, éclairant intensément la pièce jusqu'à la baigné d’une lumière jaune tamisée. Il repris son souffle, frottant son cou comme si on venait de lui écraser la gorge. Il resta un moment sous ce qui semblait être une bulle de protection avant de la désactiver et récupérer ces notes sur le parchemin. Il remballa le tout, pris un grand soin de verrouiller par un cadenas le livre d'où provenait le pentacle et se saisit du parchemin pour le ranger dans sa robe. Il descendis les marches de l’escalier en colimaçon en prenant grand soin de ne pas chuter. Ces jambes semblaient trembler, plus par la peur et la fatigue que la vieillesse.

Les gardes s'écartaient sur son passage, sa barbe blanche brillait à la lumières des bougies, ici plus lumineuses. La pluie s’était transformé en une tempête violente, bloquant tout le monde à l’intérieur du château. Le seigneur avait fait apparemment offrir des draps et des soupes chaudes pour tous les infortunés invités. Le vieil homme croisa le maître de la garde qui lui fit un signe amical, mais il n’y répondis pas, bien trop concentré sur la tâche qu’il devait accomplir. Sa démarche était de plus en plus lourde, de plus en plus lente. Au bout de la longue allée, de grandes portes annonçait la salle du banquet, la ou les convives festoyaient en l’honneur du début du printemps. Un nouvel éclair, puis un autre. Le coeur du vieillard vacilla a chaque coup de tonnerre, a chaque fois que le flash lumineux écrasait l'ombre pour faire place à une intense lumière. La pierre au sol était froide, ses sandales usées ne protégeaient pas de la sensation gelée qui s’emparait alors de lui. Il s'appuya sur son bâton, marmonnant des paroles insensées et incompréhensibles. Il descendis sa capuche, laissant alors entrevoir sa longue chevelure blanche et son bandeau à l’oeil. Il n’était plus loin de la porte. Il leva fébrilement sa main devant les gardes pour présenter son sceau, l’anneau qu’il portait au majeur. C’est avec empressement que les deux hommes tirèrent les immenses battants de cette porte impressionnante. D’ici, on pouvait voir qu’elle représentait une scène croyable, sculpté dans le bois. Une immense bataille ou hommes, femmes, magiciens et toute sortes d’autres races s’affrontaient pour la suprématie d’un objet au centre de la sculpture, une épée au allures divines. Prenant toute la hauteur de la porte, c’était cette objet qui marquait la délimitation entre les deux battants. Cette scène avait été sculpté par les plus grands artisans de la capitale du royaume, livré par un convoi d’une dizaine de chevaux pour plus de vingt jours de voyage. Elles étaient la fierté de ce château, une pièce unique qui faisait d’elle des tablettes sacré d’un mythe plus vieux encore que la terre elle même. En voyant l’immense épée au centre de la porte se scinder pour le laisser entrer dans la grande salle commune, il soufflait difficilement. Devant lui, des centaines de convives partagaient des sangliers à la broche, des civets de viande faisandé de toute sortes, des tourtes, du vin et de la bière… La fête battait son plein mais le monde devenait bien sombre autour du vieillard.

Il s’approcha de la grande table, un lieu ou des membres éminent de l’armée du roi était en train de rire, comploter ou encore se disputer. Au centre, un homme ventripotent, chauve, arborant une pipe à la tête de lion, forgé en argent, or et en bois nobles. A ces côtés, une petite femme qui semblait crier plus fort que les généraux qui essaient d’imposer leurs visions du monde. Ils semblaient discuter de choses sans importance mais avec un grand intérêt. Il semblerait que l’alcool ait déjà fait son effet. En montant les marches qui menaient à l’immense table, le vieil homme sentait ces dernières forces l’abandonner

« Seigneur Robert… » prononça t il en un souffle en faisant une révérence. Il manqua de trébucher alors que son corps ne le portait plus. L’homme à la pipe fit un signe a deux gardes en faction qui lui amenèrent une chaise pour qu’il puisse s’asseoir. Mais il lui faudrait bien plus pour récupérer l’énergie qu’il avait utilisé, bien plus qu’il n’était possible d’avoir même avec dix ans de repos.

« Mon bon Peter, qu’est ce qui vous amène ici à cette heure tardive ! Voulez vous manger quelque chose avec nous ? Vous passez vos journée enfermées là haut, cela doit être éreintant » avait répondu le seigneur qui portait donc le de Robert. Sa femme, les deux joues marqué par un trait sous les yeux - trait significatif de la famille des Lommeta, famille éminente du royaume - sembla regarder avec inquiétude l’homme assis sur la chaise.

Mais alors qu’il voulait prononcer les mots fatidiques, des mots qui jeteraient sur cette soirée un voile d’allégresse, alors qu’il comptait révéler au Seigneur qu’il avait trouvé dans le parchemin de Stanislavski le Sage, sa voix ne le portait plus. Assis sur la chaise, il s’effondra au sol, provoquant une réaction de peur sur le visage de la femme du seigneur de ce château. Les gardes l’emmenèrent dans sa chambre ou il fut couché. Trois jours plus tard, l’homme mourrait, succombant à une perte totale de sa force vitale. Avant de partir, avant de laisser la mort emporter son corps, les mages avaient pu sortir de son esprit l’information inespéré. Ank’o, la grande eppée, le joyau de la guerre de l’ancien Temps avait été retrouvé, ou plutôt les fragments de la lame avait été localisé. L’incantation incomplète empêchait cependant de connaître le lieu du dernier fragment. Mais la légende racontait que le porteur d’Ank’o serait retrouver le dernier fragments une fois les premiers rassemblés. On racontait qu’elle avait le pouvoir de scinder les montagnes en deux, de faire bouillir les mers et de geler les volcans. Elle rendait son porteur invincible, intouchable, immortel. Elle offrait la vérité, le savoir total, l’omniprésence… Mais qu’est ce qui était vrai dans toute ces légendes ? Quel était le vrai pouvoir de la lame ancestrale ?

« Et c’est sur cette note finale, jeunes hommes, que nous allons arrêter notre histoire. Votre père serait fâché si vous n’êtes pas en forme pour votre journée de chasse demain ! » dit alors la nourrice, un grand sourire sur le visage

Ajith et Gilea s’esclafèrent de mécontentement en même temps, tout les deux bien trop pris par cette histoire. Ils avaient beau l’avoir entendu des centaines de fois, il ne s’en lassait jamais, il voulait toujours en savoir plus. Ou était les morceau de l’eppée ? Avait elle été trouvé depuis ? Quel était les vrai pouvoir de la lame ?

« Mais nourrice ! Vous ne nous avez jamais dit qui était le grand mage Peter ! Sa tombe est dans les bois, mais personne n’a jamais voulu nous raconter son histoire » avait gémi Ajith, le plus vieux des deux jeunes garçons.

Douze saisons étaient déjà passé pour lui alors que son frère en avait vu deux de moins. Mais l’un comme l’autre, ils étaient soudé dans ce front commun qu’ils imposaient à leur nourrice. Gilea appuyait son grand frère de grands hochement de tête. Elle soupira, regarda les deux enfants et se rassis sur le lit du plus jeune

« Peter le Mage était un grand homme. Les légendes racontait qu’il était descendu d’une union entre une ange et un démon, d’autres disent que c’était entre un druide et un Sen’en, d’autres parle d’un humain et d’un dragon. Dans tous les cas, il fut rapidement repéré pendant la guerre des neuf royaumes où il mena un front uni avec son frère, Geteva. A eux deux, ils étaient les plus grands mages de cette époque, affrontant les terribles hordes noires de gobelins, repoussant l’assaut des dragons des terres azur ou sauvant le royaume de la destruction qu’un mage noir allait causer. Il entra au service de votre père quand il fut trop vieux et que les livres se mirent à l’intéresser plus que les champs de bataille. Maintenant, il est temps d'éteindre les bougies et pour vous de partir au lit, bandes de chenapans ! »

Cette fois ci, content d’avoir gagné une manche face à leur nourrice, il se glissèrent silencieusement dans leur lit alors que la vieille femme venait embrasser leur front. Pendant un moment, Ajith et Gilea parlèrent du mage Peter, d’Ank’o la lame magique et de Geteva le forgemagicien. Ils s’endormirent paisiblement, la tête remplie d’histoires et de rêves d’aventure.

En pleine nuit, Gilea se réveilla. Son frère dormait, il n’arrivait plus à trouver le sommeil, quelque chose le hantait. Il voulait en avoir le coeur net, il avait besoin de se changer les idées. Toute les histoires lui tournait dans la tête sans cesse. Il partit a pas de velour direction des cuisines.

Tout était silencieux, la fin de l’hiver arrivait. Dans l’histoire qu’elle avait raconté, Nerom parlait du début du printemps. dix ans avait passé depuis cette histoire, dix ans et le château était exactement comme le décrivait leur nourrice. Depuis la mort du mage, la grande bibliothèque avait été interdit d'accès à la plupart des visiteurs. Seul certains invités de marque avait le droit de pénétrer dans cette antre de pouvoir. Gilea et son frère passait la plupart du temps à se faufiler dans cette tour, farfouillant être les rayonnages, cherchant des livres en espérant pouvoir les feuilleter. Mais les cadenas bloquait toute leur curiosité, leur donnait du fil à retordre. Son ventre gargouillait, il se dépêchait de filer jusqu’au garde manger. Sur le chemin, un bruit l’arrêta net, quelqu’un d’autre semblait chercher à se balader discrètement, comme lui. Son coeur se glaca, imaginant tomber sur la garde, un voleur, ou pire, sur son père ! Il se glissa dans l’ombre d’une colonne, retenant sa respiration et observaient calmement ce qui se passait. Au loin, une petite ombre cherchait à se cacher elle aussi, une ombre aussi grande que lui. Qui était-ce ? Les enfants au château n’était pas très nombreux et il les connaissait tous. Pourtant, rien ne permettait de savoir l’identité de celui qui cherchait probablement à faire comme lui. Il observa de loin et le vit se diriger dans le garde manger lui aussi. A cet instant, il ne savait pas si il devait être courageux comme un guerrier en allant voir ou sage et partir se recoucher. Mais sa curiosité avalait tout, envahissait son esprit et sa raison. Qui était ce nouveau venu ? Qui était il pour venir oser piquer dans les réserves royales ! Il était le prince, il avait le droit, lui !

Il bomba le torse, haut de ces un mètres soixante, et avança prudemment vers la porte. Lentement, très lentement, il poussa le battant et entra. Il pensait d’abord avoir rêvé, que personne n’était là dans la pièce. Il regarda partout et ne vit personne au premier regard, avant de voir quelque chose, terré dans un coin. Une petite fille, au corps de léopard et au cheveux rouge comme le feu. Elle avait son âge, elle semblait perdu et avoir faim. Gilea était confus, ne savait pas quoi dire ou quoi faire. Elle ne l'avait pas encore vu, sa tête entre ses jambes. Il se racla la gorge comme il voyait son père faire souvent pour avoir l’attention de quelqu’un. Elle se leva d’un saut, les oreilles baissées, les pupilles dilatés, les griffes dehors. Il recula d’un pas, puis compris qu’elle était tout aussi terrifié qu’il ne l’était. Il leva ses deux mains en avant pour lui signifier qu’il ne lui voulait aucun mal. Sa queue fouetta l’air, mais elle sembla se détendre un peu. Comprenant que c’était le moment, il chercha dans tout le garde manger la ou était entreposé la viande. Il sortit un morceau de viande fumée et se rapprocha d’elle. Ces oreilles se relevèrent immédiatement, elle rangea son couteau de poche et repris une posture normale, le visage triste désormais. Tout doucement, il avançait un pas après l’autre, comme s'il sentait qu’il pouvait être attaqué à tout moment. Pas après pas, il se rapprocha d’elle, toujours plus près, encore plus près. Finalement, ils furent à moins d’un demi mètre de distance alors qu’il lui tendis ce qu’il était allé cherché pour elle. Elle l'attrapa doucement et le mangea savoureusement, faisant attention de ne pas en laisser un seul morceau tomber. Ils resta là, sans savoir pourquoi, pour veiller qu’elle ne manque de rien. Puis, aussi vite que tout cela était arrivé, elle regarda vers la porte et se remit en route.

Mais avant, elle s'arrêta juste devant Gilea et retira de son cou un collier avec une dent. Elle lui passa au cou, faisant bien attention que la corde soit assez lâche. Après cela, aussi doucement qu’un courant d’air, elle déposa un baiser sur sa joue. Les yeux écarquillés, la main posé sur le collier qu’il avait maintenant au cou, en un battement de paupière elle n’était plus là. Est ce que tout cela avait été un rêve ? Non, le collier qu’il avait autour du cou le montrait bien. Il retourna dans sa chambre, la main serré autour de son tout nouveau collier. Il se remit au lit, gardant les yeux ouvert pendant toute la nuit.

Le lendemain, Gilea dormit toute la journée. Le surlendemain et tous les soirs après, il chercha à revoir la jeune léopard au cheveux rouge dans le garde manger. Mais jamais elle ne revint, jamais il ne la revit. Année après année, il attendis, transformant cette balade nocturne en une habitude qu’il garderait longtemps, très longtemps. Il avait donné un nom à celle qui lui avait laissé ce si doux baiser sur la joue, celle qui avait marqué si fortement son esprit : Floki. Avec les années, Gilea oublia Floki, mais jamais il enleva le collier autour de son cou.

Dix ans plus tard, autour de son cou Gilea avait toujours se souvenir que Floki lui avait laissé. Il ne se rappelait plus d’elle ni de son visage, mais il se rappelait de la magie de ce moment, de cet instant qui était resté gravé comme jamais dans sa mémoire. Maintenant, d’autre tâches l’attendais, un autre monde s’offrait à lui. En se réveillant, il enfila la bague qui lui permettait d’asseoir son pouvoir, enfila sa tenue puis partis en direction de la salle commune. Apparemment, le seigneur Robert, son père, avait d’importantes nouvelles pour lui.
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MessageSujet: Re: [En cours] Coeurs de Fer   [En cours] Coeurs de Fer ClockJeu 17 Aoû 2017 - 0:48
Haha j'aime quand tu te mets à écrire des petites fan fic Boss !
La dernière sur le côté création de Sobek était stupéfiante, en voilà un bout d'une nouvelle toute aussi prometteuse !
 
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